Facebook = vous n’êtes pas chez vous!

Hier, un client m’écrit en panique que sa page organisationnelle a été « flushé » de Facebook, sans préavis ou explication autre que ce message :

Hello,

The Page (XXXX) has had its publishing rights blocked because it violates our Pages Terms of Use. Amongst other things, Facebook restricts the publishing rights of Pages that impersonate other entities, represent generic concepts, spam users, or otherwise violate our Terms of Use. These policies are designed to ensure Facebook remains a safe, secure and trusted environment for all users. If you have any questions or concerns, you can visit the Terms applicable to Facebook Pages at http://www.facebook.com/terms_pages.php.

The Facebook Team

En discutant avec un autre client et en racontant qu’un client a eu sa page bani de Facebook (sans le nommer) mon client m’informe qu’il a eu la visite d’un représentant commercial de Facebook qui les a avisé qu’il n’était pas permis de faire un concours sur Facebook, à moins d’y acheter de la publicité. On peut comprendre cette interprétation de Facebook en lisant dans les termes de Facebook :

7. If you collect user information on your Page, Section 9 of this Statement also applies to you.

et

9. You may not establish terms beyond those set forth in this Statement to govern the posting of content by users on a Page you administer, except you may disclose they types of content you will remove from your Page and grounds for which you may ban a user from accessing the Page.

En clair, chez Facebook vous n’êtes pas chez vous. Vous êtes chez Facebook. En outre, une grosse portion de Facebook est fermée au reste du Web. Facebook est comme un nouveau Web parallèle. Donc si vous avez 5000 membres de votre page corporative et que seulement 10% lisent ce que vous y écrivez, vous ne parlez en fait qu’à 500 personnes. En comparaison avec un blogue disons, le contenu que vous y mettrez sera lui accessible à l’ensemble des internautes. C’est une méchante différence. Comprenez bien que je ne dévalorise pas la présence d’entreprise sur Facebook, bien au contraire. Je m’efforce plutôt d’indiquer que Facebook se doit d’être dans l’arsenal d’une présence média sociaux mais qu’il ne sera probablement pas le fer de lance d’une stratégie et qu’à moins que vous n’achetiez de la pub sur Facebook, que vous ayez déjà une masse critique importante d’usager (comme pour un syndicat ou un ordre professionnel ou un CEGEP par exemple), ou un brand très fort (comme Nike ou Starbuck), une page organisationnelle ne fera peut-être pas les miracles que vous vous attendez. En outre, les termes d’utilisation de Facebook peuvent et risquent de changer sans préavis. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à plusieurs animateurs radio de stations communautaires de Montréal qui ont vu leur blogue MySpace disparaître du jour au lendemain parce que MySpace venait de changer ses conditions d’utilisation.

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Je vous invite aussi à lire ou à relire mon billet: La folie des entreprises avec Facebook

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Le succès dans l’ombre n’est pas l’ombre du succès

Un de mes clients est une firme de Montréal qui a un succès planétaire. Ils sont dans une cinquantaine de pays et une trentaine de langues. C’est l’un de nos fleurons que personne ne connaît. Ou plutôt si, tout le monde connaît, mais personne ne sait que ça vient d’ici. Bref, leur produit est populaire partout sur la planète et ils ont des fans à ne savoir que faire. Ils ont tellement de fans d’ailleurs que c’est pour les gérer, ou plutôt savoir comment faire du fric avec ça, que j’ai eu mon premier mandat avec eux. Mon conseil était que plutôt que de lutter contre les admirateurs (comme ils tentaient désespérément de le faire pour une question de droits), ils devaient plutôt s’en faire des alliés et se servir d’eux pour démultiplier les retombés. C’est ce qu’ils mettent sur pied depuis plusieurs mois et en se faisant, ils découvrirent que l’un de leurs partenaires les vendait sur une plate-forme Web, sans les avoirs avisés. Ce qui fait que de ces droits dérivés et que des négociations avec le fournisseur, mes conseils sont déjà largement payés avant même que la stratégie que j’ai conçue pour eux ne soit encore en place. Toujours est-il qu’un jour je demandais au grand patron pourquoi il ne faisait pas de relations publiques pour faire savoir qu’ils venaient de Montréal, qui ils étaient et partager ce succès planétaire à saveur locale. Il me dit, tu sais Michelle, nous avons tellement de succès et faisons tellement de profits avec ça que ça fait des jaloux. Certains membres de nos familles (mon associé et moi) ne voient plus maintenant en nous qu’une vache à lait de fric. Aussi, j’aime bien ça m’assoir sur une terrasse et prendre un drink sans avoir les paparazzis au cul et pouvoir vivre dans l’anonymat. Cette quiétude vaut encore plus que toute autre chose et nous avons la chance d’avoir un produit qui se vend très bien et qui rapporte gros. Nous préférons de loin, pousser celui-ci et ne pas faire de vague. Le pire est qu’il avait parfaitement raison. Des fois, avoir du succès dans l’ombre n’est pas l’ombre d’un succès…

