C’est la première fois que je peux réellement et complètement me sentir interpellée en cette journée de la femme. Ma transition anatomique est déjà complétée (si ce n’est que pour mes cordes vocales qui se doivent d’être éventuellement opérées) et je peux fièrement revendiquer mon statut de femme. Mais je sais que cette journée est d’abord celle de la revendication de l’égalité homme femme et qu’elle représente le combat de l’affranchissement de la femme à plusieurs points de vue. D’ailleurs, ma copine Nadia Seraiocco m’interpelle dans son billet Journée internationale des femmes… Avez-vous des choses à dire?
Quelle résonnance a le mot féminisme pour moi?
En 2010, est-il toujours pertinent de parler d’égalité? Faut-il aborder la question autrement?
Nomme trois personnalités féminines qui t’inspirent… et trois femmes autour de toi que tu admires.
Crois-tu que les questions féministes (sur le travail, les rôles dans le couple etc.) doivent évoluer?
Comment les hommes (ou toi si tu es un homme) participent à une plus grande égalité entre hommes et femmes?
Comment vois-tu l’équilibre entre le rôle de femme, la carrière et tout le reste?
Est-ce que pour une mère la décision de se consacrer entièrement son rôle de mère, en mettant parfois le concept de carrière en attente, est en contradiction avec le féminisme?
As-tu l’impression que le femmes sont encore cantonnées dans des rôles socialement acceptables?
Si oui, que ferais-tu pour changer cela?
Le droit de choisir pour une femme, ça représente quoi pour toi?
J’y vais donc : Quelle résonnance a le mot féminisme pour moi?
Ça a une nouvelle résonnance étant donné que ces questions ne me touchaient pas avant. Maintenant, je suis de plus en plus consciente de l’écart qui existe entre la condition masculine et féminine au travail. Je suis surtout consciente des stéréotypes sexuels qu’on impose aux femmes et aux stéréotypes qu’on tente (pour mon bien) de m’imposer en tant que femme. Une femme ne doit pas faire ceci ou cela, s’exprimer de telle façon et patati et patata. J’ai la chance d’avoir une pratique professionnelle florissante et d’être choisie par mes clients plutôt que ce soit moi qui choisisse mes clients. Cette position fait que je ne suis pas vraiment victime de discrimination basée sur mon sexe. Cependant, je suis certainement victime de discrimination basée sur ma condition de transsexuelle, mais ça, c’est une autre histoire. De plus, j’ai aussi décidé de ne pas me laisser imposer les stéréotypes sexuels que l’on m’impose et je réagis toujours promptement à des insinuations sexistes qu’on peut me faire. En 2010, est-il toujours pertinent de parler d’égalité? Faut-il aborder la question autrement?
Oui il est toujours pertinent de parler d’égalité, mais j’ajouterais à ça la parité ou encore la complémentarité. Le mouvement féministe a eu un impact indéniable sur notre société et il reste encore bien des combats à faire. Le mouvement masculiniste est quant à lui encore bien faible et ce sont pourtant les hommes qui peuplent majoritairement les asiles et les prisons et qui se suicident massivement. La condition masculine n’est pas des plus roses non plus. Je valorise donc le dialogue de part et d’autre et je reconnais que quoique de plus en plus de femmes peuvent maintenant entrer dans un monde d’homme, il est souvent difficile, voire impossible pour un homme, d’entrer dans un monde de femme. L’homme avec des attributs ou des métiers féminins est encore très mal vu dans nos sociétés. À titre d’exemple, un homme qui se met une robe suscite le dégoût voire le mépris alors qu’une femme en pantalon est maintenant chose commune. Un homme qui fait un métier traditionnellement réservé aux femmes est souvent aussi perçu comme une « moumoune ». Il serait peut-être temps de combler ce déficit de perception? Aussi, je suis pour la complémentarité et la parité des sexes. Il est des métiers qui ne seront jamais très fréquentés par un sexe ou l’autre et il est des spécificités qui sont déterminées plus par la morphologie qu’autre chose. Mais il m’apparaît clair qu’à travail égal ou comparable, les deux sexes devraient avoir une rémunération semblable. Nomme trois personnalités féminines qui t’inspirent… et trois femmes autour de toi que tu admires. Mae West m’inspire parce qu’elle n’avait pas sa langue dans sa poche (et parce que je veux ne pas me donner de limite à ce que je peux ou ne peux pas dire). Coco Chanel m’inspire parce qu’elle a su foncer en dépit des normes et qu’elle a un style et un goût dont on parle encore aujourd’hui et Lynn Conway est la femme trans qui a probablement fait le plus pour démontrer à la face du monde qu’on pouvait réussir sa vie en étant une transsexuelle.
