Ce que j’ai appris de Charlotte ma chienne

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Petit-fils et sa meilleure amie, Charlotte

Il s’avère que nous sommes aujourd’hui La journée  mondiale du chien :-)

J’ai maintenant ma compagne Charlotte (une golden doodle) depuis 5 ans. En allant chez le vétérinaire avec elle il y a deux semaines, j’ai appris qu’elle est maintenant à l’âge vénérable de 42 ans (en âge humain). Il y a longtemps que je voulais écrire ce billet et c’est en discutant avec l’une de mes récentes clientes que l’idée de finalement passer à l’acte, m’est venue. Je lui expliquais que pour un blogue d’affaires, il fallait quelquefois sortir de sa ligne éditoriale pour parler d’autres choses afin de se montrer tel que l’on est et d’ainsi, s’humaniser davantage. Voici donc pour la mise en contexte…

Je ne suis plus très religieuse en raison des différents assauts que les diverses religions font régulièrement à l’encontre des gens comme moi, mais je suis profondément spirituelle. Ma spiritualité trouve son écho dans l’admiration de l’exceptionnelle nature qui m’entoure à Chertsey, mais aussi dans l’observation de ma chienne Charlotte. J’y puise de très nombreux enseignements. À l’instar de St-François d’Assise, j’ai le plus grand respect des animaux et de la nature qui m’entoure (et c’est toujours avec regret et tristesse que je me débarrasse des mulots qui visitent ma demeure. Lorsque je serai chez moi plus régulièrement, j’aurai un chat pour que la sélection naturelle se fasse).

Oiseaux mes frères, vous devez beaucoup louer et aimer votre créateur. Il vous a donné des plumes pour vous vêtir, des ailes pour voler… Il a fait de vous ses plus nobles créatures.
Du sermon aux oiseaux de Bevagna

Saint François d’Assise
Références de Saint François d’Assise


Charlotte aime tout le monde

Indifféremment de la couleur de votre peau, de votre poids, grandeur, croyance, orientation politique ou sexuelle, handicap ou autre, elle est toujours prête à se coller sur vous et à recevoir des caresses. Elle ne discrimine absolument personne. Elle est vraiment d’une nature ouverte et sans jugement. Il est extrêmement rare que je l’ai vu grogner ou reculer devant quelqu’un. C’est arrivé quelques rares fois comme par exemple, dans un parc en avant de mon ancienne résidence, alors qu’elle croisait des jeunes qui fumaient du crac. Son instinct de protection était là pour me protéger. Il n’était vraiment pas là pour juger. Elle mets en pratique l’un des versets les plus significatif et universel de la Bible «Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a de commandement plus grand que ceux-là.», Marc 12:31.

Elle aime inconditionnellement

Une fois qu’elle vous a adopté, elle vous aimera inconditionnellement. Son amour est débordant, constant et enjoué. Il lui arrive même de pleurer lorsque quelqu’un qu’elle aime, est sur son départ. Aussi, c’est souvent très touchant de la retrouver après quelques jours à la garderie ou à mon retour du dépanneur. C’est comme si elle ne m’avait pas vue depuis des années. Son bonheur de me revoir est infaillible et me touche souvent profondément.

Elle est toujours prête pour de nouvelles aventures

Il suffit de dire « est-ce que? » (on va prendre une marche, on va dans l’auto, on va voir le vétérinaire ou autre), qu’elle n’a aucune hésitation et est prête à quoi que ce soit qui pourrait arriver.

Elle est patiente

Elle peut rester des heures, immobile, à guetter les écureuils et les canards qui nous entourent. Elle rêve d’en attraper un jour mais entretemps, elle ne se décourage jamais d’y arriver. Aussi, elle est d’une incroyable patience avec petit-fils qui lui tire la queue, l’habille avec des couvertures ou fonce sur elle avec son tricycle. Elle ne perd jamais patience. Si elle est vraiment à bout, elle va se cacher loin de lui pour se reposer un peu. Elle est aussi très délicate. Lorsque je mange, elle vient délicatement toucher mon coude de sa truffe et s’assoie sagement derrière moi. Elle veut me faire savoir qu’elle est là, discrètement, et attend patiemment que peut-être, un petit morceau de quelque chose de mon assiette lui soit tendu. Si rien ne lui est tendu, Elle m’aimera tout de même sans arrière-pensée et souvent, elle viendra se coucher sur ou à mes pieds.

Elle sait dormir

Rien n’est plus important que de dormir ou de faire un petit roupillon au besoin.

Elle s’étire chaque jour

La première chose qu’elle fait en se levant le matin est de s’étirer. Elle recommencera plusieurs fois par jour. Chose que nous devrions certainement tous faire :-)


Elle n’est pas gourmande

Son bol est toujours plein. Elle ne mange qu’à sa faim. Bien certainement qu’elle ferait des flips par en arrière pour une croute de pizza ou un bonbon de chien au bacon. Mais ce n’est pas réellement de la gourmandise.

Elle adore jouer et faire plaisir

Rien ne fait plus plaisir à Charlotte que de jouer. Que ce soit avec moi, quelqu’un d’autre ou d’autres chiens, elle est toujours prête à sauter, se chamailler ou courir. Son jeu favori est « tenter d’enlever le bâton que j’ai dans la bouche. Dans ce temps-là elle me fait songer à Wayne Gretsky. Elle est étonnante dans les feintes qu’elle peut faire pour nous déjouer.

