Deux principes économiques indispensables au commerce électronique : le versioning et le bundling

C’est mon ancien prof d’économie numérique de HEC Montréal Jacques Robert, qui m’avait initiée à ces deux piliers fondamentaux du commerce électronique. Depuis, je ne cesse de les expliquer à mes clients. J’ai donc décidé de vous en parler aujourd’hui. Il s’agit du bundling et du versioning. Étant donné que très souvent, les produits et ou contenus numérisables n’ont pas de coûts associés à leur entreposage, ou que comme je l’ai déjà mentionné, de plus en plus les créateurs ne feront pas nécessairement de l’argent avec leur œuvre, mais plutôt avec les produits dérivés de ceux-ci. De comprendre ces concepts pourra certainement vous aider.
Qu’est-ce que le bundling?
Wikipedia définit le bundling comme étant :

Product bundling is a marketing strategy that involves offering several products for sale as one combined product. This strategy is very common in the software business (for example: bundle a word processor, a spreadsheet, and a database into a single office suite), in the cable television industry (for example, basic cable in the United States generally offers many channels at one price), and in the fast food industry in which multiple items are combined into a complete meal. A bundle of products is sometimes referred to as a package deal or a compilation or an anthology.

Par exemple, La Presse du samedi est du bundling. On joint ensemble plusieurs cahiers qui si vendu séparément, n’auraient pas le chiffre d’affaires que combiné ensemble. Pourtant vous ne lires que quelques-uns de ces cahiers et votre conjoint (te) en lira probablement d’autres. Les grandes conférences technos en sont aussi un exemple. Nous avons plusieurs conférenciers lors d’une même journée, ce qui permet d’obtenir une plus grande assistance et un meilleur prix du billet qui son on ne vendait qu’une seule conférence.

Qu’est-ce que le versioning?
Le versioning est très utilisé dans l’industrie logicielle. Une entreprise développe un produit avec une foule de fonctionnalités. Elle mettra cependant le produit en vente avec différentes versions à des prix différents, en fonction du nombre de fonctionnalités ou de particularités logicielles que vous aurez un un prix fixé. Cependant, vous achèterez le même logiciel que celui qui sera vendu beaucoup plus cher, sauf que des mécanismes de barrure ne vous permettront pas de jouir de son plein potentiel (à moins que vous ne payez davantage pour le débarrer). Par exemple, mon blogue est gratuit, cependant les gens me paient pour répéter ce que j’ai déjà écrit (sous forme de consultation ou de conférence), on fait un livre avec mon contenu qui est déjà gratuit (Les médias sociaux 101 paraîtra sous peu et mon Chapitre Bloguer pour vendre (PDF) de Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires est aussi issue de certains de mes billets). On peut donc dire que je fais du « versioning » de mes contenus.

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90% des entreprises canadiennes utilisent les médias sociaux = bullshit

Un sondage de Léger Marketing, commandité par SAS titrait dernièrement Quatre-vingt-dix pour cent des entreprises canadiennes utilisent les médias sociaux avec le sous-titre Plus de cadres du secteur public que du privé affirment qu’il s’agit du principal outil de communication avec le public.
Une journaliste de Radio-Canada, Marjorie April me téléphone donc pour discuter de ce sondage. Comme je lui démontre que c’est de la « bullshit » (de la grosse merde pour les potes d’outre-Atlantique), et que c’est une fille intelligente, elle fait tout de même son topo, mais nous parlons plutôt de comment certaines entreprises canadiennes s’en servent intelligemment. Mais si nous revenons au communiqué de presse « trop sexy pour être vrai », nous comprenons que le titre est l’addition de ce constat :

Un cadre sur six considère que les médias sociaux constituent le principal moyen dont leur organisation dispose pour attirer l’attention du public sur leur marque; tandis que 31 % affirment que ceux-ci jouent un rôle de premier plan et 43 %, un rôle limité

Ce qui est censé faire 90% des entreprises canadiennes. Allô la terre? Tout d’abord, ces chiffres parlent de « cadres » et non d’entreprises. Ensuite, si je dis que les médias sociaux « jouent un rôle limité », par quelle extrapolation fallacieuse suis-je en train de dire que je les utilise? C’est un peu comme de dire que je suis chrétienne et qu’on titre que je vais à la messe.