J’admire ma Bibitte d’amour, avec qui je suis depuis bientôt 16 ans, pour le bien immense qu’elle fait autour d’elle, pour sa grande humanité, son don de soi, sa douceur et son intelligence émotive. J’admire aussi Caroline Allard pour avoir ouvert des voies (et une voix) culturelles, philosophiques et littéraires encore innovantes et j’admire aussi ma défunte mère, Marie Vigneault-Leblanc pour avoir été une pionnière en psychopédagogie, pour avoir été une mère extraordinaire, pour avoir été une battante intellectuelle et pour avoir fait 3 jobs en plus d’être une cuisinière hors pair (elle faisait même son pain) et élever 6 enfants (puis 3 autres après son divorce et durant la période de son second conjoint de fait). Crois-tu que les questions féministes (sur le travail, les rôles dans le couple, etc.) doivent évoluer?
Oui je crois que les questions féministes devraient maintenant inclure plus les hommes dans le débat. Comment les hommes (ou toi si tu es un homme) participent à une plus grande égalité entre hommes et femmes?
Ils devraient participer au débat (je me répète). Comment vois-tu l’équilibre entre le rôle de femme, la carrière et tout le reste?
Question difficile étant donné le peu de perspective que j’aie sur la question. Est-ce que pour une mère la décision de se consacrer entièrement son rôle de mère, en mettant parfois le concept de carrière en attente, est en contradiction avec le féminisme?
Non, je ne le crois pas. As-tu l’impression que les femmes sont encore cantonnées dans des rôles socialement acceptables?
J’ai l’impression que la plupart des tabous de cet ordre sont déjà tombés. Ceux qui restent sont ceux des hommes cantonnés dans les rôles socialement acceptables pour les femmes. On n’a qu’à se souvenir de l’épisode Jonnhy Weir pour s’en convaincre. Si oui, que ferais-tu pour changer cela?
La discussion et la vulgarisation sont le meilleur moyen d’ouvrir les consciences. Le droit de choisir pour une femme, ça représente quoi pour toi?
C’est le droit de choisir ou de ne pas choisir sa vie, ce qu’elle fait avec son corps (avortement, prostitution, sexe avec consentement, chirurgie plastique, changer de sexe), son métier, son amant, ses opinions.
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Chère Michelle Blanc, j’ai fait des excuses élaborées et je les répète.
Je remercie également ceux qui, n’ayant pas attrapé la blague ont tenté, comme vous, de me venir en aide. Et ça, c’est tout à votre honneur.
Mais au-delà de ça qu’est ce que je peux faire de plus ?
Je m’excuse encore mais je n’ai tué personne, je n’ai fraudé personne j’ai fait une mauvaise blague, que je croyais claire mais, le fil de twiter (genre fil de presse) m’a peut-être fait perdre le fil de l’histoire.
Maintenant que je me suis excusé, je ne sais pas si tous les blogues que vous avez écrit pour m’insulter à plusieurs reprises vous ont soulagé. Si je peut faire quoi que ce soit d’autres vous me le dites.
Vraiment désolé tout ça c’est mon erreur.
Prendre le temps d’écrire que je ne sais pas faire la différence « entre le cri d’un Grand Duc et celui d’un Loup,» que je vais passer la nuit dans le bois « comme un purgatoire salutaire. » la blague me semblait claire, et de plus j’avais un cellulaire te je n’ai jamais demandé qu’on appelle le 911 chose que j’aurais pus faire moi même.
Merci, et ont peut passer, si vous le voulez bien, à un sujet plus sérieux maintenant.
Mes sincères excuses.
P.S. Si jamais vous voulez vous excuser de vos multiples insultes c’est déjà fait.