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Écrire sur les médias sociaux c’est s’exposer

Écrire sur les médias sociaux et sur l’outil ultime de ceux-ci, le blogue, c’est s’exposer. Outre le syndrome de la page blanche (que vous pouvez contrer en vous filmant en parlant de votre sujet avec votre caméra Web, pour ensuite réécrire le verbatim de votre monologue parce que le Web est d’abord et avant tout un médium textuel), certaines personnes ont aussi le syndrome du « mais qu’est-ce que les gens vont penser de ce que j’écris? ». Ça m’est apparu de manière flagrante aujourd’hui durant, et après une rencontre avec un client. C’est un jeune professionnel intelligent, articulé et pertinent. Tout au long de notre rencontre, il me disait constamment son insécurité à ce que les autres pouvaient penser de ses opinions. Lorsque je lui demandais de verbaliser ses peurs, Il ne trouvait rien à dire. Mais ses peurs, même si elles étaient frivoles, étaient constamment présentes tout au long de nos discussions. C’était l’insécurité de ce que « les autres vont penser ». Il voulait une ligne éditoriale, avait peur de donner son opinion, avait peur de nuire à quelque chose ou à quelqu’un, avait peur d’avoir peur. Je soupçonne que cette peur du partage est l’un des obstacles majeurs à l’entrée active sur les médias sociaux de bien des gens. C’est pourtant en étant vrai, en ayant une opinion éclairée sur un sujet de niche, en y mettant de la passion, qu’on devient souvent pertinent et qu’on se fait un lectorat. Oui il y aura des gens pour ne pas être d’accord, oui il y aura des critiques, mais de ne rien dire et de ne rien faire est certainement la route pour ne pas avoir de problèmes, mais c’est aussi celle permettant de ne pas avoir de résultats, d’opportunités et de dialogues constructifs. Pour nager il faut se mouiller l’eau est toujours un peu froide à la première baignade. Mais après avoir surmonté ses craintes, on devient vite comme un poisson dans l’eau…

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D’ailleurs, il me demandait comment parler de sujets ou de clients et relations d’affaires sans les froisser. Je lui dis que moi je faisais souvent des exemples « white label » dans lesquels je parlais de clients sans les nommer. C’est un exemple pertinent pour lui que je viens de faire ici :-)

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Alliance Numérique : Besoin de participants à une étude majeure sur l’industrie Web au Québec

C’est mon ancien Associé d’Adviso Conseil (firme que j’ai cofondée il y a plusieurs années) qui me demande de vous faire part d’une initiative d’Alliance Numérique. Il s’agit en fait d’une étude sur les prestataires de service web au Québec qui est dirigée et conduite par Léger Marketing au bénéfice d’Alliance numérique. Plusieurs des grosses boîtes Web au Québec ont déjà répondus, mais afin de dresser le portrait le plus juste de notre industrie, les petits se doivent aussi d’y participer, les indépendants et les grosses boîtes qui ne l’ont pas encore fait aussi. Le gros avantage d’un tel effort est qu’il permettra par la suite à alliance Numérique de faire les représentations qui se doivent auprès des instances gouvernementales afin que notre industrie ait le support qu’elle mérite. Participez-y donc en grand nombre.

Répondez au sondage ici

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Malgré la date limite du 28 mai qui est affiché sur le site, l’étude est encore ouverte et c’est justement parce qu’elle n’a pas assez de répondants que j’ai fait ce message.

