Nous ne sommes pas tous égaux devant Google et les arnaques de référencement

Quelques arnaques de référencement

Il m’arrive d’entendre à la radio la pub d’un fournisseur de référencement qui se vante que 97 % de ses clients arrivent sur la 1re page de Google. La pub ne dit cependant pas pour quelle requête. La semaine dernière, lors de mes ateliers avec le CEGEP de Sherbrooke, j’ai aussi rencontré une femme d’affaires qui me dit qu’elle payait l’un de ses fournisseurs pour qu’il fasse des « vagues de référencement ». Comme après 15 ans de consultation web je n’ai jamais entendu ce terme je lui demande:

Mais qu’est-ce qu’une vague de référencement?
Elle ne sait pas
Qu’est-ce qui est référencé?
Elle ne sait pas non plus
Pour quelle requête êtes-vous mieux positionné?
Aucune idée
Comment vos statistiques ont-elles augmenté?

Rendu là elle était rouge comme une tomate et me dit que c’est pourquoi ils venaient suivre mes ateliers.

La semaine dernière aussi, un autre entrepreneur me demanda conseil à propos de son contrat de 10 000 $ pour du référencement. Ses statistiques n’ont pas bougé et il pense bien s’être fait avoir. Je lui demande de m’envoyer le contrat de son fournisseur.

Son fournisseur lui facture donc :

  • Orientation stratégique 1,154.25 $
    • Planification
  • Création d’un blogue dans sa plateforme Drupal 5,130 $
  • Référencement payant 2,965 $
    • OPTIMISATION DE VOS CAMPAGNES
    • CONCEPTION ET PROGRAMMATION D’UNE PAGE D’ATTERRISSAGE
    • SUIVI ET OPTIMISATION
  • Référencement social 1,420 $
    • Ajouter des fonctionnalités sociales dans votre site Web
  • ACCOMPAGNEMENT STRATÉGIQUE 3,080 $

Pour un total de 13 749,25 $ + taxes, il va s’en dire. Mais ce fournisseur n’est vraiment pas dispendieux. Le taux horaire n’est que de 90 $ à 110 $ de l’heure…

Le document du fournisseur s’intitule OPTIMISATION ET ATTRACTION DE VOTRE SITE WEB. De surcroît, les activités de référencement payant n’incluent pas les budgets de placement de publicité à être payés à Google et Facebook.

Tout d’abord, le site au complet du client, s’il avait été fait à partir de WordPress, comme il n’est qu’informationnel, couterait très probablement le 5,130 $. Le plugiciel Sharethis que le fournisseur facture 1,420 $ prend un gros 5 minutes à intégrer dans WordPress et est déjà développé. Finalement, je ne vois rien dans cette proposition qui soit du référencement naturel. C’est pourtant la nette impression qu’a l’entrepreneur qui a payé pour ça. Les deux bras me tombent. Bien certainement qu’on parle de référencement payant (qui est en fait beaucoup plus du positionnement payant que du référencement, mais enfin…) et qu’on équipe le client avec des fonctionnalités sociales, mais la question qui tue, pourquoi cette entreprise qui a fait le site Web dès le départ, n’a pas installé tout ça dès le départ? Pourquoi lui facturer un 13K$ de plus, pour ce qui va de soit en lui faisant croire que c’est du référencement? Qui plus est, le blogue que l’entreprise a facturé 5000 $ à l’entrepreneur est hébergé chez WordPress.com (ce qui est gratuit) avec une adresse XYZ.wordpress.com qui redirige par la suite vers une URL complètement différente de celui du client. On s’entend que comme spécialiste de référencement, ou de la mise en place de WordPress.org, le fournisseur n’est pas un cent watts en plus d’être un crosseur…

Nous ne sommes pas tous égaux devant Google

Par ailleurs, en fonction de votre champ d’activités, vous ne serez vraiment pas égale à un autre entrepreneur qui travaille dans un autre domaine. Voici un exemple pour que vous compreniez de quoi je parle. Disons que vous êtes un détaillant de brassière. Au moment d’écrire ces lignes, il y a 435 000 résultats pour la requête brassiere et pour magasin de brassiere a montreal 38 600 résultats. Comparons ça maintenant à broches orthodontique 46 100 résultats ou encore manufacturier de broches orthodontique 11 200 résultats. Vous comprenez donc qu’avant même de débuter une réflexion référencement, l’un des entrepreneurs aura 10 fois plus de travail que l’autre, strictement parce qu’il offre un produit ou un service qui est dans un marché extrêmement cherché ou compétitif. Et là, ce n’est que le début du début. Si en plus, votre fournisseur nomme les onglets de votre site « produit », « service » ou « notre équipe », disons qu’avant qu’on trouve votre produit ou service spécifique, il risque d’y avoir du travail à faire. En terminant, l’autre qui se vante à la radio de classer 97 % de ses clients en première page, le fait sans doute avec le nom de commerce de ses clients. Si on ne vous trouve pas avec votre propre nom d’entreprise sur la première page, sans même avoir fait de référencement, il y a déjà un méchant problème. Aussi, si les gens vous trouvent avec votre nom, ce n’est pas de l’acquisition de client, c’est de la rétention. Si on vous cherche par votre nom, on vous connait déjà…

