Où est Manon ? de la série Apparences et un fiasco médias sociaux évité à la SRC

C’est une source Radio-Canadienne qui m’a parlé des soi-disant « casse-têtes médias sociaux» qui semblaient « fatiguer » la direction des communications et le département des affaires juridiques de la Société Radio-Canada cette semaine. Cette information est confirmée par les twitts, d’Hugo Dumas, chroniqueur télévision et un auteur twitterien Pierre Szalowski cette semaine :

Le meilleur blogue du jour: Où est Manon de la série #Apparences? Partie chez le coiffeur avec sa chum?
https://twitter.com/#!/hugodumas/status/161980455464353792

@hugodumas La SRC a donné 3 jours à l’auteur pour le fermer? Il faut laisser aux gens drôles et pas méchants le droit de vivre.https://twitter.com/#!/pierreszalowski/status/161980840786661379

Bonne nouvelle: Radio-Canada ne demandera pas la fermeture de http://ouestmanon.tumblr.com, la chose la plus drôle cette semaine. #Apparences
https://twitter.com/#!/hugodumas/status/162223457273257984

Il y a décidément des gens qui ne comprennent rien aux médias sociaux chez Radio-Canada. Mais qu’ils se consolent. Les autres médias ne sont guère plus efficaces et tout aussi rébarbatifs à la parole citoyenne médias sociaux. D’ailleurs la plupart des comptes « officiels » des grands médias québécois sur Twitter sont d’une telle autopromotion soporifique, que je me demande qui a été les « cerveaux » derrière leurs politiques respectives d’utilisation des médias sociaux. Quoi qu’il en soit, ça illustre aussi (encore une fois) notre retard à adopter efficacement les médias sociaux dans des contextes organisationnels et à se doter d’une compréhension et de réflexes maximisant les retombés positives « de la pub gratuite et drôlement efficace » que des quidams ont la présence d’esprit de faire pour eux.

Je vous rappelle l’épisode documenté ici à propos de la série Mad Men, il y a 3 ans Un personnage de série télé interagit sur Twitter et dont dans les commentaires, sous la plume de Martine Pagé, on apprenait qu’AMC avait aussi songé à tirer la plogue:


“In fact, AMC was caught by surprise when the Twitter accounts started popping up and the network noticed AMC logos appearing on the background of some of the Mad Men Twitter accounts. The network asked Twitter to determine the origin of the accounts. There had been reports in the blogosphere that AMC persuaded Twitter to take down the accounts. AMC spokeswoman Apostolou says the network never asked for the accounts to be halted. In any event, Twitter suspended the accounts on Aug. 26, arousing a backlash from upset fans in the blogosphere. AMC asked Twitter to restore the accounts because it became evident they were fan-based.”

Plus ça change, plus c’est pareil. La direction de Radio-Canada devrait certainement tenter de trouver qui est derrière la page Tumblr de « Où est Manon?» pour leur série Apparences non pas pour poursuivre l’auteur, mais plutôt pour lui payer un voyage dans le sud aux frais de la société d’État en guise de remerciement pour avoir songé à une si intelligente manière virale de faire parler gratuitement de cette série qui de toute façon commence déjà à me taper sur les nerfs…

Conseil aux médias et aux organisations aux prises avec « des pseudodrames » médias sociaux:

Avant de jaser avec vos avocats, prenez donc la peine de regarder ce qui c’est déjà fait ailleurs. Vous êtes trois ans en retard de toute façon… Vous pourriez aussi commencer à dynamiser les contenus Twitters de vos organisations respectives en parlant d’autres choses que de l’heure de votre prochaine émission ou de la liste des invités qui y seront (vous pouvez remplacez ça par liste des produits et services).

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Un article plus fouillé sur cet imbroglio, sous la plume de Éric Parazelli vient rétablir certains faits qui m’ont échappé. L’affaire «Où est Manon?»: autopsie d’une tempête (sociale) dans un verre d’eau…

(…) Comme j’en doutais, je me suis tourné vers Nadine Mathurin, Gestionnaire de communauté à Radio-Canada. Voici sa réponse (approuvée à l’interne):

« Nous avons pris connaissance du Tumblr «Où est Manon?» dès la semaine dernière. Nous n’y voyions aucun enjeu, nous trouvions le blogue sympathique, en plus créé par un fan de l’émission.

Cependant, les éléments constituant la marque Radio-Canada ne peuvent être utilisés sans autorisation. En parallèle, le service juridique a donc démarré une procédure en contactant Tumblr et en indiquant que ce blogue utilisait la marque sans autorisation.

Selon ma compréhension, Tumblr (d’où le message provenant de New York) a envoyé un avis au propriétaire du blogue. Je ne sais pas ce qui était écrit dans ce message. Ce que je sais, c’est que le service juridique de Radio-Canada ne demandait pas à Tumblr de retirer le blogue de la plateforme Tumblr, seulement de faire retirer les éléments associés à la marque.

C’est en faisant ma veille habituelle que j’ai appris, par le propriétaire-même du Tumblr, qu’il avait reçu une «mise en demeure» (il l’appelait ainsi hier sur Twitter) de «la part de » Radio-Canada.

J’ai communiqué directement avec lui pour en apprendre davantage, en continuant à chercher ce qui s’était passé à l’interne en même temps. Nous lui avons demandé de laisser le blogue ouvert en attendant nos vérifications.

Finalement, nous avons pu établir qu’il n’y avait pas d’enjeux majeurs et les procédures ont été arrêtées.»

Cela dit, en aucun cas la décision n’a été liée au positionnement des personnes sur les médias sociaux. Nous avions déjà établi que nous trouvions le blogue sympathique, et qu’il représentait un bel hommage en forme de clin d’oeil à l’émission. »
Je me suis finalement tourné une dernière fois vers Marc Boisclair pour lui mentionner la version radiocanadienne qui différait légèrement de la sienne. Il m’a renvoyé un courriel qui précisait les faits:

« Ils ont tout vrai! Visiblement, après relecture de la lettre que j’ai reçu, j’avais drôlement mal saisi lors de ma première lecture!!! :/
Pour preuve, je joins la fameuse lettre en attachement. Maintenant, je me sens mal d’avoir accusé RC de vouloir fermer le site à tort. Merci de rétablir les faits!! »

Voilà, c’est fait! Je me demande quand même pourquoi Radio-Canada s’est tout de suite tournée du côté de Tumblr, l’entreprise gérant la plateforme de blogues, plutôt que de contacter directement d’abord les auteurs du fameux blogue? Enfin… l’important c’est qu’on puisse encore profiter de ce petit bijou de détournement d’une émission populaire!

Alors en effet pourquoi avoir contacté Tumblr? Et pourquoi continuer sur le site “officiel” des médias (non pas les présences twitter de certaines émissions) d’être aussi drabe?

Mes excuses à Radio-Canada d’avoir sauter trop vite aux conclusions sans avoir fait le travail de monsieur Parazelli.