Tout ça pour vous dire que Charlotte m’apprend l’humilité et l’amour. Elle est une beauté naturelle et elle a le don de faire sourire tous les gens qui la croisent. Elle est toujours prête à donner de l’amour et à se faire caresser. Je voulais d’ailleurs faire un écriteau à l’entrée de mon terrain avec la mention « Danger, chien dépendant affectif ». C’est tout dire. Elle a réellement changé ma vie et est ma meilleure amie. Elle travaille souvent avec moi et je la présente comme « ma fille de PR ». Elle a le don de se faire aimer de tous et de détendre l’atmosphère. J’ai encore tellement à apprendre d’elle ! Je fais certainement de l’anthropomorphisme à vous raconter ça, mais si plus de gens avaient la gentillesse et le non-jugement de la différence qu’ont les chiens, le monde s’en porterait tellement mieux…

 

MAJ

Via un commentaire sur mon profil Facebook

Le chien possède la beauté sans la vanité, la force sans l’insolence, le courage sans la férocité et toutes les vertus de l’homme sans ses vices…Lord Byron

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Un triste exemple éloquent de cyberagression sexuelle

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La semaine dernière j’ai été citée dans l’article Participante de La Voix intimidée sur le web et il y a un an, je publiais la revue de littérature Cyberagression sexuelle au Canada grâce à la participation financière de Condition Féminine du Canada et le parainage des CALACs Fracophones d’Ottawa. Ils ont d,ailleurs complété cette revue de presse par des rencontres terrains avec des jeunes de l’Ontario et le document final est ici.

Tout ça pour vous dire qu’on discute beaucoup de cyberintimidation mais que le cyberharcelement qui lui touche les adultes, est encore trop peu discuté dans nos médias et plus triste encore, les corps de police sont sans outils et désarmés devant ce phénomène. Voici donc un courriel reçu ce matin (avec des éléments caviardés pour protéger l’identité de la victime) et qui illustre éloquemment ce terrible phénomène de cyberagression sexuelle.

Bonjour Michelle!
Je m’appelle (Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime). J’ai décidé d’entrer en contact avec toi suite à un article parut dans le journal de Montréal la semaine dernière sur la cyberintimidation et dans lequel tu y faisais un commentaire.

Je tenterai de te faire une histoire courte avec tout ce qui m’est arrivé mais j’aimerais avoir ton avis sur la situation et surtout savoir s’il existe des recours autres que ce dont j’ai essayé.

J’ai 36 ans et je suis (Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime). Il y a 2 ans, j’ai rencontré un Dominicain en République Dominicaine et après quelques mois et plusieurs voyages là-bas, nous nous sommes mariés. La lune de miel n’a pas duré. Le lendemain du mariage, il levait la main sur moi pour la première fois. Il s’en est suivi de plusieurs épisodes de violence physique et psychologique, de jalousie extrême et de menace de toutes sortes comme publier des photos et videos nue de moi sur le net. Nous étions mariés et nous nous voyions seulement qu’aux 2 ou 3 mois alors il me semblait normal d’accepter sa demande de nous échanger ce genre de photos et vidéo en attendant qu’il puisse avoir son visa pour venir ici avec moi au Canada et pour lequel j’avais accepté de le parrainer. Je suis tombée enceinte, chose qu’il souhaitait par dessus tout, et la goutte à débordé du vase lorsqu’il m’a frappé une ultime fois durant le début de ma grossesse et qu’il m’a menacé de sortir lui-même le bébé si je tentais de fuir. J’ai jouer le jeu afin d’être capable de sortir du pays et qu’il me laisse revenir au Canada.

Ça m’a pris quelques mois avant d’avoir le courage de le laisser, de couper totalement les ponts avec lui et d’entreprendre des démarches pour le divorce car je savais de quoi il était capable et j’avais très peur des conséquences. J’ai pris ma décision le 26 mars dernier, j’ai contacté mon avocate pour entamer les procédures, j’ai avisé mes proches et les gens de mon travail des menaces qu’il m’avait faites, j’ai avisé immigration Canada afin de stoper la demande de parrainage et je l’ai bloqué de partout. Évidement, il a mis son plan a exécution.

Il appelait sans cesse à (Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime) où je travaille, il harcelait les téléphonistes et mes collègues, il harcelait mon avocate et menaçait de me mettre dans le trouble et que je devrais payer pour tout ça avant qu’il meure. Il a créé un profil facebook à mon nom avec ma photo, a fait des demandes d’amitié à tous les gens de (Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime) en se faisant passé pour moi et a écrit des menaces et des méchancetés de toutes sortes à mon sujet. Il a aussi publié sur ce même compte des photos et vidéos nues de moi. Beaucoup de gens ont signalé ce compte mais ce n’est qu’il y a deux semaines que facebook l’a fermé définitivement. Il a aussi publié des vidéos sur youtube avec un faux compte à mon nom et je n’ose imaginer quoi d’autre il a pu faire sur le net car j’ai demandé à mes proches de ne plus me mentionner ce qu’il fait et de simplement le signaler sauf si ma vie est en danger ou qu’ils ont vent qu’il a réussi à venir ici au Canada.

J’ai contacté la police ici qui me disait au départ qu’elle ne pouvait rien faire car il est en République et que ma vie n’était pas en danger. J’ai contacté la police nationale en République qui m’a dit qu’elle lui donnerait un avertissement mais sans plus. Au mois de juin, j’avais amassé assez de preuves et de faits pour que la police ici me rencontre, prenne ma déposition et mette ça entre les mains d’un enquêteur au criminel. Une semaine plus tard, l’enquêteur me rappelait pour m’informer qu’il n’y a rien d’autre à faire que de signaler les sites en question et que même la gendarmerie royale ne pouvait rien y faire. J’ai obtenu mon divorce le (Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime) heureusement mais mon avocate dit qu’il n’y a pas vraiment d’autres procédures envisageable contre lui pour que le harcèlement arrête. Encore hier, il a créer un autre compte facebook et à écris à mes proches sur messenger pour leur dire des méchancetés sur moi et les aviser que je suis maintenant populaire sur les réseaux sociaux en raison de mes photos et vidéos.