Ça nous arrive tous d’être dans le champ (et pas juste parce qu’on est perdu) et j’accepte vos excuses. Je vous offre aussi les miennes étant donné que je reconnais avoir été un peu trop mordante en réaction à vos agissements et à la perte de temps qu’ils m’ont occasionnée et à la tache qui apparaît maintenant à mon dossier dans les fichiers du 911. Le positif de cette histoire est que je me suis rendu compte que les forces policières ont encore des croutes à manger comme je l’explique dans mon autre billet Les polices des municipalités peuvent-elles faire leur travail sur le Web au Québec? En outre, je vous offre aussi de prendre un drink selon nos agendas respectifs, et de vous montrer une chose ou deux à propos de Twitter puisque de toute évidence, il vous reste encore bien des choses à apprendre. Affaire classé et bonne continuation…
P.-S. Pour votre information et pour celle de ceux qui l’ignorent, il est très possible, lorsque dans le bois, qu’il soit impossible de faire le 911 parce que les ondes cellulaires sont trop faibles, mais qu’il soit toujours possible de chater parce que ça prend moins de bande passante. Surtout dans la région de tremblant et ça m’est déjà arrivé personnellement…
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Autre perle à écouter, cette entrevue avec mon nouvel antihéros Stephane E. Roy, dans laquelle il fait preuve de dons de clairvoyances puisque comme il le verbalise lui-même « Surtout que c’était mauvais ce que j’écrivais »
En prime, voici la description (non, non, non je n’exagère même pas) de cette entrevue (à partir de 02 :40)
P.-S. Avant de commenter, prenez vraiment la peine d’écouter l’entrevue de madame Maréchal. Vos commentaires seront d’autant plus pertinents et ils mettront sans doute en lumière pourquoi il croit qu’il n’y a rien là de faire à croire qu’il est en danger de mort sur Twitter…
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Dans l’un de mes autres blogues, Femme 2.0, j’ai déjà écrit sur le cas Susan Boyle qui avait mis le doigt, à la face du monde, sur les préjugés qui sont profondément ancrés en nous. Le cas du patineur artistique Johnny Weir illustre à sa manière (il a participé aux Jeux olympiques de 2010 en patinage artistique avec un costume que d’aucuns trouvent trop efféminé) la continuation des préjugés qui ont cours dans nos sociétés. Sauf que contrairement à Susan Boyle, ces préjugés ont été exprimés ouvertement sur la place publique. Dans le cas de Susan Boyle, on se disait tous silencieusement dans notre tête elle est grosse et laide donc elle va se planter dans son tour de chant et nous étions surpris d’entendre sa voix d’ange. Dans le cas de Johny Weir, il a offert une performance remarquable, mais à voix haute, des gens se sont trouvés pour commenter sur son identité de genre et pour souligner qu’il n’est peut-être pas un modèle pour tous. Par ailleurs, on se souvient aussi d’Elephant man et de comment nous étions touchés de savoir le génie de ce monstre physiologique. Les préjugés ont la vie dure. Nous en avons tous. De le reconnaître et de tenter de s’en affranchir est un pas de géant pour soi-même et pour ceux qui sont victimes du mépris qui souvent résulte de préjugés. J’ai eu la chance de vivre du mépris assez intense étant donné ma condition et le chemin que j’ai parcouru et de grandirde cette situation. Je me souviens aussi de mon homophobie internalisée qui était un mécanisme de défense psychologique que j’avais longuement construit pour me protéger de la souffrance de réaliser qui j’étais réellement. Je comprends donc ce mépris, son origine et la douleur qu’il peut faire vivre et c’est pourquoi je trouve maintenant des exemples comme Johny Weir plus que positif pour nos sociétés. Il exacerbe nos préjugés et permet une discussion qui peut élever les consciences…
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De plus en plus souvent je rédige des appels d’offres pour divers types de clients. Ça fait partie de ma pratique de conseil de gestion Web. Or, l’étape subséquente est souvent d’accompagner mon client dans le choix d’un fournisseur. Je dois donc me taper la lecture de nombreuses offres de services qui sont rédigées par des fournisseurs potentiels. Humblement, je crois rédiger des appels d’offres qui sont assez « to the point » et qui expliquent clairement les besoins de mes clients. Dans les réponses des fournisseurs, ça me fait vraiment chier de devoir lire (dans certains cas) plus de la moitié du document qui ne sert qu’à exprimer comment le fournisseur il est bon, comment il est gentil, à quel point son équipe est formidable et le détail du détail de comment il va (potentiellement) dépenser l’argent de mon client à faire de la gestion de projet ad nauseam. Il me semble qu’une demande claire exige une réponse qui l’est tout autant. D’ailleurs, dans mon blogue, vous ne trouvez pas d’onglet spécifique sur mon offre de service. Dans la vie, on peut dire qu’on est bon … ou encore on peut le prouver en étant pertinent, concis et « to the point »…
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Voici un court topo qui a été fait dans le cadre de la promotion Vivezvosrevesaumax de Loto-Québec, sur laquelle j’étais l’une des membres du jury. Ce petit clip vous permet d’en savoir rapidement un peu plus sur moi.
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Je suis une personne certes très émotive (comme le prouve mon dernier billet) mais aussi très pragmatique. J’ai écouté plusieurs des reportages sur la catastrophe Haïtienne aujourd’hui et la capitale, Port-au-Prince, est aux prises avec divers besoins criants allant des médicaments, aux équipes de secouristes, aux infrastructures qui seront à reconstruire et pour cela ça va prendre beaucoup d’argent. Mais ce qui est vraiment criant et qui fera bien des morts si des solutions ne sont pas trouvées rapidement, c’est le besoin en eau pour abreuver une population de plusieurs millions de personnes qui sont pour l’instant sans eau. Or le Québec regorge d’eau. Plusieurs multinationales viennent d’ailleurs ici nous la pomper pour la vendre partout dans le monde. Pourquoi ne l’envoyons-nous pas à Haïti? Ce n’est pas de la rocket science et il m’apparaît que dans moins d’une semaine, ce sera la denrée la plus importante qui soit. Si vous avez des amis chez Naya, Labrador ou à divers paliers gouvernementaux, passez le mot. Haïti aura besoin d’eau très rapidement et nous en avons énormément.