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Bombe. TV, mon entrevue Médias sociaux en ayant du fun

C’est avec plaisir que j’ai participé à une capsule Bombe.TV pour jaser de l’un de mes sujets de prédilection, les médias sociaux. Ainsi, nous discutons d’exemples positifs d’entreprises sur les médias sociaux, de ce qui fait une bonne conversation, de certaines de mes vidéos préférés White Christmas (mon côté ringarde) et Dove Evolution et de ces gens qui veulent avoir une vidéo virale. Comme vous le remarquerez peut-être, j’ai eu bin du plaisir avec la jeune journaliste Vanessa Cournoyer et nous avons franchement rigolé durant ce tournage.

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Old Spice, le culte marketing et les retombées d’affaires

C’est lors d’une rencontre avec les employés d’un client (qui sont designer) que j’ai pour la première fois entendu parler du phénomène Old Spice. Le Globe and Mail titrait The cult of Old Spice, TheStar How Old Spice campaign changed social media et ainsi de suite avec les actualités. On peut donc conclure que même si Old Spice ne vend pas de produits, ils ont eu des retombés de relations publiques mirobolantes. Hey, ils ont même gagné le grand prix du Lion d’or de la publicité à Canne.
Cependant, comme le révèle l’article Old Spice Revisited: Lessons and Cautions for Small Business de Small Business Trends, les ventes ont chute de 7%, malgré des coupons promotionnels d’achat « achetez-en un et obtenez-en un gratuitement »! Peut-être que sans le battage publicitaire, les ventes de Old Spice seraient plus merdiques encore, mais peut-être aussi que cette campagne n’aura été bénéfique que pour l’agence qui l’a créé? Quoi qu’il en soit, il est toujours bon de ne pas perdre de vue ce qui devrait être l’un des buts de tout investissement publicitaire et média sociaux, influer sur les ventes. Je vous laisse donc sur cette conclusion de l’auteur de l’article, Stephen Denny.

There’s nothing wrong with spending money on video aimed at viral success. Go ahead. It might work. And there are many, many people who will tell you how to go down this path. But the real point of spending money at all in business is to get more business, so ensure – regardless of what you’re promised – that everything you do is pointed towards converting that casual viewer into a buyer.
The secret of many successful advertising campaigns is that they can be leveraged in-store or online.
(…)
The campaign ran for six months, and the brand experienced a 7 percent volume decline, with a spike driven by coupons. It lagged many of its competitors in the category. And yet, the campaign is held up as a paragon of marketing genius. Careful there; that’s dangerous talk.
Let’s learn from this “case study” – the good, the bad and the hopelessly overblown – and use it as a cautionary tale to grow our own success stories.

Pour remettre les choses en perspective ici, c’est bien de gagner des Boomerangs, mais est-ce que ça a réellement affecté le bottom Line?

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Mon blogue a 5 ans, merci, merci, merci, merci et merci

C’est le 23 août 2005 que naissait ce blogue. Le titre de mon premier billet était Une invitation. Cinq ans plus tard, Le Web, le commerce électronique, les stratégies, le marketing Internet, les médias sociaux et moi-même avons bien changé (même que j’ai changé en maudit à plus d’un égard). Ce qui est resté pareil est ma passion pour mon métier et pour les gens (c’est-à-dire vous) qui gravitent autour. Je vous remercie donc cinq fois pour cette assiduité que vous avez à me lire, pour les très nombreux commentaires que vous avez faits, pour les nombreux camps, Yulblog, Yulbiz et conférences ou nous nous sommes rencontrés, pour les nombreux apéros que nous avons partagés, pour les extraordinaires amitiés que vous m’avez apportées et pour l’amour que vous m’avez démontré à des moments pénibles de ma vie et lors de réussites personnelles, dont vous êtes tous un peu responsable.