Ma seule arme depuis le début est l’ignorance et de ne jamais lui avoir adressé la parole ou entré en contact avec lui depuis que j’ai pris ma décision en mars. J’avais espoir qu’il finisse par se lassé et qu’il passe à autre chose mais en vain. Ça ne s’arrête pas et j’ai l’impression que ça ne s’arrêtera jamais. (Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime). Mais je suis fatiguée, à bout, sans vraies ressources et je ne sais plus quoi faire pour que ça arrête.

Je ne sais pas si tu peux m’aider dans cette situation ou si tu as des conseils à me donner mais j’aimerais vraiment avoir ton opinion. Beaucoup de ressources existent pour la cyberintimidation envers les mineurs ou encore envers la cyberintimidation qui se passe ici au Canada…mais qu’arrive-t-il au gens qui vivent ce que moi je vie? Je ne dois certainement pas être la seule à qui ce soit arrivé!

Merci de l’attention que tu porteras à ce e-mail

Sincèrement
(Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime)

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Le dark social, une porte d’entrée majeure de vos présences web

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L’un des phénomènes dont on parle encore trop peu est le dark social. Pourtant, il y a de fortes chances que ce soit l’une des portes d’entrée les plus importantes de votre présence web. C’est la revue The Atlantic, qui a d’abord illustré éloquemment cette réalité, dans l’article Dark Social: We Have the Whole History of the Web Wrong.

En fait, le dark social est ce trafic que vous n’arrivez pas à mesurer parce qu’il transige par les courriels, les messageries web ou les textos. Ce trafic dépasse le 50% pour la plupart des destinations web comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous qui provient de TheAtlantic.

Dark Social de la revue The Atlantic

 

Et un récent rapport de RadiumOne, mentionné dans un article de Digiday, souligne que pour les appareils mobiles, ce pourcentage monte à 82%.

 

Globally, 82 percent of content shared on mobile is shared through messaging, email or text, according to a report released today from ad platform RadiumOne, called the “The dark side of mobile sharing.” In 2014, it was below 50 percent. Just 13 percent is shared via Facebook, and the remaining 10 percent through the other public social networks.

 

Moi-même, lorsque je partage des hyperliens dans mes différentes présences web, j’efface souvent les lignes de codes à la fin des URL’s, qui sont justement là pour faciliter l’analyse trafic des éditeurs, mais qui rallonge outrageusement la longueur de ces mêmes URLs, et explique pourquoi je les tronque (ce que l’on nomme les referal strings ou UTM par exemple “&utm_medium=social&utm_source=twitter”).

 

Mais qu’est-ce que le dark social?

 

En plus du Dark Social, on parle aussi du Dark Search et du Dark Mobile. Ces trois concepts illustrent les zones grises des outils statistiques web, qui n’arrivent pas à mesurer le trafic qui arrive des engins de recherche, des autres sites web ou du mobile. Le tableau de Search Engine land ci-dessous, illustre les sources possibles de ce trafic pour les trois catégories.

Dark social, search and mobile

 

 

 

 

Ils expliquent aussi comment nous pouvons extraire de nos données analytiques, la portion de Dark Search et de Dark Social.

 

Step 1: Extract your dark social data
Pull all of your direct traffic.

Remove home page and section fronts.

What’s left is dark social.

 

Step 2: Extract your dark search data

Verify links against your social campaign(s).

Filter for new users.

What’s left is dark search.

You can use the formulas for dark search and dark social to help you decipher the dark mobile data, too.

 

Dans un prochain billet, j’exposerai certaines pistes pour limiter l’impact du Dark Social.

 

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40% d’adolescentes affirment avoir été victimes de cyberagression sexuelle

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40% d’adolescentes répondantes d’une recherche affirment avoir été victimes de cyberagression sexuelle. C’est le constat alarmant que fait Josée Laramée, du CALACS Francopnone d’Ottawa dans sa récente recherche action-communautaire La cyberagression à caractère sexuelle au Canada (PDF).

Parmi les participantes, 40 % ont mentionné avoir été victimes d’une forme de cyberagression à caractère sexuel. Devant ce pourcentage élevé, on peut confirmer que le cyberespace représente un enjeu alarmant. Considérant l’ampleur du problème, nous faisons face à un défi de taille lorsque l’on envisage des solutions pour y remédier ! L’exploitation sexuelle des filles sur Internet n’est pas une expérience isolée, il s’agit d’une situation grave et sérieuse qui est encouragée par notre société.

Cette recherche visait à valider sur le terrain, la réalité que vivent les jeunes. Ce document est la suite de la première partie que j’ai rédigé et qui était une revue de la littérature sur le sujet.

Cette recherche-action communautaire sur la cyberagression à caractère sexuel (CACS) est un coffre d’outils pour aider la collectivité à intervenir et représente les résultats des consultations auprès des jeunes. Vous trouverez à la fin du document la première partie de la recherche sur la recension des écrits qui a été publiée en mai 2015.

