Il y a deux ans, notre fils avait loué un chalet dans la région de Rivière-Rouge dans les Laurentides. C’est un coin particulièrement propice aux insectes piqueurs tels que maringouin, mouche noire, guêpe et autre. Or durant les deux jours que nous y avons passés, pas de signe d’insectes piqueurs. Rien, niet, zilch. En discutant avec l’homme d’entretien de cette très grande propriété (il élevait des chevaux qui ont le tour d’attirer les bestioles à dart), j’appris que le propriétaire du domaine faisait régulièrement arroser ses arbres, galeries, quais, clôtures et bâtiments avec une décoction d’ail de sa création. Ça piqua ma curiosité. Si bien que je me suis mise à lire sur le sujet.
J’y ai appris entre autres que les insectes piqueurs détestent certaines plantes en particulier. Par exemple, ils n’aiment vraiment pas l’herbe citronnelle et les fines herbes à forte odeur de citron tels que le thym citron (que j’adore et dont je me ferai de très nombreuses touffes sur mon terrain), la verveine citron, la basilique citronnée et la mélisse. Ils détestent les herbes aillacées tels que l’ail, l’oignon et la ciboulette.
Ils n’aiment pas non plus le géranium odoriférant, la lavande, le tabac d’ornement, le chrysanthème, l’aurone et l’aspérule odorante. Vous avez donc là la liste des herbes et des fleurs que je planterai cet été partout (je dis bien partout) autour de ma propriété.
Mais pour revenir à l’ail, j’ai lu des dizaines de recettes de répulsifs à insectes à base d’ails et d’oignons. Mais je les trouvais toutes, un peu faible en aillicine. J’ai donc fabriqué ma propre recette que voici.
Décoction antimoustiques/mouches noires = J’ai mis environ 6 litres d’eau 2 gros oignons rouges et 2 bulbes d’ails au complet, pilés au mortier et tombés dans l’huile, puis mijoter 30 minutes. Après 2 semaines à macérer je filtre, j’ajoute deux gouttes de savon à vaisselle puis j’arrose les arbres, galeries, quais et alentours.
Lorsque j’ai fait mijoter ce mélange sur le rond de mon BBQ à l’extérieur (parce qu’on s’entend que ça sent l’ail pas juste un petit peu), les vapeurs ont fait disparaitre tout indice d’insectes pour toute la journée. Je me suis aussi procurée un vaporisateur à jardin et je pourrai vous confirmer dans deux semaines, l’étendue de l’efficacité de ma décoction.
Vous serez sans doute aussi surpris d’apprendre que l’ail a aussi des propriétés antifongiques et que d’arroser vos arbres sera très bénéfiques pour eux. Par ailleurs, plusieurs m’ont fait remarquer que c’était sans doute la même recette pour éloigner les vampires. Il s’avère que les insectes piqueurs sont en fait aussi des vampires. Finalement, il y a quelques années, j’écoutais un film sur l’histoire de gars qui s’étaient sauvés des goulags russes. Lors de leur périple dans les steppes, ils durent affronter des hordes de moustiques. Puis, ils rencontraient des habitants du coin qui déambulaient sans être dérangés par ces bestioles. C’est qu’ils avaient des colliers d’ails autour du cou…
Comment développer une politique médias sociaux? C’est une question à laquelle je réponds de plus en plus pour divers clients. La réponse n’est jamais simple et implique plusieurs acteurs de l’organisation et idéalement, si on veut que ce soit efficace, la haute direction doit y participer activement (j’ai d’ailleurs déjà mis en ligne un questionnaire médias sociaux pour membre de la haute direction). En fait, il ne faut pas créer UNE politique médias sociaux, il faut en créer plusieurs. Ces politiques doivent obligatoirement correspondre aux objectifs d’affaires d’une présence web et s’inscrire dans la culture de l’entreprise. Ces politiques inclueront
-Une politique d’utilisation des médias sociaux pour les employés
-Les processus de sécurité des technologies de l’information et les paramètres à respecter dans les environnements organisationnels règlementés (par exemple pour les ordres professionnels)
il y aura de toute évidence une très grande variété d’approches à la rédaction de ces politiques. Certaines organisations seront très contrôlantes et ce genre de politiques prendra l’allure d’un document légal extrêmement détaillé, et d’autres organisations préfèreront un document simple, facilement compréhensible pour l’ensemble des employés. À titre d’exemple, la politique de The Coca-Cola Company Online social media policy(PDF) est très étendue et verbeuse tandis que celle de Ford Motor Company’s Digital media guidelines, ne fait qu’une page.
