Je serais une gérant d’estrade

Comme suite à mon billet Alexandre Taillefer , notre gouvernement et le financement du copycat, certaine critique m’identifie comme une gérante d’estrade. En commentaire à mon statut LinkedIn on peut lire

En tous cas, on peut penser ce qu’on veut des projets Alexandre, mais moi je préfère les gens qui essayent de faire de quoi que les gérants d’estrade qui critiquent ce que les autres font. Toujours plus facile de démolir que de bâtir.

Or dans mon billet, je ne critiquais pas tant Alexandre Taillefer que nos gouvernements toujours à l’affut d’un sauveur plutôt qu’à la recherche de solutions innovantes qui profiteraient à tous. Mais tout est question de perception. Pour ce qui est de l’assertion qu’il est plus facile de démolir que de bâtir, il me semble que ma conclusion était limpide et qu’elle fournissait au moins deux pistes de solution.

1-
Je proposais qu’on outille les entrepreneurs
2-
Je proposais qu’on investisse massivement dans les infrastructures numériques

À mon point de vue, ça aurait l’avantage d’aider à tous plutôt qu’à quelques-uns, qu’ils soient monsieur Taillefer, Bell, CGI ou autre. De surcroit, j’offrais en lecture complémentaire, de nombreux billets truffés d’idées justement pour bâtir le Québec numérique et depuis maintenant une quinzaine d’années, je milite gratuitement pour un plan numérique pour le Québec et le Canada. Depuis que je suis en affaires, je n’ai JAMAIS touché la moindre subvention et j’ai payé de mes poches mes voyages à l’étranger pour faire la promotion du Québec numérique autant à des évènements comme LeWeb à Paris que pour faire vivre l’OSBL Yulbiz (qui n’existe plus maintenant) qui à son apogée, était dans 10 villes de cinq pays.

Oui je suis capable d’être critique, mais j’ose humblement croire que je suis capable aussi d’être constructive, et cela, à mes frais. D’ailleurs si vous voulez vous en convaincre, lisez quelques-uns des 2647 billets de ce blogue, qui est gratuit et qui humblement, partage une masse importante de connaissances.

Donc pour la gérante d’estrade que je serais, c’est tout de même une feuille de route qui ne s’abreuve pas aux mamelles de l’état pour son petit bien-être personnel…

Lettre personnelle aux intolérants et aux gens de bonne volonté

En plus de la gestion de mon entreprise, j’ai passé les deux dernières semaines à gérer le mépris envers les trans. De plus, j’ai été bouleversée d’apprendre la semaine dernière que très prochainement, je serai assignée comme témoin lors d’un procès criminel dont je suis victime. Une copine trans écrivait aujourd’hui sur son Facebook:

 

11 chroniques et billets de blogue anti-trans dans le JdeM depuis deux semaines.

 

Je lis aussi ces chroniques et billets et il arrive que ma photo et mon nom les accompagnent. La semaine dernière, le monde entier a été témoin de la première semaine de l’intolérant en chef Donald Trump, qui décret après décret et twit après twit, nous enfonce collectivement vers la banalisation de la méchanceté et de l’outrage. Hier soir, à heure de grande écoute, ma face apparaissait encore en lien avec l’affaire Via Capitale et on demandait à la transgenre qui était invitée, ce qu’elle personnellement pensait du retrait de la publicité. En sous-entendu on voulait valider si elle aussi avait trouvé la publicité transphobe. Puis les questions subséquentes laissaient entendre qu’ « au contraire cette pub faisait ENFIN une place aux trans ». Heureusement des invités ont fait valoir que d’évoquer les trans comme étant responsable du bris des familles dans une parodie de ce qui s’adresse aux enfants n’est peut-être pas l’idée du siècle.

Au même moment, on apprenait qu’un ou des tireurs avait fait irruption dans une mosquée de la ville de Québec, tuant 5 personnes et en blessant plusieurs autres. Aujourd’hui, on apprend que le suspect principal est entre autres une personne qui a une haine des musulmans et des féministes et qu’il utilise l’expression « féminazie » rendue populaire par certains animateurs de radio-poubelle et reprise par des vlogueurs et maintenant abondant sur les médias sociaux.

Aujourd’hui, notre premier ministre Philippe Couillard a eu ces sages paroles qui ont été reprises sur le mur Facebook de notre ministre de la justice Stéphanie Vallée

 

Sages propos de notre Premier ministre: « Les mots écrits ne sont pas anodins, ils peuvent guérir ou blesser, à nous de choisir. »
Philippe Couillard, 30 janvier 2017

 

J’ai moi-même aussi partagé sur mes médias sociaux

 

Oui il y a des discours dangereux qui mènent à la violence. Ces discours sont parfois religieux, mais ils sont aussi parfois populistes et démagogues…

 

 

Aux chroniqueurs et journalistes, vous devez chercher à comprendre, valoriser les points de vue différents, mais juger, prendre des positions, dévaloriser et stigmatiser a des conséquences sociales dont vous êtes responsables…

 

 

Je pleure pour les victimes, pour leurs familles, pour ma ville natale (Québec) et pour cette époque qui fait tant de place aux extrémismes

 

Ces deux dernières semaines j’ai aussi reçu énormément de messages de soutien, de compréhension, de remerciement et d’amour. Mais, aujourd’hui je suis sonnée. Aujourd’hui je suis triste pour l’avenir de ma société et de notre planète. Aujourd’hui je remercie la providence de me donner la force de rester bonne, de garder mes valeurs et de ne pas me décourager face aux intolérants et à ceux qui les alimentent sans cesse en se drapant de la sacro-sainte liberté d’expression. Aujourd’hui je vais pleurer la profonde tristesse qui m’habite puis je reprendrai le bâton de pélerin qui m’accompagne parce que je sait que j’ai le don de la communication et qu’avec ce don vient la responsabilité de m’en servir au bien de ma société.

 

Mon esprit est combatif, ma verve est sans mot, ma foi en l’humain est blessée et mon âme est en berne…

 

J’ai la triste impression que le combat contre l’intolérance s’intensifiera dans les prochains mois et les prochaines années. Comme je le citais aussi sur les médias sociaux

Les places les plus chaudes en enfer sont réservées à ceux qui lors des grandes crises morales maintiennent leur neutralité.
de Dante

Condoléances aux familles de
M. Mamadou Tanou Barry, âgé de 42 ans;
M. Abdelkrim Hassane, âgé de 41 ans;
M. Khaled Belkacemi, âgé de 60 ans;
M. Aboubaker Thabti, âgé de 44 ans;
M. Azzeddine Soufiane, âgé de 57 ans;
M. Ibrahima Barry, âgé de 39 ans.