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Du « danger » des médias sociaux et du web pour les jeunes

De tous les mythes que je peux entendre et entendre à propos du Web et des médias sociaux, ce sont ceux de sa dangerosité qui me font réagir le plus. Cette semaine j’étais avec des groupes de gestionnaires du secteur de l’éducation. À plusieurs reprises, on me parla du danger du Web pour les jeunes qui deviennent accros à leurs écrans, écrivent n’importe comment et pourraient y dire, des choses nuisibles. Puis, j’allais fumer une clope avec une directrice d’école et on jasa plus profondément de ces sujets. Je lui dis que probablement, lorsqu’elle était jeune, elle écoutait la télévision et parlait longuement avec ses copines au téléphone. Probablement que ses parents trouvaient qu’elle était dépendante de la télévision et du téléphone. En fait, c’est exactement la même chose qui se produit avec le Web et les médias sociaux. Elle acquiesça et me révéla qu’elle était fascinée par la TV et qu’elle y apprit encore plus de choses que lorsqu’elle était en classe. Elle adorait les documentaires et c’est bien vrai qu’elle passait ses soirées avec ses copines au téléphone à discuter de tout et beaucoup de n’importe quoi. C’était en fait un sain mécanisme de socialisation adolescente. Elle s’inventait même des mots différents que ses parents ne comprenaient pas. Le corollaire est certainement identique avec les jeunes aujourd’hui. Ils sont en fait une génération qui va lire comme aucune génération ne l’a fait avant eux. Sauf qu’au lieu de lire dans un livre, ils lisent sur le Web. Ainsi, l’un de mes petits neveux, réputé haïr la lecture (selon ses parents), lorsque je le mis devant un blogue de hockey, il passa trois heures devant l’écran et vint me chercher pour apprendre à faire un commentaire qu’il fit dans un français impeccable. Il était très conscient que l’écriture «  c koi tu fé a soir » n’était pas celle qu’il devait utiliser pour laisser sa trace numérique sur un site sérieux (même si c’était un blogue sur le hockey). Il serait aussi ridicule aujourd’hui de dire que quelqu’un est dépendant du téléphone et accro de la télévision. Oui il faut faire de l’exercice, oui il faut ne pas être continuellement collé devant un écran, oui les jeunes peuvent passer des heures à discuter d’inssignifiances sur le Web avec leurs potes. Mais ce sont des comportements qui ont toujours été ceux des jeunes et qui le resteront probablement jusqu’à la fin des temps. C’est juste que les technologies changent et que de les démoniser, n’aide pas à les comprendre. Je répondis d’ailleurs à l’un de ces groupes que probablement, il y a quelques centaines d’années, qu’il se trouvait un chef amérindien pour trouver que son jeune était accro des signaux de fumées…

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Le « fair use » et l’utilisation des photos Facebook

Une question m’a été posée deux fois aujourd’hui. Quel hasard? Est-ce possible d’utiliser une photo qui est sur Facebook et dans le cadre d’une utilisation journalistique, est-ce qu’utiliser une photo qui est sur facebook peut-être considéré comme étant du « fair use »?

Je ne suis pas avocate et ceci n’est donc pas un avis juridique. Par contre, en lisant l’article Facebook photo free-for-all Is media’s use of photos fair dealing or freeloading? de la CBC, on peut déjà comprendre que vous n’avez pas le droit d’utiliser des photos que vous trouvez sur Internet ou sur Facebook et les utiliser selon votre bon vouloir. Des photos sont toujours la propriété des ayants droits, à moins qu’ils aient eux-mêmes cédé ces droits et que ce n’est pas parce que vous cédez vos droits à Facebook lorsque vous y déposez des photos, que cette cessation se transfert automatiquement au reste de la planète. Michael Geist, une sommité en ces matières et qui est cité dans l’article dit :

Copyright law in Canada does make exceptions in certain circumstances, known as fair dealing. Fair dealing allows for use of copyrighted material for research, private study, criticism and review.
“One of the elements within fair dealing is news reporting. Where [the media] use the photograph, they might not obtain a licence to use it; they might just try to argue it’s fair dealing,” says Geist.
The copyright exception for news reporting isn’t absolute, though. The Copyright Act says using material for news reporting does not infringe copyright if the source and author — in this case, the photographer — are mentioned.
“If it’s part of a news story, and they’re, let’s say, capturing a screen shot of Facebook with the photograph in it, then I think they’re relying on the news reporting [provision in fair dealing.] Where they’re simply lifting a photograph that someone has posted on Facebook, I think that prior permission is likely needed,” said Geist.


