Pourquoi la Caisse de dépôt et placement ne s’intéresse-t-elle pas à la fibre optique ?

Pin It

Michel Surprenant, le Maire de Chertsey, avait fait des études préliminaires pour couvrir de fibre optique notre localité. Pour les 300 km² de notre ville, il en couterait $8millions.

Si nous extrapolons ce calcul à la province, en considérant que celle-ci compte 110 000 km² de territoire habité (selon Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française en Amérique du Nord (CEFAN)) avec une simple règle de trois, on obtient un beau $2,9 milliards pour couvrir le Québec habité en entier.

Or, au moment d’écrire ces lignes, la CDP est prête à investir $5,5 milliards pour son réseau électrique métropolitain. Dans le site web dédié à cette initiative, elle présente que pour un investissement de $5,5 milliards, il y aura des retombés de $3 milliards, sur une période de 4 ans.

Les retombées potentielles de ce réseau représentent plus de 3 milliards de dollars sur quatre ans pour le PIB québécois. En ce qui concerne les développements immobiliers le long du tracé, près de 5 milliards de dollars en investissements privés sont actuellement anticipés. Près de 7 500 emplois directs et indirects seront également générés durant chacune des quatre années de construction de ce nouveau réseau. Plus de 1 000 emplois permanents seront générés à la suite de sa mise en service.

L’économiste Hal Singer (financé par Bell Canada) dans son document Economic Impact of FTTH Deployment in Toronto, présente que pour un investissement de $1 milliard dans la fibre optique à Toronto, il prévoit la création de 19 000 emplois et des retombés de $3 milliards pour ce même PIB, mais sur une période de 2 ans.

impact économique de la Fibre optique à Toronto

Pourtant, j’imagine que la CDP est au fait des publications du Forum Économique Mondial, de même que de l’International Telecommunication union (ITU)? Or, selon le Forum Économique Mondial

Based on a significant body of research1 on the economic impact of broadband, it is generally accepted that broadband has a beneficial impact on economic growth. Moreover, some research suggests that broadband speed matters. The impact of broadband includes (1) direct effects through large-scale infrastructure investments that lead to increased economic activity in the investment area (e.g. immediate increase in employment and purchase of raw material), (2) indirect- or long-term effects that spur innovation and productivity through e.g. improved broadband speeds, and (3) induced effects such as spill-over into other economic sectors by enabling access to entertainment, education, healthcare, banking services, e-commerce and other. The benefits of faster broadband include economic effects such as increased innovation and productivity, social effects such as better access to services and improved healthcare and environmental effects such as more efficient energy consumption.

et

Studies of the impact of broadband on the economy have generated a number of elasticity estimates for a 10% increase in broadband penetration. These estimates refer to different geographic regions and country clusters. The range proposed by these studies for the impact on GDP of a 10% increase in broadband penetration is 0.25%- 1.38%. For broadband speed, it has been found that a doubling of broadband speeds for an economy can add 0.3% to GDP growth.6 These different elasticities are set out in Table 1 below. It should be noted that results indicate that the impact on GDP from an increase in penetration and also speed is higher for lower-income countries, as compared with higher income countries. However, results also show that a critical mass of penetration is needed to achieve these positive effects.

Quant à elle, l’ITU présente que

The study of the impact of broadband on economic growth covers numerous aspects, ranging from its aggregate impact on GDP growth, to the differential impact of broadband by industrial sector, the increase of exports, and changes in intermediate demand and import substitution. While the research on the contribution of broadband to GDP growth has confirmed its positive impact, it has also yielded results that vary widely. Constrained by data availability, the analyses have primarily focused on OECD countries (generally Western Europe and North America) and states in the United States (see Table 1).

Tableau des études d'impact de la fibre optique sur le PIB

As the data in Table 1 indicates, most studies conclude that broadband penetration has an impact on GDP growth. However, one observes that such a contribution appears to vary widely, from 0.25 to 1.38 per cent for every increase in 10 per cent of penetration

Quoi qu’il en soit, il m’apparaît évident que les retombées économiques trébuchantes de la mise en place de la fibre optique à la grandeur du Québec risquent clairement d’être plus rentables que dispendieuses. Et cela autant au bénéfice de la Caisse de dépôt et placement du Québec, ou du gouvernement lui-même, que pour la santé de notre produit intérieur brut.

D’ailleurs, si on investissait dans la fibre optique, nous n’aurions probablement plus besoin de ce réseau électrique métropolitain et les bénéfices de ces investissements rejailliraient sur le Québec tout entier plutôt que strictement à la région métropolitaine de Montréal…

1 commentaire

Coworking 6Cent1, merci de l’accueil et de l’atmosphère productive

Pin It

lobby du 6cent1

Depuis maintenant 11 ans, je travaillais seule dans mon bureau à rencontrer des clients ou à faire avancer les dossiers qu’ils me confient. Mais depuis le début de l’été, j’ai emménagé au coworking 6cent1, à Outremont. Je travaille toujours de mon bureau dans l’bois à Chertsey (et j’y fais aussi des rencontres clients, entre autres sur mon ponton), mais j’ai maintenant accès aux salles de conférences du 6cent1, pour rencontrer mes clients qui préfèrent Montréal.