Ces rencontres terrain, viennent confirmer les statistiques qu’avaient déjà observer Statistique Canada:

En 2012, la police a identifié 2 070 victimes d’actes de violence comportant un cybercrime. (…) La majorité des victimes d’actes de violence liés à un cybercrime (69 %) étaient de sexe féminin, cette proportion passant à 84 % lorsqu’il était question plus particulièrement d’infractions sexuelles. Les victimes de cybercrimes déclarés par la police sont généralement jeunes. Dans l’ensemble, 42 % des victimes d’affaires de violence mettant en cause un cybercrime identifiées par la police avaient 17 ans ou moins, tandis qu’une autre tranche de 17 % des victimes étaient de jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans. (…) En 2012, 96 % des victimes d’infractions sexuelles liées à un cybercrime étaient âgées de 17 ans et moins, dont 10 % avaient moins de 12 ans. Dans l’ensemble, près des trois quarts (73 %) des victimes d’actes de violence liés à un cybercrime connaissaient l’auteur présumé. (…) Les victimes d’infractions sexuelles comportant un cybercrime étaient moins susceptibles de connaitre l’auteur présumé (57 %), comparativement aux victimes d’infractions avec violence de nature non sexuelle (77 %).

Heureusement, malgré les constats alarmants, il existe des pistes de solution. La recherche en fait état à de nombreuses reprises et vous pouvez consulter le tableau ci-bas, qui les regroupe.

Tableau des interventions possibles pour contrer la cyberagression sexuelle

La cyberagression sexuelle, faut en parler. Je laisse le mot de la fin à Josée Laramée, l’auteur de cette très pertinente recherche :

Les maux pour le dire !

En parler, c’est la solution la plus efficace ! Le problème ce n’est pas Internet, le problème c’est l’usage que nous en faisons. Pour apporter des changements réels, nous devons offrir une tribune aux jeunes pour leur permettre d’échanger sur leurs expériences en cyberagression sexuelle et il faut les aider à prendre conscience de l’impact nocif de la socialisation différentielle axée sur les stéréotypes et le sexisme. Cette socialisation se manifeste aussi dans la cyberagression sexuelle. La #CACSCanada comme toutes formes d’agression à caractère sexuel est partout : à l’école, chez le voisin, auprès des proches et des inconnues, dans toutes les sphères de la société et à tous les niveaux. La technologie nous suit partout ! Toutes les recommandations s’adressent à la collectivité en général.

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La Blague de IEDM et du CRTC à propos de l’internet haute vitesse au Canada

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La semaine dernière, je discutais avec des amis à qui il était venu aux oreilles que de hauts fonctionnaires disaient que le Québec n’avait pas besoin de services internet à haute vitesse. Ils prétendaient que 96% des ménages Canadiens avaient accès à la haute vitesse et que le 4% qui ne l’avaient pas, c’était parce qu’ils ne savaient pas comment ça marche. Et le haut fonctionnaire était certain de cette affirmation parce qu’elle venait des TELCO (Compagnies de téléphones et de câblodistribution). De toute évidence, mes amis sautèrent une coche. il y a deux semaines, lors du lancement du Plan d’Action en Économie Numérique du Québec, en fumant une clope, je rencontre un pote de chez Bell Canada qui me sort les mêmes sornettes. Il ajoute que c’est la vérité puisque ça vient du CRTC. Comme c’est un pote, j’ai ri poliment dans sa face en lui disant que c’était pitoyable de berner les gens de la sorte. Toujours est-il que j’ai retrouvé cette citation dans une étude de l’IEDM L’ÉTAT DE LA CONCURRENCE DANS L’INDUSTRIE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS AU CANADA – 2016.

D’après le CRTC, 96 % des ménages canadiens pouvaient bénéficier d’une vitesse de téléchargement de 5 Mbps en 2014, une vitesse qui permet à un internaute de faire à peu près tout ce qu’il veut sur le Web, y compris regarder des vidéos d’assez haute qualité – et 77 % des ménages sont abonnés à un tel service comparé à 71 % à peine un an plus tôt.

Et le paragraphe suivant on peut lire aussi

En 2014, 93 % des Canadiens étaient également couverts par un réseau sans fil LTE, une technologie 4G offrant des vitesses excédant 5 Mbps. Comme de plus en plus de Canadiens accèdent maintenant à Internet par un téléphone intelligent ou une tablette électronique plutôt qu’un ordinateur personnel, il s’agit là d’un autre indicateur de la disponibilité d’Internet haute vitesse.

À lire ces deux passages, on se croit réellement dans le meilleur des mondes. Or c’est on ne peut plus faux. D’abord, Comment est définit la haute vitesse au Canada? (tel qu’on peut le lire dans L’Enquête québécoise sur l’accès des ménages à Internet 2012, INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC):

Internet haute vitesse Au Canada, une connexion Internet qui permet un débit d’au moins 1,5 mégabit par seconde (Mbit/s) est dite à haute vitesse.

Juste pour que vous compreniez (traduit librement de Quora), avec une vitesse de 1.5MBPS, disons que vous voulez télécharger un film de 700MB ( l’équivalent de 5,600 Mbit et on s’entend que ce n’est pas un film de 2 heures en HD), il vous en prendra 93 minutes. Vous aurez donc le temps de vous faire à souper, de souper et de prendre votre digestif avant que le film soit téléchargé.

Ensuite, ce n’est pas parce que le client paie pour 5MBPS que c’est réellement la vitesse qu’il recevra. D’ailleurs selon le Consumer Report américain, même une vitesse de 5MBPS est considérée comme une vitesse déficiente.

Netflix and others say your Internet service needs to run at at least 5Mbps for streaming HD shows and movies—streaming 4K videos requires much greater speed—but 5Mbps is sufficient for only one user at a time. And given how much data Americans consume, 5Mbps isn’t going to cut it since performance can suffer as your broadband speed is split among more simultaneous users and/or activities. Deloitte LLP’s recent Digital Democracy Survey of 2,000 consumers age 14 or older, 90 percent of respondents said they multitasked—browsing the Web and texting, for example—while watching programs.