D’après moi (et encore une fois ce n’est pas un avis de juriste) il en va de même pour une autre utilisation du “fair use” qui est la parodie, le collage ou le remixage. La loi permet une certaine liberté d’expression artistique quant à l’utilisation novatrice des œuvres des autres. Mais dans tous les cas, les sources diverses qui ont servis à un montage donné, se doivent d’être reconnus et mentionnés. De plus, il se peut que l’auteur de l’œuvre originale n’apprécie pas « l’aspect artistique » de la nouvelle œuvre. Je me souviens d’ailleurs d’un cours de droit avec Me Gautrais qui nous parlait d’une sculpture de canard qui avait été exposée dans un centre commercial ontarien et qu’on avait choisi d’affubler d’un ruban, pour la période des fêtes. L’artiste avait poursuivi le centre commercial et gagné sa cause sur la base que ses droits sur la paternité de l’œuvre avait été enfreint, même s’il avait lui-même vendu la sculpture au centre commercial.
Conclusion :
Avant de prendre une photo ou un artéfact que vous trouvez ou que ce soit sur le Web, faites bien attention aux droits des autres que vous pourriez enfreindre…

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QMI et le conflit au Journal de Montréal

Hier, dans un statut Facebook et Twitter, j’ai dit :

Termine entrevue avec QMI sur le quitfacebookday et serai probablement a Desautel a la radio de la SRC sur le même sujet a 18h10

Or, ce matin, dans mon Facebook je peux lire :

Quoi ? Une entrevue avec QMI ? Une agence de presse qui de toute évidence a été créé pour contourner la loi anti-scab du Québec et pour remplir le Journal de Montréal pendant l’interminable lock-out.

Quelle déception … C’est un geste lourd de sens.

Puis cette personne qui est lock-outée du Journal de Montréal écrit sur son mur

Quand c’est rendu qu’une personne connue n’est même pas gênée de dire tout haut qu’elle a accordé une entrevue à QMI …

La réponse que j’y ai faite :

QMI est une agence de presse et il est un argument syndical que de dire qu’elle a été créée strictement pour contourner le Journal de Montréal. Je suis sympathique aux revendications des journalistes et à la création de QMI. Il y a des paradoxes avec lesquels je suis capable de vivre. J’espère que la gang de RueFrontenac en est aussi capable?

et

By the way, j’achetais aussi de l’alcool à la SAQ durant la grève de ses employés. Ça ne fait pas de moi une paria pour autant. Le conflit syndical est une chose, mon choix de consommateur une autre… Je n’ai d’ailleurs pas boycotté La Presse durant le conflit qu’ils ont vécu et j’ai acheté une Volvo même s’ils sont maintenant chinois. Je suis aussi une séparatiste de droite et j’aime bien le NPD et Québec Solidaire

Dévoilement : J’ai fait des mandats pour QMI, de même que pour Radio-Canada, RDI et des journalistes de La Presse, Le Devoir et une multitude d’autres médias écrits et électroniques. Je ne suis pas prosyndicale, je ne l’ai jamais été. J’ai une mineure en relation industrielle de l’Université Laval et je comprends parfaitement la dialectique de confrontation des syndicats (merci entre autres à Bernard Solasse qui a été plusieurs fois mon prof de sociologie des relations de travail). Je ne suis juste pas obligée de faire partie de leur so-so-solidarité. Je leur souhaite tout de même d’enfin pouvoir régler ce conflit qui perdure depuis trop longtemps.

MAJ

L’article en question est : QuitFacebookDay: peu d’effet sur le géant

MAJ2

En outre, si ça peut vous consoler, je n’achète pas le Journal de Montréal et je ne l’ai même jamais acheté. D’un autre côté, je n’achète aucun journal depuis belle lurette, mais si je suis dans un resto, je veux bien lire le journal qu’ils fournissent avec le repas…

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Nous sommes (encore) à une époque charnière du Web