De toute évidence, ça fait du bien de changer d’air de temps à autre et de socialiser avec d’autres entrepreneurs. En outre, ça me permet aussi d’avoir un point de départ de Montréal, pour rencontrer les clients qui préfèrent me recevoir dans leurs installations.

Tout ça pour vous dire que ce changement est des plus bénéfique pour mon entreprise et que je vous recommande fortement les espaces coworking en général et le 6cent1 en particulier. C’est d’ailleurs l’un des tout premiers coworking de Montréal.

salle de conférence du 6cent1

Laisser vos commentaires

Pourquoi devrions-nous investir massivement dans les infrastructures numériques

Pin It

(Dévoilement j’ai travaillé autant pour le PQ que le PLQ à titre de consultante pour les questions numériques)

 

Enfin, il est de plus en plus question des infrastructures numériques au Québec et au Canada. Il était temps. La ministre Anglade entamera une consultation populaire à ce sujet dans les prochains jours, tandis que la candidate à la chefferie du PQ, Martine Ouellet, si elle devenait première ministre, donnerait deux ans aux TELCO pour fournir 1GBPS aux Québécois, sans quoi elle nationaliserait leurs services.

 

Mais POURQUOI faut-il s’intéresser à cette question de large bande ?

 

Pour le commun des mortels, la consultation publique qui s’amorce au Québec n’est sans doute que de peu d’intérêt. Qu’est-ce que ça mange en hiver la large bande et quel impact ça peut bien avoir dans nos vies ?

 

La large bande est (pour faire simple) des liens internet très haute vitesse. Ça va potentiellement si rapidement que vous n’aurez pas besoin, à court terme, de toute cette puissance de vos branchements internet. Pour vous expliquer, le Canada se targe d’avoir de la haute vitesse à 5MBPS (pour méga bit par seconde) alors que la ministre Anglade propose de fournir 30 MBPS pour tous les foyers québécois et que la candidate à la chefferie du PQ réclame quant à elle 1000 MBPS qu’on traduit aussi par 1GBPS.

 

Le Québec peut faire quelque chose pour les infrastructures filaires, mais n’a que très peu de possibilités d’intervention pour les infrastructures mobiles, ce champ d’activité étant strictement sous contrôle du fédéral et du CRTC. Mais pour le filaire, il semble que l’on puisse agir (à ce que je sache). Aussi, les deux paliers de gouvernements se gargarisent depuis bientôt 10 ans du mot-valise « innovation ». Or, les innovations circulent sur des réseaux qui sont justement des infrastructures numériques. Les nôtres sont désuètes et nous coutent la peau des fesses (comme consommateurs).

 

Les bénéfices de la très large bande

 

La très large bande circule le plus efficacement sur la fibre optique. C’est ce que nous appelons « Fiber to the home » ou FTTH (la fibre jusqu’à la maison et c’est loin d’être la « Fibe » que Bell Canada a si judicieusement utilisé comme termes pour désigner l’un de ses services).

 

Parlant d’innovation, les récents déboires d’Uber au Québec, ne sont que l’un des nombreux changements qui nous attendent et qui sont issus de cette nouvelle révolution industrielle, qu’est l’économie numérique. L’un des pays les plus visionnaires à ce chapitre est la Norvège. Très tôt, dès 2004 en fait, ils ont identifié que la FTTH était la bouée de secours indispensable pour se positionner dans cette nouvelle économie et y ont investi massivement. D’ailleurs, l’internet le plus rapide de la planète se trouve dans un « shack » isolé de la mer du Nord, sur l’île de Bjørndalen, à plusieurs centaines de kilomètres de la Norvège.

L'internet le plus rapide du monde
(source: http://www.wsj.com/news/articles/SB10001424052702303325204579467542262163298)

Le tableau suivant, illustre de façon éloquente, plusieurs des bénéfices qui y sont associés. Pour ne prendre que quelques exemples, imaginez un réseau fibre optique à la grandeur du Québec si efficace, jumelée à des incitatifs fiscaux favorisant le travail à domicile, pourraient réduire très substantiellement le trafic, les congestions routières, l’énergie pour chauffer les grandes tours à bureau, le pied carré commercial nécessaire, la pollution, le besoin d’un nouveau train électrique à Montréal et favoriser la croissance des régions. Imaginez aussi que présentement vous pouvez faire votre bac en ligne à Virginia Tech. Il serait sans doute intéressant par exemple que l’UQAC se questionne à savoir comment elle va faire compétition avec ça dans les années à venir.

 

Bénéfice socio-économique de la FTTH
(Source: http://www.epliitto.fi/images/09_Tobias%20Ahl_FTTH%20Council.pdf)

 

On investit massivement dans de super hôpitaux alors que présentement, plusieurs radiologistes américains travaillent de chez eux, avec de la large bande. Il en sera ainsi de plusieurs spécialistes médicaux et les consultations médicales virtuelles iront en s’accélérant.

 

Nos campagnes se vident parce que les jeunes s’y sentent coupés du monde et qu’ils vont chercher du travail en ville. La très haute vitesse permet de garder et de créer des emplois en région et de dynamiser les économies à la grandeur du territoire. Un travailleur de l’économie numérique n’a pas besoin d’être en plein centre-ville. S’il a de la très haute vitesse, il peut très bien travailler de n’importe où sur la planète.

