Le suffixe .Quebec et les autres nouveaux TLD, méchant casse-tête en vue

Sur Twitter on me demande ce que je pense du nouveau suffixe .Quebec qui sera disponible dès novembre.

Que pense les experts du web/MRK du .quebec? cc: @mcducas @MichelleBlanc @LucDupont @guillaumebrunet http://cnw.ca/Bx5br
https://twitter.com/C_Croteau/status/502455364059947010

Ma réponse fut courte et assez directe

@C_Croteau @mcducas @LucDupont @guillaumebrunet d’une inutilité qui sera très dispendieuse pour les brands
https://twitter.com/MichelleBlanc/status/502473978192343040

Permettez-moi de développer un peu plus ici.

Ce n’est pas la première fois que l’ICANN autorise de nouveaux Domaines de premier niveau (TLD Top-level Domain) ou plutôt de GTLD (Generic Top Level Domain) dans ce cas-ci. À chacune des nouvelles apparitions de TLD ou gTLD, on me demande ce que je pense des ces ajouts. C’est toujours un peu la même histoire. Tout d’abord avec l’explosion du nombre de sites internet sur le web, il était évident qu’il fallait ajouter des TLD. Ce n’est cependant plus le cas depuis belle lurette. Les ajouts de nouveaux gTLD ne servent maintenant plus qu’à enrichir les vendeurs de noms de domaine et l’ICANN et à complexifier la tâche des marques qui doivent acheter à fort prix une multiplicité de TLD et de gTLD pour protéger leur propriété intellectuelle pour très peu ou plutôt aucun avantage additionnel. Moi qui ne suis qu’une très petite marque, déjà je reçois de multiples demandes de domaineurs qui veulent faire une piastre avec les différentes déclinaisons de Michelleblanc.com et Analyweb.com comme AnalywebS.com Analyweb.cn, .fr, et toute les déclinaisons de TLD ou d’épellations possibles de mes marques. Imaginez maintenant ces déclinaisons d’épellations associées aux gTLD comme .travel, .name ou .biz. Maintenant, ajoutez à ça les NewgTLD qui sont déjà autorisés (vous en avez déjà plus de 300 (PDF)) comme .Quebec, vous vous retrouvez avec un capharnaüm d’adresses internet à enregistrer et à surveiller. Les seuls qui seront réellement heureux de cette situation sont les registraires de nom de domaines, les escrocs qui feront du cybersquattage avec la propriété intellectuelle des autres et les avocats et les consultantes comme moi qui aideront les clients à ne pas se faire arnaquer par cette nouvelle tour de Babel…

Finalement, on ne sait toujours pas comment les engins de recherche réagiront face à cette avalanche de nouveaux gTLD et comment les sites qui en seront affublés se positionneront dans les résultats des engins de recherches. Encore un autre casse-tête additionnel à monitorer…

MAJ
Pour ajouter au mal de tête et en plus des 300 nouveaux gTLD qui seront bientôt ajoutés, visualisez sur une page les TLD de pays et les gTLD qui existent déjà, chez IANA (Internet Assigned Number Authority).

Les affaires sont les affaires, sauf que…

Lorsque je voulais faire de la pizza avec une pâte cuite à la perfection, j’ai trouvé L’INVENTION révolutionnaire qui a finalement réussi à la cuire comme je le voulais. Il s’agit de la Baking Steel. J’ai trouvé ce site sur Google avec je ne me souviens plus quelle requête. Depuis, je ne jure que par elle et chaque fois que je fais une pizza, je suis fière d’en parler à mes convives et à mes amis.

J’expérimente et je raffine tranquillement mon art de pizzawoman et je partage avec fierté mes créations.

Pizza avec tomates herbes roquette de mon jardin et mozzarella frais sopressata et champignons marinés

Cette photo de l’une de mes pizzas que j’ai partagée sur mes présences médias sociaux a eu des résultats d’interaction au-dessus de la moyenne. Comme les gens veulent savoir comment je l’ai réussi, je partage ma trouvaille de la Baking Steel et même dans ce billet, vous trouvez un hyperlien vers leur site web. Je ne connais personne chez cette entreprise, Ils ne me connaissent pas (encore) et pourtant, je leur fais une pub du tonnerre, simplement parce que j’aime beaucoup leur produit. De plus, leur site est affublé d’un blogue avec des recettes intéressantes. Ça aide à garder le contact et à sortir comme une balle dans Google, disons.