La culture du mépris

Cette semaine, la très talentueuse Safia Nolin a été la cible du mépris outrancier que lui ont témoigné plusieurs personnes sur les médias sociaux. Cela faisait suite à son passage au Gala de l’ADISQ alors qu’elle allait y chercher son trophée de révélation de l’année. Le « petit Jérémy » a lui aussi connu son heure d’humiliation publique sur les médias sociaux. En fait, de très nombreuses personnes connues, ou moins connues, se font régulièrement vomir dessus par la plèbe qui s’exprime avec l’excuse de « c’est ma liberté d’expression ».

On parle de plus en plus de culture du viol. On devrait sans doute aussi parler de « culture du mépris ». Nos humoristes qui ont été très rapide à défendre la liberté d’expression du droit au mépris d’un certain Mike Ward, sont pourtant absent pour défendre un Raïf Badawi qui croupit en prison pour une réelle liberté d’expression.

Jadis, à l’époque de mon adolescence, des beaux dimanches, du magazine Perspective et des Yvon Deschamps, Sol et autres Cyniques, ont pouvait aller très loin dans la critique sociale sans tomber dans les vacheries de bas étage. La liberté d’expression existait pourtant.

Je suis moi-même d’une culture particulièrement critique, voire scabreuse (il suffit de lire ce que je considère mon chef d’œuvre Pour toi Serge c’est avec fierté que je te chie un poème pour s’en rendre compte), mais il me semble que rarement (sauf peut-être pour le cas de Nathalie Petrowski qui m’avait méprisé elle-même dans LaPresse) j’ai eu ce besoin vital de vomir publiquement sur quelqu’un. À l’importante masse de contenu que je partage en ligne depuis des années, vous trouverez sans doute matière à me contredire. N’empêche que depuis que j’ai moi-même été victime de mépris ouvert et de douloureuses et répétitives calomnies, je suis particulièrement sensible à ce que peut ressentir quelqu’un qui se voit lyncher (à tort ou à raison) sur la place publique.

Comprenez bien que je suis une grande défenderesse de la liberté d’expression et de la critique, mais j’ai de plus en plus de difficulté avec cet avilissement de l’autre qu’on claironne dans les médias et les médias sociaux au nom de cette sacro-sainte liberté d’expression. Je trouve qu’il serait judicieux qu’à l’instar d’un Raîf Badawi, on s’en serve pour élever l’esprit des hommes, plutôt que pour le piétiner pour du cash, une gloire médiasociétale éphémère, pour du clic ou plus simplement comme exutoire de nos propres cacas intérieur…

MAJ
Il y a aussi le traditionnel : « si tu ne vaux pas une risée tu ne vaux pas grand-chose »

Mais disons que des centaines de milliers de risées, ça fait une maudite grande-chose…

Coworking 6Cent1, merci de l’accueil et de l’atmosphère productive

lobby du 6cent1

Depuis maintenant 11 ans, je travaillais seule dans mon bureau à rencontrer des clients ou à faire avancer les dossiers qu’ils me confient. Mais depuis le début de l’été, j’ai emménagé au coworking 6cent1, à Outremont. Je travaille toujours de mon bureau dans l’bois à Chertsey (et j’y fais aussi des rencontres clients, entre autres sur mon ponton), mais j’ai maintenant accès aux salles de conférences du 6cent1, pour rencontrer mes clients qui préfèrent Montréal.

De toute évidence, ça fait du bien de changer d’air de temps à autre et de socialiser avec d’autres entrepreneurs. En outre, ça me permet aussi d’avoir un point de départ de Montréal, pour rencontrer les clients qui préfèrent me recevoir dans leurs installations.

Tout ça pour vous dire que ce changement est des plus bénéfique pour mon entreprise et que je vous recommande fortement les espaces coworking en général et le 6cent1 en particulier. C’est d’ailleurs l’un des tout premiers coworking de Montréal.

salle de conférence du 6cent1

Pourquoi devrions-nous investir massivement dans les infrastructures numériques

(Dévoilement j’ai travaillé autant pour le PQ que le PLQ à titre de consultante pour les questions numériques)

 

Enfin, il est de plus en plus question des infrastructures numériques au Québec et au Canada. Il était temps. La ministre Anglade entamera une consultation populaire à ce sujet dans les prochains jours, tandis que la candidate à la chefferie du PQ, Martine Ouellet, si elle devenait première ministre, donnerait deux ans aux TELCO pour fournir 1GBPS aux Québécois, sans quoi elle nationaliserait leurs services.

 

Mais POURQUOI faut-il s’intéresser à cette question de large bande ?

 

Pour le commun des mortels, la consultation publique qui s’amorce au Québec n’est sans doute que de peu d’intérêt. Qu’est-ce que ça mange en hiver la large bande et quel impact ça peut bien avoir dans nos vies ?

 

La large bande est (pour faire simple) des liens internet très haute vitesse. Ça va potentiellement si rapidement que vous n’aurez pas besoin, à court terme, de toute cette puissance de vos branchements internet. Pour vous expliquer, le Canada se targe d’avoir de la haute vitesse à 5MBPS (pour méga bit par seconde) alors que la ministre Anglade propose de fournir 30 MBPS pour tous les foyers québécois et que la candidate à la chefferie du PQ réclame quant à elle 1000 MBPS qu’on traduit aussi par 1GBPS.

 

Le Québec peut faire quelque chose pour les infrastructures filaires, mais n’a que très peu de possibilités d’intervention pour les infrastructures mobiles, ce champ d’activité étant strictement sous contrôle du fédéral et du CRTC. Mais pour le filaire, il semble que l’on puisse agir (à ce que je sache). Aussi, les deux paliers de gouvernements se gargarisent depuis bientôt 10 ans du mot-valise « innovation ». Or, les innovations circulent sur des réseaux qui sont justement des infrastructures numériques. Les nôtres sont désuètes et nous coutent la peau des fesses (comme consommateurs).

 

Les bénéfices de la très large bande

 

La très large bande circule le plus efficacement sur la fibre optique. C’est ce que nous appelons « Fiber to the home » ou FTTH (la fibre jusqu’à la maison et c’est loin d’être la « Fibe » que Bell Canada a si judicieusement utilisé comme termes pour désigner l’un de ses services).