 

Au moment d’écrire ces lignes, nous n’avons certainement pas besoin d’avoir 1GBPS par résidence au Québec. Mais d’ici 5 ans, le temps de mettre sur pied un réseau digne de ce nom, ça pourrait changer drastiquement. Les emplois les plus payants de cette économie qui bouleverse déjà tout transiteront par ses réseaux. Il y a présentement une course à l’installation du FTTH et nous sommes en queue de peloton. Voilà quelques-unes des très nombreuses raisons pourquoi, ça devrait vous faire réagir, pour vous, mais aussi pour vos enfants et pour votre propre sécurité financière pour les années à venir.

 

Maintenant comment devrions-nous financer de telles infrastructures ? En nationalisant, en faisant des PPP, en subventionnant les TELCOs ou en favorisant la création de coops municipales ? Là est toute la question qui sera débattue dans les prochains mois. Je vous suggère donc fortement de vous impliquer dans ce débat parce qu’il fera la différence entre une position de superpuissance ou de tiers-monde numérique…

Question de vous prouver que je n’exagère pas lorsque je dis que nous sommes au tier-monde numérique et que contrairement à plusieurs informations dont celles de l’IEDM qui disait n’importe quoi dernièrement à propos de nos services de télécom (à moins que ce ne soit de l’infopub commandée par les TELCOs), voici un tableau de la pénétration de la FTTH dans le monde.(Tiré de Five common FTTH myths debunked) Et le Canada est à la troisième avant-dernière ligne :-(

tableau de la pénétration de la FTTH dans le monde

 

 

En prime, cette succulente vidéo :-)

1 commentaire

Ce que j’ai appris de Charlotte ma chienne

Pin It

Petit-fils et sa meilleure amie, Charlotte

Il s’avère que nous sommes aujourd’hui La journée  mondiale du chien :-)

J’ai maintenant ma compagne Charlotte (une golden doodle) depuis 5 ans. En allant chez le vétérinaire avec elle il y a deux semaines, j’ai appris qu’elle est maintenant à l’âge vénérable de 42 ans (en âge humain). Il y a longtemps que je voulais écrire ce billet et c’est en discutant avec l’une de mes récentes clientes que l’idée de finalement passer à l’acte, m’est venue. Je lui expliquais que pour un blogue d’affaires, il fallait quelquefois sortir de sa ligne éditoriale pour parler d’autres choses afin de se montrer tel que l’on est et d’ainsi, s’humaniser davantage. Voici donc pour la mise en contexte…

Je ne suis plus très religieuse en raison des différents assauts que les diverses religions font régulièrement à l’encontre des gens comme moi, mais je suis profondément spirituelle. Ma spiritualité trouve son écho dans l’admiration de l’exceptionnelle nature qui m’entoure à Chertsey, mais aussi dans l’observation de ma chienne Charlotte. J’y puise de très nombreux enseignements. À l’instar de St-François d’Assise, j’ai le plus grand respect des animaux et de la nature qui m’entoure (et c’est toujours avec regret et tristesse que je me débarrasse des mulots qui visitent ma demeure. Lorsque je serai chez moi plus régulièrement, j’aurai un chat pour que la sélection naturelle se fasse).

Oiseaux mes frères, vous devez beaucoup louer et aimer votre créateur. Il vous a donné des plumes pour vous vêtir, des ailes pour voler… Il a fait de vous ses plus nobles créatures.
Du sermon aux oiseaux de Bevagna

Saint François d’Assise
Références de Saint François d’Assise


Charlotte aime tout le monde

Indifféremment de la couleur de votre peau, de votre poids, grandeur, croyance, orientation politique ou sexuelle, handicap ou autre, elle est toujours prête à se coller sur vous et à recevoir des caresses. Elle ne discrimine absolument personne. Elle est vraiment d’une nature ouverte et sans jugement. Il est extrêmement rare que je l’ai vu grogner ou reculer devant quelqu’un. C’est arrivé quelques rares fois comme par exemple, dans un parc en avant de mon ancienne résidence, alors qu’elle croisait des jeunes qui fumaient du crac. Son instinct de protection était là pour me protéger. Il n’était vraiment pas là pour juger. Elle mets en pratique l’un des versets les plus significatif et universel de la Bible «Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a de commandement plus grand que ceux-là.», Marc 12:31.

Elle aime inconditionnellement

Une fois qu’elle vous a adopté, elle vous aimera inconditionnellement. Son amour est débordant, constant et enjoué. Il lui arrive même de pleurer lorsque quelqu’un qu’elle aime, est sur son départ. Aussi, c’est souvent très touchant de la retrouver après quelques jours à la garderie ou à mon retour du dépanneur. C’est comme si elle ne m’avait pas vue depuis des années. Son bonheur de me revoir est infaillible et me touche souvent profondément.

Elle est toujours prête pour de nouvelles aventures

Il suffit de dire « est-ce que? » (on va prendre une marche, on va dans l’auto, on va voir le vétérinaire ou autre), qu’elle n’a aucune hésitation et est prête à quoi que ce soit qui pourrait arriver.