Ils auront besoin d’argent aussi, soyez généreux…
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Ce matin, comme le reste de la planète, je me réveille avec le choc de la dévastation qui touche Haïti comme suite au terrible tremblement de terre d’hier soir. Je suis vraiment attristée par ce sort qui s’acharne sur le peuple Haïtien. J’ai beaucoup d’amis Haïtiens à Montréal et j’ai tout de suite songé à l’inquiétude qui les habite en ce moment. J’ai aussi songé aux blessures profondes que plusieurs Haïtiens m’ont fait subir lors de mon dernier voyage aux Îles Turquoises ou lors de leur rencontre dans les rues de Montréal. C’est que plusieurs Haïtiens sont profondément catholiques et que pour plusieurs d’entre eux, je suis une incarnation du diable sur la terre. Ils me l’ont dit, ils me l’ont fait sentir et ils m’ont méprisé comme je ne l’ai jamais été dans ma vie. Ma douleur s’est transformée en amour et je revois ces visages de haine dans ma tête et j’aimerais tellement les avoirs devant moi pour leur envoyer de l’amour aujourd’hui. J’aimerais qu’ils puissent constater que la diablesse de leur perception a un cœur meurtri pour eux aujourd’hui. J’aimerais les prendre dans mes bras pour les consoler de leur chagrin et pour les supporter dans leur épreuve. J’aimerais qu’ils sachent que j’ai un cœur. J’aimerais qu’ils sachent que je comprends la source religieuse et culturelle de leur mépris et que je leur pardonne.
J’ai écrit le Twitt : La majorité des gens qui me méprisaient aux Îles Turquoises étaient des Haitiens. Aujourd’hui je leur envoie de l’amour
Des gens ont mal réagi à ce Twitt. Je les comprends. Ils ne sont pas dans ma tête et ne sont pas dans mon cœur. J’ai écrit par la suite :
La perception d’un objet comme désirable ou indésirable ne réside pas dans l’objet lui-même, mais dans la façon dont on le perçoit. Jean-François Revel
Passer de l’opinion à la perception de l’imagination au fait de l’illusion à la réalité de ce qui n’est pas à ce qui est, voilà le cheminement. Swami Prajnanpad
Maintenant j’écris ce billet. Le timing n’est certainement pas le plus judicieux si vous me cherchez des problèmes. Par contre, si vous comprenez ma douleur profonde, vous comprendrez aussi, l’amour immense qui me traverse en ce moment et vous verrez plutôt que justement, le timing ce cet événement douloureux est une révélation d’amour pour moi. Je ne regarderai plus jamais le mépris de la même manière…
MAJ
En anglais, il y a une expression : “Put your money where your mouth is”. Je viens de faire un don de $500 à CECI (Centre d’étude et de Coopération Internationale) pour soutenir l’effort d’aide à Haïti. Je vous incite à donner aussi… https://dons.ceci.ca/fr/
MAJ2 À mes frères et sœurs Haïtiens(nes) inquiets et en deuil de leur famille, j’offre mes sympathies . Je suis Haitienne au lendemain de cette catastrophe.
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Depuis un certain temps, j’utilise le néologisme Wouhouhou dans mes statuts Facebook et Twitter et c’est une expression que j’utilise dans la vraie vie, lorsque je suis particulièrement heureuse. Je suis de plus en plus heureuse dans ma vie de tous les jours, alors il y a de plus en plus de Wouhouhou. À tel point que c’est devenu une sorte de marque de commerce (et à la suggestion d’Étienne Chabot dans Facebook, j’ai acheté Wouhouhou.com et .ca, juste au cas) et que mes bons amis me disent que lorsqu’ils lisent un statut avec ce Wouhouhou, ils voient ma tête se promener de gauche à droite. Tout ça pour vous dire que je suis « folle comme d’la marde « (une autre de mes expressions de plus en plus commune) parce que ma Bibitte et moi partons demain pour 10 jours dans les Îles Turquoises et ce sera nos premières vraies vacances depuis deux ans. J’en profite donc pour vous souhaiter un 2010 vraiment extraordinaire, pour vous remercier de votre lectorat et de vos commentaires et pour vous faire un maudit gros bisou. Je me permets aussi de vous partager mes billets favoris de 2009 et en 2010, ma résolution est d’être encore plus mordante…
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À l’instar de Seth Godin ou de Loïc Le Meur qui ont déjà mis en ligne leur livre complet et le plan de ceux-ci, je vous présente mon projet de livre, que je propose à des éditeurs. Des gens me diront que je suis stupide de mettre ça en ligne puisque des radins pourraient décider de s’imprimer le livre eux-mêmes à partir de mes billets. Mais en réalité, ça ne risque pas d’arriver puisque de faire le travail de recherche, de regrouper mes billets et de les imprimer soi-même à partir de mon corpus, reviendrait certainement plus cher que d’acheter le livre qui en sera fait. Les radins ont cette particularité, puisqu’ils sont radins, ils prendront le temps de faire ce calcul. De plus, l’idée du livre est aussi de rejoindre « les vieux », qui ne lisent peut-être pas mon blogue ou qui n’en ont lu que quelques bribes. Voici donc ce que je propose à certains éditeurs :
Projet de livre
Titre de travail : Les médias sociaux (le réseau mondial de beaux-frères, belles-sœurs)
Michelle Blanc M.Sc. et Nadia Seraiocco M.A.