 

Parlant d’innovation, les récents déboires d’Uber au Québec, ne sont que l’un des nombreux changements qui nous attendent et qui sont issus de cette nouvelle révolution industrielle, qu’est l’économie numérique. L’un des pays les plus visionnaires à ce chapitre est la Norvège. Très tôt, dès 2004 en fait, ils ont identifié que la FTTH était la bouée de secours indispensable pour se positionner dans cette nouvelle économie et y ont investi massivement. D’ailleurs, l’internet le plus rapide de la planète se trouve dans un « shack » isolé de la mer du Nord, sur l’île de Bjørndalen, à plusieurs centaines de kilomètres de la Norvège.

L'internet le plus rapide du monde
(source: http://www.wsj.com/news/articles/SB10001424052702303325204579467542262163298)

Le tableau suivant, illustre de façon éloquente, plusieurs des bénéfices qui y sont associés. Pour ne prendre que quelques exemples, imaginez un réseau fibre optique à la grandeur du Québec si efficace, jumelée à des incitatifs fiscaux favorisant le travail à domicile, pourraient réduire très substantiellement le trafic, les congestions routières, l’énergie pour chauffer les grandes tours à bureau, le pied carré commercial nécessaire, la pollution, le besoin d’un nouveau train électrique à Montréal et favoriser la croissance des régions. Imaginez aussi que présentement vous pouvez faire votre bac en ligne à Virginia Tech. Il serait sans doute intéressant par exemple que l’UQAC se questionne à savoir comment elle va faire compétition avec ça dans les années à venir.

 

Bénéfice socio-économique de la FTTH
(Source: http://www.epliitto.fi/images/09_Tobias%20Ahl_FTTH%20Council.pdf)

 

On investit massivement dans de super hôpitaux alors que présentement, plusieurs radiologistes américains travaillent de chez eux, avec de la large bande. Il en sera ainsi de plusieurs spécialistes médicaux et les consultations médicales virtuelles iront en s’accélérant.

 

Nos campagnes se vident parce que les jeunes s’y sentent coupés du monde et qu’ils vont chercher du travail en ville. La très haute vitesse permet de garder et de créer des emplois en région et de dynamiser les économies à la grandeur du territoire. Un travailleur de l’économie numérique n’a pas besoin d’être en plein centre-ville. S’il a de la très haute vitesse, il peut très bien travailler de n’importe où sur la planète.

 

Au moment d’écrire ces lignes, nous n’avons certainement pas besoin d’avoir 1GBPS par résidence au Québec. Mais d’ici 5 ans, le temps de mettre sur pied un réseau digne de ce nom, ça pourrait changer drastiquement. Les emplois les plus payants de cette économie qui bouleverse déjà tout transiteront par ses réseaux. Il y a présentement une course à l’installation du FTTH et nous sommes en queue de peloton. Voilà quelques-unes des très nombreuses raisons pourquoi, ça devrait vous faire réagir, pour vous, mais aussi pour vos enfants et pour votre propre sécurité financière pour les années à venir.

 

Maintenant comment devrions-nous financer de telles infrastructures ? En nationalisant, en faisant des PPP, en subventionnant les TELCOs ou en favorisant la création de coops municipales ? Là est toute la question qui sera débattue dans les prochains mois. Je vous suggère donc fortement de vous impliquer dans ce débat parce qu’il fera la différence entre une position de superpuissance ou de tiers-monde numérique…

Question de vous prouver que je n’exagère pas lorsque je dis que nous sommes au tier-monde numérique et que contrairement à plusieurs informations dont celles de l’IEDM qui disait n’importe quoi dernièrement à propos de nos services de télécom (à moins que ce ne soit de l’infopub commandée par les TELCOs), voici un tableau de la pénétration de la FTTH dans le monde.(Tiré de Five common FTTH myths debunked) Et le Canada est à la troisième avant-dernière ligne :-(

tableau de la pénétration de la FTTH dans le monde

 

 

En prime, cette succulente vidéo :-)

Ce que j’ai appris de Charlotte ma chienne

Petit-fils et sa meilleure amie, Charlotte

Il s’avère que nous sommes aujourd’hui La journée  mondiale du chien :-)

J’ai maintenant ma compagne Charlotte (une golden doodle) depuis 5 ans. En allant chez le vétérinaire avec elle il y a deux semaines, j’ai appris qu’elle est maintenant à l’âge vénérable de 42 ans (en âge humain). Il y a longtemps que je voulais écrire ce billet et c’est en discutant avec l’une de mes récentes clientes que l’idée de finalement passer à l’acte, m’est venue. Je lui expliquais que pour un blogue d’affaires, il fallait quelquefois sortir de sa ligne éditoriale pour parler d’autres choses afin de se montrer tel que l’on est et d’ainsi, s’humaniser davantage. Voici donc pour la mise en contexte…

Je ne suis plus très religieuse en raison des différents assauts que les diverses religions font régulièrement à l’encontre des gens comme moi, mais je suis profondément spirituelle. Ma spiritualité trouve son écho dans l’admiration de l’exceptionnelle nature qui m’entoure à Chertsey, mais aussi dans l’observation de ma chienne Charlotte. J’y puise de très nombreux enseignements. À l’instar de St-François d’Assise, j’ai le plus grand respect des animaux et de la nature qui m’entoure (et c’est toujours avec regret et tristesse que je me débarrasse des mulots qui visitent ma demeure. Lorsque je serai chez moi plus régulièrement, j’aurai un chat pour que la sélection naturelle se fasse).

Oiseaux mes frères, vous devez beaucoup louer et aimer votre créateur. Il vous a donné des plumes pour vous vêtir, des ailes pour voler… Il a fait de vous ses plus nobles créatures.
Du sermon aux oiseaux de Bevagna

Saint François d’Assise
Références de Saint François d’Assise


Charlotte aime tout le monde

Indifféremment de la couleur de votre peau, de votre poids, grandeur, croyance, orientation politique ou sexuelle, handicap ou autre, elle est toujours prête à se coller sur vous et à recevoir des caresses. Elle ne discrimine absolument personne. Elle est vraiment d’une nature ouverte et sans jugement. Il est extrêmement rare que je l’ai vu grogner ou reculer devant quelqu’un. C’est arrivé quelques rares fois comme par exemple, dans un parc en avant de mon ancienne résidence, alors qu’elle croisait des jeunes qui fumaient du crac. Son instinct de protection était là pour me protéger. Il n’était vraiment pas là pour juger. Elle mets en pratique l’un des versets les plus significatif et universel de la Bible «Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a de commandement plus grand que ceux-là.», Marc 12:31.