Cette semaine, je reçois le téléphone d’une cliente que j’apprécie beaucoup. Elle m’informe qu’elle quitte son emploi actuel pour une très grosse organisation dans un autre secteur d’activité. Elle me dit aussi qu’une fois bien installé, comme cette organisation est plutôt débutante en médias sociaux, elle se fera un plaisir de m’engager comme consultante pour effectuer le virage média social nécessaire chez son nouvel employeur. Comme mon mandat avec son organisation précédente continuera malgré son départ, ça me fera un nouveau client d’envergure pour qui travailler.

D’autres très hauts dirigeants avec qui j’ai travaillé et avec qui je travaille encore, m’ont parlé de leur mort prochaine, de la maladie ou de la mort de l’un de leurs proches, de problèmes psychologiques de leur enfant, de l’inefficacité de certains des membres de leur pelrsonnel ou de tout autre enjeux ou drames qui n’ont absolument rien à voir avec ma pratique. Je les écoute, les conseille, je partage mes réflexions et je suis attentive à leurs confidences.

Tous les exemples dont je vous parle dans ce billet sont des exemples de business qui dans le fond ont peu à voir avec la business et énormément à voir avec l’humain. Que ce soit pour un produit ou un service, l’humain et l’émotion arrivent rapidement dans le portrait. C’est aussi souvent ce qui fait la différence dans les choix futurs d’achat ou de renouvèlement ou d’octroi de mandat. C’est de l’intangible. Ça se mesure très difficilement. Ça va bien au-delà de ce qui est demandé ou de ce qui est requis et c’est pourtant l’un des ingrédients essentiels de la réussite en affaire. Ces mêmes dirigeants (dont je vous parle plus haut) blaguent souvent avec moi (j’ADORE taquiner), me demandent des nouvelles de ma chienne Charlotte, de mes rénos ou de tout autre sujet qui n’ont strictement rien à voir avec la business. Je fais exactement la même chose avec eux. Ça s’appelle « de la relation humaine » et ça fait aussi partie intégrante des mes lignes éditoriales médias sociaux. Quelqu’un qui est tout le temps sérieux est plate et quelqu’un qui déconne tout le temps est con. La conversation est un savant mélange d’infos pratiques, pertinentes et de déconnage et d’humanité. (Encore une petite mise au point ici pour les ignares qui disent « Michelle Blanc dit n’importe quoi sur les médias sociaux, elle parle même de son chien », ce à quoi l’un de mes nouveaux collaborateurs répondit, alors tu sais qu’elle a un chien, donc tu la suis, donc sa stratégie doit être un petit peu efficace pour que tu m’en parles aujourd’hui? :-) )

D’ailleurs cette intangibilité se traduit simplement par la « conversation ». C’est aussi cette conversation que l’on retrouve sur les médias sociaux. C’est souvent la conversation qui fait qu’on écoute quelqu’un ou que simplement on change d’endroit pour écouter quelqu’un d’autre dans un cocktail. Dans ce même cocktail, ce n’est pas parce qu’on écoute une conversation qu’on va nécessairement donner un mandat ou acheter quelque chose de quelqu’un. Ça prend d’abord de toute évidence un besoin. Par contre, si la conversation a été plaisante, enrichissante ou divertissante, lorsqu’un besoin se présentera, c’est probablement à celui qui tenait la conversation qu’on songera.

Les affaires sont les affaires et le resteront sans doute toujours. Mais dans les affaires (comme sur les médias sociaux), la dimension humaine est fondamentale, intangible et difficilement mesurable, mais elle fera très souvent la différence entre un succès et un échec…

Par ailleurs, parlant de pertinence et de déconnage

Hier j’ai été sur le cul d’apprendre que la prestigieuse revue américaine Search Engine Journal, a choisi mon humble blogue comme l’un des 10 meilleurs blogues marketing au Canada. Disons que ça a fait ma journée, que ça me touche beaucoup et que ce n’est pas l’un de ces concours dont on présente soi-même sa candidature et pour lesquels les juges sont nos chums des autres agences. Je n’avais AUCUNE idée de ces SEOlympics.