Dans les dernières semaines et les derniers mois, plusieurs indicateurs et événements particuliers indiquent que nous sommes présentement à une époque charnière de l’histoire du web. Cette histoire est jalonnée de nouveaux venus et de disparus (pensons à Netscape par exemple). Soulignons que Apple a vu sa valeur dépasser celle de Microsoft, que Facebook a eu plus de visiteurs uniques que Google (à ce propos, relisez mon billet Facebook versus Google dans le contexte de l’achat de Friendfeed) et qu’une guerre de tranchées se dessine afin de savoir quel sera le prochain logiciel de navigation du nouveau web qui sera décidément mobile. Est-ce que ce sera celui d’Apple (iPhone) ou celui de Google (Androïd)? Cette dernière confrontation en est une de taille parce qu’elle déterminera qui aura la propriété de la nouvelle passerelle que sera le Web mobile. Pour différentes raisons (dont celle que je n’aime pas Apple), je pense qu’à moyen terme, ça risque d’être Androïd qui l’emporte. Ça me rappelle d’ailleurs une ancienne confrontation, celle de Betacam versus VHS. Bétacam était de beaucoup supérieur au format VHS. Mais tout comme iPhone, c’était un standard fermé (appartenant à Sony), il n’était pas possible pour les autres manufacturiers de l’utiliser et à court terme, Sony fit un paquet de fric avec son innovation. Mais à moyen et à long terme, le standard VHS qui était partagé par tous les autres joueurs, même s’il était moins performant (comme pour l’Androïd qui au moment d’écrire ces lignes ne jouit pas des milliers d’applications qui sont présentement disponibles dans l’App store), conquit la planète parce que c’était un standard ouvert et que l’ensemble des autres fabricants l’adopta et rendirent disponibles des appareils qui étaient moins dispendieux que ceux en Bétacam. Vous connaissez la suite de l’histoire…
Les prochains mois nous permettront de mieux saisir les incidences des jeux de pouvoir qui se font au moment d’écrire ces lignes mais il est maintenant clair que le Web, va encore changer de face…

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Quatre raisons pourquoi votre marketing médias sociaux est poche

C’est via les twitts de @PTChoquette, @sgrandmaison et @davefleet que j’ai pris connaissance du billet de Dave Fleet, Four Reasons Your Social Media Marketing Campaign Sucks. Il y structure plusieurs conseils que je donne ici depuis un bon bout déjà. Il observe que les campagnes poche (traduction et adaptation libre):

- Sont souvent basées sur des prémisses à court terme et les médias sociaux sont plus adaptés pour le long terme

- Ce peuvent être des campagnes qui ne reposent sur aucune présence Web continue

- et ce sont des campagnes unidirectionnelles avec aucun dialogue bidirectionnel avec ce qui peut être perçu comme un auditoire plutôt que comme des interlocuteurs.

J’ajouterai à ça qu’il faut se monter une communauté avant d’en avoir besoin. Faire le contraire est souvent contre-productif, onéreux et même potentiellement dommageable pour la marque.

Il observe aussi que

1. Ça prend du temps et de l’argent pour bâtir une communauté. Ça vient souvent en contradiction avec des « campagnes » qui se veulent définies dans un court laps de temps et avec des objectifs de conversion précis.

2. Que certaines organisations « scrap » les efforts qu’ils mettent dans la création d’une communauté une fois que la campagne est terminée. C’est un peu le syndrome de nos partis politiques qui ne ‘jasent’ avec l’électorat que durant une campagne électorale et les oublis le reste du temps.

3. Les médias sociaux sont des médias «Mérités » plutôt que des médias « payés ». Une bonne description de la différence entre médias « mérités » et médias « payés » nous est offerte par Forrester dans le tableau ci-joint. L’idée maitresse est que vous devez « mériter » le média (média social) plutôt que de tenter de l’acheter. Vous y mettrez de l’argent tout de même parce que les ressources ne sont pas gratuites, mais les abonnés/interlocuteurs y viendront parce qu’ils vous trouvent pertinent:

4. Les campagnes unidirectionnelles ont peu de chance d’atteindre une masse critique (à moins que vous ne faites un « stunt » si efficace qu’il devienne viral à l’exemple de la campagne Dove Evolution). Vous êtes décidément mieux d’y aller progressivement, d’être bidirectionnel et d’avoir des objectifs à moyen et long terme.