C’est aussi ça les médias sociaux, devoir admettre des fois avoir mal jugé d’une situation et se le faire dire illico dans les commentaires et prendre sa pilule…

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Après réflexion (le temps que je soupe, ça va vite sur les médias sociaux), les faits qui me manquait (puisque ma source Radio-Canadienne elle-même ne savait pas tous les détails) ne changent que peu de choses. Le problème reste sensiblement le même que celui du cas Mad Men il y a 3 ans. L’arsenal juridique a tout de même été mis à profit pour par la suite se rétracter. Il aurait été plus simple de joindre le titulaire du compte, de le remercier et de lui offrir les « bleus » des logos de Radio-Canada qui se retrouvent à la grandeur du Web de toute façon. L’argument « de la protection » de la marque de commerce (lorsqu’on vous fait une pub virale gratis) reste faible, voire même insignifiant…

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En affaire, les questions « existentielles » sont parfois fondamentales

Cette semaine je rencontrai de jeunes entrepreneurs. Depuis plusieurs années ils sont inséparables. Ils sont copropriétaires à 50% de plusieurs entreprises. Ils ont comme principal actif une PME qui emploie une trentaine d’employés et qui semble être le cœur de leur « union d’affaires ». Mais ils ont aussi des investissements dans l’immobilier et une technologie web qu’ils avaient développée d’abord pour les besoins d’interactions entre leur PME et leurs clients, mais qui devint un « produit » avec sa propre structure financière et une entité séparée de leur PME. Depuis maintenant 6 ans ce produit leur rapporte un $100K par an avec un investissement minimal. Or il s’avère qu’il y a 5 ans, un produit pratiquement similaire a été développé ailleurs et que l’entrepreneur qui l’a mis au monde fait maintenant des millions strictement avec ce produit. De plus, des centaines d’autres concurrents sont maintenant apparus dans ce même marché. De surcroit, on peut facilement prévoir qu’à cause du développement des pratiques informatiques, d’ici 5 ans, ce type de produit devra complètement être repensé au risque de devenir une « commodité » pour laquelle les entreprises n’auront plus à débourser. Ces jeunes entrepreneurs me rencontrent donc pour me parler de leur produit et d’une vision stratégique pour son développement.

Le hic est que durant la première moitié de notre rencontre nous ne parlons strictement que de leur PME. Ils me racontent leurs enjeux, les écueils de leur business et je partage avec eux mes réflexions sur ceux-ci. Puis vint le moment de discuter du produit. Ils sentent que ce produit a un potentiel énorme et que même s’il roule avec celui-ci depuis des années, ils ne se démarquent pas de la concurrence, ils n’ont pratiquement rien investi en marketing et ne sont jamais allés chercher de partenaires ou d’investisseurs. Avec la feuille de route actuelle du produit en question, il serait certainement facile de trouver de petits investisseurs pour en continuer son développement. Mais pour aller chercher du capital de risque, il faudrait y investir du temps, de l’argent et surtout des efforts.

C’est alors que je pose la question de la passion.
-Mais qu’est-ce qui vous fait réellement triper ? On est ici pour parler de votre produit, mais déjà depuis une heure vous me parliez plutôt de votre PME. Où est votre cœur ? Où est votre passion ?

Ils répondent que la passion est de développer des entreprises, de faire de l’argent et de gérer.

Mais pour moi cette réponse n’est pas satisfaisante. Je fais valoir qu’ils doivent retourner faire leur introspection et se demander combien de temps, d’effort, d’argent et de sueur ils sont prêt à investir dans ce produit. L’un d’eux est-il prêt à complètement oublier la PME pour faire vivre le produit ? Sont-ils prêts à investir complètement le $100k de revenu de celui-ci dans le développement et le marketing (et même beaucoup plus) pour le faire passer à un autre niveau ? Seraient-ils même prêts à complètement oublier, voire vendre la PME (non je ne leur ai pas suggéré ça, car je savais d’instinct la réponse) pour se concentrer sur ce produit ?

La diversification des investissements, des sources de revenus et des activités d’entreprises est souvent très sage. Mais dans une journée nous n’avons malheureusement que 24 heures. Des fois, au-delà des stricts critères stratégiques et d’affaires, il y a aussi des critères plus ésotériques à aussi prendre en considération. Une bonne idée, même une excellente idée, pour se développer a besoin de temps, de ressources et souvent de passion. La stricte potentialité de « peut-être faire du cash » n’est souvent pas assez. La réponse est ailleurs…

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Le push et le pull marketing expliqué par le karaté et le judo

Dans sa plus simple expression le push marketing est la publicité traditionnelle et le pull marketing est d’attirer les clients par le bouche à oreille, via par exemple les blogues, les twitts et autres médias sociaux. Mais c’est dans un un récent billet du blogue de Harvard Business Review Business Needs More Judo, Less Karate, que l’analogie marketing/Judo et karaté prend tout son sens.


Restaurant type one: Imagine yourself wandering the streets of a new city. You could be on Ocean Drive in South Beach, or Piazza Navona in Rome. You’re thinking about dinner, and you come across a restaurant conveniently located on a busy stretch of street. Outside, it displays its panoply of meal choices in wax replica splendor, or “freshly cooked” under Saran wrap. On the sidewalk, an aspiring tan model flanks a manager-host, who wears a loud tie to go with the even louder voice he uses to solicit passersby. “Would you like to come in and eat ‘world famous x’? Or maybe try the daily cocktail special?”

Restaurant type two: You want to have a couple of special dinners during your travels so you’ve done some careful research prior to your trip. You find out about a restaurant that’s somewhat out-of-the-way, does not take reservations, has humble décor, and is only open for dinner five nights a week. None of that deters you. Your foodie friends recommended it — “amazing artisanal, local dishes,” they say. Pete Wells wrote something nice about it in The New York Times. Your favorite restaurant blogs concur.

Where would you rather eat? More to the point, if you have a business, which would you rather be?
Type one represents what marketers call “push.” Type two is “pull.” Push marketing uses advertising (billboards, spam, direct mailings, banners, cold calls, and similar techniques) to hunt for the customer. In contrast, pull marketing bets on product quality and its ability to create awareness and eventually a brand that will lure and keep customers.

One is a bullhorn, the other a magnet. Or, as I like to say, one is karate and one is judo.

Par ailleurs, l’auteur note qu’en affaire, vous n’avez pas le choix de faire un judicieux mix des deux approches. C’est d’ailleurs ce qu’on appelle mix-marketing (j’en parlais d’ailleurs dans mon billet Vivement le « mix marketing » incluant le « mix media » et la « convergence marketing »). Il note aussi cependant que l’approche pull push est limitée dans le temps. Vous arrêtez de payer la pub et elle disparaît. L’approche pull demande quant à elle un investissement et une implication sur une longue période de temps. Je dis d’ailleurs souvent que les médias sociaux c’est un investissement à moyen/long terme pour des retombées à moyen/long terme aussi. Cependant, votre positionnement lui restera sur le Web un bon bout de temps. Ce qui est construit ne disparaitra pas instantanément.