Elle est patiente

Elle peut rester des heures, immobile, à guetter les écureuils et les canards qui nous entourent. Elle rêve d’en attraper un jour mais entretemps, elle ne se décourage jamais d’y arriver. Aussi, elle est d’une incroyable patience avec petit-fils qui lui tire la queue, l’habille avec des couvertures ou fonce sur elle avec son tricycle. Elle ne perd jamais patience. Si elle est vraiment à bout, elle va se cacher loin de lui pour se reposer un peu. Elle est aussi très délicate. Lorsque je mange, elle vient délicatement toucher mon coude de sa truffe et s’assoie sagement derrière moi. Elle veut me faire savoir qu’elle est là, discrètement, et attend patiemment que peut-être, un petit morceau de quelque chose de mon assiette lui soit tendu. Si rien ne lui est tendu, Elle m’aimera tout de même sans arrière-pensée et souvent, elle viendra se coucher sur ou à mes pieds.

Elle sait dormir

Rien n’est plus important que de dormir ou de faire un petit roupillon au besoin.

Elle s’étire chaque jour

La première chose qu’elle fait en se levant le matin est de s’étirer. Elle recommencera plusieurs fois par jour. Chose que nous devrions certainement tous faire :-)


Elle n’est pas gourmande

Son bol est toujours plein. Elle ne mange qu’à sa faim. Bien certainement qu’elle ferait des flips par en arrière pour une croute de pizza ou un bonbon de chien au bacon. Mais ce n’est pas réellement de la gourmandise.

Elle adore jouer et faire plaisir

Rien ne fait plus plaisir à Charlotte que de jouer. Que ce soit avec moi, quelqu’un d’autre ou d’autres chiens, elle est toujours prête à sauter, se chamailler ou courir. Son jeu favori est « tenter d’enlever le bâton que j’ai dans la bouche. Dans ce temps-là elle me fait songer à Wayne Gretsky. Elle est étonnante dans les feintes qu’elle peut faire pour nous déjouer.

Tout ça pour vous dire que Charlotte m’apprend l’humilité et l’amour. Elle est une beauté naturelle et elle a le don de faire sourire tous les gens qui la croisent. Elle est toujours prête à donner de l’amour et à se faire caresser. Je voulais d’ailleurs faire un écriteau à l’entrée de mon terrain avec la mention « Danger, chien dépendant affectif ». C’est tout dire. Elle a réellement changé ma vie et est ma meilleure amie. Elle travaille souvent avec moi et je la présente comme « ma fille de PR ». Elle a le don de se faire aimer de tous et de détendre l’atmosphère. J’ai encore tellement à apprendre d’elle ! Je fais certainement de l’anthropomorphisme à vous raconter ça, mais si plus de gens avaient la gentillesse et le non-jugement de la différence qu’ont les chiens, le monde s’en porterait tellement mieux…

 

MAJ

Via un commentaire sur mon profil Facebook

Le chien possède la beauté sans la vanité, la force sans l’insolence, le courage sans la férocité et toutes les vertus de l’homme sans ses vices…Lord Byron

8 commentaires

Un triste exemple éloquent de cyberagression sexuelle

Pin It

La semaine dernière j’ai été citée dans l’article Participante de La Voix intimidée sur le web et il y a un an, je publiais la revue de littérature Cyberagression sexuelle au Canada grâce à la participation financière de Condition Féminine du Canada et le parainage des CALACs Fracophones d’Ottawa. Ils ont d,ailleurs complété cette revue de presse par des rencontres terrains avec des jeunes de l’Ontario et le document final est ici.

Tout ça pour vous dire qu’on discute beaucoup de cyberintimidation mais que le cyberharcelement qui lui touche les adultes, est encore trop peu discuté dans nos médias et plus triste encore, les corps de police sont sans outils et désarmés devant ce phénomène. Voici donc un courriel reçu ce matin (avec des éléments caviardés pour protéger l’identité de la victime) et qui illustre éloquemment ce terrible phénomène de cyberagression sexuelle.

Bonjour Michelle!
Je m’appelle (Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime). J’ai décidé d’entrer en contact avec toi suite à un article parut dans le journal de Montréal la semaine dernière sur la cyberintimidation et dans lequel tu y faisais un commentaire.

Je tenterai de te faire une histoire courte avec tout ce qui m’est arrivé mais j’aimerais avoir ton avis sur la situation et surtout savoir s’il existe des recours autres que ce dont j’ai essayé.

J’ai 36 ans et je suis (Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime). Il y a 2 ans, j’ai rencontré un Dominicain en République Dominicaine et après quelques mois et plusieurs voyages là-bas, nous nous sommes mariés. La lune de miel n’a pas duré. Le lendemain du mariage, il levait la main sur moi pour la première fois. Il s’en est suivi de plusieurs épisodes de violence physique et psychologique, de jalousie extrême et de menace de toutes sortes comme publier des photos et videos nue de moi sur le net. Nous étions mariés et nous nous voyions seulement qu’aux 2 ou 3 mois alors il me semblait normal d’accepter sa demande de nous échanger ce genre de photos et vidéo en attendant qu’il puisse avoir son visa pour venir ici avec moi au Canada et pour lequel j’avais accepté de le parrainer. Je suis tombée enceinte, chose qu’il souhaitait par dessus tout, et la goutte à débordé du vase lorsqu’il m’a frappé une ultime fois durant le début de ma grossesse et qu’il m’a menacé de sortir lui-même le bébé si je tentais de fuir. J’ai jouer le jeu afin d’être capable de sortir du pays et qu’il me laisse revenir au Canada.