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Misteur Valaire, leur modèle économique

J’étais invitée au lancement de Golden Bombay le dernier album de Misteur Valaire et j’ai eu l’occasion de jaser avec Guillaume Deziel, le gérant du groupe et de discuter de son modèle économique. Comme il l’explique dans son billet MP3 contre courriel :

Renonçant à la majeure partie des revenus traditionnels liés à la vente de la musique, le groupe auto-produit concentre ses activités à vendre ce qui ne se copie pas, c’est à dire les produits et services sur lesquels il a du contrôle. À ce titre, voici comment se divise leur chiffre d’affaire en 2009_:

Spectacles (concerts, télés, web) 56,40 %
Produit dérivés (t-shirts, bobettes, posters, etc…) 16,27 %
Bourses, subventions et dons 14,12 %
Éditions (droits radio, synchro, pub, films, etc…) 8,08 %
Disques physiques (en magasins) 4,23 %
Disques numériques (par principe) 0,90 %
Donner, c’est payant
Lorsque MV donne 100 albums en ligne, il vend 8,1 copies à la table des produits dérivés et 1,9 copie en magasin. MV a vendu 756 copies de son album Friterday Night physique en magasin entre le 10 mars et le 31 décembre 2009, ce malgré le fait que l’album n’ait été mis en magasin que 18 mois après son lancement en septembre 2007. Depuis mars 2009, Friterday Night génère en moyenne 17,2 ventes en magasin par semaine, soit plus de 2 ans après le lancement. Cela représente une moyenne hebdomadaire impressionnante tenant compte du fait que l’album est donné en ligne; Friterday Night vend plus en magasin que beaucoup d’autres titres (exclusivement vendus et non donnés), selon les dires de plusieurs professionnels de la distribution physique issus de toutes allégeances.

Dans la discussion impromptue et désorganisée que je vous mets en lignes plus bas, nous avons parlé du site du groupe, de son twitter, de Wordpress, de Buddy Press, de Bibitte Électrique (son Twitter), de Seth Godin et nous avons aussi jasé avec le journaliste de CISM, Éric Samson (son Twitter). Je vous fais aussi remarqué que cette vidéo est tournée à partir de mon iPhone, que j’avais un peu bu avant de la faire et qu’elle est dans son intégralité telle que le préconise mon pote le Dalaï Lamothe en chef (le gentil sobriquet dont j’affuble le copain Christian Aubry), dans ce qu’il nomme une entrevue en “open sources”

MAJ
C’est Friedrich Thor Nissen qui est le grand roux qui fait les médias sociaux pour Misteur Valaire dans l’entrevue. Désolé Toran (c’est comme ça qu’on l’appelle) je n’avais pas pris tes coordonnées après notre rencontre. Merci d’avoir fait ce commentaire sur Facebook (ce qui m’a permis de te retrouver)…

Friedrich Thor Nissen boit, jase, mais surtout fait des High Five avec Michelle Blanc (et Guillaume Déziel) sur son blogue http://www.michelleblanc.com/2010/05/20/misteur-valaire-leur-modele-economique/

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Comment faire une liste de blogueurs et de twittereurs à inviter à vos événements de presse?

C’est une question qui m’est souvent posée par mes clients et qui l’a été aussi après que j’eu dévoilé en avoir fait une pour mon client Zoofest :

Termine une liste de blogueurs et twittereurs qui seront invités par Zoofest. Si vous recevez une invitation soyez pas surpris…

Tout d’abord, vous devez identifier la niche à laquelle vous vous attaquez. Supposons que ce soit la niche marketing internet. Identifiez qui sont les gros joueurs que vous connaissez déjà (c’est votre niche après tout) ou encore utilisez des listages de blogueurs par catégorie comme Toutlemondeenblogue ou Wikio. Le premier blogueur sur cette liste aura très probablement un défileur (ou encore une liste d’amis aussi apellé “blogroll”). Ce seront des gens à considérer. Vous pouvez aussi faire une recherche dans Google ou googleblog, avec les mots-clés que vous jugez opportun et vous suivez les blogueurs de défileur en défileur. Vous devriez idéalement avoir aussi une idée de l’auditoire de ces blogueurs. Les listages comme Wikio ou Toutlemondeenblogue vous donnent déjà une bonne idée de ça. Mais vous pourriez aussi vous servir de sites comme Alexa ou Wookank pour valider qu’ils aient un certain auditoire. Comme vous devriez déjà avoir une idée de votre propre trafic, en comparant les résultats de votre site à ceux des blogueurs, vous devriez avoir un ordre de grandeur adéquat. Quoi que si vous travaillez pour une firme de communication traditionnelle et que votre site est fait en Flash, cette comparaison pourra être très désavantageuse tel que je l’ai déjà démontré dans mes billets the proof is in the pudding I et II. Assurez-vous aussi que ces blogueurs sont dans votre zone géographique ou encore qu’ils pourront ou voudrons se déplacer pour entendre ce que vous pourriez avoir à leur dire. J’ai déjà « bitchez » après ces relationnistes de Paris qui ne cessent de m’emmerder avec leurs lancements, alors que je suis à Montréal. N’oubliez pas non plus, dans votre communiqué de presse, d’agir tel que je le suggérais dans mon billet Communiqués de presse optimisés et