MAJ
Conseil aux entrepreneurs qui ne connaissent rien au Web

Certaines personnes aiment se donner une aura de respectabilité en parlant en jargon aux clients ou même en s’inventant des expressions que seuls eux comprennent (comme vague de référencement). Si votre fournisseur ne peut pas vous expliquer en terme clair ce qu’il vous facture et les résultats escomptés, oubliez-le. Oui le Web regorge de termes techniques, mais un expert arrive facilement à simplifier tout ça. Aussi n’hésitez pas à vérifier les dires et à observer les présences web et les recommandations des fournisseurs éventuels. Ça me rappelle une dame qui allait donner une conférence « l’art d’être efficace sur Twitter » et elle n’avait que 300 personnes qui la suivaient sur son propre compte. Il me semble qu’il doit y avoir des lumières qui s’allument dans la tête d’un entrepreneur…

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Ateliers Michelle Blanc à Lac-Mégantic, Coaticook et Sherbrooke

C’est à l’initiative du CÉGEP de Sherbrooke et grâce à la participation financière d’Emploi-Québec qu’une fois encore je rencontrerai les entrepreneurs de l’Estrie pour leur partager ma passion et mes connaissances du commerce en ligne, du web et des médias sociaux.

J’y présenterai les ateliers

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Ça débute cette semaine et j’ai bien hâte de vous rencontrer tous. Les PowerPoint de mes présentations sont disponibles en cliquant sur les hyperliens ci-haut. À tout de suite :-)

Il reste encore quelques billets et pour vous inscrire, c‘est ici.

Le remarketing (reciblage publicitaire) ou comment exaspérer ses clients passés ou futurs

Il y a quelques années, j’ai visité Chicago et couché au Sofitel Chicago. Plusieurs semaines après mon retour, dans Facebook, sur plusieurs sites où je naviguais, je voyais sans cesse une pub pour le Sofitel Chicago. Durant la période des fêtes, j’ai magasiné en ligne l’achat d’une génératrice. Depuis, je suis inondée de pubs de génératrice, même si cet achat est déjà fait depuis deux semaines. Bienvenu à l’ère du remarketing qu’on nomme aussi reciblage publicitaire, retargeting, reciblage de mots-clés ou même ciblage comportemental (même s’il n’y a vraiment rien de behavioriste là-dedans) pour les tenants de la langue bien franco-française.

Selon ABC-nermarketing, le remarketing est en fait :

Les techniques de reciblage site ou « ad retargeting » permettent à un site web annonceur de « retrouver  » et de « solliciter à nouveau » sur un réseau de ciblage comportemental les individus ayant quitté le site sans qu’il y ait eu l’achat ou la transformation recherchés. Si le reciblage est le plus souvent utilisé pour la reconquête de visiteurs qui ne sont pas devenus clients, il peut être également utilisé pour faire des propositions de ventes complémentaires aux clients ayant préalablement acheté un produit sur le site. Avec le reciblage site, on se situe en fait dans une logique de « relance » aux frontières de la publicité et du marketing direct.

On y dit aussi :

Les techniques d’ad retargeting sont notamment intéressantes dans des domaines ou le processus de décision n’est pas instantané et où l’achat se fait rarement lors d’une première visite, car elles permettent de « retravailler le contact » durant son cycle de décision.
L’activité de reciblage se développe très fortement chez les spécialistes du domaine et représente déjà de 10 à 15 % des campagnes sur certains réseaux américains généralistes. Cet usage devrait continuer à augmenter fortement si un un coup d’arrêt n’est pas donné dans le domaine de l’usage des cookies.

Le hic, est que très souvent, comme dans les deux exemples donnés plus haut, le client a déjà acheté et qu’il ne rachètera pas. D’ailleurs, dans le cas de Sofitel, ils avaient mon courriel, nom, prénom, adresse et numéro de carte de crédit. De me blaster avec des pubs après mon séjour chez eux, en plus d’être contre-productif, c’est une dépense inutile qu’il aurait mieux fallu investir dans un CRM et des infolettres personnalisées. De plus, ça laisse aux consommateurs la triste impression d’être épiés sur le web (ce qui est le cas). Malgré tout, cette technique est très lucrative pour plusieurs annonceurs (comme le spam peut l’être aussi). Ça permet d’exposer des clients potentiels à des publicités soi-disant ciblées et à peut-être les pousser à faire l’achat qu’ils n’ont peut-être pas fait. Le graphique qui suit et tiré de ABC-netmarketing est assez limpide à cet effet.

efficacité du reciblage publicitaire

Si vous avez de l’intérêt à faire « freaker » vos clients potentiels, Google Adwords et Facebook ont des outils spécifiques permettant le reciblage. Voici d’ailleurs la procédure que propose Adwords.