De plus, ça devrait fermer la gueule à une couple de mes détracteurs pour une couple d’heures :-)

Le côté hautement pratique des médias sociaux et du Web, même perdu dans le bois

Depuis plus d’un an, je vis à 60 % de mon temps sur un demi-hectare, près d’un lac et d’une rivière dans le bois à Chertsey dans la région de Lanaudière. J’ai l’internet (qu’on appelle honteusement la haute vitesse, mais ce n’est pas le propos de mon billet) et j’y travaille et j’y socialise avec mes potes virtuels comme si j’étais en plein cœur de Montréal (juste pas mal moins rapide pour beaucoup plus cher).

Toujours est-il que je suis curieuse, que je découvre mon nouvel environnement, que je m’y adapte. Depuis quelques semaines, j’observe une étrange fougère qui s’est installée juste à côté de bleuetiers que j’ai plantés. Il s’avère que c’est un endroit peu propice au gazon, car le sol y est très acide et il est sous de grands pins centenaires. Par ailleurs sur Facebook, on parle de la Berce du Caucase, plante hautement toxique et dangereuse, qui se répand au Québec. Je vois rapidement que ma nouvelle fougère n’est pas cette Berce qui peut causer des brulures au 2e degré. Mais ça pique ma curiosité néanmoins et ce que l’on nomme les mauvaises herbes, sont souvent des plantes pour lesquelles nous n’avons pas d’utilité (petite citation de l’un de mes cours d’anthropologie : on ne nomme que ce que l’on considère utile, ou nuisible). Je partage donc la photo que je prends avec mon iPhone sur mes différentes présences médias sociaux.

Achillée milles-feuilles, herbe à dinde, herbe du soldat
https://twitter.com/MichelleBlanc/status/486281232221601792

Très rapidement on m’informe que c’est de l’herbe à dinde, connu aussi sous le nom de l’achillée milles-feuilles. Puis je vérifie sur Wikipédia et je découvre que c’est l’une des plus vieilles plantes médicinales. Elle était connue de l’homme de Néandertal, des Chinois, des Grecs et que durant la Première Guerre mondiale, elle faisait partie du kit de première urgence porté par chaque soldat qui, faute de médicaments, pouvait soigner des blessures légères avec cette plante. Je découvre aussi qu’elle est vendue comme couvre-sol alternatif au gazon (et ça fait vraiment mon affaire), qu’elle sert aussi une fois séché à donner une bonne odeur à la maison et qu’elle peut être utilisée à d’innombrables usages médicinaux (grâce au site Passeport Santé). Tout d’un coup, grâce aux médias sociaux et au web, ma mauvaise herbe devient une plante quasi miraculée.

C’est ça aussi l’un des avantages des médias sociaux et du web, même perdu dans le bois, on se couche moins niaiseuses et on évite (par ignorance) d’arracher une partie de l’histoire de l’humanité qui s’est adonnée à pousser sur son terrain … :-)

MAJ
Afin d’en savoir plus sur la flore de mon coin de pays, je viens Je viens d’acheter le grand classique de botanique, Flore laurentienne, 3e édition du Frère Marie-Victorin https://cheneliere.ca/4069-livre-flore-laurentienne-3e-edition.html

Des fois, l’information la plus pertinente et condensée n’est pas toujours en ligne…

MAJ2
Afin d’éviter d’être exposé à la plante extrêmement dangereuse qu’est la berce du Caucase, Santé et Services Sociaux du Québec recommande d’être capable de l’identifier. http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/environnement/index.php?berce-du-caucase

La berce du Caucase : un envahisseur toxique(PDF)

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Pour revenir à l’achillée millesfeuilles, selon Floramedicina.com (PDF)

Son nom fait référence au dieu Achille, car on dit que sa mère l’a trempé dans un bain d’achillée millefeuille pour le rendre invincible. Comme elle le tenait par son talon, cette partie de son corps n’a pas pu devenir invincible.
Tout comme Achille avait fait avec ses soldats après la guerre de Troie, les soldats du temps de l’Empire Romain et ceux de la deuxième guerre mondiale étanchaient leurs plaies avec de l’achillée, ce qui arrêtait les saignements et stimulait la guérison.
En Chine, on utilisait la tige sèche d’achillée pour tirer le I-Ching.
L’achillée était utilisée dans les oreillers pour enlever la mélancolie.

