Comment faire du bacon (une allégorie des affaires) ?

Bacon terminé

Comment faire du bacon? Voilà certainement une question à double sens. En effet, la question peut signifier comment faire de l’argent ou plus prosaïquement, comment faire du bacon, cette partie du ventre du cochon qu’on aime tant au petit-déjeuner.

En fait il y a beaucoup de similitudes entre les deux questions. Dans les deux cas, il faut faire une recherche minutieuse au préalable, trouver les outils appropriés, passer une période en eau trouble pleine de questionnement, ne pas sauter d’étapes, y mettre des efforts et du temps et finalement y aller avec son imagination.

Pour faire de l’argent

Dans mon cas je suis retournée aux études à 40 ans pour faire une M.Sc. commerce électronique. Puis j’ai fondé une première compagnie. Comme nous n’avions pas de crédibilité, nous avons mis des années à nous la construire. On s’était associé avec la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier de HEC Montréal et avons publié de nombreuses études sur l’impact d’internet. Chacune de ces recherches prenait 600 heures de travail et nous n’étions pas payés. Mais à terme (nous en avons publié 6), nous pouvions nous assoir devant le VP d’une grande entreprise et comprendre et décortiquer ses enjeux. Nous commencions à être crédibles. Puis arrive le déchirement de vision entre les quatre associés et la clause « shotgun ». Nous étions deux contre deux et notre avocat qui était le père d’un des associés, était maintenant assis de l’autre côté de la table. J’ai donc vendu mes parts pour un prix dérisoire et recommencé le processus par moi-même.

Je me suis intéressée aux médias sociaux, j’ai mis en ligne un blogue et je suis allée chercher de nouveaux clients (puisque les clients que j’avais déjà m’étaient désormais interdits ayant vendu mes parts). J’ai traversé de nouveau la période de vaches maigres (qui dans ce cas a duré 6 mois) puis j’ai eu mon premier gros client qui en l’occurrence était Canoë de Quebecor.

Pour faire du bacon

Il faut avoir un fumoir ou une technique particulière pour pouvoir réellement fumer. Par exemple ça peut-être un BBQ, mais d’autres le feront dans un wok. Pour ma part j’ai un fumoir électrique numérique Bradley reçu en cadeau d’anniversaire. J’ai acheté de gros sceaux en plastique (pour la saumure), plusieurs épices et sels non iodés en plus de me procurer du sel de Prague #1. J’ai fait beaucoup de recherches parce que fumer et faire de la charcuterie, on ne rigole pas avec ça et je m’en voudrais pour le reste de mes jours d’empoisonner quelqu’un au botulisme et autres calamités possibles lorsqu’on pratique cet art particulier.

Ainsi je me suis acheté de nombreux livres de recettes et j’ai visité plusieurs sites Web, dont la page http://amazingribs.com/tips_and_technique/curing_meats.html

Ça prend d’abord une belle pièce de poitrine de porc (et j’ai demandé au boucher une partie maigre, tout comme pour les débuts en business  ). J’en ai eu une de 5 kilos. J’ai mesuré soigneusement mes proportions de nitrite, sel, sucre et poivre et me suis inspirée de nombreuses recettes. Lors de la phase de saumurage, l’eau n’était pas des plus ragoutante et oui, j’ai eu des doutes. Puis j’ai fumé mes pièces de viande au bois de pommier tel que décrit entre autres ici http://amazingribs.com/recipes/porknography/making_bacon_from_scratch.html . Puis après la saumure, le rinçage à l’eau froide et le trempage à l’eau pour dessaler le bacon (une demi-heure).

Poitrine de porc dans la saumure

Puis viens l’étape du fumage (deux heures à 220F et deux heures à froid et fumé avec du bois de pommier), puis du séchage à froid dans le frigo (pour deux jours) au cours duquel j’ai badigeonné mes pièces de viandes quatre fois avec du sirop d’érable.

poitrine de porc dans le fumoir 1

poitrine de porc dans le fumoir 2

Glaçage du bacon au sirop d'érable

À la fin du processus, j’avais de maudites belles pièces de viande. Mais étaient-elles bonnes ? Je m’en suis coupé une tranche que j’ai fait cuire doucement à la poêle. À la dégustation, j’étais su’l cul. C’est le meilleur bacon que j’ai mangé de ma vie…

Puis j’ai partagé mes photos de bacon sur les médias sociaux et ce fut un tabac. Comme quoi, bien des gens aiment le bacon (au sens propre comme au sens figuré :-) )…

Savoir se regarder autrement ou perdre de vue notre spécificité

La semaine dernière, j’étais conférencière médias sociaux et commerce en ligne pour parler aux artistes (et non pas réseaux sociaux qui est la résultante de l’utilisation des médias sociaux) francophones de l’Alberta. J’étais donc à Edmonton. Disons que l’enthousiasme pour ce voyage n’était pas à son plus haut. D’ailleurs, l’un de mes bons clients me souhaita « bon voyage à Edmonotone ». C’est tout dire.

L’image qu’on a (malheureusement) d’Edmonton est celle d’une ville terne avec seule particularité d’avoir l’un des plus gros centres d’achat de la planète, le fameux West Edmonton Mall qu’on décrit comme l’un des lieux touristiques les plus importants de l’Ouest canadien (dans Wikipédia). Ça n’aide pas. Je partais donc de reculons vers cette destination. D’autant plus, que l’automne dernier, j’étais conférencière médias sociaux à Edmonton pour le CDEA et l’évènement se tenait dans un quartier industriel des plus rébarbatif.