Merci, merci, merci, merci et merci

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La gestion de la multitude sur les médias sociaux

Comment gérer plusieurs milliers d’abonnés (Twitter Facebook et autres médias sociaux conversationnels) et demeurer accessible? C’est une question que l’on me pose souvent et qui est mis en exergue dans l’article de Owni, Les méfaits d’une grande audience sur twitter, qui est en fait une adaptation de Clive Thompson in Praise of Online Obscurity. Les arguments de ces articles sont qu’à partir d’un certain nombre d’abonnés, la socialisation et la conversation ne sont plus possibles. On devient plus un médium de diffusion que de conversation. Les gens sont intimidés d’entrer en relation avec « la vedette » qui a tant d’abonnées et cette vedette, devenant consciente de sa portée, commence à s’autocensurer. Nous devrions donc valoriser l’obscurité et les petits groupes qui sont plus favorables à une communication vraie.
Après avoir partagé ce texte sur Twitter et Facebook, plusieurs personnes voulaient savoir mon avis là-dessus étant donné que je valorise la réciprocité dans les médias sociaux (si vous me faite l’honneur de me suivre, je vous dois la politesse de faire de même avec vous), que je suis contre le twitter-shobisme et que j’ai plusieurs milliers d’abonnés.

Comment je fais pour gérer la multitude sur Twitter et Facebook?
C’est une question que me posa Friedrich Thor Nissen (le gestionnaire média social de Misteur Valaire) lors d’un spectacle de Misteur Valaire.
Je lui répondis :

-Présentement nous sommes dans une salle avec 2000 personnes. Tu as pourtant l’impression que je suis vraiment en communication avec toi, que cette communication est vraie, que je t’écoute et que j’interagis. Pourtant, dans 2 minutes, je vais jaser avec quelqu’un d’autre dans la salle et je serai tout autant aussi vraie. Il est même possible que j’entende les conversations de gens et que j’intervienne dans celles-ci. Il est cependant clair que je ne tenterai pas de savoir ce que disent les 2000 personnes et que je ne « capoterais pas » de ne pas savoir ce qu’ils ont dit le temps que je suis ici. Aussi, au lieu d’être 2000 personnes, nous pourrions n’être que 10. Il est clair que les possibilités d’interactions et que la potentialité d’échanges en serait beaucoup réduite. Les médias sociaux c’est un peu ça pour moi. Je ne vais certainement pas tenter de savoir ce que 2000 personnes disent en même temps, mais je suis heureuse de savoir que je vais peut-être faire des rencontres surprenantes et que des 2000 personnes que je ne connais peut-être pas, je vais me faire de vrais échanges avec des inconnus comme cet échange que nous avons présentement, bien que c’est la première fois de ma vie que je te parle.

Il reste cependant la question de l’auto-censure. Je dois admettre que je me censure plus maintenant que lors de mes débuts dans les médias sociaux. En fait, je me suis toujours censurée. J’ai souvent répété à ceux qui croient que je suis un livre ouvert sur le web, qu’ils lisent ce que j’écris, mais qu’ils ne lisent pas ce que je n’ai pas écrit et qu’ils n’ont aucune idée de tous ce que je ne dis pas. Aussi, je suis un peu « politically incorecte », baveuse et un brin provocante. D’ailleurs, certains connards anonymes se font un plaisir de citer certains de mes 20 000 twitts, hors contexte, pour mousser leur démagogie. Par exemple, dernièrement dans un forum, on pouvait lire :

C’est toujours un peu particulier d’être au bureau, d’avoir ton boss en arrière de toi, et de voir “Jeudi confession: je m’ennuie de mon gros pénis parfois”

Il a évidemment oublié de mentionner que ce jeudi confession était fait le 1er avril et que c’était une blague salée comme j’aime bien en faire. De plus, je me méfie maintenant (outre les citations hors contexte de certains de mes twitts) des effets pervers de mes écrits. Je suis consciente des effets de mes écrits (par exemple ce restaurateur qui a vu son chiffre d’affaires gonflé après l’un de mes twits positif) mais je découvre qu’il y a aussi des effet pervers que je n’avais jamais vu venir. Par exemple, certains de mes collaborateurs, fournisseurs ou partenaires, m’ont signifiés qu’après que j’eue mentionné mon bonheur de travailler avec eux et la compétence qu’ils avaient démontrée à mon égard, furent submergés de courriels et ou d’appels téléphoniques de gens disant « j’espère que vous m’en donnerez autant que vous en donnez à Michelle Blanc ou je ne suis peut-être pas une vedette comme « Michelle Blanc » mais j’exige que vous fassiez aussi telle ou telle chose. C’est donc étrange de remarquer qu’une observation positive sur quelqu’un ou sur une organisation puisse attiser la jalousie…