Comment accroitre son branding sur le Web

Il existe plusieurs manières d’augmenter la notoriété de son branding. Vous pouvez acheter de la publicité et/ou faire des relations publiques traditionnelles d’images. Vous pouvez aussi utiliser le Web. Sur le Web (en plus de faire de la publicité de type bannière ou de créer une campagne qui deviendra peut-être virale) il y a aussi deux manières performantes et assez directes d’augmenter son branding sur le Web. Par un positionnement naturel ou par l’achat de mots-clés sur les moteurs de recherche. Le positionnement naturel sur les moteurs de recherches est une stratégie à moyen terme (de trois à six mois, disons) tandis que l’achat de mots-clés est à court terme et votre positionnement ne durera que le temps que vous payiez la campagne.

Une campagne d’achat de mots-clés pour son brand est généralement peu couteuse puisqu’en principe, sa marque est déposée et qu’on devrait être le seul à pouvoir l’acheter comme « mot-clé ». Cependant, votre marque de commerce peut tout de même être utilisée par vos compétiteurs comme mot-clé dans certains cas. Mais l’envoi d’un courriel pour rappeler à votre compétiteur qu’il s’agit de votre marque et que vous pourriez à votre tour acheter la sienne, règle généralement le cas (Les règles spécifiques de Google Adwords pour les marques déposées sont ici). Par contre, d’associer sa marque à un mot-clé descriptif de son secteur d’activité (par exemple d’acheter le mot-clé « espadrille » et l’associé à Nike) est tributaire de la compétitivité du secteur d’activité puisque les mots-clés sont vendus par enchère. Par ailleurs, la zone géographique à couvrir sera aussi un autre élément ayant un impact majeur sur le cout d’une campagne. Plus cette zone sera grande, plus le cout du branding dans les moteurs de recherches sera élevé. Finalement, lors d’achat des mots-clés, on peut décider de se positionner strictement sur les moteurs de recherches (ce qui est généralement associé à de l’acquisition de client) ou à la fois sur les moteurs de recherches et sur les sites associés à chaque moteur (par exemple dans les comptes GMAIL des usagers de Google) ce qui est beaucoup plus dispendieux (et généralement associé à un effort de branding).

Pour le positionnement naturel, encore une fois la compétitivité du secteur pour des mots-clés précis (qui ne sont pas sa marque déposée), dans une zone géographique précise, aura un impact sur la charge de travail qui sera nécessaire afin de se positionner sur la première page des moteurs de recherches, en fonction des mots-clés reliés au secteur d’activité pour lequel on se positionne.

Un blogue (en sous-domaine dans le cas de l’achat d’une marque compétitive) pourra grandement aider à se positionner sur certains mots-clés précis. Il permettra aussi d’aller chercher des hyperliens externes (fondamental comme critère de pertinence pour les engins de recherches) lorsque le gestionnaire du blogue ira commenter sur d’autres blogues à l’externe de son site. Par ailleurs, les médias sociaux (Facebook, Twitter, Google +, YouTube, LinkedIn, Slideshare et autre) permettront aussi de garnir la page de résultats des moteurs de recherches avec son « propre brand » et démultipliant positivement la présence de sa marque sur cette page de résultats. De surcroit, en conjonction avec une stratégie de contenu diversifiée et intéressante, cela permettra de se créer une communauté et d’accroitre plus encore le nombre d’hyperliens externes et de visiteurs.

Donc les étapes

-Déterminer si on veut se positionner dans le court ou moyen terme, ou les deux
-Évaluer la compétitivité de votre secteur pour certains mots-clés spécifiques
-mettre en place une stratégie de contenus et/ou d’achat de mots-clés pour se positionner sur ceux-ci

Les partis politiques et les chefs de partis sur le Web durant la campagne provinciale 2014

Comme c’est mon habitude, j’aime bien vérifier les métriques des sites et de la présence des partis et de leur chef sur le Web et les médias sociaux, durant les campagnes électorales. Comme les outils changent fréquemment et question de ne pas « accessoirement » favoriser les stratèges web de ceux-ci (quoi que comme pour les lignes ouvertes on s’entend qu’il y a bien des bénévoles et des militants qui en font beaucoup, voire trop), je change de moyens d’analyses.