The FCC considers 10Mbps to 25Mbps reasonable for households that stream video, but heavy data users might want even more robust connections of up to 50Mbps or more. The good news is that often you can upgrade from 25Mbps to 50Mbps service for as little as $10 more per month.

But even if you pay for faster broadband, you might not get that speed boost all the time. Cable Internet service can slow down during the evening when more people in your area are also streaming. Congestion can also occur farther up the line when data travels though third-party networks, which can also get bogged down by traffic.

Et étonnamment, 5MBPS est l’idéal souhaitable de la haute vitesse au Canada.

Habitant en région (Lanaudière) et faisant régulièrement le tour de la province, je suis à même d’observer la déficience de nos réseaux cellulaires et services internet, surtout en région. Si vous habitez un grand centre, vous trouverez que c’est dispendieux, mais vous vous direz que les gens des régions se plaignent peut-être pour rien.

Vous trouverez ça dispendieux probablement parce que même si vous avez des réseaux cellulaires et internet potables, vous devrez payer de nombreux « extra » une fois que vous aurez atteint le maximum de téléchargement permis par le forfait de votre fournisseur. C’est ce que l’on nomme un « data cap » et le Canada, encore une fois, fait piètre figure à ce chapitre.

En conclusion de cette triste blague, je laisse la parole à la Fédération Canadienne des municipalités, tiré de leur document Broadband Access in Rural Canada: The role of connectivity in building vibrant communities.

Impeding an assessment of the state of broadband in Canada is the lack of complete data. Anecdotally, we often hear messages regarding the poor state of Internet access in Canada, particularly in rural and remote areas, while simultaneously being told that network operators are pouring billions of dollars into network improvements. Detailed information is a closely guarded secret and, the information that is publicly available is often not completely representative of the situation.

Vous pourriez aimer aussi lire:

Tiré de UnBlockCanada

Why internet upload speed in Canada lags behind world average. Source: CBC.

Canada is way below the OECD average on fibre Internet adoption. Source: OECD Communications Outlook 2013.

Canada ranks behind 33 other countries. Source: Huffington Post.

OECD Report: Canada Still Among Ten Most Expensive Countries for Broadband Internet Services. Source: Michael Geist.

Phone, Internet costs soar in Canada, StatsCan data shows. Source: Huffington Post

De mes archives:

Verizon au Canada, levée de boucliers des Telcos et des syndicats (ou pourquoi je m’en fou)

Un plan numérique pour le Québec pour éviter de se faire fourrer par les TELCOs

Comment et pourquoi implanter un programme national de large bande

La piètre qualité des services internet québécois nuit aux exportations

Le pourquoi de la nationalisation des infrastructures numériques

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Combien investir dans les médias sociaux ?

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Comme je le dis souvent, ce qui coute cher d’une présence web, ce n’est pas les couts technologiques mais bien les couts de main-d’œuvre pour faire vivre vos présences. Et cela est encore plus vrai pour les médias sociaux, qui sont, pour la plupart, totalement gratuits (hormis la publicité en ligne que vous pourriez aussi acheter), mais qui contrairement la pub, prend du jus de bras pour fonctionner.

Mais comment déterminer un budget médias sociaux?

Le budget alloué aux médias sociaux dépendra de toute évidence du ou des objectifs d’affaires qui seront déterminés dès le départ. Il dépendra aussi du budget marketing de l’organisation et de sa vision de l’utilité de ces dits « média-sociaux » dans son mix-marketing. Il est généralement convenu qu’une entreprise devrait dépenser 10% de son budget en marketing. Ces chiffres nous viennent des États-Unis et je suis tout à fait consciente que nos pratiques sont loin d’être celles de nos voisins américains. Mais ça fait déjà un départ de discussion disons. J’entends déjà des critiques me dire « oui mais c’est certainement dans un contexte B2C ». Je suis désolée de désouffler votre baloune, mais non, c’est une moyenne tout contexte confondu. Voici d’ailleurs les chiffres apparaissant chez thenextweb.com, How to determine your social media marketing budget :

This has led to 10 percent being enshrined as the “magic number.” But a more granular examination reveals the existence of other variables when it comes to the percentage of revenue businesses dedicate to marketing:

B2B product businesses spend 10.6 percent.
B2B service businesses spend 10.1 percent.
B2C product businesses spend 16.3 percent.
B2C service businesses spend 10.9 percent.
This data suggests that, with the exception of B2C product businesses, 10 percent of total annual revenue — or something close to it — is the most commonly encountered marketing budget, if not the magic number.

Vos revenus étant déterminés et votre budget marketing aussi, vient la question des médias sociaux. L’université Duke dans son The CMO Survey, révèle que du budget marketing déterminé, les patrons marketing américains dépensaient 9.4% de cette somme en 2014 et que cela devrait atteindre 21.4% du budget marketing 5 ans plus tard. Une croissance de 128%. Je précise par contre que ces chiffres sont pour les États-Unis et qu’ici, et les budgets marketing et les budgets médias sociaux sont généralement beaucoup plus anémiques.

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Comment Poste Canada nuit au Commerce en ligne Canadien

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Oui nous avons des infrastructures internet déficientes, oui nos entrepreneurs sont trop souvent imbéciles lorsque vient le temps d’être en ligne et oui la taxation que doivent collecter nos entreprises qui vendent en ligne, ne trouve aucune mesure comparable chez les commerçants étrangers qui vendent chez nous. Mais il y a encore pire. Faire livrer un produit acheter en ligne au Canada chez une entreprise Canadienne, peut coûter jusqu’à dix fois plus cher que si le même produit est livré par une entreprise Chinoise, depuis la Chine.

C’est le triste constat que fait l’entrepreneur Claude Denis, PDG d’Électro-5 dans une lettre qu’il a adressé à Françoise Bertrand, Présidente du Groupe de travail sur l’examen de Postes Canada.