Here are the three possible outcomes of business karate:
a) It works because the product or deal really is that good. This is a best-case, but not common scenario; you have the right to push and shout.
b) It feels like it works short term, but creates long-term disappointment. There is an expectation gap that gets discovered over time, leading eventually to customer defection.
c) It triggers defensive mechanisms. As one investor in my VC firm has told me, “A yellow light always goes off in my head when someone is pitching hard. I don’t want to be sold something.”
That is the irony of it, and why business judo can be more effective — especially when you have something authentic, good, or purposeful. People don’t mind buying, but they don’t want to be sold. In a similar fashion, regarding product design or presentation of information, people prefer intuitive self-discovery over complex how-to instruction.

This is the real judo counterweight to understand. We are by nature predisposed to want, to desire, to deal, to buy. Yet while we don’t mind being gently guided there, we are wired for mostly for self-control. The key principle in the judo of business is to create and allow the conditions for people to make your goal their own conclusion.

Bien évidemment l’auteur de cet article utilise l’image du pull marketing/judo dans un contexte plus général d’affaires, mais je trouve qu’il s’adapte parfaitement au marketing de pull qu’on peut exercer avec une présence efficace médias sociaux. D’ailleurs je vous fais remarquer que dans mon site, il n’est écrit à aucun endroit spécifique une liste détaillée de mes services. Je peux dire que je suis bonne dans tel ou tel service ou encore je peux le prouver. Si la preuve est faite, il n’est pas nécessaire de renchérir. Les clients sont assez intelligents pour comprendre en masse et ils comprennent tellement bien que ma business est florissante.

Je terminerai en vous racontant une anecdote. Un peu avant les fêtes, je me suis mise aux enchères sur ce blogue. Simultanément, une grosse agence de pub me demande de me mettre aux enchères au profit des 24hrdeTremblants. Ils me photographient avec un pro, mettent des ressources sur le projet, créent un site et vont chercher plusieurs personnalités connues qui offrent aussi quelque chose. Pour cet effort de l’agence de pub, l’enchère comprenant 2 heures de consultation avec moi, mes livres sur les médias sociaux (101 et 201) et un plat de sauce Ragu Bolognaise et ma marinade à steak BBQ web 2.0 va chercher $300. Sur mon blogue, avec un billet, quelques twitts et status Facebook le même lot s’envole pour $1350…

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La passion c’est palpable

L’un des sujets récurant de mon blogue, outre les stratégies web, est celui de la passion. Des fois la passion s’acquière, des fois elle est innée, des fois elle vient sans qu’on ne l’attende, mais dans tous les cas, elle est souvent un gage de la réussite. La passion est aussi palpable. Elle vibre, elle se voit, elle se ressent. Elle fait la différence entre des choses bien faites ou des choses juste correctes. J’arrive d’un voyage en France, à Montpellier, pour y avoir donné une conférence qui sera bientôt en ligne. L’un des hauts faits de ce voyage est ma rencontre avec Fabien Vie (alias @Fabien_Saveurs sur twitter). Fabien est un chef à domicile et le chef de la section des VIP du Tour de France. Il me racontait avoir refusé une somme très appréciable pour un emploi qu’on lui offrait (c’est qu’il est multitalentueux ce Fabien) pour plutôt suivre sa passion pour la cuisine, pour suivre son cœur. C’est un privilège de l’avoir rencontré et voici deux courtes vidéos pour vous aider à saisir la passion qui l’anime. Imaginez, en plus il ne s’agissait même pas de ses propres créations ! De surcroît, son charmant accent du Midi de la France saura aussi sans doute vous conquérir, sinon, vous aurez indéniablement l’eau à la bouche.

P.-S. Comme quoi, de suivre ses passions (dans mon cas de m’être investit à fond dans le web, les médias sociaux et les stratégies d’affaires électroniques), vous permet aussi aux hasards de la vie, de rencontrer d’autres passionnés.

Merci Fabien de ta chaleur humaine et gros bisou à ces autres passionnées, ta compagne Marie-Laure Vie et la copine Sophie-Noëlle Ménart.

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Mes billets coup de cœur de 2011

C’est en tentant de faire une sélection de mes billets coup de cœur de 2011 que ça m’a frappé. J’écris beaucoup moins sur mon blogue que par les années passées, mais je trouve (vous n’êtes pas obligé d’être d’accord) que lorsque j’écris, mes billets sont en général plus percutants et pertinents. Je pense que ce que j’ai perdu en fréquence, je l’ai gagné en pertinence…

Voici donc mes 10 billets coup de cœur de 2010

Sous-contracter les médias sociaux = Sous-contracter la passion

Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux

Facebook vs Twitter

Les plates-formes sociales et leurs problèmes de gestion de la diffamation, harcèlement et intimidation

Le Tourisme vs Les TIC au Québec, met-on nos œufs dans la bon panier?

Google + n’est peut-être pas un médias social ?

Le blogue, retour aux sources

Du média social aux affaires sociables, l’expérience d’IBM

Ambush marketing, guérilla marketing et marketing d’opportunité

Le plan nord, le plan nerd et LeWeb

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Le blogue fait avancer la pensée économique selon The Economist et le journalisme selon Nick Kristof du NYT

Tandis que pour une Nième fois, un média se demande si le blogue est mort (ça se passait hier sur la radio de Radio-Canada), des institutions que je considère un peu plus sérieuse, The Economist et Nick Kristof du New York Times (dans Forbes) considèrent eux est qu’il est bien en vie et contribue positivement à l’avancement de la pensée.

Dans l’article Heterodox economics, Marginal revolutionaries : The crisis and the blogosphere have opened mainstream economics up to new attack on peut lire :

(…)Economics, perhaps more than any other discipline, has taken to blogs with gusto. Mainstream figures such as Paul Krugman and Greg Mankiw have commanded large online audiences for years, audiences which include many of their peers. But the crisis has made the academic establishment fractious and vulnerable. Highly credentialed economists now publicly mock each other’s ignorance and foolishness. That has created an opening for the less decorated members of the guild, and the truly peripheral. In the blogosphere anywhere can be, as the title of Mr Mosler’s blog has it, “The Center of the Universe”.

(…)Mr Sumner’s blog not only revealed his market monetarism to the world at large (“I cannot go anywhere in the world of economics…without hearing his name,” says Mr Cowen). It also drew together like-minded economists, many of them at small schools some distance from the centre of the economic universe, who did not realise there were other people thinking the same way they did. They had no institutional home, no critical mass. The blogs provided one. Lars Christensen, an economist at a Danish bank who came up with the name “market monetarism”, says it is the first economic school of thought to be born in the blogosphere, with post, counter-post and comment threads replacing the intramural exchanges of more established venues.