Voici donc pour débuter les tendances de recherches pour les 30 derniers jours sur Google pour le nom des partis. On remarque que le Parti Libéral du Québec et Coalition Avenir Québec n’y sont absolument pas. C’est sans doute que les internautes cherchent plutôt par les initiales du parti.

Avec les requêtes par initiales du parti, la CAQ apparait, de même que le Parti Libéral du Québec et on observe que pour le mardi 18 mars, c’est la CAQ qui a momentanément le haut du pavé. Dans ce graphique on observe aussi que QS et PLQ jouissent de recherches très minimes.

Finalement pour la recherche avec les noms des chefs, c’est Françoise David qui disparait complètement du tableau. Par contre on observe aussi que Philippe Couillard est juste un peu plus recherché que François Legault, mais qu’ils sont tous les deux près de la moitié de madame Marois.

 

Pour ce qui est des sites Web, j’ai tenté l’exercice d’analyse avec Alexa, mais ils ont si peu de trafic qu’aucune données n’est disponible. Cependant, avec OpenSiteExplorer de Moz nous apprend que le site avec le plus d’autorité est le PQ, suivi de Québec Solidaire. On a aussi une idée du trafic comparatif grâce à SEMRush qui nous indique que le PQ a plus de deux fois le trafic de ses concurrents.

Finalement, sur Twitter, c’est peut-être le PQ qui a la portée, mais c’est définitivement Québec Solidaire qui a l’engagement des internautes. Tous les tableaux de Engagmenetlabs sont plus bas et je vous invite à faire vos propres conclusions des différentes métriques qui vous sont présentées ici.

Réflexion prédictive

Les sondages donnent présentement le PLQ gagnant, mais si l’histoire se répète, le Web donne plutôt le PQ gagnant (ne disions-nous pas que Google est le catalogue des intentions). C’est d’ailleurs ce qui s’était passé avec le NPD lors de récentes élections fédérales…

Sites internationaux, de commerce en ligne ou touristique et contenus dupliqués

Comme vous le savez sans doute déjà les engins de recherches et Google en particulier, n’aiment pas les contenus dupliqués qui sont associés aux polluposteurs et content scraper (copieurs de contenus web). Leurs algorithmes punissent donc sévèrement les sites qui sont perçus à tort, ou à raison, comme étant de vils copieurs de contenus.

J’ai un client particulier qui fait du commerce en ligne à la grandeur de l’Amérique et pour qui je devais rédiger un appel d’offres. J’ai aussi un autre client dont l’architecture particulière permet de présenter son offre selon différentes requêtes possibles. Ses pages se présenteront donc selon différentes URL des requêtes des engins de recherches du site.

Mon client qui fait du commerce en ligne aura un site francophone avec un TLD .ca, un site anglophone dédié au Canada avec un TLD .com et un site américain dédié aux États-Unis avec un TLD .US. Le contenu de chacun de ces sites sera le même, avec une version francophone pour le Québec et quelques particularités de paiements et de géolocalisation différentes pour les États-Unis. Mais pour le reste, les contenus seront identiques. J’ai aussi un client touristique qui aura un site avec différentes manières de présenter son même contenu. On pourra voir par exemple les hôtels par étoiles, par zone géographique ou par prix. Chacun des hôtels aura sa page propre avec son propre contenu. Mais en fonction des requêtes, une URL spécifique sera créée pour, disons les hôtels 3 étoiles, mais ces nouvelles pages présenteront le même contenu que chacune des pages spécifiques de chaque hôtel.

Comment donc résoudre les problématiques de contenus dupliqués sans être pénalisés par les engins de recherche?

Pour les sites internationaux, Google comprends qu’il est pratiquement inévitable que le contenu soir dupliqué. Mais les machines (les robots) n’ont pas toujours le réflexe de comprendre les aléas d’une présence internationale. De le spécifier dans l’outil Webmaster tool, va assurer qu’il n’y a pas de quiproquo technologique disons.