Elle aime inconditionnellement

Une fois qu’elle vous a adopté, elle vous aimera inconditionnellement. Son amour est débordant, constant et enjoué. Il lui arrive même de pleurer lorsque quelqu’un qu’elle aime, est sur son départ. Aussi, c’est souvent très touchant de la retrouver après quelques jours à la garderie ou à mon retour du dépanneur. C’est comme si elle ne m’avait pas vue depuis des années. Son bonheur de me revoir est infaillible et me touche souvent profondément.

Elle est toujours prête pour de nouvelles aventures

Il suffit de dire « est-ce que? » (on va prendre une marche, on va dans l’auto, on va voir le vétérinaire ou autre), qu’elle n’a aucune hésitation et est prête à quoi que ce soit qui pourrait arriver.

Elle est patiente

Elle peut rester des heures, immobile, à guetter les écureuils et les canards qui nous entourent. Elle rêve d’en attraper un jour mais entretemps, elle ne se décourage jamais d’y arriver. Aussi, elle est d’une incroyable patience avec petit-fils qui lui tire la queue, l’habille avec des couvertures ou fonce sur elle avec son tricycle. Elle ne perd jamais patience. Si elle est vraiment à bout, elle va se cacher loin de lui pour se reposer un peu. Elle est aussi très délicate. Lorsque je mange, elle vient délicatement toucher mon coude de sa truffe et s’assoie sagement derrière moi. Elle veut me faire savoir qu’elle est là, discrètement, et attend patiemment que peut-être, un petit morceau de quelque chose de mon assiette lui soit tendu. Si rien ne lui est tendu, Elle m’aimera tout de même sans arrière-pensée et souvent, elle viendra se coucher sur ou à mes pieds.

Elle sait dormir

Rien n’est plus important que de dormir ou de faire un petit roupillon au besoin.

Elle s’étire chaque jour

La première chose qu’elle fait en se levant le matin est de s’étirer. Elle recommencera plusieurs fois par jour. Chose que nous devrions certainement tous faire :-)


Elle n’est pas gourmande

Son bol est toujours plein. Elle ne mange qu’à sa faim. Bien certainement qu’elle ferait des flips par en arrière pour une croute de pizza ou un bonbon de chien au bacon. Mais ce n’est pas réellement de la gourmandise.

Elle adore jouer et faire plaisir

Rien ne fait plus plaisir à Charlotte que de jouer. Que ce soit avec moi, quelqu’un d’autre ou d’autres chiens, elle est toujours prête à sauter, se chamailler ou courir. Son jeu favori est « tenter d’enlever le bâton que j’ai dans la bouche. Dans ce temps-là elle me fait songer à Wayne Gretsky. Elle est étonnante dans les feintes qu’elle peut faire pour nous déjouer.

Tout ça pour vous dire que Charlotte m’apprend l’humilité et l’amour. Elle est une beauté naturelle et elle a le don de faire sourire tous les gens qui la croisent. Elle est toujours prête à donner de l’amour et à se faire caresser. Je voulais d’ailleurs faire un écriteau à l’entrée de mon terrain avec la mention « Danger, chien dépendant affectif ». C’est tout dire. Elle a réellement changé ma vie et est ma meilleure amie. Elle travaille souvent avec moi et je la présente comme « ma fille de PR ». Elle a le don de se faire aimer de tous et de détendre l’atmosphère. J’ai encore tellement à apprendre d’elle ! Je fais certainement de l’anthropomorphisme à vous raconter ça, mais si plus de gens avaient la gentillesse et le non-jugement de la différence qu’ont les chiens, le monde s’en porterait tellement mieux…

 

MAJ

Via un commentaire sur mon profil Facebook

Le chien possède la beauté sans la vanité, la force sans l’insolence, le courage sans la férocité et toutes les vertus de l’homme sans ses vices…Lord Byron

Un questionnaire inédit qui force l’introspection

Cette semaine, j’irai à un événement de réseautage particulier dont je ne peux dévoiler la teneur ou le lieu. Or, on demande aux invités (dont je fais partir) de répondre au questionnaire qui suit. J’ai trouvé l’exercice particulièrement intéressant et avec la permission de l’auteur du questionnaire (qui préfère garder son anonymat), je vous partage ici les questions (en gras) et mes réponses…

Le but de ce questionnaire étant de susciter des questions des autres convives qui seront présents, je trouve qu’il s’avère aussi être un exercice d’introspection drôlement pertinent et qu’il me révèle à vous, chers lecteurs, d’une manière inédite…

D’abord, DEUX QUESTIONS OBLIGATOIRES :

Je m’appelle Michelle Blanc
Je suis/je fais [occupation] Consultante conférencière et auteure en stratégie web, commerce en ligne et médias sociaux

Puis, SEPT QUESTIONS à répondre, ou énoncés à compléter, AU CHOIX, parmi les suivants :

  • Je suis une fan fini de Outlander
  • À l’intérieur des cinq prochaines années, je veux finir de payer ma maison dans l’bois
  • Je crois mordicus que/à le Québec et le Canada sont en retard sur la création d’un plan numérique pour l’évolution de notre avenir économique
  • Par les temps qui courent, j’ai besoin de vacances
  • La job la plus weird de mon cv : buss-boy dans un bar topless
  • J’ai tendance à me désoler de plus en plus de notre inaptitude collective à penser et agir sur le long terme
  • J’ai pas le guts de voyager dans plusieurs pays où ma sécurité serait gravement mise en jeu
  • Ma passion numéro un : relaxer sur mon ponton
  • En 2002, je démarrais Adviso Conseil que j’ai dû vendre après avoir reçu un shotgun
  • Si je ne faisais pas [ce que je fais dans la vie], je [ce que je ferais/aurais envie de faire] de l’ébénisterie
  • Je ressens une grande fierté d’avoir sauvé des vies en parlant de mon histoire et en ayant fait une transition sous les yeux des médias
  • Quand j’aurai 50 ans, j’ai passé ce cap et travaillerais jusqu’à 70
  • Dans ma ville d’origine, j’ai toujours le mottons en songeant aux portes de ma famille qui me sont définitivement fermées
  • J’ai longtemps pensé que nous ne passerions pas le cap de l’an 2000
  • J’aimerais souper en tête à tête avec le Dalaï-Lama
  • Ces temps-ci, je pense à la santé de mon amour
  • Ma mère est l’une des personnes que j’ai le plus admirées
  • Le film « the party » avec Peter Sellers me fait vraiment beaucoup rire
  • Je vendrais tout si je n’avais pas le choix
  • Si je devenais premier ministre,je ferais un plan numérique, je nationaliserais les infrastructures internet et cellulaires, je développerais une stratégie pour vendre de l’eau, je développerais une stratégie de « voutes de données » enfoui sous le bouclier canadien
  • Je n’ai aucune pitié pour les trolls
  • Le plus beau moment de ma vie à ce jour : à ma sortie de vaginoplastie
  • On m’offre une job à [ville] / chez [entreprise] : j’y fonce demain! à l’ONU ou l’OCDE
  • Je suis à deux doigts de faire les démarches pour devenir sénatrice
  • J’ai de plus en plus peur de mourir assassinée
  • Ma vie a pris une autre tournure quand j’ai rencontré la femme de ma vie avec qui je suis toujours
  • Dans les dix dernières années, j’ai appris à me défaire de mes préjugés
  • La dernière fois que j’ai pleuré, je m’inquiétais pour le cancer de mon amour
  • Si on ne me donnait plus que 30 jours à vivre, j’écrirais un livre sur les dangers des religions