Mon vol étant confirmé pour la veille de l’évènement au matin, je jouirais donc de l’après-midi pour découvrir la capitale de l’Alberta. Le RAFA me jumela avec Carole St-Cyr, artiste, ancienne animatrice émérite de Radio-Canada et maintenant consultante en communication. Je lui dis tout de go « Carole, j’aimerais voir ce qui n’est pas dans le circuit touristique ». Femme particulièrement allumée, Carole me fit un rapide tour de ville avant de s’arrêter près de l’un des nombreux parcs qui longent la North Saskatchewan River qui traverse Edmonton de part en part. Nous sommes donc descendus dans le parc et j’en ai été subjuguée au point de partager le montage photo ci-dessous. Puis, Carole m’amena aux alentours d’Edmonton découvrir la campagne environnante à Sherwood Park. Il s’agit d’une campagne avec de petits valons, de très nombreuses fermes de chevaux et l’impression de me retrouver dans le décor de la série des années 70, Dallas. En outre, l’aéroport d’Edmonton a une mosaïque verte des plus impressionnante dont on ne parle pratiquement pas.

Parc d'Edmonton le long de la North Saskatchewan River

Mosaïque végétale aéroport d'Edmonton

Source: Les créateurs de cette magnifique mosaïque http://www.greenjeansinteriorscape.ca/portfolio/living-wall-gallery/

Morale de l’histoire

Imaginez qu’on parle de Montréal sans mentionner son Mont-Royal? C’est un peu ce qui se passe avec Edmonton. La différence étant que la rivière d’Edmonton est dans un creux au lieu d’être constamment dans notre face comme le Mont-Royal à Montréal. C’est pourtant un joyau dont les Edmontoniens sont fiers. C’est le poumon de la capitale. C’est le terrain de jeux de ses nombreux citoyens. C’est une particularité géographique qui fait d’Edmonton une ville vibrante, vivante et très loin de l’image d’Edmonotone qu’on aime se faire de la capitale de l’Alberta. Et je ne parle même pas de la vitalité artistique et des nombreuses terrasses et boutiques que j’ai aussi découvert sur l’une de ses artères, la 82e Avenues. Comme quoi, souvent à vouloir pousser ce que l’on croit intéresser les touristes, on en perd sa spécificité. À croire que les gens nous aiment pour un centre d’achat, soit-il le plus gros d’Amérique du Nord, on oublie que notre attrait peut être gratuit, vivifiant, et en plein milieu de ce que l’on prend nous-mêmes pour acquis…

Edmonton est définitivement une ville à visiter et ses citoyens, d’une gentillesse remarquable…

Projet de société pour le Québec ? Vers une révolution éconumérique tranquille…

Pylône cerf

Préambule

Nos gouvernements tergiversent depuis des années et ne semblent plus avoir de projet de société. Nous avons bien eu la Révolution tranquille, la nationalisation de l’électricité, la création de la Caisse de Dépôt, la création des Cégeps, de plusieurs universités et des garderies. Mais depuis trop longtemps, nos guerres politiques internes et les divers scandales politiques ternissent cette envie de nous dépasser collectivement et de créer et d’imaginer un futur prospère pour notre nation. Cette situation me désespère et j’aimerais contribuer à ma manière à une réflexion d’action plutôt que de réaction. C’est bien beau de parler d’intelligence artificielle, de ville intelligente et d’innovation, mais bien qu’à plusieurs égards nous puissions faire notre place dans ces champs d’activités, ce ne sera qu’une infime portion de la population qui en profitera. Pour le commun des mortels, ça demeurera des mots creux. On parlera de « grappes » alors que le champ de vigne et le plat de fruit collectif demeurent d’un vide sidéral.

Ce document est ouvert à tous et apolitique. Il est donc souhaitable que vous le commentiez, que vous vous en inspiriez et pourquoi pas, que vous le fassiez vivre dans les propositions politiques des divers partis 

Quelques-unes de mes idées pour un projet de société de révolution éconumérique tranquille

Nationalisation de l’eau

Nous avons une ressource naturelle qui vaut maintenant plus cher au litre que l’essence raffinée. Pourtant, nous ne faisons pratiquement rien de l’eau que les multinationales viennent pomper ici et revendent à fort prix partout dans le monde. En outre, nous gaspillons et polluons allègrement cette ressource renouvelable dont nous pourrions tirer collectivement profit.

Si le Québec exportait 10% de ses 1000 milliards de m3 d’eau douce renouvelable par an à un prix égal au coût actuel de dessalement de l’eau de mer, soit 0,65 $/m3, et si le gouvernement percevait 10% de cette somme en redevances, cela générerait des revenus de 6,5 milliards $ par an pour le gouvernement, soit 5 fois plus que le dividende versé par Hydro-Québec.
tiré de Le Québec et sa vision économique du 19e siècle

Nationalisation des infrastructures numériques et cellulaires

Comme ça a été le cas pour l’électricité, les infrastructures numériques deviennent des outils de développements économiques majeurs. Ces infrastructures sont désuètes à la grandeur du Québec. Plusieurs études démontrent que la croissance de la pénétration de la fibre optique sur un territoire augmente significativement le produit intérieur brut de ce même territoire. Ces infrastructures se paieraient elles-mêmes et deviendraient un outil d’attraction des capitaux étrangers et de croissance de la main-d’œuvre.

most studies conclude that broadband penetration has an impact on GDP growth. However, one observes that such a contribution appears to vary widely, from 0.25 to 1.38 per cent for every increase in 10 per cent of penetration

Tiré de Pourquoi la Caisse de dépôt et placement ne s’intéresse-t-elle pas à la fibre optique ?

Voir aussi:

Internet, un impact économique plus important que l’agriculture ou l’énergie

Le pourquoi de la nationalisation des infrastructures numériques

La Blague de IEDM et du CRTC à propos de l’internet haute vitesse au Canada

La piètre qualité des services internet québécois nuit aux exportations

L’internet en région ou comment handicaper l’essor économique

Création d’un ministère de la révolution numérique

Ce ministère à vocation transversale supervisera la transformation numérique de l’état et de la société. Il valorisera le code source ouvert dans l’appareil d’état et ses sociétés paragouvernementales. Il évaluera les besoins de transformation de la main-d’œuvre pour s’adapter à la révolution numérique. Il mettra sur pied un comité de sages qui feront des recommandations juridiques, économiques, politiques et sociétales pour faciliter la transition vers l’économie numérique.