Schéma de fonctionnement du remarketing du

Notez aussi que Google étant conscient de la paranoïa que ce type de pub peut créer chez l’usager, met cet avertissement en exergue sur sa page de remarketing.

Lors de la création d’une liste de remarketing, il est interdit d’utiliser des informations confidentielles sur les utilisateurs. Avant de créer une campagne de remarketing et de placer la balise de remarketing sur votre site Web ou application, veuillez prendre connaissance des règles en matière de publicité ciblée par centres d’intérêt et zone géographique.

Faut comprendre ici que Google a de bons avocats :-)

Pour en finir avec les coachs et la bullshit

Lors de mes conférences à propos des médias sociaux, il y a toujours quelqu’un dans la salle qui veut que je l’aide à faire sa mise en marché de « coach ». Ça me fait toujours rire puis je tente de spécifier un peu de quel type de coach il s’agit. Pour tout vous dire, les coachs, c’est comme les mini-putts à une certaine époque. Il en pleut et chaque domaine a maintenant son coach. Dans l’article La dérive des coachs de vie de LaPresse on dit :

«Le titre de «coach» n’est pas protégé, malheureusement, alors n’importe qui peut s’improviser coach, souligne JoAnne Duquette, directrice générale de la Fédération internationale des coachs du Québec (FICQ). Chaque client a la responsabilité de vérifier les qualifications de la personne qu’il consulte.»
(…)

Chose certaine, une multitude de coachs qui ne sont reconnus par aucun de ces organismes s’affichent dans le web, avec des qualifications qui relèvent parfois plus de l’ésotérisme que de la science. L’une affirme qu’elle a des dons, et remet à ses élèves une attestation de l’École de la sagesse intérieure. Une autre cite des extraits de La prophétie des anges. Certains pratiquent le reiki, l’hypnose, les soins énergétiques, l’analyse des rêves, le toucher thérapeutique, le décodage biologique, se réclament de l’«amour divin nouveau» ou utilisent une hutte de sudation, du même type que celle où est morte «cuite» une femme de 35 ans, l’été dernier, au cours d’un séminaire de croissance personnelle à Durham-Sud. Un autre, enfin, se décrivant comme «coach en succès», affirme sans ambages qu’il n’a pas de formation et n’en a pas besoin. «Je connais le succès et tout ce que je touche se transforme en succès», assure-t-il.

Pour en revenir à la question qui surgit dans mes conférences, dernièrement une dame avec une maîtrise en orientation voulait se positionner comme « coach »et une autre, lors du même événement, voulait elle savoir comment faire la promotion de sa pratique de coach de « yoga du rire ».

Il me semble qu’avec une maitrise en orientation, je tenterais d’intégrer l’ordre des conseillers en orientation du Québec, plutôt que de me positionner comme coach. Pour ce qui est du yoga du rire, j’essaierais sans doute de me vendre à titre de formatrice de yoga du rire.

Tout ça pour dire que plusieurs coachs sont peut-être extrêmement performants dans leur pratique, mais que de très nombreux autres font aussi du gros n’importe quoi. Si moi-même je devais me positionner comme « coach de quelque chose » (ce que je suis dans les faits), je ferais des détours d’imagination pour ne pas m’affubler de cette épithète qui de plus en plus est synonyme de «bullshit». Sans oublier le fait que strictement en français, sur Google il y a déjà plus de 686 000 000 résultats pour la requête coach.

Pour rire un peu, lisez ce billet intitulé The Life Coach: The Idiot’s Therapist ou découvrez aussi (ou regardez de nouveau) cet excellent clip de Saturday night life du coach de vie Matt Folley (alias feu Chris Farley)

Et comme le temps des fêtes approche, Matt Folley le coach de vie de Noël

MAJ

Comme on me le dit sur LinkedIn, le plus ironique est qu’avec ce billet je risque de me positionner pour la requête « coach médias sociaux  » :-)

Le suffixe .Quebec et les autres nouveaux TLD, méchant casse-tête en vue

Sur Twitter on me demande ce que je pense du nouveau suffixe .Quebec qui sera disponible dès novembre.