Comment détruire une forêt millénaire et un site de villégiature avec un coup de crayon

L'un des lacs de Chertsey en sursis

Photo de mon lac prise ce matin. Si rien n’est fait, d’ici quelques mois, les collines de gauche et du milieu seront rasées.

 

Vous avez tous déjà entendu parler des coupes sauvages qui sont dénoncées dans le documentaire L’erreur boréale de Richard Desjardins. Comme moi, vous avez trouvé ça scandaleux. Mais bon, c’est dans l’bois, à des kilomètres des grands centres. Il faut bien que l’industrie forestière survive. Le bois, c’est fait pour être coupé. Et puis, si ce n’était pas l’homme qui coupait, ce serait les feux de forêt qui brûleraient. C’est sans doute le genre de raisonnement qu’on peut avoir lorsque ça se passe ailleurs. C’est sans doute aussi ce qui se passe dans la tête des forestières et des élus de la MRC Matawinie dans Lanaudière, qui s’apprête avec un coup de crayon, à détruire une portion de la forêt millénaire de Chertsey.

Chertsey est un secret bien gardé. Lorsque je dis que j’y vis, on me demande souvent de répéter le nom et on n’a aucune idée d’où ça se situe. Ce n’est pourtant qu’à 65 kilomètres de Montréal. Mais ça pourrait aussi bien être en Abitibi. Pour vous situer, c’est juste au nord de Rawdon. Ha Rawdon, tout le monde connaît. C’est aussi à 50 km au sud de St-Donat. St-Donat, tout le monde connaît aussi. Il y a du gros cash là-bas. Il y a aussi le maire de St-Donat, Joé Deslauriers, qui préside le comité des TPI pour la Matawinie, qui d’un coup de crayon, va autoriser des coupes à blanc, pas chez lui, mais chez les pauvres de Chertsey. Jamais il ne permettrait qu’on rase la forêt aux abords du grand lac Archambeault ou St-Donat, mais ailleurs, bon, bof, «it’s business». On a souvent dit que Chertsey c’est une ville de BS. Le centre-ville ressemble presque à une réserve indienne. C’est tout dire. Mais sa forêt elle est spectaculaire. Et autour de ses lacs, des chalets y sont construits depuis une centaine d’années. Chaque lac est homogène. Il y a des lacs de pauvres, de classe moyenne et de très riches. Mais personne ne le sait. On ne parle que très peu de Chertsey.

Il n’y a donc pas grand-chose à Chertsey. En fait si, il y a quelque chose d’exceptionnel. Il y a quelque chose de si extraordinaire que jusque dans les années 50, les gros Américains riches étaient propriétaires de certains de ces lacs (dont celui ou j’habite et que je ne nomme jamais pour raison de sécurité personnelle. Comme vous le savez sans doute, à cause de mon statut de « symbole transsexuel » je reçois fréquemment des menaces de mort), y faisaient des camps de chasse et de pêche privée et venaient s’y amuser en hydravion. Je dis d’ailleurs en boutade que l’hiver ce n’est pas dangereux de frapper un chevreuil. C’est plutôt dangereux de frapper un troupeau de chevreuils puisqu’ils traversent les rues du comté par groupe de cinq à six. D’ailleurs dans mon lac, le ministère de la faune fera des prélèvements de truite grise puisque je vis autour d’un des lacs avec la truite indigène la plus vigoureuse à cette latitude. On veut d’ailleurs se servir de la génétique de nos truites, pour repeupler (entre autres) les lacs de St-Donat. Quelle ironie! Mon lac regorge aussi de truite mouchetée, d’Achigan, d’écrevisse et de plein d’autres espèces. Mais il faudra qu’ils fassent vite. Même très vite. Puisque si les coupes forestières qui sont programmées pour cet été se font, d’ici quelques années il n’y en aura plus. Il n’y aura probablement plus de chevreuils, d’orignaux, d’ours, de loutres (j’en ai encore sur mon terrain), de lynx et de toutes la diversité ailée exceptionnelle qu’il y a dans nos bois. Il faut comprendre que les lacs du Québec sont sensibles au phosphore. Ce qui protège de ce phosphore et des algues bleues qui y pullulent lorsqu’il y en a trop, c’est le couvert végétal qui entoure le lac. Si les arbres sont coupés trop près de ceux-ci, en plus de décrisser de manière évidente le paysage, le phosphore des souches en décomposition se frayera un chemin sans entrave vers les lacs touchés. On peut aussi comprendre que les gens qui ont investi depuis des années dans des résidences aux abords de ces lacs perdront leurs investissements. Qui voudrait aller rester autour d’un lac sans arbres et avec des algues bleues? Bon, vous vous dites, elle exagère. Juste pour vous convaincre de la gravité de mes prétentions, je vous invite à regarder l’un des nombreux plans de coupe de la MRC. Celui-ci se nomme Plan de coupe du cinq. On y voit plusieurs lacs, dont le 7e Lac, le lac Lane et le Lac Brûlé qui sont tous des lacs avec de très nombreux chalets. Vous pouvez très facilement visualiser le ridicule et l’outrageux saccage qu’on s’apprête à y faire directement en bordure de ces lacs. Ce n’est là qu’un des très nombreux et éloquents exemples des dévastations qu’on s’apprête à y faire. Notez aussi que les lignes pointillées, sont des pistes de randonnées et de ski de fond.