Dans l’autre article Economics blogs, A less dismal debate : Blogs are blamed for cheapening debate in some fields. Yet they have enriched economics on peut lire :

Previous publishing revolutions, such as the advent of printing, prompted similar concerns about trivialisation and extremism. But whatever you think about the impact of blogging on political, scientific or religious debate, it is hard to argue that the internet has cheapened the global conversation about economics. On the contrary, it has improved it…

The back-and-forth between bloggers resembles the informal chats, in university hallways and coffee rooms, that have always stimulated economic research, argues Paul Krugman, a Nobel-prizewinning economist who blogs at the New York Times. But moving the conversation online means that far more people can take part. Admittedly, for every lost prophet there is a crank who is simply lost. Yet despite the low barriers to entry, blogs do impose some intellectual standards. Errors of fact or logic are spotted, ridiculed and corrected. Areas of disagreement are highlighted and sometimes even narrowed. Some of the best contributors do not even have blogs of their own, serving instead as referees, leaving thoughtful comments on other people’s sites and often criss-crossing party lines.

This debate is not always polite. But was it ever? The arguments between John Maynard Keynes and Friedrich Hayek in the 1930s, some of them published in academic journals, were not notable for their tact. One observer likened their exchanges to the brawling of “Kilkenny cats”. Both men, one suspects, would have relished taking their battle online.

Et finalement dans Blogs Marginal revolutionaries l’auteur conclut par :

The economics blogosphere, timely as ever, has provided a nice illustrative example in recent weeks, in the form of an ongoing debate on the nature of sovereign debt burdens and the implications of Ricardian equivalence for fiscal policy. Nick Rowe helpfully collects many of the relevant links here. The discussion is not always polite. It is interesting and enlightening, however. And it disciplines participating thinkers in a way that few other mediums manage.

Il n’y a donc pas de place à l’imagination, les blogues sur l’économie ne sont pas toujours polis et quelquefois impertinents, mais ils permettent de discipliner la pensée des participants comme aucun autre médium ne sait le faire. Qui plus est, la blogosphère a amélioré la science économique.

But whatever you think about the impact of blogging on political, scientific or religious debate, it is hard to argue that the internet has cheapened the global conversation about economics. On the contrary, it has improved it…

Sur le front des médias traditionnels, on peut lire dans Fastcompany The New York Times’s Nick Kristof On Journalism In A Digital World And The Age Of Activism

Nicholas Kristof has been writing for The New York Times for more than a quarter century and has appeared on that paper’s op-ed page since 2001, often penning articles about the struggles of people in distant parts of the world. He has even been dubbed the “moral conscience” of his generation of journalists. Less well known is his role as an innovator in journalism. In 2003, he became the first blogger for The New York Times website. Ever since then, Kristof has been a pioneer among journalists in the digital world. He’s active on Twitter and Facebook. In 2012, he even plans to venture into online gaming.

(…)Is this a revolutionary shift in journalism or a more natural progression?
In some ways, it’s just an adaptation of traditional journalistic approaches. I used to call a bunch of experts about who I should interview in Haiti. I still do that, but now I also send inquires through social media. That change feels incremental. We’re moving from a format where we “proclaimed the news” to the world on a fixed schedule to one where we converse with the world on a 24/7 basis. That does feel like a significant change. I don’t think what we do 20 years from now will look much like what we’re doing today. I don’t think op-ed columnists will be limited to two 780-word columns a week.

(…)Is there a more problematic side with the journalism in the digital age? Do you worry that citizen journalism diminishes overall credibility, for instance?
I think that there will always be a hierarchy of credibility. We in the media have historically been gatekeepers. Now I think that’s largely lost, and that’s a disadvantage. But having people shooting videos everywhere provides a useful level of accountability. A lot of people including me were really taken aback by the videos of police violence during Occupy Wall Street. A decade ago nobody would have known about that because there wouldn’t have been a reporter there and even if someone did write about it, it wouldn’t have been that dramatic. Likewise in Syria, widespread video does provide some constraint on a government if it knows that if it massacres people, there will be video of that. They may still decide to massacre people, but it raises the price.

Entretemps, ici on se demande si le blogue est mort et plusieurs journalistes « badtripent » sur l’arrivée du Huffington Post Québec. D’ailleurs ça me fait rire de voir des personnalités influentes se ruer chez le Huffington Post ou pire encore, chez Voir (pour faire des billets payants c’est à dire à 5 $ du 1000 pages vues, la belle affaire) tandis que d’autres (notamment plusieurs copains blogueurs d’affaires), plus intelligents ou stratégiques sans doute, se font payer convenablement pour écrire sur d’autres plates-formes médiatiques. D’ailleurs, quelques journalistes pigistes m’ont confié avoir été capables de négocier des tarifs à la hausse avec leur média actuel pour qu’ils n’aillent pas chez le Huffington Post gratuitement. Des fois le gratuit c’est payant pour d’autres, des fois l’animal mort renaît de ses soi-disant cendres et des fois, la peur du changement est pire que la saine tentative d’enfourcher la bête …

MAJ
La dernière discussion médiatique de la mort des blogues au Québec remonte (dans mon blogue et de mémoire) en août 2008. J’en parlais dans mon billet Le phénomène blogue tirerait à sa fin?

MAJ

C’est via un status Facebook de Christian Aubry que j’ai pris connaissance de l’article l’Agence Science Presse L’avenir est biaisé en faveur des blogues qui va en plein dans le sens de mon billet. On peut y lire :

(…) il est devenu difficile de nier le poids qu’a acquis un blogueur comme P.Z. Myers dans les débats sur le créationnisme, la crédibilité d’un Seth Mnookin dans celui sur la vaccination, l’influence d’un Revkin dans celui sur le climat, d’un Mooney dans celui sur la politisation de la science…

(…)Certains qui lisent ces lignes regrettent déjà de ne pas y être allé, d’autres sont peut-être sceptiques, et je leur donne raison. Si je recommande sans hésiter le congrès annuel de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS) à n’importe quel journaliste scientifique, avecScience Online, je suis mitigé. Les professionnels de la communication qui n’ont ni blogue ni twitter ni baladodiffusion, s’y sentiront en terre étrangère. Les scientifiques pour qui vulgariser se limite à une conférence de temps en temps ne sauront trop quoi y ramasser. Il faut croire en la vulgarisation, mais plus encore, il faut avoir envie d’expérimenter, ne serait-ce qu’en rédigeant un blogue. Et si on travaille du côté des médias, il faut avoir la conviction que le journalisme scientifique ne sera pas demain ce qu’il est aujourd’hui… et que ce n’est pas une mauvaise chose.

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c’est qui ça Michell EEEE Blanc?

Ç’est toujours rafraîchissant de rencontrer dans la vraie vie des gens qui n’ont absolument aucune idée qui je suis :-)

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Les notes de mon allocution à TEDxMonpellier la semaine prochaine

Comme c’est mon habitude et lorsqu’il m’est possible de le faire (puisque souvent mes services de conférencier médias sociaux sont pour des firmes privées et que mes présentations contiennent des données sensibles), je vous partage les notes de la conférence que je donnerai la semaine prochaine lors du TEDxMontpellier. Cette allocution risque de changer un peu, mais vous y trouverez le gros de ce que je dirai. En arrière-plan, ce sera le montage photo 30 mois de transition en photo qui roulera sur les écrans géants.