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Flashcode, Code à barres et intelligence numérique et collective des objets

C’est lors d’un lunch avec le copain Henri Kaufman que j’ai pour la première fois été exposée à l’importance du Flashcode pour l’évolution du Web. Il en a d’ailleurs garni amplement son livre Internet a tout changé. Wikipedia décrit le flashcode comme étant

(…)la marque des codes-barres 2D développée par l’Association française du multimédia mobile. Ces pictogrammes composés de carrés peuvent notamment être décodés par des téléphones mobiles disposant du lecteur flashcode. Certains téléphones mobiles sont déjà équipés de ce lecteur, pour d’autres, il est nécessaire de l’installer.
La photographie d’un flashcode, comme celle d’autres types de code-barre 2D, avec un portable peut déclencher différentes actions, telles que :

  • se connecter à un site Internet mobile pour recevoir aussitôt un article, par exemple ;
  • envoyer un SMS, un MMS ou un courrier électronique ;
  • générer un appel téléphonique ;
  • enregistrer une carte de visite dans ses contacts.

Je vous parle de ça parce que le flashcode sera intégré à mon prochain livre (écrit en collaboration avec Nadia Seraiocco) et qu’il vous permettra en utilisant un lecteur de flashcode comme Mobiletag, installé sur votre téléphone intelligent, de lire une vidéo explicative d’un élément de mon livre ou toute autre information numérique que je pourrais vouloir vous partager. Ainsi, pour prendre un exemple d’affaires, les producteurs de volailles du Québec (clin d’œil ici au pote le chef Cong Bon, Chef officiel des producteurs de volailles) pourraient décider d’imprimer des flashcode spécifiques sur leurs emballages de poulet pour permettre de suivre une recette vidéo du chef Cong Bon qui nous illustre comment le préparer. Un producteur de spectacle pourrait aussi inclure des flashcode sur les affiches de ses spectacles à venir pour diriger l’internaute mobile vers un clip du groupe, le site d’achat de billets, une carte de la salle ou autre, comme le fait d’ailleurs Disneyland Paris (selon Wikipedia).

À Disneyland Paris, des flashcodes insérés sur les flyers distribués dans le parc et les affiches publicitaires permettent aux visiteurs équipés de découvrir la dernière vidéo de Mickey et de consulter les informations pratiques du parc (horaires des spectacles, offres spéciales sur les restaurants et boutiques)

Mais le code-barre que nous connaissons tous déjà et qui garnit tous les produits de consommation est maintenant aussi exploité par des outils mobiles permettant d’ajouter des informations générées utilisateurs, sur divers produits. L’application IPhone Stickybits permet déjà cette prouesse et quoiqu’elle ne soit encore peu utilisée ici, bientôt, les consommateurs ne se gêneront pas pour diffuser des infos pertinentes et des critiques positives ou négatives sur une foule de produits de consommation. Nous entrerons bientôt dans l’ère de l’intelligence numérique et ou collective des objets.
À quand des flashcode avec informations touristiques sur le mobilier urbain de Montréal comme c’est déjà le cas à Paris Bordeaux, Sarlat, et Toulouse?

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Facebook = vous n’êtes pas chez vous!

Hier, un client m’écrit en panique que sa page organisationnelle a été « flushé » de Facebook, sans préavis ou explication autre que ce message :

Hello,

The Page (XXXX) has had its publishing rights blocked because it violates our Pages Terms of Use. Amongst other things, Facebook restricts the publishing rights of Pages that impersonate other entities, represent generic concepts, spam users, or otherwise violate our Terms of Use. These policies are designed to ensure Facebook remains a safe, secure and trusted environment for all users. If you have any questions or concerns, you can visit the Terms applicable to Facebook Pages at http://www.facebook.com/terms_pages.php.