Afin d’être réellement efficace dans vos communications aux blogueurs, vous devriez écrire un courriel personnalisé à chacun d’eux. Au préalable, prenez le temps de lire leurs billets précédents pour trouver l’angle communicationnel que vous leur présenterez. N’incluez pas votre communiqué à ce courriel, mais indiquez l’hyperlien ou le blogueur pourra le trouver.

Pour Twitter, c’est un peu le même processus de butinage de Twittereur à twittereur et cela se fait entre autres à partir des listes dont plusieurs twittereurs font parties et qui sont souvent classées par catégorie descriptives. Vous pouvez encore utiliser des outils comme Twitter.grader, Twopcharts ou une panoplie d’autres outils twitteriens et vous en avez une liste assez impressionnante chez Twitdom. Vous ne devriez sans doute pas négligé non plus un outil comme l’engin de recherche interne de twitter, puisque sous l’onglet « avancé » vous pourrez chercher des twittereurs par mots-clés et par distance en kilomètres d’un lieu géographique. Vous devrez valider dans tout les cas, que ces gens peuvent avoir un intérêt pour votre événement de RP, vous devrez les rejoindre par messagerie directe interne de Twitter (ce qui implique qu’ils doivent vous suivre) ou par l’adresse de courriel du site Web qu’ils mettent dans leur description ou encore par message public en dernier recours.
P.-S. Mon Némésis Simon Jodoin, juste après que j’eu envoyé le twitt qui est mentionné plus haut, lança sur Twitter :

Marcher=marcheur. Parler=parleur. Mentir=menteur. Danser=danseur. Skier=Skieur. Patiner=patineur. Fait que : Tweeter=tweeteur. #RéveilleBon

Je répondrais à ça que j’utilise Twittereur parce que le mot twitteur est trop proche de twitter pour qu’on voie réellement la différence, parce que la beauté avec les nouvelles expressions issues des nouvelles technologies est qu’elles permettent justement une certaine fantaisie et parce que moi ça me tente de dire twittereur et que de toute manière, l’Office de la langue française quant à elle, préfère microblogueur…

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Ces promotions-surprises qui permettent de valoriser les ambassadeurs

Il y a plusieurs années, Miller Lite avait lancé le jeu en ligne Miller Lite Virtual Racing. C’était un jeu de course automobile, en ligne et gratuit. Pour faire une course automobile, le joueur devait inviter ses amis à faire une course avec lui (aspect viral) et pour améliorer les performances de la voiture, si le joueur achetait une caisse de bière Miller, il trouvait des codes permettant d’activer des options du jeu et d’acheter de meilleurs pneus, d’engager de meilleurs pilotes, etc. Miller pouvait donc mesurer directement l’accroissement de ses ventes et l’associer à une initiative en ligne. Mais la beauté du système est que les joueurs devaient inviter leurs amis via des invitations courriels. Ils ne le savaient pas, mais les plus fervents ambassadeurs du jeu furent identifier et invité à un week-end de rêve et de devenir équipiers dans l’équipe NASCAR de Rusty Wallace.
Que croyez-vous que ces ambassadeurs firent lorsqu’ils retournèrent chez eux?

Hier soir était le lancement du dernier album Misteure Valaire. L’album est disponible en ligne (en version numérique) et les gens peuvent payer le prix qu’ils veulent pour celui-ci. Cependant, l’album était aussi en prévente et l’achat de l’album (au coût de $35) permettait d’être invité au lancement et ô surprise, les 270 premières personnes qui se procuraient l’album, étaient invités à un « after party » VIP avec les membres du groupe, avec un bar ouvert. Que croyez-vous que « ces fans finis » feront aujourd’hui maintenant qu’ils sont retournés chez eux?