Bonne lecture :

Devenir une femme … 2.0

D’habitude je suis demandée à titre de conférencière pour discuter de stratégies Web. Mais comme le thème de TEDxMontpellier est « Vie numérique, réinventer l’humain », je vais plutôt vous parler de mon expérience personnelle, chose que je ne fais pratiquement jamais.

Pour ceux qui ont le sens de l’observation très développé, vous avez peut-être remarqué que je suis né homme et que je suis maintenant une femme.

En 2007 au faîte de ma carrière professionnelle
-Chronique LesAffaires, le canal Argent, citer dans tous les magazines spécialisés

Un samedi matin d’août, mes mécanismes de négation me permettant de me faire croire que j’étais réellement un homme tombe d’un coup.

diagnostic Dysphorie d’identité de genre

Les alternatives : en dépression sévère le reste de mes jours ou changer de sexe

Consultants PR = fermer ma gueule
Copain = don de la communication et de la vulgarisation = devoir de parler, si je peux sauver une vie

Coming-out sur mon blogue et ouverture et transfert de mes archives privées de mon site MySpace vers mon nouveau blogue Femme 2.0 (l’an dernier ce blogue a été l’un des 11 finalistes des meilleurs blogues mondiaux de langue française du BOB’s Award de la radiotélévision Deutch Wells).

La nouvelle fait la 1iere page de LaPresse, puis Arcand, puis une série d’émissions de télévision sérieuses et 6 mois plus tard, Tout le monde en parle

Déclenche une série d’heureux hasards

- Des gens m’écrivent pour me dire qu’ils ont maintenant espoir de s’en sortir
- Des veuves m’écrivent qu’elles se sentent moins coupable de me savoir en vie pcq après le suicide de leur mari, elles ont découvert des enjeux trans dans leur garde-robe et ordi
-Un dentiste me demande si son son frère sera un bon dentiste après une transition
-Une dame qui n’est jamais sorti de chez elle à cause d’une rare maladie de peau, ose sortir dans la rue parce qu’elle a lu mon blogue et m’a vue à la télé
-un copain qui avait de la difficulté avec son gros client, décide de l’envoyer paître parce qu’après avoir lu mon billet de coming-out, il se demandait quel était le courage qui lui manquait et est plus heureux aujourd’hui
-Plusieurs parents d’enfants avec des enjeux trans, de trans et leurs conjoints ou familles sont entrés en contact avec moi

-Je reçu des centaines de courriels, d’appels, de messages, de demandes et de témoignages de toute sortes dont pour aider les plus démunis

Par manque de temps, par culpabilité et pour aider tout le monde, je pars la Guignoleeduweb
Cette année, plus de 2 millions d’impressions de bannières et un mouvement Web qui a maintenant quatre ans permet aux internautes québécois de faire des dons en ligne.

2 mois après Tout le monde en parle, je vais en vacance aux îles Turquoises et je me fais mépriser par les employés haïtiens du Club Med. Parce que les Haïtiens étaient vraiment homophobes à mon endroit, j’en parle sur mon blogue, malencontreusement, au moment du séisme en Haïti. Par culpabilité et pour prouver aux Haïtiens que je ne suis pas l’incarnation du diable qu’ils semblent croire, je mets sur pied le Webothon Haïti qui culmine par un talkshow de 4 heures sur la chaîne VOX qui permets aux ONG, aux gouvernements et aux organisations de comprendre ce que sont les médias sociaux et comment ils ont servis lors du drame Haïtien et comment ils peuvent servir pour la reconstruction du pays et en période de crise tout en incitant les gens à faire des dons,

3 mois après tout le monde en parle, le Ministère de la Santé décide de payer pour les opérations génitales de changements de sexe ($25K pour homme à femme et $50K pour femme à homme) et met sur pied un protocole provincial avec équipe multidisciplinaire d’intervention spécialisée en problèmes d’identités de genre
-ici en France on décide de décréter que la dysphorie d’identité de genre n’est plus une maladie. Ils ont raison, c’est plus une condition prédéterminer à la naissance, mais c’est une manière radine de ne plus payer le support psychologique et médical nécessaire à la transition.

Le fait de m’ouvrir ma gueule a donc créé de nombreux hasards positifs pour les trans et la société en général. De partager un drame sur le web permet aux lecteurs de s’identifier et de vivre la catharsis.

La catharsis est l’épuration des passions par le moyen de la représentation dramatique : en assistant à un spectacle théâtral, l’être humain se libère de ses pulsions, angoisses ou fantasmes en les vivant à travers le héros ou les situations représentées sous ses yeux.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Catharsis

D’autres exemples de drames partagés sur le Web qui ont créé la catharsis

-Jean-Michel Billaut perd sa jambe et ici

- Cyrille de Lasteyrie perd son père

-Mario Asselin perd son père

-J’ai déjà partagé la correspondance d’un de mes clients à l’article de la mort (avec sa permission)

Bref les événements tragiques ont la particularité, lorsqu’ils sont partagés, d’aider ceux qui les partagent de même que ceux qui en prennent connaissance. Je crois même que ça permet de faire de meilleurs humains.

Ça cré aussi parfois des effets négatifs. J’ai eu 2 menaces de mort sur le Web et une panoplie d’injures et d’insultes et j’ai poursuivie sans succès en diffamation. Mais si je fais la moyenne, les côtés positifs sont nettement gagnants. J’ai même tellement de succès maintenant que des imbéciles me disent que j’ai du succès parce que j’ai changé de sexe. Ma réponse est :si tu penses que c’est ça le secret n’hésite pas, change de sexe toi aussi ☺

Merci

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Les médias découvrent que BlackBerry de RIM n’est pas impénétrable, Petit réveil matinal (wake-up call)

Une des grosses nouvelles de la semaine dernière est que les services de police auraient accès aux messages cryptés envoyés à partir de terminal BlackBerry de RIM. Ça a fait réagir les avocats, puis les journalistes. Mais que fait-on de la vie privée et du droit des bandits à jaser confidentiellement entre eux?

Dans LaPresse :

Les experts en cybersécurité sont nombreux à croire que Research In Motion a été forcé de collaborer avec les policiers à cause de l’autorisation d’écoute électronique qu’ils détenaient. Mais une question irrite les avocats de la défense de Raynald Desjardins et Vittorio Mirarchi: ce mandat contenait-il seulement les numéros de téléphone des deux accusés ou comprenait-il également leur numéro PIN nécessaire pour envoyer des textes par la messagerie BlackBerry Messenger?

Voici donc un petit réveil matinal (wake-up call) pour ceux qui ne connaissent pas leur histoire techno.