The Facebook Team

En discutant avec un autre client et en racontant qu’un client a eu sa page bani de Facebook (sans le nommer) mon client m’informe qu’il a eu la visite d’un représentant commercial de Facebook qui les a avisé qu’il n’était pas permis de faire un concours sur Facebook, à moins d’y acheter de la publicité. On peut comprendre cette interprétation de Facebook en lisant dans les termes de Facebook :

7. If you collect user information on your Page, Section 9 of this Statement also applies to you.

et

9. You may not establish terms beyond those set forth in this Statement to govern the posting of content by users on a Page you administer, except you may disclose they types of content you will remove from your Page and grounds for which you may ban a user from accessing the Page.

En clair, chez Facebook vous n’êtes pas chez vous. Vous êtes chez Facebook. En outre, une grosse portion de Facebook est fermée au reste du Web. Facebook est comme un nouveau Web parallèle. Donc si vous avez 5000 membres de votre page corporative et que seulement 10% lisent ce que vous y écrivez, vous ne parlez en fait qu’à 500 personnes. En comparaison avec un blogue disons, le contenu que vous y mettrez sera lui accessible à l’ensemble des internautes. C’est une méchante différence. Comprenez bien que je ne dévalorise pas la présence d’entreprise sur Facebook, bien au contraire. Je m’efforce plutôt d’indiquer que Facebook se doit d’être dans l’arsenal d’une présence média sociaux mais qu’il ne sera probablement pas le fer de lance d’une stratégie et qu’à moins que vous n’achetiez de la pub sur Facebook, que vous ayez déjà une masse critique importante d’usager (comme pour un syndicat ou un ordre professionnel ou un CEGEP par exemple), ou un brand très fort (comme Nike ou Starbuck), une page organisationnelle ne fera peut-être pas les miracles que vous vous attendez. En outre, les termes d’utilisation de Facebook peuvent et risquent de changer sans préavis. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à plusieurs animateurs radio de stations communautaires de Montréal qui ont vu leur blogue MySpace disparaître du jour au lendemain parce que MySpace venait de changer ses conditions d’utilisation.

MAJ

Je vous invite aussi à lire ou à relire mon billet: La folie des entreprises avec Facebook

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Le succès dans l’ombre n’est pas l’ombre du succès

Un de mes clients est une firme de Montréal qui a un succès planétaire. Ils sont dans une cinquantaine de pays et une trentaine de langues. C’est l’un de nos fleurons que personne ne connaît. Ou plutôt si, tout le monde connaît, mais personne ne sait que ça vient d’ici. Bref, leur produit est populaire partout sur la planète et ils ont des fans à ne savoir que faire. Ils ont tellement de fans d’ailleurs que c’est pour les gérer, ou plutôt savoir comment faire du fric avec ça, que j’ai eu mon premier mandat avec eux. Mon conseil était que plutôt que de lutter contre les admirateurs (comme ils tentaient désespérément de le faire pour une question de droits), ils devaient plutôt s’en faire des alliés et se servir d’eux pour démultiplier les retombés. C’est ce qu’ils mettent sur pied depuis plusieurs mois et en se faisant, ils découvrirent que l’un de leurs partenaires les vendait sur une plate-forme Web, sans les avoirs avisés. Ce qui fait que de ces droits dérivés et que des négociations avec le fournisseur, mes conseils sont déjà largement payés avant même que la stratégie que j’ai conçue pour eux ne soit encore en place. Toujours est-il qu’un jour je demandais au grand patron pourquoi il ne faisait pas de relations publiques pour faire savoir qu’ils venaient de Montréal, qui ils étaient et partager ce succès planétaire à saveur locale. Il me dit, tu sais Michelle, nous avons tellement de succès et faisons tellement de profits avec ça que ça fait des jaloux. Certains membres de nos familles (mon associé et moi) ne voient plus maintenant en nous qu’une vache à lait de fric. Aussi, j’aime bien ça m’assoir sur une terrasse et prendre un drink sans avoir les paparazzis au cul et pouvoir vivre dans l’anonymat. Cette quiétude vaut encore plus que toute autre chose et nous avons la chance d’avoir un produit qui se vend très bien et qui rapporte gros. Nous préférons de loin, pousser celui-ci et ne pas faire de vague. Le pire est qu’il avait parfaitement raison. Des fois, avoir du succès dans l’ombre n’est pas l’ombre d’un succès…