Aspects techniques
Vous devrez utiliser l’élément « rel=“canonical” link » dans l’outil pour webmestre de Google et sur les différents sites. Dans l’exemple de mon client international cité plus haut, l’URL canonique sera celle du Canada avec le .com les autres URL seront donc les URL alternatives.

Il faudra aussi coder le rel= »alternate » hreflang= »x » tel qu’expliqué dans la notice aux webmestres de Google https://support.google.com/webmasters/answer/189077 afin d’indiquer quelle est la langue spécifique de chacune des URL. Dans mon exemple, nous dirions que pour l’URL .com, les versions dans les langues alternativesseraient: fr-ca et en-us

De plus, il faut cibler la bonne géolocalisation pour chaque URL dans le webmaster tools: https://support.google.com/webmasters/answer/62399

Finalement, d’héberger chacun des sites localement, augmentera sensiblement sa visibilité dans les résultats des engins de recherches, pour les recherches locales.

Pour mon autre client touristique qui a des pages dynamiques résultantes d’une requête de l’engin de recherche ou de la duplication possible des contenus à cause de catégorisations différentes de ces mêmes contenus, il faudra suivre les indications et suggestions présentées par econsultancy dans l’article How to avoid duplicate content issues in ecommerce. Comme cet article est assez technique et tout à fait complet, je vous suggère fortement de le lire et de le mettre en application :-)

MAJ

Ce billet a été rendu possible grâce à l’aide et l’expertise des spécialistes de l’analytique et du référencement de WAO Marketing et d’Orénoque. Un merci particulier à jacques Warren et Louis Durocher.

Ces questions qui me donnent le gout de répondre laissez-moi googler ça pour vous

J’ADORE les questions pertinentes qui me font avancer, réfléchir, qui remettent ou sorte complètement en/du contexte. À titre de conférencière ou de consultante, je ne fais AUCUNE discrimination. Toutes les questions sont bonnes. Je suis payée pour ça. Aucune question n’est trop primaire ou insignifiante. Par contre, sur les médias sociaux, ma patience atteint ses limites. Je n’ai plus le goût de me répéter ad nauseam et de répondre inlassablement la même réponse et de mettre de l’énergie là-dessus.

Heureusement, il y a l’application Laisse-moi chercher ça pour vous. Ce n’est vraiment pas nouveau, mais disons que j’atteins un point de saturation qui me fait regarder cette vieille application avec un bonheur renouvelé. Le pire dans tout ça est que de taper votre question sur mon mur Facebook, Twitter ou autre et d’attendre la réponse, est beaucoup plus long que de taper le mot clé directement dans Google. Mais c’est aussi le vieux réflexe d’avoir tout cuit dans le bec sans faire d’efforts. Alors je n’aime pas donner du poisson, je préfère montrer à pêcher et Google est un hameçon extraordinaire pour trouver des réponses…

et tant qu’à y être, vous pouvez lire aussi mon billet Avis à ces chers étudiants

La mort du référencement (death of SEO)

Le référencement tel qu’on l’a connu cette dernière décennie est mort et enterré. Pour vous en convaincre, cherchez « SEO’s death » et vous tomberez sur une impressionnante collection d’articles qui expliquent comment Hummingbird a tué le référencement. Vous trouverez aussi un article de Forbes qui illustre pourquoi le référencement ne sera jamais plus « une job de hit and run » mais une activité continue de création de contenu et de dissémination de celui-ci sur vos différentes propriétés médias sociales. Vous trouverez aussi une intéressante infographie de SearchEngineLand, qui explique sensiblement la même chose mais par son contraire, Infographic: The Death Of SEO, Failed Predictions Over The Years (vous trouverez cette infographie plus bas).

Ce qui complique encore plus la vie aux spécialistes du référencement est que l’outil de recherche de mots-clés de Google (Google keyword tool) a été remplacé par le planificateur de mots-clés de Google (Google keyword planner) qui comme le mentionne Searchengineland, a été reçu très tièdement par les spécialistes du référencement :

Lukewarm may be overstating it. If Twitter sentiment is any gauge, the SEM world has not exactly embraced Google’s new Keyword Planner, which as of yesterday officially replaces the Keyword Tool.