Plan coupe forestiere Chertsey Secteur du cinq

Les assauts aux forêts de Chertsey sont multiples et dévastateurs.

Pourtant, les gens du coin sont visionnaires. Depuis des années ils ont investi entre autres pour développer un parc régional exceptionnel. La forêt de Ouareau. C’est une forêt de 350km carrés. On s’y promène en quad 4 saisons par année. On y campe, on y randonne, on y fait du ski de fond et on y découvre une forêt quasi vierge. Mais les sablières et les forestières y sont déjà à l’œuvre. Par endroits, il y a d’immense « pit de sable » ou de clairières sans arbres, mais avec les déchets de coupes de bois qu’on y a laissé. On pouvait donc lire dans le journal L’Action de Joliette du 13 juin 2015:

«Il n’y aura aucun arrangement, c’est fini la coupe de bois. C’est notre parc régional et la nature c’est notre patrimoine, c’est ça qui attire les gens dans la région», a déclaré le maire. Il a aussi accusé le ministère de vouloir retirer 150 000 $ en redevances pendant que les contribuables de cinq municipalités payent 150 000 $ en quotes-parts pour développer le récréotourisme dans le parc régional de la forêt Ouareau.

«C’est comme si les contribuables payaient 150 000 $ pour regarder les arbres disparaître», a-t-il ajouté. Il a aussi rappelé que le conseil de Chertsey a adopté une résolution s’opposant à toute coupe de bois et réclamant le statut d’aire protégée pour la forêt Ouareau. Le maire de Chertsey évoque que la Municipalité maintiendra son opinion concernant ce sujet, mais ne sait pas exactement quel est le poids d’un refus municipal.

Et plus récemment, dans LaPresse de la semaine dernière, notre bon maire disait aussi :

« Notre marque de commerce, c’est la nature. Une coupe de bois autour d’un lac, c’est une moins-value. Les gens ne viennent pas ici pour regarder une friche industrielle ! », dit le maire Surprenant.
Les coupes envisagées auraient lieu dans des terres publiques intramunicipales (TPI, … jouxtant les grands lacs de Chertsey, un secteur de villégiature depuis le XIXe siècle, à une heure au nord-est de Montréal.
Les craintes des résidants permanents et des propriétaires de chalets sont multiples : détérioration des bassins versants et augmentation des concentrations de phosphore dans les lacs, destruction des paysages qui les ont incités à s’établir dans ce coin de pays, circulation de machinerie lourde dans des zones densément peuplées.

Cette nuit j’ai très mal dormi. Je me suis réveillée d’angoisse à 5 h du matin et j’ai écrit ce billet. Ma quiétude et mon environnement immédiat sont menacés. Depuis maintenant 3 ans, je me lève aux aurores pour regarder la beauté de mon lac. Voici d’ailleurs le montage qu’a fait le pote Alain de Lamirande de mes nombreuses photos. Profitez-en bien puisque les collines de gauche et du centre de toutes mes photos, sont prévues pour être rasées. Je pourrais cependant pleurer adossé à l’un de mes pins centenaires. Comme ils sont sur mon terrain, personne ne les coupera…

Ce que vous pouvez faire

Signer la pétition Demandez la protection des terres publiques intramunicipales à Chertsey
Lire la touchante lettre du président de l’association (plus que centenaire) des propriétaires du 7e Lac
Vous informez à propos des coupes à blanc à Chertsey sur le site http://protection-forets.com
Faire circuler l’hyperlien de ce billet et de la pétition
Faire des pressions sur la page Facebook du maire de St-Donat Joé Deslauriers
Faire des pressions sur le compte Twitter de notre bon ministre de l’environnement David Heurtel
Alerter vos amis activistes et journalistes
Si vous êtes croyant, priez pour que cet indécent saccage ne se fasse pas

Finalement, vous pouvez aussi lire Les principes directeurs de la Loi sur le développement durable et mesurer par vous même, tout le ridicule de cette situation.

MAJ

On me demande sur la page Facebook du HuffingtonPost « Pourquoi parler de destruction plutôt que de régénération de la forêt? » –> Parce que la forêt se régénère d’elle-même. Pas besoin d’intervention humaine. Les coupes régénèrative est le nouveau terme « politicaly correct » de coupes sauvages qui ne fait pas sexy. Malheureusement, les bottines ne suivent pas les babines chez les membres de l’association forestière de Lanaudière. Dès que la neige sera fondue, je vous invite à venir avec moi faire du VTT pour visiter et photographier ces sites de coupes de régénération qui ont déjà eu lieu dans le Parc régional de la forêt de Ouareau et dont on parle avec des termes si élogieux. Vous constaterez de visu qu’entre le discours de l’industrie et la réalité de leurs pratiques sur le terrain, il y a une criss de marge. Je vous invite aussi à vous promener sur le chemin du lac Gratten avec une voiture de sport. Vous pourrez dès lors sentir aisément les trous béants dans l’asphalte, qui sont causés par les camions lourds de l’industrie. Je vous invite aussi à venir aux séances du conseil de la Ville de Chertsey pour convaincre nos élus que les budgets de pavages qu’ils doivent assumer et refiler aux contribuables sont pour le bien d’une industrie qui ne paie pas sa part. Finalement, au lieu de m’inviter à observer une forêt presque intacte et me faire bourrer le crâne de promesses de destruction soi-disant contrôlées et bénéfiques, de venir plutôt dans les forêts déjà rasées, avec des touristes, et les convaincre que ça valait vraiment la peine de venir voir ça…

Aussi, il y a plusieurs pins centenaires autour de mon lac. Ils fourmillent de vie et d’oiseaux spectaculaires. C’est bien beau les trembles qui poussent vite et qui font la tite criss de mousse qui tue les autres végétaux qui sont dans les parages, mais mon feeling est que vos membres n’en ont rien à cirer de ces trembles régénérateurs. Ce sont les essences de pins et de bois dur qui les intéresse. D’ailleurs, toujours dans la forêt de Chertsey, il y a des piles et des piles de trembles et de bouleaux qui ont été coupés et qui s’empilent en tas. Les forestières les ont certainement coupés et laissés pourrir là par la régénération des vers et des champignons qui les mangeront encore des années…

MAJ2
Le combat pour protéger la Forêt de Chertsey continue, mais la madame est contente en tabarnak MERCI @Heurtel :-)

Attachée politique du ministre Heurtel

En avoir plein son « esti de cass » du 48 heures de karma de marde

Je suis une femme généralement choyée par la vie et je ne suis vraiment pas du genre qui se stresse facilement. Mais mes dernières 48 heures ont été une série de malchances digne du film Le Party de Peter Sellers.