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Écrire sur les médias sociaux c’est s’exposer

Écrire sur les médias sociaux et sur l’outil ultime de ceux-ci, le blogue, c’est s’exposer. Outre le syndrome de la page blanche (que vous pouvez contrer en vous filmant en parlant de votre sujet avec votre caméra Web, pour ensuite réécrire le verbatim de votre monologue parce que le Web est d’abord et avant tout un médium textuel), certaines personnes ont aussi le syndrome du « mais qu’est-ce que les gens vont penser de ce que j’écris? ». Ça m’est apparu de manière flagrante aujourd’hui durant, et après une rencontre avec un client. C’est un jeune professionnel intelligent, articulé et pertinent. Tout au long de notre rencontre, il me disait constamment son insécurité à ce que les autres pouvaient penser de ses opinions. Lorsque je lui demandais de verbaliser ses peurs, Il ne trouvait rien à dire. Mais ses peurs, même si elles étaient frivoles, étaient constamment présentes tout au long de nos discussions. C’était l’insécurité de ce que « les autres vont penser ». Il voulait une ligne éditoriale, avait peur de donner son opinion, avait peur de nuire à quelque chose ou à quelqu’un, avait peur d’avoir peur. Je soupçonne que cette peur du partage est l’un des obstacles majeurs à l’entrée active sur les médias sociaux de bien des gens. C’est pourtant en étant vrai, en ayant une opinion éclairée sur un sujet de niche, en y mettant de la passion, qu’on devient souvent pertinent et qu’on se fait un lectorat. Oui il y aura des gens pour ne pas être d’accord, oui il y aura des critiques, mais de ne rien dire et de ne rien faire est certainement la route pour ne pas avoir de problèmes, mais c’est aussi celle permettant de ne pas avoir de résultats, d’opportunités et de dialogues constructifs. Pour nager il faut se mouiller l’eau est toujours un peu froide à la première baignade. Mais après avoir surmonté ses craintes, on devient vite comme un poisson dans l’eau…

MAJ

D’ailleurs, il me demandait comment parler de sujets ou de clients et relations d’affaires sans les froisser. Je lui dis que moi je faisais souvent des exemples « white label » dans lesquels je parlais de clients sans les nommer. C’est un exemple pertinent pour lui que je viens de faire ici :-)

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Alliance Numérique : Besoin de participants à une étude majeure sur l’industrie Web au Québec

C’est mon ancien Associé d’Adviso Conseil (firme que j’ai cofondée il y a plusieurs années) qui me demande de vous faire part d’une initiative d’Alliance Numérique. Il s’agit en fait d’une étude sur les prestataires de service web au Québec qui est dirigée et conduite par Léger Marketing au bénéfice d’Alliance numérique. Plusieurs des grosses boîtes Web au Québec ont déjà répondus, mais afin de dresser le portrait le plus juste de notre industrie, les petits se doivent aussi d’y participer, les indépendants et les grosses boîtes qui ne l’ont pas encore fait aussi. Le gros avantage d’un tel effort est qu’il permettra par la suite à alliance Numérique de faire les représentations qui se doivent auprès des instances gouvernementales afin que notre industrie ait le support qu’elle mérite. Participez-y donc en grand nombre.

Répondez au sondage ici

MAJ

Malgré la date limite du 28 mai qui est affiché sur le site, l’étude est encore ouverte et c’est justement parce qu’elle n’a pas assez de répondants que j’ai fait ce message.