Ça m’a pris quelques mois avant d’avoir le courage de le laisser, de couper totalement les ponts avec lui et d’entreprendre des démarches pour le divorce car je savais de quoi il était capable et j’avais très peur des conséquences. J’ai pris ma décision le 26 mars dernier, j’ai contacté mon avocate pour entamer les procédures, j’ai avisé mes proches et les gens de mon travail des menaces qu’il m’avait faites, j’ai avisé immigration Canada afin de stoper la demande de parrainage et je l’ai bloqué de partout. Évidement, il a mis son plan a exécution.

Il appelait sans cesse à (Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime) où je travaille, il harcelait les téléphonistes et mes collègues, il harcelait mon avocate et menaçait de me mettre dans le trouble et que je devrais payer pour tout ça avant qu’il meure. Il a créé un profil facebook à mon nom avec ma photo, a fait des demandes d’amitié à tous les gens de (Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime) en se faisant passé pour moi et a écrit des menaces et des méchancetés de toutes sortes à mon sujet. Il a aussi publié sur ce même compte des photos et vidéos nues de moi. Beaucoup de gens ont signalé ce compte mais ce n’est qu’il y a deux semaines que facebook l’a fermé définitivement. Il a aussi publié des vidéos sur youtube avec un faux compte à mon nom et je n’ose imaginer quoi d’autre il a pu faire sur le net car j’ai demandé à mes proches de ne plus me mentionner ce qu’il fait et de simplement le signaler sauf si ma vie est en danger ou qu’ils ont vent qu’il a réussi à venir ici au Canada.

J’ai contacté la police ici qui me disait au départ qu’elle ne pouvait rien faire car il est en République et que ma vie n’était pas en danger. J’ai contacté la police nationale en République qui m’a dit qu’elle lui donnerait un avertissement mais sans plus. Au mois de juin, j’avais amassé assez de preuves et de faits pour que la police ici me rencontre, prenne ma déposition et mette ça entre les mains d’un enquêteur au criminel. Une semaine plus tard, l’enquêteur me rappelait pour m’informer qu’il n’y a rien d’autre à faire que de signaler les sites en question et que même la gendarmerie royale ne pouvait rien y faire. J’ai obtenu mon divorce le (Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime) heureusement mais mon avocate dit qu’il n’y a pas vraiment d’autres procédures envisageable contre lui pour que le harcèlement arrête. Encore hier, il a créer un autre compte facebook et à écris à mes proches sur messenger pour leur dire des méchancetés sur moi et les aviser que je suis maintenant populaire sur les réseaux sociaux en raison de mes photos et vidéos.

Ma seule arme depuis le début est l’ignorance et de ne jamais lui avoir adressé la parole ou entré en contact avec lui depuis que j’ai pris ma décision en mars. J’avais espoir qu’il finisse par se lassé et qu’il passe à autre chose mais en vain. Ça ne s’arrête pas et j’ai l’impression que ça ne s’arrêtera jamais. (Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime). Mais je suis fatiguée, à bout, sans vraies ressources et je ne sais plus quoi faire pour que ça arrête.

Je ne sais pas si tu peux m’aider dans cette situation ou si tu as des conseils à me donner mais j’aimerais vraiment avoir ton opinion. Beaucoup de ressources existent pour la cyberintimidation envers les mineurs ou encore envers la cyberintimidation qui se passe ici au Canada…mais qu’arrive-t-il au gens qui vivent ce que moi je vie? Je ne dois certainement pas être la seule à qui ce soit arrivé!

Merci de l’attention que tu porteras à ce e-mail

Sincèrement
(Caviardé pour protéger l’anonymat de la victime)

Laisser vos commentaires

Le dark social, une porte d’entrée majeure de vos présences web

Pin It

L’un des phénomènes dont on parle encore trop peu est le dark social. Pourtant, il y a de fortes chances que ce soit l’une des portes d’entrée les plus importantes de votre présence web. C’est la revue The Atlantic, qui a d’abord illustré éloquemment cette réalité, dans l’article Dark Social: We Have the Whole History of the Web Wrong.

En fait, le dark social est ce trafic que vous n’arrivez pas à mesurer parce qu’il transige par les courriels, les messageries web ou les textos. Ce trafic dépasse le 50% pour la plupart des destinations web comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous qui provient de TheAtlantic.

Dark Social de la revue The Atlantic

 

Et un récent rapport de RadiumOne, mentionné dans un article de Digiday, souligne que pour les appareils mobiles, ce pourcentage monte à 82%.

 

Globally, 82 percent of content shared on mobile is shared through messaging, email or text, according to a report released today from ad platform RadiumOne, called the “The dark side of mobile sharing.” In 2014, it was below 50 percent. Just 13 percent is shared via Facebook, and the remaining 10 percent through the other public social networks.

 

Moi-même, lorsque je partage des hyperliens dans mes différentes présences web, j’efface souvent les lignes de codes à la fin des URL’s, qui sont justement là pour faciliter l’analyse trafic des éditeurs, mais qui rallonge outrageusement la longueur de ces mêmes URLs, et explique pourquoi je les tronque (ce que l’on nomme les referal strings ou UTM par exemple “&utm_medium=social&utm_source=twitter”).

 

Mais qu’est-ce que le dark social?