BlackBerry n’a jamais été sécuritaire. Ou plutôt si, il l’est à des fins marketing. Il est même très sécuritaire pour les discussions entre gens de bonnes volontés. Mais il n’a jamais été à l’épreuve des services gouvernementaux, dont font partie prioritairement les services secrets, puis dans certains cas spéciaux, la police. D’ailleurs je vous rappelle l’épisode de Barrack Obama qui faisait flipper les services secrets américains avec son utilisation intensive de BlackBerry. Comme il ne voulait absolument pas se couper de sa base (qui l’avait fait élire), ils l’ont obligé à plutôt se servir d’un Sectéra® Edge™ (SME PED) développé spécifiquement pour les services secrets par la firme (américaine de toute évidence), General Dynamics.

La paranoïa de cryptage de données associé à BlackBerry dans les médias a débuté un peu après les attentats de Mumbai et le bras de fer entre certains gouvernements et RIM s’en est suivi.

RIM caught up in Pakistani diplomacy scandal

RIM: l’Inde en veut plus, le Pakistan menace

C’est que le Canada, tout comme les États-Unis et plusieurs autres pays, a des politiques très strictes quant à l’utilisation et/ou le transfert de technologies de cryptage, qui sont considérés comme faisant partie de l’arsenal militaire d’un pays et de sécurité nationale. Il est donc illégal d’avoir un système de cryptage de données, qui ne soit pas partagé avec l’état, et pour exporter ces technologies ailleurs, il faut aussi une autorisation étatique.

Aux É.-U.

As of 2009, non-military cryptography exports from the U.S. are controlled by the Department of Commerce’s Bureau of Industry and Security.[9] Some restrictions still exist, even for mass market products, particularly with regard to export to “rogue states” and terrorist organizations. Militarized encryption equipment, TEMPEST-approved electronics, custom cryptographic software, and even cryptographic consulting services still require an export license[9](pp. 6–7). Many items must still undergo a one-time review by or notification to BIS prior to export to most countries.[9] For instance, the BIS must be notified before open-source cryptographic software is made publicly available on the Internet, though no review is required.[10] Export regulations have been relaxed from pre-1996 standards, but are still complex,[9] and often require expert legal and cryptographic consultation.[citation needed] Other countries, notably those participating in the Wassenaar Arrangement,[11] have similar restrictions.[12]

Au Canada

Canada is signatory to a 33-nation agreement (the Wassenaar Arrange-ment) 14 that requires export controls on a long list of “dual-use products,” 15 including cryptography. Canada has reflected this agreement in a domestic regime 16 which restricts the export of customized encryption software or hardware. Canada’s export control regulations are designed to prevent the movement of certain goods that may not be in the strategic interest of Canada or its allies.

Conclusion

Il est donc d’un impératif de « sécurité nationale » que les systèmes de cryptages soient limpides aux autorités gouvernementales et donc, qu’elles y ai accès. Les gouvernements étrangers vont faire des pieds et des mains pour avoir accès à tous systèmes de cryptages qui sont utilisés sur leur territoire et dont ils n’ont pas les clés. Le montréalais Austin Hill, le fondateur du défunt Zero Knowledge System a déjà été traité d’ennemi d’état parce qu’il avait développé un système de cryptographie personnelle impénétrable par les services secrets. Officiellement, son entreprise s’est redéployée pour offrir des services de sécurités aux entreprises de télécommunications parce que les consommateurs n’étaient pas prêts à payer pour l’anonymat sur le Web

Others aren’t convinced. Austin Hill, one of the founders of Zero-Knowledge Systems and now CEO of Akoha.org, says most people remain unaware of what happens to their information online — and unwilling to make sacrifices to protect it.
“Ask people if they care about the environment they’ll say yes, but they’re not willing to give up their SUVs,” says Hill. “Ask if they care about privacy, they’ll say yes, absolutely, but I will not take down my MySpace page with my 400 friends on it because that’s how I socialize. They’re very unaware that these pages get indexed, archived, and become part of their public record.
“I hate to say this, because I am a big fan of privacy,” Hill adds. “But I think as a society we are redefining our understanding of what ‘privacy’ means, and unfortunately not for the better.”

Mais des rumeurs persistantes soutiennent qu’il a plutôt été forcé à ce redéploiement par diverses pressions de natures étatiques…


à lire :
Privacy-enhancing technologies for the Internet, II: Five years later

Intercepting Mobile Communications: The Insecurity of 802.11

et pour vous faire badtripper un peu plus sur le Wikipédia anglo : Mass Surveillance

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Ma fameuse sauce aux fromages qui puent

Une de mes recettes fétiche est ma fameuse sauce aux fromages qui puent. Pour ce faire, il faut de toute évidence du fromage qui pue, de même que du bouillon de volaille. Le truc pour conserver le plus longtemps possible les fromages est de les envelopper de papier ciré. Comme ça ils durcissent à l’extérieur et restent très mangeables à l’intérieur. Il se trouve qu’aujourd’hui est la journée idéale pour faire cette sauce qui se congèle à merveille, et qui me servira pour encore plusieurs semaines. C’est qu’avec les restes de ma dinde de Noël j’ai fait un bouillon de dinde et qu’il me reste plusieurs morceaux de fromages du temps des fêtes .

Mes fromages qui puent

Bouillon de volaille

Peau et os de poulet (ou dans ce cas-ci de dinde)
Blanc de poireau, oignon et 2 branches de céleri haché grossièrement
Feuille de laurier, thym, gros sel, poivre
Couvrir d’eau, porter à ébullition et laisser mijoter trois heures.
Filtrer le tout et jeter les solides,
Congeler le bouillon dans des sacs à congélateurs par tranche de 2 tasses

Sauce aux fromages qui puent

2c/tab de beurre
3 c/tab farine
2t bouillon de volaille 1/2 c/thé sel 1/2 c/thé poivre blanc
1 pincée de muscade fraichement râpée
1 jaune d’œuf
1/2 t crème à 10 %
3 oz de fromages qui puent (avec idéalement une forte dose de bleu, râpé ou en cube et vous pouvez en mettre le double si ça vous fait plaisir)

Dans ce cas-ci j’ai fait une recette quintuple parce que j’avais beaucoup de bouillon de dinde et de fromage qui pue. Comme c’est autant de trouble d’en faire une recette simple que d’en faire une recette multiple et qu’elle se congèle très bien, j’aime bien y aller pour le maximum de quantité. Dans un chaudron, faire fondre le beurre à feu moyen, puis ajouter tranquillement la farine et cuire quelques minutes en évitant de faire dorer la farine. Ajouter le bouillon de volaille en fouettant sans arrêt et porter à ébullition. Laisser mijoter 20 minutes en fouettant occasionnellement.

Dans un bol, mélanger le jaune d’œuf et la crème. Incorporer tranquillement au reste de la sauce. À feu doux, ajouter les épices le fromage et mélanger jusqu’à ce que la sauce soit lisse et homogène.