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Du « danger » des médias sociaux et du web pour les jeunes

De tous les mythes que je peux entendre et entendre à propos du Web et des médias sociaux, ce sont ceux de sa dangerosité qui me font réagir le plus. Cette semaine j’étais avec des groupes de gestionnaires du secteur de l’éducation. À plusieurs reprises, on me parla du danger du Web pour les jeunes qui deviennent accros à leurs écrans, écrivent n’importe comment et pourraient y dire, des choses nuisibles. Puis, j’allais fumer une clope avec une directrice d’école et on jasa plus profondément de ces sujets. Je lui dis que probablement, lorsqu’elle était jeune, elle écoutait la télévision et parlait longuement avec ses copines au téléphone. Probablement que ses parents trouvaient qu’elle était dépendante de la télévision et du téléphone. En fait, c’est exactement la même chose qui se produit avec le Web et les médias sociaux. Elle acquiesça et me révéla qu’elle était fascinée par la TV et qu’elle y apprit encore plus de choses que lorsqu’elle était en classe. Elle adorait les documentaires et c’est bien vrai qu’elle passait ses soirées avec ses copines au téléphone à discuter de tout et beaucoup de n’importe quoi. C’était en fait un sain mécanisme de socialisation adolescente. Elle s’inventait même des mots différents que ses parents ne comprenaient pas. Le corollaire est certainement identique avec les jeunes aujourd’hui. Ils sont en fait une génération qui va lire comme aucune génération ne l’a fait avant eux. Sauf qu’au lieu de lire dans un livre, ils lisent sur le Web. Ainsi, l’un de mes petits neveux, réputé haïr la lecture (selon ses parents), lorsque je le mis devant un blogue de hockey, il passa trois heures devant l’écran et vint me chercher pour apprendre à faire un commentaire qu’il fit dans un français impeccable. Il était très conscient que l’écriture «  c koi tu fé a soir » n’était pas celle qu’il devait utiliser pour laisser sa trace numérique sur un site sérieux (même si c’était un blogue sur le hockey). Il serait aussi ridicule aujourd’hui de dire que quelqu’un est dépendant du téléphone et accro de la télévision. Oui il faut faire de l’exercice, oui il faut ne pas être continuellement collé devant un écran, oui les jeunes peuvent passer des heures à discuter d’inssignifiances sur le Web avec leurs potes. Mais ce sont des comportements qui ont toujours été ceux des jeunes et qui le resteront probablement jusqu’à la fin des temps. C’est juste que les technologies changent et que de les démoniser, n’aide pas à les comprendre. Je répondis d’ailleurs à l’un de ces groupes que probablement, il y a quelques centaines d’années, qu’il se trouvait un chef amérindien pour trouver que son jeune était accro des signaux de fumées…

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Le « fair use » et l’utilisation des photos Facebook

Une question m’a été posée deux fois aujourd’hui. Quel hasard? Est-ce possible d’utiliser une photo qui est sur Facebook et dans le cadre d’une utilisation journalistique, est-ce qu’utiliser une photo qui est sur facebook peut-être considéré comme étant du « fair use »?

Je ne suis pas avocate et ceci n’est donc pas un avis juridique. Par contre, en lisant l’article Facebook photo free-for-all Is media’s use of photos fair dealing or freeloading? de la CBC, on peut déjà comprendre que vous n’avez pas le droit d’utiliser des photos que vous trouvez sur Internet ou sur Facebook et les utiliser selon votre bon vouloir. Des photos sont toujours la propriété des ayants droits, à moins qu’ils aient eux-mêmes cédé ces droits et que ce n’est pas parce que vous cédez vos droits à Facebook lorsque vous y déposez des photos, que cette cessation se transfert automatiquement au reste de la planète. Michael Geist, une sommité en ces matières et qui est cité dans l’article dit :

Copyright law in Canada does make exceptions in certain circumstances, known as fair dealing. Fair dealing allows for use of copyrighted material for research, private study, criticism and review.
“One of the elements within fair dealing is news reporting. Where [the media] use the photograph, they might not obtain a licence to use it; they might just try to argue it’s fair dealing,” says Geist.
The copyright exception for news reporting isn’t absolute, though. The Copyright Act says using material for news reporting does not infringe copyright if the source and author — in this case, the photographer — are mentioned.
“If it’s part of a news story, and they’re, let’s say, capturing a screen shot of Facebook with the photograph in it, then I think they’re relying on the news reporting [provision in fair dealing.] Where they’re simply lifting a photograph that someone has posted on Facebook, I think that prior permission is likely needed,” said Geist.