On peut y lire :

Le coût de départ pour les livraisons postales, par avion, de colis de la Chine, partout au Canada ou aux États-Unis est de 5¥ (Yuan) $0,99 (CAD). Notre coût de départ, pour ce même colis et ce même service en sens inverse, est de $11.54.

Ce qui m’indigne vraiment, c’est que Postes Canada livre pour le Chinois le paquet qui lui a coûté $0.99 partout au Ca­nada quand notre coût minimum, dépendamment de la région au pays, varie de $7.80 à $11.17.
Le consommateur considère le coût de livraison dans son magasinage. Loin d’encourager l’achat local, Postes-Canada est ainsi incitatif aux achats à l’extérieur du pays.

Actuellement; c’est nous qui payons. Dans mon esprit, nos tarifs postaux sont relatifs aux coûts des opérations. Si je dois comprendre que ça coûte jusqu’à $3.37 de plus pour livrer dans une région éloignée du pays, je ne comprends pas que ça ne coûte rien de plus pour le Chinois sur son $0.99.

Je comprends par ceci que nous payons plus cher que le coût réel du service postal que nous obtenons pour combler le manque à gagner des livraisons pour les Chinois.

Méchant casse-tête…

Vous pouvez lire l’intégrale de la lettre ici

Lettre à Mme Françoise Bertrand by Michelle Blanc

Et voici une démonstration, preuve à l’appui, de comment Poste Canada a littéralement deux poids deux mesures pour les livraisons au Canada.

Démonstration de comment Poste Canada floue les entreprises Canadiennes by Michelle Blanc

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La stratégie numérique du Québec, c’est sans doute pour avoir un meilleur Facebook

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Vendredi dernier, la ministre Anglade accompagnée du premier ministre Couillard, ont déposé leur Plan d’Action en Économie Numérique du Québec(PDF). Tout le gratin technophile et économique y était. Mais monsieur/madame tout le monde, les médias et même les partis d’oppositions, ont l’air de s’en foutre éperdument. Ils ont tous deux exprimés des critiques disons, laconiques (ici et ici).

Le commun des mortels ne semble pas s’émouvoir de la gravité et de la précarité de notre position collective concurrentielle dans le marché maintenant mondial de l’économie et de ce changement de paradigme majeur qu’est l’économie numérique. Le plus ironique de la chose est que plus souvent qu’autrement, ce sont ceux qui ont peu à gagner de ces transformations, qui militent pour un réveil collectif. Les geeks font déjà de l’argent et ne risquent pas d’en faire moins avec ou sans l’appui de la population. Par contre, elle, cette population, pourrait se retrouver « gros Jean comme devant » si elle ne prend pas conscience des changements qui sont déjà là et qui continueront de s’accélérer.

Bien des agences de voyages ont fermé. Il y a dix ans, beaucoup de propriétaires d’agences de voyages paniquaient seuls devant leurs destins. Bien des chaines de commerce de détail ont fermé, pourtant seulement seulement 12 % des entreprises québécoises des secteurs de la fabrication, du commerce de gros, du commerce de détail ou des services
vendent leurs produits et services en ligne. Bien des usines de confection vestimentaire sont aussi disparues. Tous cela est maintenant fait en Asie. Les chauffeurs de taxi sont heureux de voir le gouvernement maté Uber mais ne s’inquiètent pas des voitures autonomes qui les feront définitivement disparaitre. Il y a deux ans, nous avions les états généraux de l’éducation supérieure et pas une fois le numérique ne fut mentionné. Nous avons bien un Plan numérique Culturel mais il ne servira qu’à rattraper l’indécent retard de cette industrie par rapport à la communauté internationale. L’Afrique se dote d’un Silicon Savannah alors que nous pourrions songer à un Silicone Boréal. Nous avons des services cellulaires et internet à des prix hors proportion pour des vitesses pitoyables mais on nous fait croire que c’est parce que le Canada est grand. On ne soulève pas les conflits d’intérêts des TELCOs qui sont câblo, diffuseurs de contenu, producteurs et régie publicitaire à la fois. On ne dit pas non plus qu’ils doivent installer trois fois des antennes cellulaires pour un même territoire strictement parce qu’ils utilisent des technologies non-compatibles. Notre dévoué CRTC juge que 5MBPS est une vitesse rapide pour tous les Canadiens. Pourtant, bien des pays du monde vise le 100MBPS ou même le 1000 MBPS.(PDF) C’est comme si lors de l’avènement de l’électricité, nous étions fiers de continuer de nous chauffer au bois et luttions pour sauver les vendeurs de glace et de charbon parce que le réfrigérateur et le calorifère électrique, bah, ce n’est pas très important. Ce qui importe, c’est de garder des jobs pour les semaines à venir et de toute façon, la technologie et la révolution industrielle, ils auront besoin de nos ressources naturelles, faut pas s’inquiéter. Nous pourrons encore draver pendant des années…

Voici d’ailleurs la critique que j’ai fait lors de l’émission 24 heures en 60 minutes, du Plan d’action de la stratégie numérique, tout de suite après l’entrevue de la ministre Anglade. Ironiquement, d’habitude c’est l’opposition officielle qui critique le dépôt d’un plan du gouvernement. Faut croire que les oppositions n’avaient rien à dire ou que les députés étaient déjà partis en long week-end. Je les remercie dont de m’avoir offert cette belle visibilité par leur absence :-)

24/60 Politique numérique du gouvernement Couillard. Entrevue avec Michelle Blanc, à partir de 31:30

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Comment et pourquoi implanter un programme national de large bande

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Depuis des années, je vous parle du besoin d’un plan numérique pour le Québec et le Canada. Depuis des années je mentionne que la question des infrastructures numériques est à la base de cette même planification du numérique. Or comment pouvons-nous faire ça? D’un côté, on peut nationaliser les infrastructures numériques (internet et cellulaire) comme nous l’avons déjà fait pour l’électricité et à l’autre extrême, on peut financer les Telcos pour qu’enfin elles donnent accès à ses services aux régions. Et entre les deux, on peut faire l’un des fameux PPP (partenariat public-privé). Mais qu’ont fait les autres états? Qu’est-ce qui fonctionne? Que devrions-nous faire? C’est la question que pose le document Benchmarking 15 national broadband plans de Cullen International (financé par Erickson).