Travailler à des solutions des problèmes structuraux du commerce électronique que sont le transport et la taxation.
Certains des problèmes structuraux du commerce électronique au Canada

Mettre en place les recommandations du Rapport d’étonnement

• Créer une Agence du numérique qui relèverait de l’Assemblée nationale (comme la Société Hydro-Québec qui a pour mission de gérer toutes les questions énergétiques). Cette agence relèverait du Parlement et devrait transcender les partis politiques et le pouvoir exécutif.

• Coconstruire un Plan numérique avec l’ensemble des acteurs et la population de toutes les régions du Québec, capable de développer à la fois l’économie, la culture et les savoirs, dans notre société qui doit s’adapter, comme toutes les autres, au XXIe siècle.
• Créer un Conseil national du numérique qui serait formé des représentants reconnus de l’ensemble des secteurs d’activités et de la société civile. Il serait obligatoirement consulté par le Parlement et les ministères pour toutes questions concernant le développement du numérique sur le territoire québécois. Nous pensons au modèle du Conseil supérieur de l’éducation à l’intérieur de la Loi sur l’instruction publique…

• Créer un forum de participation citoyenne indépendant du gouvernement, soutenu par celui-ci et une fondation par exemple, avec une gouvernance assurant sa neutralité. Un modèle inspirant : NESTA en Angleterre ou http://www.worldwatch.org/

• Investir prioritairement dans le savoir, et non dans l’avoir, c’est-à-dire principalement dans les transferts et la mutualisation des connaissances.

• Investir aussi dans le déploiement de réseaux à très haute vitesse (100 Mb symétrique et plus) et gérer selon les règles « OpenAccess » afin de rendre nos infrastructures interopérables, ouvertes et performantes pour communiquer entre nous et avec l’ensemble des pays avec qui nous entretenons des relations politiques, sociales et économiques.

Tiré de : Les étonnés et le rapport d’étonnement

 

Exploitation du travail à domicile

Avec des réseaux hautes-vitesses à la grandeur du territoire habité, nous n’aurions plus besoin d’autant de tours de bureaux et de l’énergie et capitaux pour les chauffer et les entretenir. En outre, la congestion routière diminuerait sensiblement. Nous pourrions commencer à songer aux campagnes intelligentes plutôt que strictement aux villes intelligentes. La délocalisation du travail est une réalité planétaire. Plus vite nous nous y adapterons, meilleur sera les chances de notre force de travail. Avec différents programmes et crédits d’impôt, nous pourrions complètement modifier nos pratiques en ce sens.

 

Production et développement des produits garantis à vie et à énergies vertes

Le temps de l’hyperconsommation et des produits à obsolescence programmée tire à sa fin. Plusieurs pays émergents se sont positionnés dans la fabrication de tels produits avec une main d’œuvre à bas couts. Pourquoi ne pas nous positionner comme étant LA société qui valorise les produits garantis à vie et ou avec des composantes biodégradables et réutilisables ? Ce serait un nouveau marché hautement lucratif.

Voir aussi:
DES PRODUITS QUI DURENT TOUTE LA VIE

Financement de la recherche sur l’énergie solaire, le transport électrique à haute tension (nous perdons 50% de l’électricité produite à cause des fils électriques désuets), des tours de transport électrique design et sur les batteries hautes-performances.

En Islande, un projet de pylônes à forme humaine

L’extraordinaire concept de tours électriques en forme de cerf

 

Financement de la recherche en
-Électrification de la machinerie, camions, tracteurs, autobus
-Pavages et toit à énergie solaire
-Conduite autonome
-Modèles d’affaires de copropriété et partage des équipements roulants
-Chaine d’approvisionnement et logistique

(Lire mon billet et écouter le vidéo qui y est présenté pour comprendre l’importance de ce financement) Pourquoi le REM est inutile et qu’Hydro-Québec doit se réinventer

Valorisation de l’agriculture urbaine, autonome, de proximité et des serres biologiques communautaires

L’objectif est de viser l’autonomie alimentaire 4 saisons dans toutes les régions du Québec.

Afin de viser à une autonomie alimentaire, nous devons être capables de nous nourrir convenablement et de continuer à nous approvisionner d’aliments frais même en plein hiver. Nos aïeuls colons avaient cette compréhension et nous pourrions retourner à ces sources de l’autosuffisance alimentaire grâce aux technologies et au partage des connaissances agricoles en terre libre et en serre avec l’ensemble de la population. Instauration de cours de jardinage dès le primaire et d’élevage et d’écologie au secondaire et transformation des plates-bandes urbaines, de portions des cours d’école et des terrains gouvernementaux en jardins communautaires et ouverts à tous. Création de crédits d’impôt pour la construction de serres bio.

Lire aussi: CourrierFrontenac : Les Incroyables comestibles : le mouvement est lancé à East Broughton

Fruits et légumes dans les parterres de l’Assemblée nationale

Les Jardins du cœur prennent racine à Victoriaville

Des poules en ville à Nicolet?

Inauguration d’une serre communautaire multifonctionnelle – Une première montréalaise en agriculture urbaine

Parler de développement durable c’est une chose, le mettre en pratique une autre…

 

Développement écoresponsable des ressources naturelles et du grand-nord

Nous avons un territoire immense qui regorge de ressources naturelles. Or ces ressources appartiennent à tous les Québécois et aux diverses nations autochtones qui peuplent notre territoire. Le développement des ressources naturelles n’est pas une course contre la montre. Que nous les exploitions ou pas, ces ressources prennent et prendront de la valeur étant donné les capacités limitées de notre planète. Alors, aussi bien analyser soigneusement les opportunités de développements des ressources naturelles et le faire en codéveloppement gouvernemental.