Ces documents ne sont d’ailleurs que la pointe visible de l’iceberg des différentes politiques médias sociaux qui sont certainement en place chez Coca-Cola et Ford. D’ailleurs pour vous aider à rédiger vos propres politiques, vous pouvez consulter les excellents documents de PRSA (Public Relations Society of America) Social media policy(PDF gratuit sur inscription) et le Toolkit How to build your social media policy(PDF gratuit sur inscription). Je vous suggère aussi le document de JaffePR Social media policy(PDF).
Dans tous les cas, la création d’une politique (ou plutôt des politiques) est un élément CRUCIAL de l’implantation d’une pratique média social organisationnelle, puisque c’est en sorte le document de fondation qui risque fort de donner le ton à la suite de la mise en place des médias sociaux et d’inciter (ou pas) les publics internes et externes à y participer.
Hier je partageais un petit vidéo (via le G+ du pote Fred Cavazza et le vidéo est en fin de billet) qui caricature à peine, à quel point les usagers Facebook se font prendre pour des valises lors des changements de l’interface et des fonctionnalités Facebook. S’en est suivi un échange sur mon mur Facebook à l’effet que dans un contexte organisationnel, Facebook c’est de la merde. J’ai abondamment critiqué Facebook dans ce blogue. Vous pouvez d’ailleurs retrouver certains de ces billets plus bas.
Il y a quelques jours, l’un de mes clients importants venait faire un tour pour discuter de différents aspects de sa stratégie web. Lorsque nous arrivâmes sur sa page Facebook je lui fis remarquer le très faible ratio, pour ne pas dire l’insignifiant ratio « x personnes en parlent »/ « total des mentions j’aime ». C’est que désormais, tous les usagers Facebook peuvent visualiser certaines statistiques des pages organisationnelles de Facebook. Ils ont maintenant accès
La mesure Personnes qui en parlent représente le nombre de personnes ayant créé une actualité à propos de la publication de votre Page. Les actualités comprennent :
• Le fait de partager votre publication, d’indiquer qu’on l’aime ou de la commenter
• Le fait de répondre à une question
• Le fait de répondre à un évènement
• Le fait de demander une offre
x personnes en parlent, Page Facebook de Michelle Blanc
Cette statistique est donc une mesure de l’interaction globale des fans par rapport aux contenus d’une page. On pourrait donc, par extension, comparer ça au taux de clic d’une bannière, ou d’une pub addwords. Je me suis donc amusée à faire le ratio « x personnes en parlent »/ « total des mentions j’aime ». Pour ma propre page, ce ratio est de 15.42%. Humblement, je suis donc « pas pire » comme on dit ici. Mais là ou le bât blesse, est que pour la grande majorité des pages Facebook, ce ratio est insignifiant. Il est souvent très en deçà de 1%. Dans le cas de mon client dont je vous parlais plus haut, considérant les coûts associés à sa présence Facebook et le rendement particulier de ce ratio, je considère qu’il jette littéralement son argent par la fenêtre.
Par ailleurs, de donner des « coupons-rabais » pour attirer des « fans » est une pratique très courante. On pourra par la suite s’enorgueillir de x centaines de milliers, voire millions de fans ». Par contre quel est le message qu’envoie une marque? Que nous ne sommes intéressants que lorsqu’on se solde?
Faites vos propres conclusions, mais à titre de référence, voyez la page de Coca-Cola qu’on présente souvent comme LA marque innovante et performante de Facebook. Elle n’a un ratio que de 1.25%. Amusez-vous aussi à vérifier ce ratio pour les pages que vous aimez vraiment et posez-vous LA QUESTION QUI TUE: Quand suis-je allée pour la dernière fois sur cette page et quand ai-je vu passer ses contenus dans mon accueil Facebook?
x personnes en parlent, Page Facebook de Coca-Cola
Ne pas faire de commerce en ligne pour ne pas cannibaliser les ventes en magasin est certainement une réticence légitime. Cependant il est bon de rappeler que les commerces qui ne sont pas en ligne se font déjà cannibaliser des ventes par ceux qui y sont. Cette chaîne de magasins a le vent dans les voiles et est très compétitive (je ne la nommerai pas pour des raisons de confidentialité) et est active dans la catégorie vente de détail de mode. Or dans un récent rapport du CEFRIO(PDF), on apprend que c’est justement la catégorie Mode qui est celle qui est la plus populaire auprès des cyberacheteurs québécois
Sur la période allant de juillet à décembre 2012, on observe que 22,9% des cyberacheteurs ont réalisé au moins un achat dans la catégorie des articles de mode (vêtements, chaussures, bijoux et accessoires) . Les autres catégories qui figurent en tête de liste des achats en ligne sont les suivantes: musique, films et jeux vidéo (22,4%), électronique et ordinateurs (22,3 %), livres, revues et journaux (19,1%) et billets de spectacles, de cinéma ou de divertissement (19%).