Idée de base du livre :
La révolution des médias sociaux est en cours et le nombre d’adeptes croit de façon exponentielle. Il y a quelques années encore, quand on voulait acheter une voiture ou un ordinateur, on prenait le téléphone et on appelait un ami ou un parent pour avoir une opinion. Aujourd’hui avec le nombre de contacts que chacun accumule sur les réseaux sociaux, plutôt que de téléphoner, on va en ligne et on consulte notre monde… De même, les membres de notre réseau ne se gênent pas pour faire connaître leur bonne ou moins bonne opinion sur un service ou un produit. Le web et les médias sociaux constituent une nouvelle façon de s’informer, de communiquer et de consommer. Le mouvement est tout juste amorcé, mais il va en s’affirmant et son influence bouleverse tous ceux qui jusque-là avaient un grand pouvoir d’influence sur le grand public : les médias et les publicitaires. Bienvenue, dans le réseau mondial des beaux-frères et des belles-sœurs! Le contenu et le ton
Ce livre se fonde sur les billets publiés par la conseillère en stratégie web Michelle Blanc. À l’image du blogue de Michelle, le ton est amusant, irrévérencieux, les idées claires, les conseils judicieux et la matière d’actualité. Les billets sont retravaillés pour garder leur actualité et les différents billets sont reliés entre eux par de courtes mises en contexte. Le livre propose une série de thèmes sous lesquels sont regroupés les billets de manière à faciliter la lecture et ce que je dégage les grandes lignes d’un sujet. Organisation des chapitres
Michelle Blanc a publié plus de deux mille billets depuis la création de son blogue. Son blogue documente au quotidien les changements majeurs que le web apporte à notre façon de communiquer et de consommer. Chaque chapitre de ce livre met en lumière, par des exemples et des réflexions, comment le web et les médias sociaux modifient tous les rapports que nous entretenons. Bref, vous saurez ce qui est poche et pourquoi! Le découpage des chapitres :
On en apprend des choses grâce à la porno (Avant-propos) :
Ce que l’industrie de la pornographie nous a appris
Sex drug and rock & roll les innovateurs du Web
Ce que le web a changé et comment se sont développé les médias sociaux
L’échange et le partage d’information
Les communautés en ligne
Qu’est-ce qu’une présence Web efficace
critères d’une présence Web efficace
perméabilité engins de recherches, contenus, hyperliens
De la transparence : ou choisir de dire ce qu’on peut assumer
Le réseau des belles-sœurs et des beaux frères unis… (Introduction – Un survol des médias sociaux)
Les médias sociaux
La manne illimitée
Les différences géographiques
Les différences sociodémographiques
Les différences fonctionnelles
Le blogue peut importe sa forme est toujours KING des médias sociaux
Le concept de discussion (je, tu, il, nous, vous, ils)
Le temps réel L’importance grandissante des moteurs de recherches en temps réel
L’importance croissante de la mobilité et les nouveaux médias sociaux mobiles
Géolocalisation : Foursquare
Twitter – Twitpic
L’entreprise, le web et les médias sociaux
La peur de perdre le contrôle de son message – on ne vous le dit pas, mais vous êtes déjà sur le web, parce que des gens parlent de vous…
Exemples de mauvaise gestion de crise sur le web
le partage des savoirs qui coupe de la job
Les questions de sécurité – ex. le code Source ouvert…
DOD, CIA, Gendarmerie Française sont Open Source (ce sont les gens de sécurité qui ne semble pas avoir peur de la sécurité du open source)
Exemple du Brésil (exige le code source de Microsoft traduit en Portugais)
CMO’s Dilemna
Comment vendre médias sociaux aux patrons
Le blogue d’affaires : ROI (return on investment) du blogue
Interne / externe / des médias sociaux
La gestion des commentaires
Exemple US Air Force
politique éditoriale des contenus, des commentaires
Le référencement du blogue = engorgement des résultats de recherches donc la marque est « sécurisée »
La nouvelle génération, l’entreprise et le web
Le mash-up : des pistes pour être moins « poche »…
Faire de la politique 2.0 : on y arrive ou pas?
Du 1.0 au 2.0
Les partis politiques ont saisi l’importance du web et des médias sociaux
Mais les ont-ils bien exploités?
Quelques exemples près de nous
Les avantages – désavantages
La gouvernance 2.0
Les bons et moins bons exemples : être là c’est une chose, être poche c’en est une autre… De qui faut-il s’inspirer?