Aussi, pourquoi ne pas donner des « terres de la couronne » aux colons du XXIe siècle qui voudraient partir coloniser notre territoire en haut du 48e parallèle ? Ce développement devrait se faire sans créer d’autoroutes pour s’y rendre (sauf des routes de terre battue et l’utilisation de motoneiges en hiver) et valoriser les véhicules de types 4X4, Quad, chenillette, hydravion et hélicoptère. On pourrait développer un système de trains pour le déplacement des personnes, de la machinerie et des marchandises. On réduira ainsi les coûts associés au développement d’infrastructures routières, tout en préservant le plus possible l’environnement boréal. On y pratiquera et développera les services de santé à distance et approvisionneront numériquement les nouveaux villages grâce aux réseaux micro-ondes.

Santé

Planification, financement et implantation de services de santé ambulatoire, de la médecine à distance, des soins psychologique et services sociaux à distance et des chirurgies automatisées et à distance. Valorisation des services spécialisés dématérialisés tels que radiographie à distance et autres services diagnostiques spécialisés, délocalisés et numérisés. Planification et instauration des services des super-infirmières.

Instauration et financement des aidants naturels. Jumelage et expérimentation des modèles d’intégration des garderies et des centres de personnes âgés.

Éducation

Rétablissement des cours d’histoire et de sexualité au secondaire et développement de cours d’économie, de philosophie, d’agriculture et d’élevage, de cuisine et de métiers d’art et de numérique (Cours de base de codage, de vie citoyenne numérique et de réseaux).

Développement de cours de codage et de langue seconde 9avec un choix plus varié que strictement l’anglais) dès le primaire.

Développement et mise en œuvre des MOOC (Multiple Open Online Courses) pour les niveaux CEGEPs et Universitaires.

Formation aux adultes
Cours sur les usages du numérique, de codage, programmation, bureautique à code source ouvert et de réseautique.

Ministère des Infrastructures physiques

Démantèlement du Ministère des Transports du Québec et révision de fond en comble des politiques d’appel d’offres. Instauration d’appel d’offres incluant des clauses d’entretien obligatoire (comme cela se fait en Allemagne) (avec évaluation périodique par les ingénieurs du ministère) de 10, 15 ou 20 ans des infrastructures livrées et démantèlement des clauses « du plus bas soumissionnaire ». Ce ministère supervisera autant les travaux routiers, qu’immobiliers et autres infrastructures nécessaires (comme la construction des voies ferrées du Grand-Nord, les barrages et ligne de tension d’Hydro-Québec et l’établissement d’un réseau de fibres optiques et cellulaire national) au bon fonctionnement du gouvernement.

Ce ministère sera en outre responsable de la R ET D Génie civil visant à doter le Québec des infrastructures les plus performantes (au prix juste) et avec une garantie de longévité au-delà de ce qui se fait de mieux sur la planète.

Pourquoi devrions-nous faire tout ça?

De l’urgence d’un plan pour bénéficier positivement de l’économie numérique

Je serais une gérant d’estrade

Comme suite à mon billet Alexandre Taillefer , notre gouvernement et le financement du copycat, certaine critique m’identifie comme une gérante d’estrade. En commentaire à mon statut LinkedIn on peut lire

En tous cas, on peut penser ce qu’on veut des projets Alexandre, mais moi je préfère les gens qui essayent de faire de quoi que les gérants d’estrade qui critiquent ce que les autres font. Toujours plus facile de démolir que de bâtir.

Or dans mon billet, je ne critiquais pas tant Alexandre Taillefer que nos gouvernements toujours à l’affut d’un sauveur plutôt qu’à la recherche de solutions innovantes qui profiteraient à tous. Mais tout est question de perception. Pour ce qui est de l’assertion qu’il est plus facile de démolir que de bâtir, il me semble que ma conclusion était limpide et qu’elle fournissait au moins deux pistes de solution.

1-
Je proposais qu’on outille les entrepreneurs
2-
Je proposais qu’on investisse massivement dans les infrastructures numériques

À mon point de vue, ça aurait l’avantage d’aider à tous plutôt qu’à quelques-uns, qu’ils soient monsieur Taillefer, Bell, CGI ou autre. De surcroit, j’offrais en lecture complémentaire, de nombreux billets truffés d’idées justement pour bâtir le Québec numérique et depuis maintenant une quinzaine d’années, je milite gratuitement pour un plan numérique pour le Québec et le Canada. Depuis que je suis en affaires, je n’ai JAMAIS touché la moindre subvention et j’ai payé de mes poches mes voyages à l’étranger pour faire la promotion du Québec numérique autant à des évènements comme LeWeb à Paris que pour faire vivre l’OSBL Yulbiz (qui n’existe plus maintenant) qui à son apogée, était dans 10 villes de cinq pays.

Oui je suis capable d’être critique, mais j’ose humblement croire que je suis capable aussi d’être constructive, et cela, à mes frais. D’ailleurs si vous voulez vous en convaincre, lisez quelques-uns des 2647 billets de ce blogue, qui est gratuit et qui humblement, partage une masse importante de connaissances.

Donc pour la gérante d’estrade que je serais, c’est tout de même une feuille de route qui ne s’abreuve pas aux mamelles de l’état pour son petit bien-être personnel…

Lettre personnelle aux intolérants et aux gens de bonne volonté

En plus de la gestion de mon entreprise, j’ai passé les deux dernières semaines à gérer le mépris envers les trans. De plus, j’ai été bouleversée d’apprendre la semaine dernière que très prochainement, je serai assignée comme témoin lors d’un procès criminel dont je suis victime. Une copine trans écrivait aujourd’hui sur son Facebook:

 

11 chroniques et billets de blogue anti-trans dans le JdeM depuis deux semaines.

 

Je lis aussi ces chroniques et billets et il arrive que ma photo et mon nom les accompagnent. La semaine dernière, le monde entier a été témoin de la première semaine de l’intolérant en chef Donald Trump, qui décret après décret et twit après twit, nous enfonce collectivement vers la banalisation de la méchanceté et de l’outrage. Hier soir, à heure de grande écoute, ma face apparaissait encore en lien avec l’affaire Via Capitale et on demandait à la transgenre qui était invitée, ce qu’elle personnellement pensait du retrait de la publicité. En sous-entendu on voulait valider si elle aussi avait trouvé la publicité transphobe. Puis les questions subséquentes laissaient entendre qu’ « au contraire cette pub faisait ENFIN une place aux trans ». Heureusement des invités ont fait valoir que d’évoquer les trans comme étant responsable du bris des familles dans une parodie de ce qui s’adresse aux enfants n’est peut-être pas l’idée du siècle.