Les constats de Cullen international (librement adaptée)

Un plan de large bande ambitieux a plus de chance d’avoir de l’impact. Une cible très élevée peut être inspirante (même si les réalisations concrètes peuvent être moindres que l’objectif initial, le changement sera néanmoins significatif)

L’ambition du plan de large bande doit être étendue et avoir une portée. Plus l’envergure de ce plan sera large, plus il risque d’avoir un impact important sur l’économie nationale et la société

Aucun des constats précédents n’aura d’importance (aussi ambitieux qu’ils puissent être) si les cibles à atteindre n’ont pas été définies clairement avec un plan robuste et une organisation efficace devant en assurer son implantation, sa surveillance et son succès.

Pourquoi avoir plan de développement de large bande? Pour créer de l’emploi et de la richesse

Dans le chapitre Convergent Objectives, Divergent Strategies: A Taxonomy of National Broadband and ICT Plans, (adaptée librement) on présente que la rationalité derrière la croissance de l’adoption et de l’expansion d’une infrastructure nationale de large bande, a des effets à court et long terme. Pour le court terme, la construction du réseau stimule les économies locales par l’embauche de travailleur et l’achat de matériel. Pour le long terme, c’est l’effet réseau créé par les infrastructures à large bande )une fois installées) qui créera un impact économique sur les autres industries non reliées aux télécoms? Plusieurs études confirment ceci :

Several studies have identified short-term employment effects stemming from (1) direct labor employed to build broadband infrastructure and (2) indirect and induced jobs that are created by suppliers and services supporting the construction activity. One review of six studies that estimate various employment impacts suggests that, on average, 1.56 direct and indirect jobs result per employment opportunity focused on broadband network construction; this figure rises to 2.78 for direct, indirect, and induced jobs created.

In the long term, business utilization of broadband can result in network effects and gains in productivity. In the United States, the employment impacts caused by network effects are estimated to be 1.17 jobs per direct and indirect job. Recent research by Qiang and Xu at the World Bank examined cross-country time-series and firm-level data; they determine that broadband has “longterm effects on growth, and contributes to the growth of a number of non-telecom industries, especially high-tech industries.”


Comment financer ça

Dans le document du Groupe de travail n° 2 sur la concurrence et la réglementation de l’OCDE, SYNTHÈSE DE LA TABLE RONDE SUR LE FINANCEMENT DU DÉPLOIEMENT DES RÉSEAUX HAUT DÉBIT on peut lire :

(1)La couverture nationale en haut débit est perçue comme essentielle pour le développement économique et social d’un pays. L’accès au haut débit sur la totalité du territoire est donc au cœur de l’agenda numérique et du plan national pour le haut débit de nombreux pays, membres de l’OCDE ou non.

(2) Le déploiement de la fibre optique pour offrir un service haut débit n’est commercialement viable que dans les zones très densément peuplées et à revenu élevé. Il est donc probable que déployer la fibre à l’échelle nationale nécessitera un financement public sous une forme ou une autre. Les pays doivent donc aujourd’hui trouver le moyen de garantir le déploiement du haut débit sur la totalité de leur territoire tout en préservant les incitations à l’investissement privé.

(3) Avec l’évolution technologique, il pourrait devenir moins coûteux de proposer un accès haut débit également dans les zones isolées et/ou moins densément peuplées. Cela signifie que les subventions et autres types d’aides d’État visant à favoriser le déploiement du haut débit pourraient ne plus être une condition nécessaire pour atteindre les objectifs fixés dans les plans nationaux pour le haut débit et les agendas numériques des pays.

(4) La concurrence au niveau des infrastructures devrait être meilleure pour le marché qu’une configuration à un seul réseau. Néanmoins, la présence de plusieurs infrastructures peut, dans de nombreux cas, s’avérer n’être pas rentable.

Par ailleurs, on y apprend aussi que pour les zones de faible densité de population :

Dans les zones où la demande est faible, l’implication d’investisseurs privés dans le déploiement du haut débit est peu probable. Pour veiller à ce que ces zones ne soient pas oubliées, d’autres formes de financement sont donc utilisées :
• subventions directes (dans l’UE, aux États-Unis et au Chili par exemple) ;
• subventions indirectes, telles que les taux d’intérêts favorables ou les avantages fiscaux (au Japon par exemple) ;
• partenariats public-privé (au Mexique ; cette option est également envisagée en Italie), et
• réseaux (de gros) construits avec des fonds publics (en Australie par exemple).