Par ailleurs, le lèche-vitrine en ligne et le partage des recommandations des internautes sont d’autres facteurs primordiaux d’une saine présence commerciale web. Difficile d’inciter des acheteurs à acheter en magasin si au moment de leur recherche initiale ils ne vous trouvent pas. Et encore plus difficile d’apparaître sur le radar des consommateurs si personne ne parle de vous en ligne.
Lorsqu’ils magasinent un produit ou un service, deux internautes québécois sur trois (67,4%) considèrent des avis ou des recommandations en ligne . Ce sont ceux qui proviennent de la famille, d’amis ou de connaissances qui ont le plus d’écho auprès de la plus grande part des internautes (51,9%) . Les avis ou recommandations d’experts, tels que ceux de la revue Protégez-Vous (35,8%), mais aussi l’avis ou les recommandations d’autres consommateurs (30,1%) sont considérés par une proportion non négligeable d’internautes québécois . avec respectivement 19% et 14,4%, l’avis ou les recommandations de membres d’une communauté ou d’un réseau social ou bien ceux de blogueurs suivis sont considérés par une fraction moins importante d’internautes.
Finalement, l’un des gestionnaires de nos épiciers en ligne les plus performants m’a déjà confié qu’après avoir fait une étude interne ils se sont rendu compte que c’était principalement des acheteurs d’autres bannières physiques qui magasinaient en ligne chez eux….
Demain je serai conférencière pour une chaîne de boutiques de mode pour femme. Voici donc le PPT de ma conférence Le commerce de détail en ligne au Québec et les médias sociaux, le cas Lululemon. Pour des raisons d’ordre stratégique, certaines des diapositives particulières à mon client ont été enlevées et je me permets de garder son identité anonyme. Mais vous comprendrez à la fin de ma présentation, la grande admiration que j’ai pour l’entreprise de Vancouver Lululemon qui est un cas exemplaire canadien, d’une saine utilisation des médias sociaux dans un contexte de vente au détail.
En extra, comme je vous écris depuis « mon bureau dans l’bois » dans la région de Chertsey dans Lanaudière, voici deux clips pris ce week-end
La cyberintimidation et le cyberharcèlement (lorsqu’il s’adresse aux adultes) sont maintenant une problématique sociétale majeure. Vendredi dernier la copine Marie-Plourde (en remplacement d’Isabelle Maréchal au FM98,5) discutait de cyberintimidation. Dans la ligne ouverte qui s’ensuivait, certains auditeurs suggéraient de bannir les cellulaires des écoles. Les invités, quant à eu suggérait plutôt de valoriser la discussion, l’information et l’éducation auprès des jeunes.
Par ailleurs, ce matin, dans la foulée du suicide de REHTAEH PARSONS (tel que révélé dans le Journal de Montréal), notre premier ministre Stephen Harper suggère d’analyser les trous de notre législation.
Les parents de Rehtaeh Parsons, qui s’est suicidée à l’âge de 17 ans après avoir été victime d’agression sexuelle, puis de cyberintimidation, ont rencontré mardi le premier ministre Stephen Harper afin de le convaincre de revoir le Code criminel.
(…)Le ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson, a indiqué mardi qu’il a demandé l’accélération de la mise sur pied d’un comité d’études portant sur les possibles trous législatifs concernant la cyberintimidation et la diffusion d’images sans consentement.
Que le gouvernement se penche sur cette question est de toute évidence une très bonne chose. Par contre, quelle sera la (ou les) conclusion de ce comité d’études et comment notre gouvernement envisage de modifier le Code criminel est LA grande question à laquelle nous n’avons pas de réponses. D’ailleurs, légiférer le web est toujours une chose délicate et implanter des mesures coercitives efficaces l’est sans doute encore plus. Surtout lorsqu’on sait que la majorité des policiers et des procureurs de la couronne n’ont même pas un simple accès aux médias sociaux pour faire déjà leur travail. La pente est à tout le moins plutôt abrupte pour en faire des défenseurs de l’opprimé du web. De plus, il est extrêmement difficile pour un citoyen de déposer une plainte pour harcèlement en ligne et que cette plainte soit réellement investiguée. Il y a donc énormément de travail à faire pour former puis pour changer les comportements des policiers et finalement leur donner les outils et les budgets pour qu’ils deviennent réellement efficaces en ligne.