Au même moment, on apprenait qu’un ou des tireurs avait fait irruption dans une mosquée de la ville de Québec, tuant 5 personnes et en blessant plusieurs autres. Aujourd’hui, on apprend que le suspect principal est entre autres une personne qui a une haine des musulmans et des féministes et qu’il utilise l’expression « féminazie » rendue populaire par certains animateurs de radio-poubelle et reprise par des vlogueurs et maintenant abondant sur les médias sociaux.

Aujourd’hui, notre premier ministre Philippe Couillard a eu ces sages paroles qui ont été reprises sur le mur Facebook de notre ministre de la justice Stéphanie Vallée

 

Sages propos de notre Premier ministre: « Les mots écrits ne sont pas anodins, ils peuvent guérir ou blesser, à nous de choisir. »
Philippe Couillard, 30 janvier 2017

 

J’ai moi-même aussi partagé sur mes médias sociaux

 

Oui il y a des discours dangereux qui mènent à la violence. Ces discours sont parfois religieux, mais ils sont aussi parfois populistes et démagogues…

 

 

Aux chroniqueurs et journalistes, vous devez chercher à comprendre, valoriser les points de vue différents, mais juger, prendre des positions, dévaloriser et stigmatiser a des conséquences sociales dont vous êtes responsables…

 

 

Je pleure pour les victimes, pour leurs familles, pour ma ville natale (Québec) et pour cette époque qui fait tant de place aux extrémismes

 

Ces deux dernières semaines j’ai aussi reçu énormément de messages de soutien, de compréhension, de remerciement et d’amour. Mais, aujourd’hui je suis sonnée. Aujourd’hui je suis triste pour l’avenir de ma société et de notre planète. Aujourd’hui je remercie la providence de me donner la force de rester bonne, de garder mes valeurs et de ne pas me décourager face aux intolérants et à ceux qui les alimentent sans cesse en se drapant de la sacro-sainte liberté d’expression. Aujourd’hui je vais pleurer la profonde tristesse qui m’habite puis je reprendrai le bâton de pélerin qui m’accompagne parce que je sait que j’ai le don de la communication et qu’avec ce don vient la responsabilité de m’en servir au bien de ma société.

 

Mon esprit est combatif, ma verve est sans mot, ma foi en l’humain est blessée et mon âme est en berne…

 

J’ai la triste impression que le combat contre l’intolérance s’intensifiera dans les prochains mois et les prochaines années. Comme je le citais aussi sur les médias sociaux

Les places les plus chaudes en enfer sont réservées à ceux qui lors des grandes crises morales maintiennent leur neutralité.
de Dante

Condoléances aux familles de
M. Mamadou Tanou Barry, âgé de 42 ans;
M. Abdelkrim Hassane, âgé de 41 ans;
M. Khaled Belkacemi, âgé de 60 ans;
M. Aboubaker Thabti, âgé de 44 ans;
M. Azzeddine Soufiane, âgé de 57 ans;
M. Ibrahima Barry, âgé de 39 ans.

La culture du mépris

Cette semaine, la très talentueuse Safia Nolin a été la cible du mépris outrancier que lui ont témoigné plusieurs personnes sur les médias sociaux. Cela faisait suite à son passage au Gala de l’ADISQ alors qu’elle allait y chercher son trophée de révélation de l’année. Le « petit Jérémy » a lui aussi connu son heure d’humiliation publique sur les médias sociaux. En fait, de très nombreuses personnes connues, ou moins connues, se font régulièrement vomir dessus par la plèbe qui s’exprime avec l’excuse de « c’est ma liberté d’expression ».

On parle de plus en plus de culture du viol. On devrait sans doute aussi parler de « culture du mépris ». Nos humoristes qui ont été très rapide à défendre la liberté d’expression du droit au mépris d’un certain Mike Ward, sont pourtant absent pour défendre un Raïf Badawi qui croupit en prison pour une réelle liberté d’expression.

Jadis, à l’époque de mon adolescence, des beaux dimanches, du magazine Perspective et des Yvon Deschamps, Sol et autres Cyniques, ont pouvait aller très loin dans la critique sociale sans tomber dans les vacheries de bas étage. La liberté d’expression existait pourtant.

Je suis moi-même d’une culture particulièrement critique, voire scabreuse (il suffit de lire ce que je considère mon chef d’œuvre Pour toi Serge c’est avec fierté que je te chie un poème pour s’en rendre compte), mais il me semble que rarement (sauf peut-être pour le cas de Nathalie Petrowski qui m’avait méprisé elle-même dans LaPresse) j’ai eu ce besoin vital de vomir publiquement sur quelqu’un. À l’importante masse de contenu que je partage en ligne depuis des années, vous trouverez sans doute matière à me contredire. N’empêche que depuis que j’ai moi-même été victime de mépris ouvert et de douloureuses et répétitives calomnies, je suis particulièrement sensible à ce que peut ressentir quelqu’un qui se voit lyncher (à tort ou à raison) sur la place publique.