 

En plus du Dark Social, on parle aussi du Dark Search et du Dark Mobile. Ces trois concepts illustrent les zones grises des outils statistiques web, qui n’arrivent pas à mesurer le trafic qui arrive des engins de recherche, des autres sites web ou du mobile. Le tableau de Search Engine land ci-dessous, illustre les sources possibles de ce trafic pour les trois catégories.

Dark social, search and mobile

 

 

 

 

Ils expliquent aussi comment nous pouvons extraire de nos données analytiques, la portion de Dark Search et de Dark Social.

 

Step 1: Extract your dark social data
Pull all of your direct traffic.

Remove home page and section fronts.

What’s left is dark social.

 

Step 2: Extract your dark search data

Verify links against your social campaign(s).

Filter for new users.

What’s left is dark search.

You can use the formulas for dark search and dark social to help you decipher the dark mobile data, too.

 

Dans un prochain billet, j’exposerai certaines pistes pour limiter l’impact du Dark Social.

 

1 commentaire

40% d’adolescentes affirment avoir été victimes de cyberagression sexuelle

Pin It

40% d’adolescentes répondantes d’une recherche affirment avoir été victimes de cyberagression sexuelle. C’est le constat alarmant que fait Josée Laramée, du CALACS Francopnone d’Ottawa dans sa récente recherche action-communautaire La cyberagression à caractère sexuelle au Canada (PDF).

Parmi les participantes, 40 % ont mentionné avoir été victimes d’une forme de cyberagression à caractère sexuel. Devant ce pourcentage élevé, on peut confirmer que le cyberespace représente un enjeu alarmant. Considérant l’ampleur du problème, nous faisons face à un défi de taille lorsque l’on envisage des solutions pour y remédier ! L’exploitation sexuelle des filles sur Internet n’est pas une expérience isolée, il s’agit d’une situation grave et sérieuse qui est encouragée par notre société.

Cette recherche visait à valider sur le terrain, la réalité que vivent les jeunes. Ce document est la suite de la première partie que j’ai rédigé et qui était une revue de la littérature sur le sujet.

Cette recherche-action communautaire sur la cyberagression à caractère sexuel (CACS) est un coffre d’outils pour aider la collectivité à intervenir et représente les résultats des consultations auprès des jeunes. Vous trouverez à la fin du document la première partie de la recherche sur la recension des écrits qui a été publiée en mai 2015.

Ces rencontres terrain, viennent confirmer les statistiques qu’avaient déjà observer Statistique Canada:

En 2012, la police a identifié 2 070 victimes d’actes de violence comportant un cybercrime. (…) La majorité des victimes d’actes de violence liés à un cybercrime (69 %) étaient de sexe féminin, cette proportion passant à 84 % lorsqu’il était question plus particulièrement d’infractions sexuelles. Les victimes de cybercrimes déclarés par la police sont généralement jeunes. Dans l’ensemble, 42 % des victimes d’affaires de violence mettant en cause un cybercrime identifiées par la police avaient 17 ans ou moins, tandis qu’une autre tranche de 17 % des victimes étaient de jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans. (…) En 2012, 96 % des victimes d’infractions sexuelles liées à un cybercrime étaient âgées de 17 ans et moins, dont 10 % avaient moins de 12 ans. Dans l’ensemble, près des trois quarts (73 %) des victimes d’actes de violence liés à un cybercrime connaissaient l’auteur présumé. (…) Les victimes d’infractions sexuelles comportant un cybercrime étaient moins susceptibles de connaitre l’auteur présumé (57 %), comparativement aux victimes d’infractions avec violence de nature non sexuelle (77 %).

Heureusement, malgré les constats alarmants, il existe des pistes de solution. La recherche en fait état à de nombreuses reprises et vous pouvez consulter le tableau ci-bas, qui les regroupe.

Tableau des interventions possibles pour contrer la cyberagression sexuelle

La cyberagression sexuelle, faut en parler. Je laisse le mot de la fin à Josée Laramée, l’auteur de cette très pertinente recherche :

Les maux pour le dire !

En parler, c’est la solution la plus efficace ! Le problème ce n’est pas Internet, le problème c’est l’usage que nous en faisons. Pour apporter des changements réels, nous devons offrir une tribune aux jeunes pour leur permettre d’échanger sur leurs expériences en cyberagression sexuelle et il faut les aider à prendre conscience de l’impact nocif de la socialisation différentielle axée sur les stéréotypes et le sexisme. Cette socialisation se manifeste aussi dans la cyberagression sexuelle. La #CACSCanada comme toutes formes d’agression à caractère sexuel est partout : à l’école, chez le voisin, auprès des proches et des inconnues, dans toutes les sphères de la société et à tous les niveaux. La technologie nous suit partout ! Toutes les recommandations s’adressent à la collectivité en général.