Pour revenir à la suggestion de bannir les téléphones cellulaires des écoles, c’est sans doute une suggestion encore plus rétrograde. Comme le web et le numérique deviennent de plus en plus mobiles, voulons-nous réellement accroître davantage le retard web de nos enfants? Non je ne le crois pas. De plus, ils auront toujours le loisir d’utiliser leur web mobile durant les récréations et après les heures de classe. Ça ne règlerait donc certainement pas grand-chose.
Par contre, je suis convaincue que de faire de l’éducation auprès des parents et des enseignants pour qu’ils interviennent plus efficacement auprès des enfants, est certainement une voie à explorer. De développer des campagnes sociétales pour changer les comportements des internautes l’est sans doute aussi puisque l’intimidation en ligne n’est réellement pas qu’un problème de jeunes. De toute évidence l’impact sur un adulte qui est victime d’intimidation sera moins dévastateur que pour un enfant qui n’a pas la maturité assez développée pour se protéger de ces assauts et qui court le risque de se suicider, mais les impacts négatifs sont tout de même assez importants pour être pris en compte.
J’ai donc très hâte de prendre connaissance des conclusions du comité d’experts du ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson et je demeure convaincu que des campagnes d’information et des campagnes sociétales visant à modifier les comportements des usagers, demeurent les meilleures solutions à court termes pour s’attaquer à ce fléau.
• Canada has the 9th highest rate of bullying in the 13-years-olds category on a scale of 35 countries1
• At least 1 in 3 adolescent students in Canada have reported being bullied recently2
• Among adult Canadians, 38% of males and 30% of females reported having experienced occasional or frequent bullying during their school years3
• 47% of Canadian parents report having a child victim of bullying4
• Any participation in bullying increases risk of suicidal ideas in youth5
• The rate of discrimination experienced among students who identify as Lesbian, Gay, Bisexual, Trans-identified, Two-Spirited, Queer or Questioning (LGBTQ) is three times higher than heterosexual youth4
• Girls are more likely to be bullied on the Internet than boys6
• 7% of adult Internet users in Canada, age 18 years and older, self-reported having been a victim of cyber-bullying at some point in their life7
• The most common form of cyber-bullying involved receiving threatening or aggressive e-mails or instant messages, reported by 73% of victims6
• 40% of Canadian workers experience bullying on a weekly basis
So why do adults bully? Dr. Haber says that bullies are looking for support and also power. They feel as if they connect more with people through their nasty behavior. And if the support system – or bystander as they’re called – would do something about it, the bully might stop, but that hardly ever happens. The bullies are rewarded and there’s this incredible cycle that reinforces the bullying.
La vie de consultante n’est pas toujours facile. Nous avons un pouvoir de recommandation, mais pas d’implanter celles-ci. Le client est toujours roi et maitre de ses destinées. J’ai de nombreux exemples de réussite de clients plus que satisfaits. J’ai aussi de nombreux exemples d’échec de clients tout aussi satisfait et finalement, j’ai aussi de nombreux exemples de réussite tout aussi probante, mais dont vous n’entendrez jamais parlé. Pour différentes raisons nos recommandations seront suivies à la lettre, ne le seront pas du tout ou encore seront suivies à la lettre avec des résultats spectaculaires, mais le client refusera d’en parler et de partager l’expérience positive. Il arrive qu’un client comprenne tout à fait la direction à prendre, mais que pour différentes raisons logistique, organisationnelle, de timing ou de gestion du changement, la voie gagnante ne soit pas celle qui soit avantagée. Ce genre d’écueil est souvent plus l’apanage des grandes entreprises que des PME. Il est plus facile pour une PME de changer de direction, d’innover ou d’inscrire de nouvelles pratiques d’affaires que pour une multinationale.
Il arrive aussi que le succès soit si probant que l’entreprise ou l’entrepreneur ne veuille pas réveiller la compétition. Ainsi, j’ai de nombreux business case flamboyants dont je ne parlerai jamais et ça me fait vraiment chier. Mais je respecte et respecterai toujours le « non » d’un client et la confidentialité de mes dossiers. C’est la base même de la consultation. C’est immuable. On ne peut pas jouer avec ça. Le client a toujours raison et il est celui qui ultimement décidera de ce qu’on peut, ou ne peut pas partager.
C’est juste triste des fois de ne pas pouvoir partager de criss de bonnes nouvelles, ou des écueils éclairants qui permettraient justement à d’autres entreprises de comprendre et de s’améliorer. Entretemps, on voit passer certaines analyses de gérants d’estrade qui commentent sur certains de nos clients sans avoir le loisir de leur dire à quel point ils sont dans le champ. Mais c’est ça qui est ça…
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