J’arrive d’une tournée de l’Estrie, pour mes ateliers organisés par le CÉGEP de Sherbrooke et financé par Emploi-Québec. Ces ateliers sont une grande partie de plaisir et ont été une source de valorisation des plus satisfaisantes. J’y reçu de nombreux témoignages de satisfaction des entrepreneurs qui étaient aux rendez-vous, dont l’un d’eux que je vous partage en fin de billet. J’ai reçu aussi mon premier chèque de « culpabilité » d’un entrepreneur qui a tellement de retombées d’affaires de mes formations et conseils, qu’il se sent coupable au point de me remercier monétairement (comme j’expliquais le concept dans mon billet Remerciement et/ou culpabilité en affaire).

Mais entre ces formations, de l’esti de criss de marde de bad-luck du tabarnak

Mardi dernier, après ma formation à Lac-Mégantic, je vais manger au restaurant et pour la première fois de ma vie, je m’étouffe avec une crevette au point de passer proche d’y laisser ma peau. Après le repas, je vais à l’hôtel et je me remets de mes émotions. Le lendemain, je me rends à Sherbrooke pour mon deuxième atelier. J’arrive dans le stationnement du CÉGEP, je vais à l’horodateur, je paye le maximum de temps et je dépose soigneusement mon ticket, la face vers le haut. Lorsque je reviens à ma voiture après mon atelier, un ticket m’attend dans le pare-brise. Je suis un ti-peu en tabarnak. Je vais ensuite au restaurant avec mes clientes, les organisatrices de la tournée qui sont du CÉGEP de Sherbrooke. Après mon repas, je vais au petit coin. En entrant, je dépose ma sacoche sur le bord du lavabo. Je fais mes besoins et je suis en peu songeuse à toute cette marde qui me colle au cul (sans jeux de mots). En arrivant à côté du lavabo, j’observe que ma sacoche est devenue une fontaine qui déborde à très grand débit, de toute l’eau qui s’y est engouffré le temps de mes besoins. C’est que c’est l’un de ces nouveaux lavabos automatiques qui s’actionne tout seul lorsque quelque chose est devant. Et lorsque je dis s’actionne, je ne parle pas ici d’un petit filet d’eau, mais d’un jet qui fait songer à la lance d’un pompier. Mes médicaments, toutes mes cartes, assurances et autres, mon maquillage, mon iPhone, de même que ma sacoche, sont trempés bord en bord. Je suis médusée.

Je reprends mes esprits et je dis à l’une de mes clientes qui doit m’accompagner à Coaticook qu’on arrêtera à une épicerie que j’achète du riz et des ziplocks, pour tenter de sauver mon iPhone. On passe, devant un Provigo et je lui klaxonne et signale que je tourne, chercher mes trucs. Elle n’entend rien et continue. J’entre dans le Provigo, je fais trois fois le tour de la place avant de trouver ce qu’il me faut puis j’arrive à une interminable file de clients avant d’enfin payer à la caisse. Je reviens à ma voiture, j’installe tous mes papiers d’identité sur une couverture pour les faire sécher, je vide ma sacoche et je remplis un sac ziplock avec mon cellulaire en espérant qu’il puisse absorber toute l’eau de celui-ci. Nous repartons pour Coaticook et arrivons dans un trafic monstre à la sortie de l’Université Bishop. De toute évidence, nous arriverons en retard pour la formation à Coaticook.

Après la formation de Coaticook, nous allons à un restaurant, je commande une cuisse de poulet et une demi-côte levée. Les deux arrivent non cuits et avec des frites congelées. Je ne mange que ma salade de chou et une très petite portion de la cuisse de poulet. La côte levée est si peu cuite, que le couteau n’arrive même pas à détaché les côtes. Lorsque la serveuse vient reprendre l’Assiette, je lui explique la situation. Elle revient avec la facture complète en me disant « voici monsieur ». Disons que son pourboire était nul.

En sortant du resto, je dois me rendre à St-Malo qui est à une cinquantaine de km de là. La tempête de neige fait maintenant rage. Je ne vois plus devant ma voiture en plus de ne pas être capable de discerner les champs environnants de la route. Le trajet qui devait me prendre 30 minutes m’en prend une heure trente et je n’ai toujours pas soupé. Rendu à destination, je dois téléphoner à mon amour, mais mon téléphone ne fonctionne pas. J’essaie avec Facetime, mais le réseau est trop faible. J’arrive néanmoins à donner le téléphone de l’auberge à mon amour afin qu’elle me rejoigne. Je ne pouvais pas l’appeler puisque j’avais transféré les appels de la maison à mon iPhone qui ne fonctionne pas.

Le lendemain, je dois me rendre à St-Jean-Baptiste, au rang de la Rivière. Je programme le GPS de ma voiture, puisque mon iPhone est définitivement mort, et j’observe que des St-Jean-Baptiste, il en pleut. Des rangs de la rivière aussi et de plus, ils sont souvent Nord ou sud. Je me rappelle que mon client parlait du Mont St-Hilaire, je me dis que ce doit être dans ce coin-là. La route est difficile, mais je finis par arriver dans le coin. Je vais au Rang sud et l’adresse ne correspond vraiment pas à la business de mon client, je vais dans le rang nord et le GPS de ma voiture se met à faire des siennes. Je suis prise encore une fois dans une route de campagne où il est difficile de faire la différence entre la route et le champ (incluant le fossé qui sépare les deux). J’hallucine et j’avance à la vitesse d’un escargot. En désespoir de cause, je retourne au village et m’arrête au magasin. Je demande à la caissière si elle connaît l’entreprise de mon client. Elle n’en a jamais entendu parler. Heureusement une cliente qui est en train de payer, les connais et me donne les directions pour m’y rendre. J’avais écrit à mon client le matin pour lui signifier mes problèmes de communication. Comme il ne prit pas ses courriels et qu’il ne reçut pas mon appel, il était certain que je ne venais plus. Son chemin privé de un kilomètre entre la route et chez lui n’est pas déblayé. Il y a 1 pied et demi de neige. Heureusement je suis avec ma Volvo ALL Wheel Drive. Je roule dans cette neige qui arrive à la hauteur de ma porte, mais c’est une neige folle. Arrivé chez lui, il est sur son tracteur et il commençait justement à souffler le chemin. Nous faisons donc notre rencontre.