Les agences de publicités
Les dilemmes des gens de publicité, marketing et relations publiques et du voisin qui sait soudainement la couleur de notre vaisselle
Le shift des modèles d’affaires des agences de pub
Le dur tournant des agences classiques vers le web
…du 15% à se pogner le cul, à la gestion de la conversation
Les agences et le 2.0
les outils traditionnels : le communiqué de presse se meurt
Les vieilles habitudes qui sont dures à casser – les cas
Astroturfing etc.
Le nouveau modèle pour être moins poche : le mix marketing-médias
Journalistes, médias et diffusion de l’information
La fameuse crise des médias
Quelques cas
Blogueurs vs journalistes
la démocratisation des moyens
à qui parlent les relationnistes de presse?
à qui parlent les médias?
Le mix médias
Les transformations du métier de journaliste
Le gestionnaire médias sociaux et celui des communautés
Le temps réel : la vélocité de l’information sur Twitter qui force les médias à réviser leur position
Les rapports interpersonnels
Parabole de l’espace
Les fausses peurs des médias sociaux
vol d’identité
Diffamation
Et si ma mère me voyait (et vice-versa)
la notion public/privée
La réciprocité
Seul dans l’univers?
Le problème avec le web, c’est que les autres aussi peuvent répondre et diffuser
Exemples – cas personnel – chicane en ligne etc.
Pourquoi les artistes sont poche sur le Web
Gérer son image ou sa marque – et la notion de transparence
MAJ
Comme on me le suggère dans Facebook, il va certainement y avoir une section sur le WOUHOUHOU qui est devenu une sorte de signature sur Twitter et Facebook et j’ay parlerai de l’importance stratégique de savoir déconner en affaire, mais dans la vie de tous les jours aussi…
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À la demande express de LeDétesteur (c’est tu juste moi ou…), voici ce que j’ai détesté le plus durant la dernière décennie. Je déteste ça répondre aux chaînes de questions mais j’ai un faible pour le détesteur et sa chevelure graisseuse.
Le Détesteur Blogueur
Salut Michelle, je te copie-colle une invitation pour participer à un article de fin de décennie sur mon blogue, si ça t’intéresse ça va comme suit:
Comme tu sais, c’est la fin de 2009, donc la fin de la première décennie du nouveau millénaire. Je contacte plusieurs personnes dont toi pour faire un article-compilation des événements/choses/personnes marquantes des dix dernières années, parce que j’ai jugé que tu étais une personne intéressante.
Comme je veux faire simple et rapide, le questionnaire est ridiculement court:
Qu’as-tu détesté le plus durant cette dernière décennie? (événement/chose/personne)
Pourquoi?
Plogue-toi. Ton expertise, ton twitter, facebook, blogue, site web, émission de radio/télé…
J’aimerais aussi que tu me confirmes si tu acceptes ou non que j’utilise ta photo principale facebook pour accompagner ton nom à l’article, si non indique-moi laquelle.
Si tu acceptes de te livrer au jeu, tu as jusqu’au samedi 19 décembre pour répondre à ce court formulaire, ici-même sur facebook dans ma boîte de messagerie.
Merci et joyeux détestemps des fêtes.
Alors voici donc mon top:
J’ai détesté tous ces sites en Flash et ces concours bidon ou les agences s’autocongratulent et se donnent des prix à tour de rôle (l’effet Boumerang) pour des sites web que je trouve poche.
J’ai détesté toute cette mode des télé-réalités (excepté pour la première saison de Survivor et The Apprentice).
J’ai détesté ceux qui vomissent sur les blogues et qui par la suite s’en partent un eux-mêmes.
J’ai détesté le mépris que j’ai vécu lors de ma transition d’homme à femme et ces connards qui me l’on fait vivre.
J’ai détesté cette mode de mettre du tofu partout. J’haïs ça la simili viande, le simili poulet, le simili poisson et le tofu à n’importe quoi. J’haïs le tofu. S’tu clair?
J’ai détesté qu’on perde le droit de mettre nos sacs d’épicerie en plastique blanc dans la rue pour les poubelles et qu’on nous vende des sacs en poubelles en plastique non biodégradables à la place.
J’ai détesté commencer à écouter une nouvelle série américaine et qu’ils décident de tirer la plogue avant qu’elle ne soit terminée.
J’ai détesté m’acheter une X-Box juste avant que ne sorte le X-Box 360.
J’ai détesté que Second Life perde de son intérêt.
J’ai détesté qu’on fasse cette chasse aux sorcières aux fumeurs et qu’on ait plus le droit de fumer dans les fumoirs et dans les bars et qu’on doive se les geler pour fumer un clope dehors par mois 40.
Ouf, ça fait du bien en mautadit de se vider le cœur et de dire ce qu’on déteste!