Cette sauce peut servir à faire un plat de pâtes, auquel je rajoute par exemple des morceaux de jambons et des épinards que je fais tomber dans le beurre avec des échalotes françaises. Mais elle peut servir aussi à une foule d’autres choses par exemple, en entrée. Vous mettez des asperges blanchies dans un ramequin, que vous faites gratiner. (D’accord, il ne s’agit pas de recettes très santé, mais vous mangerez bin de la salade à côté pour vous déculpabiliser…

P.-S. La beauté de cette sauce est qu’elle ne goûte jamais pareil (parce que de toute évidence, mes restants de fromages sont toujours différents). C’est donc un plaisir renouvellé de découvrir son goût à chaque fois…

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Rétrospective musicale 2011 de Bibitte Électrique

C’est avec grand plaisir, après une attente de 2 ans, que je mets en ligne la Rétrospective musicale 2011 de ma chère Bibitte Électrique…

L’air du numérique

Constat :

En me questionnant sur mon choix d’albums préférés de l’année 2011, j’ai réalisé que je n’avais jamais écouté autant de « single » que depuis l’époque ou j’achetais plus de 45 tours que de 33 tours. On appelle ça le progrès… Le numérique me permet de naviguer sur plusieurs sites, blogues et pages de musique pour m’intéresser aux nouvelles parutions d’artistes connus et inconnus, en écoutant des extraits de leur nouvel albums ou EP. Je peux ensuite décider d’en savoir plus (ou non) sur l’œuvre dans sa totalité. Cependant, cette excursion exige du temps et je me rends compte que j’ai souvent plus envie de découvrir les nouveautés plutôt que de choisir une œuvre, l’écouter à plusieurs reprises, l’investir et l’approfondir. Il y a bien sur des avantages à l’un comme à l’autre. On ne peut pas être partout. Ceci dit, je n’ai pas à choisir de faire plus l’un que l’autre, j’ai juste besoin d’avoir plus de temps et surtout d’avoir du plaisir. Parce que dans la vie, il n’y a pas que la musique. Il y a aussi mes amours Michelle, Charlotte et mon petit-fils avec qui d’ailleurs j’ai déjà eu ma première danse sur Honey Bunny de Girls. Ce qui suit est la liste d’albums que j’ai pris le temps d’écouter à plusieurs reprise et d’apprécier parce qu’ils m’ont soit totalement impressionnée, soit m’ont tout simplement plu d’un bout à l’autre.

Cette liste n’est pas par ordre de préférence et veuillez noter que certains albums sont accompagnés d’un vidéo et que les hyperliens des autres mènent sur une trame musicale sans vidéo.

Albums qui m’ont impressionnée

- Colin Stetson Album New history warfare vol. 2 Judges
Un homme son saxophone et son souffle

- Nicolas Jaar Album Space is only noise
À peine majeur (21 ans) et autant à dire : un son minimaliste, organique, soulfull et à prendre à toute heure du jour

- Shabazz Palaces Album Black Up

Mon album hip-hop de l’année avec des beats incomparables

- Josh. T. Pearson Album Last of the Country Gentleman

L’amour, la déchirure, le temps, le silence… et son écho.

- Atlas Sound Album Parallax
Bradford Cox est un prolifique créateur avec ses multiples projets dont son autre groupe Deerhunter. Sur cet album, mon crooner de l’ère moderne…

- EMA Album Past Life Martyred Saints
Ma découverte féminine de l’année. Folk noise grunge. Du ténèbre à la lumière.

Les albums qui m’ont plu et que j’ai fait jouer en boucle

- Fleet Foxes Album Helplessness Blues

- Girls Album Father Son Holy Ghost

Vomit est sans aucun doute la pièce que j’ai écouté le plus cette année (fait dire Michelle)

- Metronomy Album The English Riviera

-Baxter Dury Album Happy Soup

- Chad Vangaalen Album Diaper Island

- Kurt Vile Album Smoke ring for my halo

- SBTRKT Album SBTRKT

- Youth Lagoon Album The year of hibernation

- Destroyer Album Kaputt

- Thurston Moore Album Demolished thoughts

- Dumbo gets mad Album Elephants at the door

- Ringo DeathStarr Album Colour trip

- Cass Mc Combs Album Wit’s End

- Siskiyou Album Keep away the dead

- Little scream Album The golden record

- When Saints Go Machine Album Konkylie

Et pour terminer, mes deux Franco-Québécois préférés de cette année :-)

- Philippe B. Album Variations fantômes

-Éric Goulet Album Volume 1

Je tiens aussi à remercier particulièrement le copain Facebook Jean-François Bédard et sa pertinente page (((((bAKE!’s Playlist!!!))))), avec laquelle je prend mon premier café les jours de semaine. Je remercie aussi Jean-François Rioux et son émission Les Criquets Crinqués en onde depuis plus de 10 ans à CISM 89,3FM et Eric Robillard pour ses encouragements et qui devrait lui-même avoir sa page musicale sur Facebook.

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Le plan nord, le plan nerd et LeWeb

La semaine dernière avec une dizaine d’autres Québécois, j’étais au Davos de l’internet, c’est à dire à la conférence LeWeb à Paris. Pour vous donner une idée de l’ampleur et de l’importance de l’événement, disons que l’an dernier nous étions invités à la mairie de Paris et que cette année, 300 des 3500 congressistes étaient reçus à l’Élysée par Sarkozy lui-même, alors que les autres fesaient la fête au Carrousel du Louvre. Ça donne déjà une idée.

Toujours est-il que la crème des entrepreneurs technos de la planète (avec entre autres, pour ne nommer que celui-là, Eric Schmidt, le «executive chairman» de Google en personne), des « ventures capitalist » les plus importants, des agences de presse et médias de la planète les plus influents, convergent vers Paris pour trois jours de délibérations, présentations, concours de start-up, ateliers et rencontres exceptionnelles. Pendant ce temps, le gouvernement du Québec avance son idée du siècle, Le Plan Nord, nos médias ( comme le note à juste titre Claude Malaison) reprennent les textes des agences de presse plutôt que de profiter de la dizaine de Québécois qui y sont et aucun représentant gouvernemental tant du Québec que du Canada, n’y fait acte de présence.

Je rappelle que l’industrie des TI au Québec (25 milliards)est 2,5 fois plus importante que celle du tourisme, et est sans ministre, ministère ou vision économique. Que le ministère de la Culture du gouvernement du Québec investit 170 000$ pour que nos chanteurs prennent d’assaut le festival South by southwest et y chantent des chansons (ben oui, la culture elle aussi a un ministre et un ministère). Qu’un organisme largement commandité et subventionné, MforMontreal, y était aussi. Qu’un important pan de ce festival est dédié à l’interactif, mais que malheureusement, l’interactif (comme le web ou les TI) ce n’est sans doute pas assez payant ou important pour qu’on y soit de façon organisée.