Comprenez bien que je suis une grande défenderesse de la liberté d’expression et de la critique, mais j’ai de plus en plus de difficulté avec cet avilissement de l’autre qu’on claironne dans les médias et les médias sociaux au nom de cette sacro-sainte liberté d’expression. Je trouve qu’il serait judicieux qu’à l’instar d’un Raîf Badawi, on s’en serve pour élever l’esprit des hommes, plutôt que pour le piétiner pour du cash, une gloire médiasociétale éphémère, pour du clic ou plus simplement comme exutoire de nos propres cacas intérieur…

MAJ
Il y a aussi le traditionnel : « si tu ne vaux pas une risée tu ne vaux pas grand-chose »

Mais disons que des centaines de milliers de risées, ça fait une maudite grande-chose…

Coworking 6Cent1, merci de l’accueil et de l’atmosphère productive

lobby du 6cent1

Depuis maintenant 11 ans, je travaillais seule dans mon bureau à rencontrer des clients ou à faire avancer les dossiers qu’ils me confient. Mais depuis le début de l’été, j’ai emménagé au coworking 6cent1, à Outremont. Je travaille toujours de mon bureau dans l’bois à Chertsey (et j’y fais aussi des rencontres clients, entre autres sur mon ponton), mais j’ai maintenant accès aux salles de conférences du 6cent1, pour rencontrer mes clients qui préfèrent Montréal.

De toute évidence, ça fait du bien de changer d’air de temps à autre et de socialiser avec d’autres entrepreneurs. En outre, ça me permet aussi d’avoir un point de départ de Montréal, pour rencontrer les clients qui préfèrent me recevoir dans leurs installations.

Tout ça pour vous dire que ce changement est des plus bénéfique pour mon entreprise et que je vous recommande fortement les espaces coworking en général et le 6cent1 en particulier. C’est d’ailleurs l’un des tout premiers coworking de Montréal.

salle de conférence du 6cent1

Pourquoi devrions-nous investir massivement dans les infrastructures numériques

(Dévoilement j’ai travaillé autant pour le PQ que le PLQ à titre de consultante pour les questions numériques)

 

Enfin, il est de plus en plus question des infrastructures numériques au Québec et au Canada. Il était temps. La ministre Anglade entamera une consultation populaire à ce sujet dans les prochains jours, tandis que la candidate à la chefferie du PQ, Martine Ouellet, si elle devenait première ministre, donnerait deux ans aux TELCO pour fournir 1GBPS aux Québécois, sans quoi elle nationaliserait leurs services.

 

Mais POURQUOI faut-il s’intéresser à cette question de large bande ?

 

Pour le commun des mortels, la consultation publique qui s’amorce au Québec n’est sans doute que de peu d’intérêt. Qu’est-ce que ça mange en hiver la large bande et quel impact ça peut bien avoir dans nos vies ?

 

La large bande est (pour faire simple) des liens internet très haute vitesse. Ça va potentiellement si rapidement que vous n’aurez pas besoin, à court terme, de toute cette puissance de vos branchements internet. Pour vous expliquer, le Canada se targe d’avoir de la haute vitesse à 5MBPS (pour méga bit par seconde) alors que la ministre Anglade propose de fournir 30 MBPS pour tous les foyers québécois et que la candidate à la chefferie du PQ réclame quant à elle 1000 MBPS qu’on traduit aussi par 1GBPS.

 

Le Québec peut faire quelque chose pour les infrastructures filaires, mais n’a que très peu de possibilités d’intervention pour les infrastructures mobiles, ce champ d’activité étant strictement sous contrôle du fédéral et du CRTC. Mais pour le filaire, il semble que l’on puisse agir (à ce que je sache). Aussi, les deux paliers de gouvernements se gargarisent depuis bientôt 10 ans du mot-valise « innovation ». Or, les innovations circulent sur des réseaux qui sont justement des infrastructures numériques. Les nôtres sont désuètes et nous coutent la peau des fesses (comme consommateurs).

 

Les bénéfices de la très large bande

 

La très large bande circule le plus efficacement sur la fibre optique. C’est ce que nous appelons « Fiber to the home » ou FTTH (la fibre jusqu’à la maison et c’est loin d’être la « Fibe » que Bell Canada a si judicieusement utilisé comme termes pour désigner l’un de ses services).

 

Parlant d’innovation, les récents déboires d’Uber au Québec, ne sont que l’un des nombreux changements qui nous attendent et qui sont issus de cette nouvelle révolution industrielle, qu’est l’économie numérique. L’un des pays les plus visionnaires à ce chapitre est la Norvège. Très tôt, dès 2004 en fait, ils ont identifié que la FTTH était la bouée de secours indispensable pour se positionner dans cette nouvelle économie et y ont investi massivement. D’ailleurs, l’internet le plus rapide de la planète se trouve dans un « shack » isolé de la mer du Nord, sur l’île de Bjørndalen, à plusieurs centaines de kilomètres de la Norvège.

L'internet le plus rapide du monde
(source: http://www.wsj.com/news/articles/SB10001424052702303325204579467542262163298)

Le tableau suivant, illustre de façon éloquente, plusieurs des bénéfices qui y sont associés. Pour ne prendre que quelques exemples, imaginez un réseau fibre optique à la grandeur du Québec si efficace, jumelée à des incitatifs fiscaux favorisant le travail à domicile, pourraient réduire très substantiellement le trafic, les congestions routières, l’énergie pour chauffer les grandes tours à bureau, le pied carré commercial nécessaire, la pollution, le besoin d’un nouveau train électrique à Montréal et favoriser la croissance des régions. Imaginez aussi que présentement vous pouvez faire votre bac en ligne à Virginia Tech. Il serait sans doute intéressant par exemple que l’UQAC se questionne à savoir comment elle va faire compétition avec ça dans les années à venir.

 

Bénéfice socio-économique de la FTTH
(Source: http://www.epliitto.fi/images/09_Tobias%20Ahl_FTTH%20Council.pdf)

 

On investit massivement dans de super hôpitaux alors que présentement, plusieurs radiologistes américains travaillent de chez eux, avec de la large bande. Il en sera ainsi de plusieurs spécialistes médicaux et les consultations médicales virtuelles iront en s’accélérant.

 

Nos campagnes se vident parce que les jeunes s’y sentent coupés du monde et qu’ils vont chercher du travail en ville. La très haute vitesse permet de garder et de créer des emplois en région et de dynamiser les économies à la grandeur du territoire. Un travailleur de l’économie numérique n’a pas besoin d’être en plein centre-ville. S’il a de la très haute vitesse, il peut très bien travailler de n’importe où sur la planète.