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Sur le Web on voit tous ces concours et gimmicks du genre « faites ceci et devenez riches ». Je ne vous proposerai donc pas de devenir riche. Cependant, si vous êtes juste un peu geek, que vous lisez mon blogue et celui d’autres spécialistes de Web (dont plusieurs sont dans mon blogroll tout en bas de ce blogue) et que vous avez le courage de dire à la webcam (notez ici que ce ne sera pas la qualité vidéo qui sera jugée, mais plutôt la pertinence du propos) quels sont vos prédictions technos/geeks pour 2010, vous pourriez gagner une visibilité nationale auprès des décideurs d’affaires canadiens. En fait, vos prédictions (si elles sont retenues) seront présentées lors du gros spectacle annuel de Deloitte, TMT du Canada, qui fera le tour de toutes les régions de notre pays. En guise de « personal branding » ou de positionnement d’entreprise, ça peut être donc très intéressant. Voici donc le communiqué de Deloitte :
Deloitte Canada lance un concours qui place les Canadiens au centre d’une discussion en ligne à propos des changements qu’ils envisagent en 2010 dans les secteurs mondiaux de la technologie, des médias et des télécommunications.
Dans le cadre de ce concours, Deloitte invite les visionnaires des TMT et passionnés de technologie à soumettre leur prédiction en format vidéo sur les tendances à venir. Du 1er au 31 décembre 2009, les soumissions vidéo peuvent être téléversées et visionnées sur le site www.deloitte.ca/maTMT et sur www.facebook.com/deloittecanada. Le public est encouragé à voter pour sa vidéo préférée sur www.deloitte.ca/maTMT. Les concurrents peuvent aussi inviter leurs fans à voter pour leur vidéo. Le tag officiel est « #MyTMT ».
(…) La vidéo gagnante sera présentée lors du lancement canadien de la tournée 2010 des prédictions TMT, qui réunira, entre autres des leaders de Deloitte, des chefs de la direction, des présidents et autres joueurs clés du secteur, le 19 janvier 2010 à Montréal. De plus, cet événement sera transmis en temps réel sur Internet à l’adresse www.tmtpredictions.ca/fr.
Lors du lancement à Montréal, les 10 prédictions TMT de Deloitte seront disponibles à l’adresse www.tmtpredictions.ca/fr à partir du 19 janvier et seront à l’affiche dans une série d’événements pancanadiens des prédictions TMT, soit le 20 janvier à Toronto, le 21 janvier à Winnipeg, le 22 janvier à Ottawa, le 26 janvier à Québec, le 27 janvier à Halifax, le 28 janvier à Toronto-Nord, le 1er février à Vancouver et le 2 février à Calgary.
Le gagnant du concours vidéo et jusqu’à trois de ses amis seront invités à assister à l’événement le plus près de leur lieu de résidence. Pour de plus amples renseignements sur ce concours, visitez www.deloitte.ca/maTMT.
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Je suis native de Québec et fière de l’être. C’est pourquoi je suis particulièrement touchée que la rédaction du magazine touristique Québec-Scope s’en souvienne et surtout, qu’ils ont fait de moi l’une de leurs 19 personnalités de l’année 2009. Si vous cliquez sur l’hyperlien du magasine et que vous allez à la page 83, vous remarquerez une photo de moi enfant. C’était en fait la première fois de ma vie que je faisais du ski de fond, lors d’une classe neige en sixième année. Sinon, voici l’intéressant questionnaire auquel j’ai répondu pour ce gentil profil.
Comment avez-vous démarré votre entreprise, votre carrière? J’ai effectué un retour aux études dans la quarantaine, ce qui a été un point tournant dans ma vie. Il y a aussi le fait que j’ai vendu ma première entreprise après trois ans, ce qui m’a permis d’en partir une autre.
Quelles sont les difficultés perçues tout au long de votre parcours? Avoir changé de sexe et tout ce qui se relie à ça : la peur du rejet public qui s’est finalement avérée une fausse peur, car les gens ont trouvé que c’était une preuve d’intégrité.
Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui débutent dans votre domaine? Il faut toujours essayer de trouver sa vraie passion… c’est tout ce qui nous permet d’être bons dans ce que nous entreprenons et, souvent c’est le meilleur moyen de faire de l’argent.
Quelle est votre plus grande réalisation à ce jour? Avoir trouvé ma passion et je suis fière du statut que j’ai à ce jour.
Racontez-nous une anecdote que vous avez vécue? Sur mon site internet, j’avais proposé aux internautes de voir l’ombre de Bibitte, ma conjointe, qui n’est pas connue publiquement et , juste pour voir son ombre, il y a eu 200 clics en l’espace de 15 minutes!
Quelle est votre principale qualité? L’intégrité.
Quel est votre principal défaut? J’ai le défaut de ma qualité… je suis « grande gueule ».
Que détestez-vous par-dessus tout? La bêtise humaine et le mépris.