(…)Unlike the Keyword Tool, used by SEOs and PPC managers alike, users must login to an AdWords account to access the Planner. That’s just one of the grumbles heard around the Internet about the Keyword Planner. The Planner has no match type data for search volume (search volumes are displayed for exact match only), no device targeting, no local vs. global monthly searches, and the option to filter by “closely related” search terms is gone.

Heureusement, Bing voyant l’opportunité de séduire les référenceurs, offre maintenant son « Bing – Keyword Research Tool » (pour lequel vous devez avoir une adresse de courriel Microsoft afin d’y accéder).

Tout ça pour vous dire que le temps de la récréation du référencement et de l’utopie du positionnement facile avec quelques pages optimisées est tout çà fait mort et révolu. Cela était vrai depuis très longtemps déjà, (j’en parlais dans mon billet Le référencement, c’est comme le jardinage ) mais bien des clients ne réalisent toujours pas que le positionnement dans les moteurs de recherche est une tâche continue, ardue, qui demande une compréhension des moteurs de recherches et qui apporte des résultats à moyen/long terme, pour un investissement aussi à moyen long terme. Le référencement est mort, vive le marketing de contenu

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SEO is dead.

SEO Graphic by SEO Book

Conférence Les médias sociaux et le web pour l’exportation, le cas DessinsDrummond

La semaine dernière, j’ai eu le privilège d’être conférencière pour l’organisme CQI (Carrefour Québec international) à Drummondville. J’y étais introduite pour mon ami et client Yves Carignan, président de Dessins Drummond, dont l’exemple d’entreprise efficace sur le web et les médias sociaux, dans un contexte d‘exportation, devrait être suivi par plusieurs.

Le Journal L’express de Drummondville disait de cette conférence :

Pour ce qui est de CQI, les représentants de l’organisme se sont dits très heureux du succès remporté par cette activité.
«Nous sommes vraiment choyés d’avoir pu accueillir Mme Blanc chez CQI. Sa conférence était des plus actuelles et pertinentes. Elle connait son affaire et elle réussit à expliquer le tout simplement, en donnant des exemples concrets! Avec son énergie et son dynamisme, elle a littéralement charmé l’auditoire. Mme Blanc a aussi été très généreuse de son temps et elle a répondu aux nombreuses questions des participants», conclut Catherine Gervais, directrice générale de CQI.

Voici donc le PowerPoint de cette conférence :

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#Charte Analyse des sentiments exprimés sur les médias sociaux à propos de la Charte des valeurs

Mise en contexte :

Comme vous le savez déjà, je me suis exprimée pour La charte des valeurs québécoises et je faisais partie des 20 Janette qui ont signé la lettre de Madame Janette Bertrand, qui elle-même a généré un mouvement massif d’appui populaire.

Mais cela étant dit, ça ne m’empêche pas d’être « neutre » et « objective » lorsque vient le temps d’analyser ce qui s’est dit sur les médias sociaux. Par ailleurs, l’analyse que je vous partage plus bas a été réalisée par deux collaborateurs d’importance, qui n’ont aucun enjeu personnel ou corporatif avec les discussions autour de la Charte. Il s’agit de SAS Canada (client de longue date et SAS est le pionnier de l’analyse de données et de l’analyse prédictive) et de Inbox, entreprise française spécialiste de la connaissance clients et usagers et du big data également implantée au Canada et ayant développé un complexe algorithme sémantique francophone permettant de faire de l’analyse de sentiment en français (ce qui est très rare parce que la majorité des outils disponibles sont anglophones et n’ont pas la capacité d’analyse de sentiments et du prédictif).