3 commentaires

La Blague de IEDM et du CRTC à propos de l’internet haute vitesse au Canada

Pin It

La semaine dernière, je discutais avec des amis à qui il était venu aux oreilles que de hauts fonctionnaires disaient que le Québec n’avait pas besoin de services internet à haute vitesse. Ils prétendaient que 96% des ménages Canadiens avaient accès à la haute vitesse et que le 4% qui ne l’avaient pas, c’était parce qu’ils ne savaient pas comment ça marche. Et le haut fonctionnaire était certain de cette affirmation parce qu’elle venait des TELCO (Compagnies de téléphones et de câblodistribution). De toute évidence, mes amis sautèrent une coche. il y a deux semaines, lors du lancement du Plan d’Action en Économie Numérique du Québec, en fumant une clope, je rencontre un pote de chez Bell Canada qui me sort les mêmes sornettes. Il ajoute que c’est la vérité puisque ça vient du CRTC. Comme c’est un pote, j’ai ri poliment dans sa face en lui disant que c’était pitoyable de berner les gens de la sorte. Toujours est-il que j’ai retrouvé cette citation dans une étude de l’IEDM L’ÉTAT DE LA CONCURRENCE DANS L’INDUSTRIE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS AU CANADA – 2016.

D’après le CRTC, 96 % des ménages canadiens pouvaient bénéficier d’une vitesse de téléchargement de 5 Mbps en 2014, une vitesse qui permet à un internaute de faire à peu près tout ce qu’il veut sur le Web, y compris regarder des vidéos d’assez haute qualité – et 77 % des ménages sont abonnés à un tel service comparé à 71 % à peine un an plus tôt.

Et le paragraphe suivant on peut lire aussi

En 2014, 93 % des Canadiens étaient également couverts par un réseau sans fil LTE, une technologie 4G offrant des vitesses excédant 5 Mbps. Comme de plus en plus de Canadiens accèdent maintenant à Internet par un téléphone intelligent ou une tablette électronique plutôt qu’un ordinateur personnel, il s’agit là d’un autre indicateur de la disponibilité d’Internet haute vitesse.

À lire ces deux passages, on se croit réellement dans le meilleur des mondes. Or c’est on ne peut plus faux. D’abord, Comment est définit la haute vitesse au Canada? (tel qu’on peut le lire dans L’Enquête québécoise sur l’accès des ménages à Internet 2012, INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC):

Internet haute vitesse Au Canada, une connexion Internet qui permet un débit d’au moins 1,5 mégabit par seconde (Mbit/s) est dite à haute vitesse.

Juste pour que vous compreniez (traduit librement de Quora), avec une vitesse de 1.5MBPS, disons que vous voulez télécharger un film de 700MB ( l’équivalent de 5,600 Mbit et on s’entend que ce n’est pas un film de 2 heures en HD), il vous en prendra 93 minutes. Vous aurez donc le temps de vous faire à souper, de souper et de prendre votre digestif avant que le film soit téléchargé.

Ensuite, ce n’est pas parce que le client paie pour 5MBPS que c’est réellement la vitesse qu’il recevra. D’ailleurs selon le Consumer Report américain, même une vitesse de 5MBPS est considérée comme une vitesse déficiente.

Netflix and others say your Internet service needs to run at at least 5Mbps for streaming HD shows and movies—streaming 4K videos requires much greater speed—but 5Mbps is sufficient for only one user at a time. And given how much data Americans consume, 5Mbps isn’t going to cut it since performance can suffer as your broadband speed is split among more simultaneous users and/or activities. Deloitte LLP’s recent Digital Democracy Survey of 2,000 consumers age 14 or older, 90 percent of respondents said they multitasked—browsing the Web and texting, for example—while watching programs.

The FCC considers 10Mbps to 25Mbps reasonable for households that stream video, but heavy data users might want even more robust connections of up to 50Mbps or more. The good news is that often you can upgrade from 25Mbps to 50Mbps service for as little as $10 more per month.

But even if you pay for faster broadband, you might not get that speed boost all the time. Cable Internet service can slow down during the evening when more people in your area are also streaming. Congestion can also occur farther up the line when data travels though third-party networks, which can also get bogged down by traffic.

Et étonnamment, 5MBPS est l’idéal souhaitable de la haute vitesse au Canada.

Habitant en région (Lanaudière) et faisant régulièrement le tour de la province, je suis à même d’observer la déficience de nos réseaux cellulaires et services internet, surtout en région. Si vous habitez un grand centre, vous trouverez que c’est dispendieux, mais vous vous direz que les gens des régions se plaignent peut-être pour rien.

Vous trouverez ça dispendieux probablement parce que même si vous avez des réseaux cellulaires et internet potables, vous devrez payer de nombreux « extra » une fois que vous aurez atteint le maximum de téléchargement permis par le forfait de votre fournisseur. C’est ce que l’on nomme un « data cap » et le Canada, encore une fois, fait piètre figure à ce chapitre.

En conclusion de cette triste blague, je laisse la parole à la Fédération Canadienne des municipalités, tiré de leur document Broadband Access in Rural Canada: The role of connectivity in building vibrant communities.

Impeding an assessment of the state of broadband in Canada is the lack of complete data. Anecdotally, we often hear messages regarding the poor state of Internet access in Canada, particularly in rural and remote areas, while simultaneously being told that network operators are pouring billions of dollars into network improvements. Detailed information is a closely guarded secret and, the information that is publicly available is often not completely representative of the situation.

Vous pourriez aimer aussi lire:

Tiré de UnBlockCanada

Why internet upload speed in Canada lags behind world average. Source: CBC.

Canada is way below the OECD average on fibre Internet adoption. Source: OECD Communications Outlook 2013.

Canada ranks behind 33 other countries. Source: Huffington Post.

OECD Report: Canada Still Among Ten Most Expensive Countries for Broadband Internet Services. Source: Michael Geist.