D’après moi (et encore une fois ce n’est pas un avis de juriste) il en va de même pour une autre utilisation du “fair use” qui est la parodie, le collage ou le remixage. La loi permet une certaine liberté d’expression artistique quant à l’utilisation novatrice des œuvres des autres. Mais dans tous les cas, les sources diverses qui ont servis à un montage donné, se doivent d’être reconnus et mentionnés. De plus, il se peut que l’auteur de l’œuvre originale n’apprécie pas « l’aspect artistique » de la nouvelle œuvre. Je me souviens d’ailleurs d’un cours de droit avec Me Gautrais qui nous parlait d’une sculpture de canard qui avait été exposée dans un centre commercial ontarien et qu’on avait choisi d’affubler d’un ruban, pour la période des fêtes. L’artiste avait poursuivi le centre commercial et gagné sa cause sur la base que ses droits sur la paternité de l’œuvre avait été enfreint, même s’il avait lui-même vendu la sculpture au centre commercial.
Conclusion :
Avant de prendre une photo ou un artéfact que vous trouvez ou que ce soit sur le Web, faites bien attention aux droits des autres que vous pourriez enfreindre…

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QMI et le conflit au Journal de Montréal

Hier, dans un statut Facebook et Twitter, j’ai dit :

Termine entrevue avec QMI sur le quitfacebookday et serai probablement a Desautel a la radio de la SRC sur le même sujet a 18h10

Or, ce matin, dans mon Facebook je peux lire :

Quoi ? Une entrevue avec QMI ? Une agence de presse qui de toute évidence a été créé pour contourner la loi anti-scab du Québec et pour remplir le Journal de Montréal pendant l’interminable lock-out.

Quelle déception … C’est un geste lourd de sens.

Puis cette personne qui est lock-outée du Journal de Montréal écrit sur son mur

Quand c’est rendu qu’une personne connue n’est même pas gênée de dire tout haut qu’elle a accordé une entrevue à QMI …

La réponse que j’y ai faite :

QMI est une agence de presse et il est un argument syndical que de dire qu’elle a été créée strictement pour contourner le Journal de Montréal. Je suis sympathique aux revendications des journalistes et à la création de QMI. Il y a des paradoxes avec lesquels je suis capable de vivre. J’espère que la gang de RueFrontenac en est aussi capable?

et

By the way, j’achetais aussi de l’alcool à la SAQ durant la grève de ses employés. Ça ne fait pas de moi une paria pour autant. Le conflit syndical est une chose, mon choix de consommateur une autre… Je n’ai d’ailleurs pas boycotté La Presse durant le conflit qu’ils ont vécu et j’ai acheté une Volvo même s’ils sont maintenant chinois. Je suis aussi une séparatiste de droite et j’aime bien le NPD et Québec Solidaire

Dévoilement : J’ai fait des mandats pour QMI, de même que pour Radio-Canada, RDI et des journalistes de La Presse, Le Devoir et une multitude d’autres médias écrits et électroniques. Je ne suis pas prosyndicale, je ne l’ai jamais été. J’ai une mineure en relation industrielle de l’Université Laval et je comprends parfaitement la dialectique de confrontation des syndicats (merci entre autres à Bernard Solasse qui a été plusieurs fois mon prof de sociologie des relations de travail). Je ne suis juste pas obligée de faire partie de leur so-so-solidarité. Je leur souhaite tout de même d’enfin pouvoir régler ce conflit qui perdure depuis trop longtemps.

MAJ

L’article en question est : QuitFacebookDay: peu d’effet sur le géant

MAJ2

En outre, si ça peut vous consoler, je n’achète pas le Journal de Montréal et je ne l’ai même jamais acheté. D’un autre côté, je n’achète aucun journal depuis belle lurette, mais si je suis dans un resto, je veux bien lire le journal qu’ils fournissent avec le repas…

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