 

Au moment d’écrire ces lignes, nous n’avons certainement pas besoin d’avoir 1GBPS par résidence au Québec. Mais d’ici 5 ans, le temps de mettre sur pied un réseau digne de ce nom, ça pourrait changer drastiquement. Les emplois les plus payants de cette économie qui bouleverse déjà tout transiteront par ses réseaux. Il y a présentement une course à l’installation du FTTH et nous sommes en queue de peloton. Voilà quelques-unes des très nombreuses raisons pourquoi, ça devrait vous faire réagir, pour vous, mais aussi pour vos enfants et pour votre propre sécurité financière pour les années à venir.

 

Maintenant comment devrions-nous financer de telles infrastructures ? En nationalisant, en faisant des PPP, en subventionnant les TELCOs ou en favorisant la création de coops municipales ? Là est toute la question qui sera débattue dans les prochains mois. Je vous suggère donc fortement de vous impliquer dans ce débat parce qu’il fera la différence entre une position de superpuissance ou de tiers-monde numérique…

Question de vous prouver que je n’exagère pas lorsque je dis que nous sommes au tier-monde numérique et que contrairement à plusieurs informations dont celles de l’IEDM qui disait n’importe quoi dernièrement à propos de nos services de télécom (à moins que ce ne soit de l’infopub commandée par les TELCOs), voici un tableau de la pénétration de la FTTH dans le monde.(Tiré de Five common FTTH myths debunked) Et le Canada est à la troisième avant-dernière ligne :-(

tableau de la pénétration de la FTTH dans le monde

 

 

En prime, cette succulente vidéo :-)

Ce que j’ai appris de Charlotte ma chienne

Petit-fils et sa meilleure amie, Charlotte

Il s’avère que nous sommes aujourd’hui La journée  mondiale du chien :-)

J’ai maintenant ma compagne Charlotte (une golden doodle) depuis 5 ans. En allant chez le vétérinaire avec elle il y a deux semaines, j’ai appris qu’elle est maintenant à l’âge vénérable de 42 ans (en âge humain). Il y a longtemps que je voulais écrire ce billet et c’est en discutant avec l’une de mes récentes clientes que l’idée de finalement passer à l’acte, m’est venue. Je lui expliquais que pour un blogue d’affaires, il fallait quelquefois sortir de sa ligne éditoriale pour parler d’autres choses afin de se montrer tel que l’on est et d’ainsi, s’humaniser davantage. Voici donc pour la mise en contexte…

Je ne suis plus très religieuse en raison des différents assauts que les diverses religions font régulièrement à l’encontre des gens comme moi, mais je suis profondément spirituelle. Ma spiritualité trouve son écho dans l’admiration de l’exceptionnelle nature qui m’entoure à Chertsey, mais aussi dans l’observation de ma chienne Charlotte. J’y puise de très nombreux enseignements. À l’instar de St-François d’Assise, j’ai le plus grand respect des animaux et de la nature qui m’entoure (et c’est toujours avec regret et tristesse que je me débarrasse des mulots qui visitent ma demeure. Lorsque je serai chez moi plus régulièrement, j’aurai un chat pour que la sélection naturelle se fasse).

Oiseaux mes frères, vous devez beaucoup louer et aimer votre créateur. Il vous a donné des plumes pour vous vêtir, des ailes pour voler… Il a fait de vous ses plus nobles créatures.
Du sermon aux oiseaux de Bevagna

Saint François d’Assise
Références de Saint François d’Assise


Charlotte aime tout le monde

Indifféremment de la couleur de votre peau, de votre poids, grandeur, croyance, orientation politique ou sexuelle, handicap ou autre, elle est toujours prête à se coller sur vous et à recevoir des caresses. Elle ne discrimine absolument personne. Elle est vraiment d’une nature ouverte et sans jugement. Il est extrêmement rare que je l’ai vu grogner ou reculer devant quelqu’un. C’est arrivé quelques rares fois comme par exemple, dans un parc en avant de mon ancienne résidence, alors qu’elle croisait des jeunes qui fumaient du crac. Son instinct de protection était là pour me protéger. Il n’était vraiment pas là pour juger. Elle mets en pratique l’un des versets les plus significatif et universel de la Bible «Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a de commandement plus grand que ceux-là.», Marc 12:31.

Elle aime inconditionnellement

Une fois qu’elle vous a adopté, elle vous aimera inconditionnellement. Son amour est débordant, constant et enjoué. Il lui arrive même de pleurer lorsque quelqu’un qu’elle aime, est sur son départ. Aussi, c’est souvent très touchant de la retrouver après quelques jours à la garderie ou à mon retour du dépanneur. C’est comme si elle ne m’avait pas vue depuis des années. Son bonheur de me revoir est infaillible et me touche souvent profondément.

Elle est toujours prête pour de nouvelles aventures

Il suffit de dire « est-ce que? » (on va prendre une marche, on va dans l’auto, on va voir le vétérinaire ou autre), qu’elle n’a aucune hésitation et est prête à quoi que ce soit qui pourrait arriver.

Elle est patiente

Elle peut rester des heures, immobile, à guetter les écureuils et les canards qui nous entourent. Elle rêve d’en attraper un jour mais entretemps, elle ne se décourage jamais d’y arriver. Aussi, elle est d’une incroyable patience avec petit-fils qui lui tire la queue, l’habille avec des couvertures ou fonce sur elle avec son tricycle. Elle ne perd jamais patience. Si elle est vraiment à bout, elle va se cacher loin de lui pour se reposer un peu. Elle est aussi très délicate. Lorsque je mange, elle vient délicatement toucher mon coude de sa truffe et s’assoie sagement derrière moi. Elle veut me faire savoir qu’elle est là, discrètement, et attend patiemment que peut-être, un petit morceau de quelque chose de mon assiette lui soit tendu. Si rien ne lui est tendu, Elle m’aimera tout de même sans arrière-pensée et souvent, elle viendra se coucher sur ou à mes pieds.