Quel est votre passe-temps favori? Cuisiner,
Qui est votre modèle, votre idole? J’en ai plusieurs! Entre autres, Jacques Nantel et, dans ma vie de tous les jours, ma conjointe, dont le surnom est Bibitte.
Si vous étiez un superhéros (film, roman, etc.), qui seriez-vous? Fifi Brindacier pour son fort caractère et sa créativité.
Quel est votre drink préféré? Pourquoi? Le scotch pour sa finesse. Et j’adore le duo cigare-scotch. Aussi, quand je vais à Paris, je me procure toujours deux bouteilles de Peuchet Fine Réserve de l’Empereur XO.
Quel est votre restaurant préféré? Pourquoi? À Montréal, le Garde-Manger pour l’innovation du chef et l’ambiance. Et mon endroit favori à Montréal est le Laïka sur St-Laurent, un café internet chaleureux où j’aime me retrouver. J’y vais environ 3 fois par semaine.
Qu’aimez-vous le plus de la ville de Québec? Son charme, sa beauté architecturale, ses rues et j’admire et développement urbain des dernières années. Plusieurs souvenirs d’enfance se rattachent à Québec.
Quelle est votre ville préférée dans le monde (mise à part Québec)? Pourquoi? Ce n’est pas une ville, mais une île où le sable est blanc et doux comme de la poudre à bébé et l’eau est de couleur turquoise. C’est l’île de Long Island South Bahamas. J’aime aussi au Québec la rivière Ste-Anne, au pied du Mont Albert dans la Gaspésie qui est magnifique.
Quel rêve ou projet aimeriez-vous voir se réaliser pour Québec? Il faudrait que la chicane entre Québec et Montréal cesse.
Où serez-vous dans 19 ans? Je veux poursuivre mes passions… et avoir du fun… le reste suivra!
Que représente le temps des Fêtes pour vous? La tristesse, car suite à mon opération, la moitié de ma famille ne me parlent plus. Je ne peux donc plus voir, entre autres, mes neveux et nièces.
Quelle est votre résolution pour l’année 2010? Je désire être encore plus mordante.
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Hier je faisais une courte allocution sur mon cheminement de femme entrepreneure lors de la Journée de l’entrepreneuriat féminin. Aujourd’hui je jouis d’une crédibilité et d’une visibilité médiatique qui me fait très bien vivre. Mais ça n’a certes pas toujours été le cas. On a d’ailleurs déjà eu le culot de me dire que je réussissais aujourd’hui parce que j’étais transsexuelle et que ça avait fait les manchettes. Ma réponse fut alors « ne te gêne donc pas pour changer de sexe si tu crois que c’est la voie rapide du succès »!
J’y ai parlé de l’importance de la passion, de mon coming-out, du mépris et de mes débuts comme entrepreneure. J’expliquais que lors de la fondation de ma première entreprise Adviso Conseil (que j’ai vendu par la suite) mes collègues cofondateurs et moi-même, avions crevé de faim durant trois ans (dans le sens littéraire de toute évidence). Si ma mémoire est bonne, lors de notre première année d’opération, nous avions eu un chiffre d’affaires de $80 000, moins les dépenses, à se diviser à quatre associés. Nous avions donc des conjointes des plus compréhensives pour supporter ces aléas indispensables de la vie d’entrepreneur. Nous avons trimé difficilement durant trois ans, avant de commencer à avoir une crédibilité qui nous fait tous bien vivre aujourd’hui. À l’époque, nous étions les finissants de la première cohorte de Maîtres es Science en commerce électronique. Les gens nous disaient « so fucking what? Qu’avez-vous fait de réel? » Nous nous sommes donc associé à la Chaire de commerce électronique RBC Groupe financier qui était alors dirigé par Jacques Nantel et nous avons travaillé fort pour développer plusieurs publications professionnelles que nous donnions par la suite, afin de développer cette crédibilité qui nous vient des autres. D’être entrepreneur n’est pas facile, les débuts sont souvent laborieux, il faut s’attendre aussi à ne pas en vivre avant peut-être plusieurs années. Mais une fois que votre pain rassis a été mangé, avec de la persévérance, du travail et idéalement de la passion, c’est sans doute la vie la plus excitante qui soit. Le succès que vous aurez alors risque d’avoir un goût très satisfaisant et vous pourriez même faire des jaloux. Mais il ne faut certainement pas oublier le chemin parcouru et les débuts qui sont souvent difficiles. D’ailleurs, notre premier bureau était dans un appartement d’un 2e étage d’un quartier peu fréquentable. Nous invitions donc nos clients à venir nous rencontrer après les 10 :00hr, afin de laisser le temps aux prostitués du coin de finir leur « chiffre » puis lorsque les clients entraient dans ce qui nous faisait office de bureau, nous disions à la blague que Microsoft avait débutée dans un sous-sol, Google dans un garage, mais que nous nous étions dans un 2e étage…
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