SAS Canada et Inbox ont l’habitude de travailler entre-autres avec des grosses boîtes financières, d’assurances ou de commerce de détail, de médias internationaux et du secteur public. Ce sont eux entre autres qui font de la détection de fraude par l’analyse de très grands volumes de contenus (Big Data) pour les cartes de crédit ou les assurances. Grâce à sa technologie, Inbox a été la première source à identifier la fin de la récession en France, deux semaines avant tout le monde. Tout ça pour vous dire que lors d’une discussion avec SAS et Inbox sur la difficulté d’expliquer l’importance du « big data » à des clients potentiels (parce que ce n’est pas sexy) je leur propose d’utiliser leur technologie pour un sujet chaud de l’heure (comme la charte des valeurs québécoises). Ainsi, les gestionnaires pourront facilement comprendre en extrapolant, comment eux-mêmes pourraient bénéficier de la compréhension de ce qui se dit sur les médias sociaux, pour leur propre organisation. Voici donc le rapport d’analyse de SAS Canada/Inbox sur les discussions sur les médias sociaux à propos de la charte des valeurs.

Pour comprendre les graphiques

Voici une analyse de sentiment « Big Data » de différents thèmes discuté sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, blogue) à propos de la Charte des valeurs québécoises. Remarquez en abscisse « LE VOLUME DES MESSAGES » et en ordonnée « L’INDICE DE POSITIVITÉ DU MESSAGE » qui est aussi appelé « analyse de sentiment. Ceci est une version préliminaire de l’analyse, qui est toujours en cour. Étant donné que le projet de loi du PQ risque d’être déposé dans les prochains jours, un grand volume de commentaires continuera d’alimenter les discussions médias sociales. Pour comprendre comment se fait l’analyse de sentiment, je vous dirai qu’avec l’algorithme d’Inbox un terme comme « crise » contiendra 1000 paramètres différents afin de déterminer le contexte de ce mot spécifique et de savoir si on parle par exemple « d’une crise économique » ou si plutôt « il a pété une crise ». Leur analyse de sentiment est donc fiable à 85% et la marge d’erreur est la même pour tous. Aussi, si par exemple un twitt parle de Dalila Awada et qu’il contient un hyperlien vidéo, comme l’hyperlien et le vidéo ne seront pas analysés, ce ne sera que le contenu de la mise en contexte précédant l’hyperlien qui sera pris en compte.

Le corpus

Les sources suivantes ont été analysées:
• Twitter
• Facebook
• Forum Yahoo
• JM : Journal du Montréal avec 3 sous-forums:
http://blogues.journaldemontreal.com/politique/,
http://blogues.journaldemontreal.com/droitdecite/,
http://www.journaldemontreal.com/auteur/richard-martineau )
• LP : LaPresse avec 3 sous-forums :
http://blogues.lapresse.ca/boisvert,
http://blogues.lapresse.ca/edito,
http://blogues.lapresse.ca/avenirmtl )

Mon analyse

J’attire votre attention sur les diapositives 3, 4 et 5. Vous remarquez qu’elles sont des portraits des discussions médias sociaux des 14, 21 et 31 novembre octobre. Vous remarquerez sans doute aussi qu’au 14 octobre, la majorité des mots clés, personnalités et organisations associés au débat de la charte sont perçus très négativement. Par contre, après le 21 octobre, ces mêmes termes (en plus de celui de # Janette qui commence à apparaitre), font passer plusieurs mots du côté positif. Vous remarquerez aussi qu’étrangement, Charles Taylor est vu plus négativement qu’Adil Charkaoui, mais que son collègue Gérard Bouchard jouit d’une négativité beaucoup moins grande. Vous observerez sans doute aussi que le Conseil du Statut de la femme est l’entité la plus méprisée et que la CQCI est l’organisation qui récolte la plus positive des mentions sur les médias sociaux, mais vous observerez que le volume des messages qui y est associé est somme toute insignifiant comparativement aux Janette par exemple. Observez aussi que Les Anti-Charte et les pro-charte sont tous deux du côté négatif des discussions, que le volume des discussions est somme toute équivalent, mais que les pro-charte sont beaucoup moins détestées que les anti-charte. Finalement, les inclusives ont 10 fois moins de mentions que les Janette, et elles sont à peine perçues plus positivement que les Janette et elles sont toutes deux du côté positif des discussions. Je pourrais continuer de vous faire mes observations, mais vous comprenez sans doute maintenant le principe et je ferai cette discussion de vive voix la semaine prochaine lors d’une conférence au Salon BI. Donc bonne lecture et bonne analyse ☺

 

MAJ

Ce billet a été repris intégralement par le HuffingtonPost