Tout ça pour vous dire qu’à la lecture de ce billet, vous ne pouvez que conclure qu’à chaque mois qui passe, le Canada et le Québec prennent de plus en plus de retard pour se positionner convenablement dans cette nouvelle économie dont l’autoroute sera numérique et que justement, cette autoroute est ce que l’on nomme la large bande. Plus nous attendrons avant de nous doter collectivement de ces infrastructures ESSENTIELLES pour le développement économique de notre pays, moins bien nous serons positionnés pour concurrencer les autres états dans cette révolution pour laquelle nous sommes déjà en retard. Durant le temps qu’on s’obstine pour savoir quoi faire avec Uber, 60% de notre commerce en ligne (consommateur) sort déjà du pays et une fois qu’on se sera décidé sur le comment on se dote d’une infrastructure, il faudra toujours la construire. Nous en avons pour plusieurs années et par rapport aux pays européens qui sont déjà en retard sur la Corée du Sud, on peut lire dans ce même document :

Par exemple, l’agenda numérique de la Commission européenne prévoit que 100 % de la population de chaque pays européen ait accès à l’internet à une vitesse d’au moins 30 Mbit/s dès 2013 avec des connexions internet de plus de 100 Mbit/s pour au moins 50 % des ménages d’ici à 2020.

Comme le disait notre premier ministre Trudeau dans un autre dossier «  Parce que nous sommes en 2015 »… mettons.

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Les sites web parallaxe, une autre mode contreproductive

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Après vous avoir parlé des problèmes associés aux sites Faites-le vous-même (FLVM) (et ici où je m’attardais spécifiquement à Votresite.ca), je vous parle aujourd’hui de cette autre mode (que je souhaiterais passagère, mais trop de gens d’affaires aiment le beau au détriment de l’efficace) qu’on voit depuis quelques années, les sites web parallaxe.

Qu’est-ce qu’un site web parallaxe
La définition de ce qu’est le design parallaxe est difficile à saisir pour le commun des mortels. Mais en gros, vous avez tous en mémoire ces sites qui ont une image fixe (image de fond) et qui lors du déroulement, se transpose en plusieurs autres images superposées. Lors du défilement sur le site, vous observerez que vous êtes toujours sur la même page. En fait, les sites Parallaxe sont une très longue page web avec différentes sections accessibles par des hyperliens sur la même page. Les premiers sites faits avec ce type de design web étaient très invitants parce qu’on n’avait encore jamais vu ça. Mais 10 000 sites Parallaxe plus tard, l’effet de nouveauté n’y est vraiment plus, disons.

C’est un type de site qui a la cote auprès des firmes de communication. On peut facilement y attacher un « concept » et les boites de comm aiment ça les concepts. La beauté des concepts est qu’une fois livrés, on peut facturer et passer à autre chose. Tout comme pour la mode des sites avec la technologie Flash, les sites au design Parallaxe, ont un début et une fin.

Malheureusement pour leurs clients, le web ne fonctionne pas tout à fait comme ça et un site qui est livré avec un début et une fin, est un site qui va sans cesse reculer dans les résultats de Google, et cela, même s’il arrive à s’y installer, ce qui est loin d‘être évident.

Pourquoi les sites au design parallaxe sont poches en référencement

Comme je vous l’ai mentionné plus haut, ces sites sont de long site d’une page. Il sera donc difficile pour un moteur de recherche d’identifier le ou les mots-clés présents dans cette page. Par ailleurs, les hyperliens qui sont dans cette page auront tous un # pour identifier les sous-sections de la page. Or, Google ne verra pas ces sous-sections comme des pages différentes. D’ailleurs, plus u site est volumineux et donc plus il a de pages, plus il risque d’être pertinent pour des requêtes particulières. Plus il est mis à jour fréquemment, plus il sera aussi pertinent.

Par ailleurs, un positionnement web efficace comporte aussi son lot d’hyperliens externes spécifiques. Plus vous avez d’hyperliens profondément dans le contenu de votre site (un hyperlien vers « site.com/quelquechose par opposition à site.com », plus il sera encore une fois jugé pertinent. Or un site avec seulement une page ne pourra, vous donnez ça.

Tout comme c’était le cas avec les sites en Flash, on pourra vous dire qu’on fait un site miroir de votre design parallaxe afin de satisfaire les besoins des engins de recherches. On pourra aussi y inclure un blogue spécifiquement pour ça. Mais ce seront là des solutions alternatives à un problème évident de manque de visibilité naturelle dans les moteurs de recherches.

Lorsque je rencontre un client qui me dit à quel point le « beau » et le « trendy » est important pour lui et son entreprise, je lui demande tout le temps s’il est déjà allé sur eBay, Amazon, Zappos ou autre et s’il trouve que ces sites sont beaux. Je lui fais remarquer qu’ils sont loin d’être « design et trendy » mais qu’ils rapportent plusieurs milliards de revenus. Alors quel est l’objectif premier d’un site? Plaire à son concepteur ou être trouvé?

Voici ce que Matt Cuts de Google


25 sites utilisant un effet de parallaxe original

Dans Wikipedia Parallax scrolling in web design

Web designers began incorporating parallax scrolling in 2011, using HTML5 and CSS3. Advocates argue it is a simple way to embrace the fluidity of the Web.[16] Proponents use parallax backgrounds as a tool to better engage users and improve the overall experience that a website provides. However, a Purdue University study, published in 2013, revealed the following findings: « … although parallax scrolling enhanced certain aspects of the user experience, it did not necessarily improve the overall user experience ».[17]

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La question du « beau » sur le Web, ou pourquoi ça me fait toujours rire

Site de commerce en ligne et l’intérêt du beau

Est-ce que le « beau » design est important en ligne?

MAJ
On me fait remarquer à quelques endroits, dont dans les commentaires ici, que je confond site Parallaxe et one pager. En fait, la majorité des sites qui utilisent l’effet parallaxe s’adonnent aussi à être des « onepagers ». Mais il est vrai qu’un site puisse utiliser cet effet et avoir aussi plusieurs autres poges indépendantes, un blogue ou plusieurs autres contenus avec des URLs spécifiques. Voilà

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