Phone, Internet costs soar in Canada, StatsCan data shows. Source: Huffington Post

De mes archives:

Verizon au Canada, levée de boucliers des Telcos et des syndicats (ou pourquoi je m’en fou)

Un plan numérique pour le Québec pour éviter de se faire fourrer par les TELCOs

Comment et pourquoi implanter un programme national de large bande

La piètre qualité des services internet québécois nuit aux exportations

Le pourquoi de la nationalisation des infrastructures numériques

1 commentaire

Combien investir dans les médias sociaux ?

Pin It

Comme je le dis souvent, ce qui coute cher d’une présence web, ce n’est pas les couts technologiques mais bien les couts de main-d’œuvre pour faire vivre vos présences. Et cela est encore plus vrai pour les médias sociaux, qui sont, pour la plupart, totalement gratuits (hormis la publicité en ligne que vous pourriez aussi acheter), mais qui contrairement la pub, prend du jus de bras pour fonctionner.

Mais comment déterminer un budget médias sociaux?

Le budget alloué aux médias sociaux dépendra de toute évidence du ou des objectifs d’affaires qui seront déterminés dès le départ. Il dépendra aussi du budget marketing de l’organisation et de sa vision de l’utilité de ces dits « média-sociaux » dans son mix-marketing. Il est généralement convenu qu’une entreprise devrait dépenser 10% de son budget en marketing. Ces chiffres nous viennent des États-Unis et je suis tout à fait consciente que nos pratiques sont loin d’être celles de nos voisins américains. Mais ça fait déjà un départ de discussion disons. J’entends déjà des critiques me dire « oui mais c’est certainement dans un contexte B2C ». Je suis désolée de désouffler votre baloune, mais non, c’est une moyenne tout contexte confondu. Voici d’ailleurs les chiffres apparaissant chez thenextweb.com, How to determine your social media marketing budget :

This has led to 10 percent being enshrined as the “magic number.” But a more granular examination reveals the existence of other variables when it comes to the percentage of revenue businesses dedicate to marketing:

B2B product businesses spend 10.6 percent.
B2B service businesses spend 10.1 percent.
B2C product businesses spend 16.3 percent.
B2C service businesses spend 10.9 percent.
This data suggests that, with the exception of B2C product businesses, 10 percent of total annual revenue — or something close to it — is the most commonly encountered marketing budget, if not the magic number.

Vos revenus étant déterminés et votre budget marketing aussi, vient la question des médias sociaux. L’université Duke dans son The CMO Survey, révèle que du budget marketing déterminé, les patrons marketing américains dépensaient 9.4% de cette somme en 2014 et que cela devrait atteindre 21.4% du budget marketing 5 ans plus tard. Une croissance de 128%. Je précise par contre que ces chiffres sont pour les États-Unis et qu’ici, et les budgets marketing et les budgets médias sociaux sont généralement beaucoup plus anémiques.

1 commentaire

Comment Poste Canada nuit au Commerce en ligne Canadien

Pin It

Oui nous avons des infrastructures internet déficientes, oui nos entrepreneurs sont trop souvent imbéciles lorsque vient le temps d’être en ligne et oui la taxation que doivent collecter nos entreprises qui vendent en ligne, ne trouve aucune mesure comparable chez les commerçants étrangers qui vendent chez nous. Mais il y a encore pire. Faire livrer un produit acheter en ligne au Canada chez une entreprise Canadienne, peut coûter jusqu’à dix fois plus cher que si le même produit est livré par une entreprise Chinoise, depuis la Chine.

C’est le triste constat que fait l’entrepreneur Claude Denis, PDG d’Électro-5 dans une lettre qu’il a adressé à Françoise Bertrand, Présidente du Groupe de travail sur l’examen de Postes Canada.

On peut y lire :

Le coût de départ pour les livraisons postales, par avion, de colis de la Chine, partout au Canada ou aux États-Unis est de 5¥ (Yuan) $0,99 (CAD). Notre coût de départ, pour ce même colis et ce même service en sens inverse, est de $11.54.

Ce qui m’indigne vraiment, c’est que Postes Canada livre pour le Chinois le paquet qui lui a coûté $0.99 partout au Ca­nada quand notre coût minimum, dépendamment de la région au pays, varie de $7.80 à $11.17.
Le consommateur considère le coût de livraison dans son magasinage. Loin d’encourager l’achat local, Postes-Canada est ainsi incitatif aux achats à l’extérieur du pays.

Actuellement; c’est nous qui payons. Dans mon esprit, nos tarifs postaux sont relatifs aux coûts des opérations. Si je dois comprendre que ça coûte jusqu’à $3.37 de plus pour livrer dans une région éloignée du pays, je ne comprends pas que ça ne coûte rien de plus pour le Chinois sur son $0.99.

Je comprends par ceci que nous payons plus cher que le coût réel du service postal que nous obtenons pour combler le manque à gagner des livraisons pour les Chinois.

Méchant casse-tête…

Vous pouvez lire l’intégrale de la lettre ici

Lettre à Mme Françoise Bertrand by Michelle Blanc

Et voici une démonstration, preuve à l’appui, de comment Poste Canada a littéralement deux poids deux mesures pour les livraisons au Canada.

Démonstration de comment Poste Canada floue les entreprises Canadiennes by Michelle Blanc

5 commentaires