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Twitter et Facebook affectent mon blogue

Si je regarde rétrospectivement mon assiduité bloguesque, je ne peux qu’observer que je blogue beaucoup moins, que je ne me sers pratiquement plus d’un lecteur de fils RSS et que je ne lis plus systématiquement les blogues des potes comme autrefois. Par contre, je partage des contenus comme jamais, j’interagis énormément et j’élargis le spectre de mes lectures de façon ahurissante. C’est que Twitter et Facebook sont venus gruger du temps sur mon blogue et sur ma pratique de veille. Ils sont très performants pour attirer des lecteurs vers mon blogue qui est toujours le point central de ma présence Web. Mais je suis désormais plus prolifique en matière de partage de contenus sur Facebook et Twitter que je ne le suis sur mon blogue. Par contre, ces partages ne sont plus annotés et enrichis de ma perspective, comme ils peuvent l’être sur mon blogue. Et vous, ça a changé vos pratiques Facebook et Twitter?
Pour suivre mes pérégrinations Twitter http://twitter.com/michelleblanc
Pour être fan de ma page Facebook http://www.facebook.com/pages/Montreal/Page-officielle-de-Michelle-Blanc/332706001491

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Les MÉDIAS SOCIAUX. Quel sera le titre de mon livre?

En décembre dernier, je vous partageais le plan du livre sur les médias sociaux, que j’écris avec la collaboration de Nadia Seraiocco. Le livre est maintenant terminé et est rendu aux étapes de direction littéraire, révision linguistique, correction d’épreuves et élaboration graphique. Une pièce maîtresse de celui-ci manque pourtant toujours. Il s’agit de son titre. Voici donc diverses idées de titre et/ou sous-titre sur lesquelles je planche. Ne vous gênez pas pour commenter et ou suggérer des idées nouvelles et j’ai bien hâte de vous en parler davantage. Gros bisou à tous
Le titre de travail est :

LES MÉDIAS SOCIAUX
le réseau des beaux-frères et des belles-sœurs

  • Les médias sociables
  • Les pouvoirs changent
  • Le réseau mondial des beaux-frères et des belles-sœurs
  • Ça change pas le monde, mais leur donne une voix
  • Les médias sociaux sont la rivière des infos dont il faut savoir s’abreuver et apprendre à y nager pour ne pas s’y noyer
  • La conversation de fontaines à eau
  • Jardins littéraires du XXI siècle
  • L’internaute, l’entreprise, la politique, les relations publiques et le journalisme… et la parole fut
  • La presse, la dactylo, l’ordinateur et maintenant les médias sociaux
  • Du message à la discussion
  • L’expression d’une société
  • Du choc des idées jaillit la discussion
  • La parole est d’argent, le silence est d’or, les médias sociaux sont d’airain
  • La parole est à vous
  • Au commencement était le verbe, puis il devint sociable
  • Tout ce que je dis est peut-être faux, et c’est la vérité
  • L’agora planétaire

MAJ
Voici de nouveaux titres et/ou sous-titres

  • Comment et pourquoi êtes-vous maintenant si important?
  • Parce que nous avons tous quelque chose à dire
  • L’auditoire est le média
  • Ce livre est déjà gratuit, mais vous l’achèterez quand même
  • VOUS êtes l’ingrédient
  • La tribu s’élargit
  • La tribu planétaire
  • Lorsque ma mère disait : « Exprime-toi » elle ne savait pas que ça prendrait de telles proportions
  • Nous ne sommes plus seuls! Nous sommes là
  • L’ère de la conversation numérique
  • La révolution du partage
  • La révolution du média
  • Ce livre n’est qu’un point de vue … dont on discute déjà
  • Les blogues, Facebook, Twitter, YouTube, Flickr, LinkedIn, Slideshare, Wikipedia
    • et autres trucs qui font peurs
    • ne sont que des outils, Comment les comprendre?
    • nous ne sommes qu’au début
  • Sexe drogue et Rock and Roll, ce n’était que le début
  • Si vous portez encore une montre, ce livre est pour vous. Si vous n’en portez déjà plus, vous comprendrez pourquoi!

MAJ2

L’équipe éditoriale de Librex (mon éditeur), ma coauteure et moi-même avons sélectionnés le titre : Les médias sociaux : Ce livre est déjà gratuit, mais vous l’achèterez quand même! Comme titre du livre. Les gens de la révision vont retravailler le sous-titre pour qu’il soit encore plus efficace et « punché » alors la version définitive pourra changer encore… Merci à tous de vos nombreuses lumières

MAJ3

Bruno Guglielminetti accepte de rédiger la préface du livre. Ce sera un honneur d’avoir son point de vue éclairé sur le contenu de celui-ci…

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