Elle sait dormir

Rien n’est plus important que de dormir ou de faire un petit roupillon au besoin.

Elle s’étire chaque jour

La première chose qu’elle fait en se levant le matin est de s’étirer. Elle recommencera plusieurs fois par jour. Chose que nous devrions certainement tous faire :-)


Elle n’est pas gourmande

Son bol est toujours plein. Elle ne mange qu’à sa faim. Bien certainement qu’elle ferait des flips par en arrière pour une croute de pizza ou un bonbon de chien au bacon. Mais ce n’est pas réellement de la gourmandise.

Elle adore jouer et faire plaisir

Rien ne fait plus plaisir à Charlotte que de jouer. Que ce soit avec moi, quelqu’un d’autre ou d’autres chiens, elle est toujours prête à sauter, se chamailler ou courir. Son jeu favori est « tenter d’enlever le bâton que j’ai dans la bouche. Dans ce temps-là elle me fait songer à Wayne Gretsky. Elle est étonnante dans les feintes qu’elle peut faire pour nous déjouer.

Tout ça pour vous dire que Charlotte m’apprend l’humilité et l’amour. Elle est une beauté naturelle et elle a le don de faire sourire tous les gens qui la croisent. Elle est toujours prête à donner de l’amour et à se faire caresser. Je voulais d’ailleurs faire un écriteau à l’entrée de mon terrain avec la mention « Danger, chien dépendant affectif ». C’est tout dire. Elle a réellement changé ma vie et est ma meilleure amie. Elle travaille souvent avec moi et je la présente comme « ma fille de PR ». Elle a le don de se faire aimer de tous et de détendre l’atmosphère. J’ai encore tellement à apprendre d’elle ! Je fais certainement de l’anthropomorphisme à vous raconter ça, mais si plus de gens avaient la gentillesse et le non-jugement de la différence qu’ont les chiens, le monde s’en porterait tellement mieux…

 

MAJ

Via un commentaire sur mon profil Facebook

Le chien possède la beauté sans la vanité, la force sans l’insolence, le courage sans la férocité et toutes les vertus de l’homme sans ses vices…Lord Byron

Un questionnaire inédit qui force l’introspection

Cette semaine, j’irai à un événement de réseautage particulier dont je ne peux dévoiler la teneur ou le lieu. Or, on demande aux invités (dont je fais partir) de répondre au questionnaire qui suit. J’ai trouvé l’exercice particulièrement intéressant et avec la permission de l’auteur du questionnaire (qui préfère garder son anonymat), je vous partage ici les questions (en gras) et mes réponses…

Le but de ce questionnaire étant de susciter des questions des autres convives qui seront présents, je trouve qu’il s’avère aussi être un exercice d’introspection drôlement pertinent et qu’il me révèle à vous, chers lecteurs, d’une manière inédite…

D’abord, DEUX QUESTIONS OBLIGATOIRES :

Je m’appelle Michelle Blanc
Je suis/je fais [occupation] Consultante conférencière et auteure en stratégie web, commerce en ligne et médias sociaux

Puis, SEPT QUESTIONS à répondre, ou énoncés à compléter, AU CHOIX, parmi les suivants :

  • Je suis une fan fini de Outlander
  • À l’intérieur des cinq prochaines années, je veux finir de payer ma maison dans l’bois
  • Je crois mordicus que/à le Québec et le Canada sont en retard sur la création d’un plan numérique pour l’évolution de notre avenir économique
  • Par les temps qui courent, j’ai besoin de vacances
  • La job la plus weird de mon cv : buss-boy dans un bar topless
  • J’ai tendance à me désoler de plus en plus de notre inaptitude collective à penser et agir sur le long terme
  • J’ai pas le guts de voyager dans plusieurs pays où ma sécurité serait gravement mise en jeu
  • Ma passion numéro un : relaxer sur mon ponton
  • En 2002, je démarrais Adviso Conseil que j’ai dû vendre après avoir reçu un shotgun
  • Si je ne faisais pas [ce que je fais dans la vie], je [ce que je ferais/aurais envie de faire] de l’ébénisterie
  • Je ressens une grande fierté d’avoir sauvé des vies en parlant de mon histoire et en ayant fait une transition sous les yeux des médias
  • Quand j’aurai 50 ans, j’ai passé ce cap et travaillerais jusqu’à 70
  • Dans ma ville d’origine, j’ai toujours le mottons en songeant aux portes de ma famille qui me sont définitivement fermées
  • J’ai longtemps pensé que nous ne passerions pas le cap de l’an 2000
  • J’aimerais souper en tête à tête avec le Dalaï-Lama
  • Ces temps-ci, je pense à la santé de mon amour
  • Ma mère est l’une des personnes que j’ai le plus admirées
  • Le film « the party » avec Peter Sellers me fait vraiment beaucoup rire
  • Je vendrais tout si je n’avais pas le choix
  • Si je devenais premier ministre,je ferais un plan numérique, je nationaliserais les infrastructures internet et cellulaires, je développerais une stratégie pour vendre de l’eau, je développerais une stratégie de « voutes de données » enfoui sous le bouclier canadien
  • Je n’ai aucune pitié pour les trolls
  • Le plus beau moment de ma vie à ce jour : à ma sortie de vaginoplastie
  • On m’offre une job à [ville] / chez [entreprise] : j’y fonce demain! à l’ONU ou l’OCDE
  • Je suis à deux doigts de faire les démarches pour devenir sénatrice
  • J’ai de plus en plus peur de mourir assassinée
  • Ma vie a pris une autre tournure quand j’ai rencontré la femme de ma vie avec qui je suis toujours
  • Dans les dix dernières années, j’ai appris à me défaire de mes préjugés
  • La dernière fois que j’ai pleuré, je m’inquiétais pour le cancer de mon amour
  • Si on ne me donnait plus que 30 jours à vivre, j’écrirais un livre sur les dangers des religions