Je rappelle que lorsqu’on discute du Plan nord, on parle surtout de dilapider nos ressources naturelles non renouvelables et que pendant ce temps, la Finlande, l’Irlande et l’Islande accueilleront de nouveaux centres de données de Google et Microsoft parce que là-bas, il paraît qu’il fait assez froid pour refroidir la chaleur des centres de données et que l’électricité et la géothermie y sont peu dispendieuse. Nous pourrons sans doute leur envoyer nos chanteurs pour qu’ils se divertissent un peu, et nos matières premières pour qu’ils construisent leur avenir…

Tandis que le pote Sylvain Carle réclame « Un plan Nerd », que plusieurs acteurs de l’industrie réclament un Plan Numérique pour le Québec et que le gouvernement du Québec « se demande » s’il est opportun de faire des données ouvertes gouvernementales, la France est déjà passée aux actes avec son portail data.gouv.fr, mets sur pied son Plan numérique, envoi Éric Besson, son Ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique faire un tour à LeWeb et monte un impressionnant kiosque « Where else ? France for sure » chapeautée par InvestinFrance, tout en étant certain d’avoir suffisamment d’employés, de fonctionnaires, de politiciens (Sarkozy lui-même et Delanoë) et de petits fours/champagne pour charmer la galerie.

Oui, mais vous me direz, LeWeb est en France, c’est un peu normal! Je répondrais ha bon ! C’est quand la dernière fois que la mairie de Montréal a ouvert ses portes pour les congressistes d’un événement techno à Montréal (disons le Webcom) ? Je demanderais c’est quand la dernière fois qu’un premier ministre du Québec ou du Canada a reçu en grande pompe la galerie « geek » pour que leur « venture capitalist » viennent s’installer ici ?

Je noterai aussi que la Suisse, petit pays sans doute comparable au Canada, est à LeWeb depuis des années avec l’initiative MorethanChocolate, qu’elle donne du chocolat en main propre à plusieurs congressistes, tout en prenant la peine de leur présenter les start-up qui les accompagne.

À quand notre initiative Morethanpoutine ?

Entre-temps, la dizaine d’autres passionnés québécois et moi-même continuerons d’aller à LeWeb à nos frais, et nous tâcherons d’agir comme ambassadeurs de la geekitude québécoise…

MAJ

Juste pour en rajouter une couche, je vous rappelle que le gouvernement du Québec va dépenser $800 millions (je répète, HUIT CENT MILLIONS) pour équiper les postes de travail de nos fonctionnaires de logiciels Microsoft. Pourtant, c’est en Irlande que Microsoft installe un de ses centres de données…

Entretemps, on va subventionner des entreprises pour qu’elles viennent extraire nos richesses naturelles et les envoyer se faire transformer ailleurs. On appelle ça de la subvention à la création d’emplois. C’est fou comme nous avons de bonnes idées économiques…

Microsoft labs location worldwide = ben non, il n’y en a pas au Québec
Microsoft Data Center Worldwide (remarquez que le Canada est en blanc, donc considéré comme un marché, mais c’est ce qui est en jaune qui est un centre de données. Infos additionnelles chez ZDnet)

Lors de LeWeb, Éric Schmidt était fier d’être avec Sarkozy pour inaugurer à Paris un nouveau centre de recherche de Google de $100 millions d’euros

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Mes entrevues sérieuses, philosophiques et rigolotes à LeWeb

C’est toujours un plaisir de visiter les cousins à Paris pour le Davos du Web, c’est-à-dire le congrès LeWeb de Géraldine et Loïc Le Meur. Comme je commence être un petit peu connue outre Atlantique, on me demande souvent de données des entrevues à divers médias et/ou blogues d’affaires. Ainsi, voici une sélection des infos pertinentes, des coups de gueule et des conneries que j’ai eu le plaisir de partager avec les potes français. (Oui je suis méchante quelquefois, mais c’est toujours fait avec amour.)

Mon entrevue avec Jeremiah Owyang et Fred Cavazza à propos des médias sociaux dans l’entreprise.

Mon entrevue sérieuse avec TV5 Monde à propos de ce que je fais à LeWeb

Mon entrevue mi-figue, mi-raisin avec le portail Locita (et mon coup de gueule « les éditeurs Français c’est des conards). À ce propos, vous pouvez télécharger gratuitement les deux premiers chapitres de Les médias sociaux 101(PDF) et le premier de Les médias sociaux 201(PDF).

Mon entrevue Coup de gueule pour France Télévision avec Jean-Michel Billaut, dans laquelle je me scandalise de sa situation SCANDALEUSE, qu’il explique remarquablement bien dans l’un des billets les plus touchants du Web Cela fait 2 ans que je n’ai pas pris de douche…

L’intro de France Télévision

JAZZ ON THE WEB : suivez Jazz! Jean-Michel Billaut, blogueur influent à mobilité réduite, fait son web 11 de chez lui grâce à Jazz, son avatar. Pour Jean-Michel Billaut, être présent sur le Web 11 via le robot Jazz, c’est l’occasion de rencontrer des blogueurs du monde entier. Parmi eux, la québecoise Michelle Blanc. Cette spécialiste du e-commerce et des stratégies numériques assume aussi sa transexualité. Elle a pris fait et cause voilà quelques mois pour Jean-Michel qui n’arrivait pas à toucher la subvention destinée à aménager son logement. Grâce au Web 11 et à Jazz , ils ont pu échanger quelques remarques, la convivialité québecoise a fait le reste…

Mon entrevue philosophique avec le blogueur William Réjault, pour lequel je réponds aux deux questions :
Quel est le meilleur conseil que l’on m’ait jamais donné ?
Lorsque ça ne va pas, quelle image ai-je en tête ?

Finalement, comme chaque année, je fais aussi la folle de service pour France télévision et je m’amuse à jouer les « speakrine Française ».

En terminant, vendredi je serai aussi en direct sur France5, via Skype (et via un clip qui a déjà été tourné à Paris) pour l’émission du copain Cyrille De Lasteyrie (mieux connu sous le pseudo de Vinvin) Le Grand Webze. Le sujet sera « Internet et la vie privée-vie intime ». Je ne sais malheureusement pas si cette émission sera disponible en format web ici ☹

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Jeremiah Owyang, L’entrevue avec Fred Cavazza et moi-même à LeWeb

Hier, Fred Cavazza et moi-même avons eu la chance d’interviewer Jeremiah Owyang qui présentera aujourd’hui l’allocution Climb the Social Business Hierarchy of Needs dans le cadre de l’événement LeWeb à Paris. Jeremiah en plus d’être franchement sympathique, est aussi l’une des autorités mondiales en matière d’utilisation des médias sociaux en entreprise. Fred est son équivalent pour la France. Nous avons discuté du niveau d’implantation des médias sociaux dans la grande entreprise, de la place qu’ils devraient prendre dans les fonctions traditionnelles de gestion, du futur des médias sociaux et de ROI. Alors bonne écoute et bonne lecture.

MAJ

Merci à Christian Aubry et Josée Plamondon d’avoir eu la gentillesse de capter cette discussion

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