Mon iPhone

Après notre rencontre, je me dirige vers le magasin Apple du Carefour Laval pour faire vérifier mon iPhone. La seule chose qui apparaît sur celui-ci est une page blanche. Ça ne regarde vraiment pas bien. Rendu chez Apple, on me dit qu’on ne peut me recevoir avant une heure d’attente. Je prends mon mal en patience et je fais le tour du centre d’achat. J’ai finalement mon rendez-vous. Le technicien me confirme que mon iPhone est bien mort noyé. Mais heureusement j’ai pris le Apple Care +. On me le remplacera moyennant un $200. Mais je dois ouvrir mon iCloud pour désactiver la fonction de géolocalisation de mon iPhone. Je tente de me brancher, mais je ne me souviens plus de mon mot de passe. J’essaie un certain nombre de fois. Puis là, je demande au système de m’envoyer mon mot de passe sur mon Gmail. Je tente d’ouvrir mon Gmail sur le MacBook du magasin mais avant de me donner accès à mon compte, on me demande de valider la clé chiffrée qu’on vient de me faire parvenir sur mon iPhone (qui est mort). Le technicien me dit alors qu’il faut que je parle à un préposé du service iCloud de Apple. Il me prête un téléphone et j’attends de lui parler. Les 5 minutes d’attentes sont maintenant trente minutes d’attente sur une ligne qui n’a pas de muzak ou de messages d’attente. Puis j’ai un flash. J’ai mon MacBook pro dans ma voiture, je pourrais certainement ouvrir mon Gmail depuis celui-ci. Je raccroche et décide l’aller le chercher. Je traverse le centre d’achat en entier puis je reviens. J’ouvre enfin mon Gmail puis le message de iCloud. Je clique sur l’hyperlien pour changer mon mot de passe et j’ai le message qu’il y a eu trop de tentative de connexion et que mon iCloud est maintenant désactivé. Le technicien du magasin me redonne le téléphone et j’appelle de nouveaux iCloud. Une demi-heure plus tard, on me confirme que mon compte est désactivé et que je dois attendre 8 heures avant d’avoir enfin accès à mon compte.

ESTI DE CRISS DE TABARNAK

Je retourne dans ma voiture et prends la route pour la maison. Il est maintenant l’heure du trafic et pour mal faire, il s’agit d’un trafic MONSTRE. Une route qui me prend habituellement 45 minutes se transforme en 2h30 de cul à cul. Épuisée, j’arrive enfin à destination.

Je me verse un bon scotch et je me relaxe.

Ce matin, j’ouvre mon Gmail et EUREKA, je peux changer mon mot de passe iCloud. Puis j’ouvre la page pour modifier la localisation de mon iPhone et une nouvelle page s’ouvre pour valider mes questions de sécurité. On me demande dans quelle ville mes parents se sont rencontrés et le nom de mon premier ami. J’écris mes réponses. Tout est REFUSÉ, je tente de nouveau, REFUSÉ ENCORE. J’essaie avec majuscule, sans majuscule, avec accent sans accent. Rien n’y fait. Je téléphone à MyApple et ils disent être ouverts de 07h00 à 17h00, mais à l’heure du centre du continent, c’est à dire 09h00 pour Montréal.

Je suis toujours sans iPhone et là j’ai comme la chienne d’oser sortir de chez moi… Je regarde par la fenêtre et le spectacle de mon lac qui s’éveille, est particulièrement spectaculaire ce matin. Je voudrais vous partager une photo de celui-ci, mais je n’ai pas d’iPhone…

MAJ
Il est maintenant 07h10, heure centrale du continent et je retéléphone à MyApple. Je tombe sur le menu des différents choix. Je recommence 4 fois pour finalement péter les plombs et demander (en anglais) de parler à quelqu’un. Une demi-heure plus tard, je suis avec un humain. Elle est très coopérative, puis on arrive à la portion ou je dois changer mes questions de sécurité, elle ne lit pas le français alors elle me transfert à quelqu’un qui parle le français. Je suis transférer à quelqu’un qui ne parle toujours pas le français je lui raconte de nouveau toute l’histoire, mais elle semble un peu plus allumée que son collègue précédent et m’aide à débuter le changement des questions de sécurité. Je commence le processus et la batterie de mon téléphone de maison est au bout de sa charge. La communication vient de couper…

Ho well…

Sometimes life is a fucking bitch

Meilleure conférencière médias sociaux

Remerciement et/ou culpabilité en affaire

Je facture à taux horaire (c’est mon modèle d’affaires) et il arrive qu’avec certains clients, mes recommandations et suggestions dépassent largement le strict cadre de consultation initial pour lequel j’ai été engagée. À titre d’exemple, il est arrivé à certains clients que je sois la personne qui trouve le nom de commerce (le brand) de l’entreprise. J’aime dire que j’ai plus d’idées que le budget de mon client. N’empêche qu’une heure de mon taux horaire pour avoir trouvé le nom de la marque de mon client, c’est très peu payé. Il arrive aussi que certains de mes conseils ouvrent une porte de rentabilité exponentielle pour certains clients. Ils ne m’auront pourtant payé qu’une infime fraction de ce que mes recommandations génèreront.

Par ailleurs, mes partages de contenus sur ce blogue et sur les médias sociaux permettent à de très nombreux entrepreneurs web de s’informer, de se former et de se tenir à jour. Par la suite, ils factureront leurs clients avec les apprentissages qu’ils ont faits gratuitement chez moi. En fin de semaine, l’un d’eux écrivait sur le mur de ma page Facebook.

Des fois, parfois, souvent, les informations, et les trucs appris en lisant les articles de la « Gourou du Web » Page officielle de Michelle Blanc me sont très utiles lorsque je fais de la consultation auprès de certains de mes clients.
Merci Michelle !

Tout ça pour vous dire que si vous avez besoin de soulager votre conscience de la culpabilité d’avoir fait d’énormes profits avec mon jus de cerveau ou tout simplement si vous voulez me signifier votre grande appréciation de mon travail, j’accepte volontiers les chèques de culpabilité et de remerciement :-) Ça me touche aussi grandement de recevoir des témoignages comme celui que je viens de vous partager. Alors c’est à mon tour de vous dire merci.