Que pense les experts du web/MRK du .quebec? cc: @mcducas @MichelleBlanc @LucDupont @guillaumebrunet http://cnw.ca/Bx5br
https://twitter.com/C_Croteau/status/502455364059947010

Ma réponse fut courte et assez directe

@C_Croteau @mcducas @LucDupont @guillaumebrunet d’une inutilité qui sera très dispendieuse pour les brands
https://twitter.com/MichelleBlanc/status/502473978192343040

Permettez-moi de développer un peu plus ici.

Ce n’est pas la première fois que l’ICANN autorise de nouveaux Domaines de premier niveau (TLD Top-level Domain) ou plutôt de GTLD (Generic Top Level Domain) dans ce cas-ci. À chacune des nouvelles apparitions de TLD ou gTLD, on me demande ce que je pense des ces ajouts. C’est toujours un peu la même histoire. Tout d’abord avec l’explosion du nombre de sites internet sur le web, il était évident qu’il fallait ajouter des TLD. Ce n’est cependant plus le cas depuis belle lurette. Les ajouts de nouveaux gTLD ne servent maintenant plus qu’à enrichir les vendeurs de noms de domaine et l’ICANN et à complexifier la tâche des marques qui doivent acheter à fort prix une multiplicité de TLD et de gTLD pour protéger leur propriété intellectuelle pour très peu ou plutôt aucun avantage additionnel. Moi qui ne suis qu’une très petite marque, déjà je reçois de multiples demandes de domaineurs qui veulent faire une piastre avec les différentes déclinaisons de Michelleblanc.com et Analyweb.com comme AnalywebS.com Analyweb.cn, .fr, et toute les déclinaisons de TLD ou d’épellations possibles de mes marques. Imaginez maintenant ces déclinaisons d’épellations associées aux gTLD comme .travel, .name ou .biz. Maintenant, ajoutez à ça les NewgTLD qui sont déjà autorisés (vous en avez déjà plus de 300 (PDF)) comme .Quebec, vous vous retrouvez avec un capharnaüm d’adresses internet à enregistrer et à surveiller. Les seuls qui seront réellement heureux de cette situation sont les registraires de nom de domaines, les escrocs qui feront du cybersquattage avec la propriété intellectuelle des autres et les avocats et les consultantes comme moi qui aideront les clients à ne pas se faire arnaquer par cette nouvelle tour de Babel…

Finalement, on ne sait toujours pas comment les engins de recherche réagiront face à cette avalanche de nouveaux gTLD et comment les sites qui en seront affublés se positionneront dans les résultats des engins de recherches. Encore un autre casse-tête additionnel à monitorer…

MAJ
Pour ajouter au mal de tête et en plus des 300 nouveaux gTLD qui seront bientôt ajoutés, visualisez sur une page les TLD de pays et les gTLD qui existent déjà, chez IANA (Internet Assigned Number Authority).

Les affaires sont les affaires, sauf que…

Lorsque je voulais faire de la pizza avec une pâte cuite à la perfection, j’ai trouvé L’INVENTION révolutionnaire qui a finalement réussi à la cuire comme je le voulais. Il s’agit de la Baking Steel. J’ai trouvé ce site sur Google avec je ne me souviens plus quelle requête. Depuis, je ne jure que par elle et chaque fois que je fais une pizza, je suis fière d’en parler à mes convives et à mes amis.

J’expérimente et je raffine tranquillement mon art de pizzawoman et je partage avec fierté mes créations.

Pizza avec tomates herbes roquette de mon jardin et mozzarella frais sopressata et champignons marinés

Cette photo de l’une de mes pizzas que j’ai partagée sur mes présences médias sociaux a eu des résultats d’interaction au-dessus de la moyenne. Comme les gens veulent savoir comment je l’ai réussi, je partage ma trouvaille de la Baking Steel et même dans ce billet, vous trouvez un hyperlien vers leur site web. Je ne connais personne chez cette entreprise, Ils ne me connaissent pas (encore) et pourtant, je leur fais une pub du tonnerre, simplement parce que j’aime beaucoup leur produit. De plus, leur site est affublé d’un blogue avec des recettes intéressantes. Ça aide à garder le contact et à sortir comme une balle dans Google, disons.

Cette semaine, je reçois le téléphone d’une cliente que j’apprécie beaucoup. Elle m’informe qu’elle quitte son emploi actuel pour une très grosse organisation dans un autre secteur d’activité. Elle me dit aussi qu’une fois bien installé, comme cette organisation est plutôt débutante en médias sociaux, elle se fera un plaisir de m’engager comme consultante pour effectuer le virage média social nécessaire chez son nouvel employeur. Comme mon mandat avec son organisation précédente continuera malgré son départ, ça me fera un nouveau client d’envergure pour qui travailler.

D’autres très hauts dirigeants avec qui j’ai travaillé et avec qui je travaille encore, m’ont parlé de leur mort prochaine, de la maladie ou de la mort de l’un de leurs proches, de problèmes psychologiques de leur enfant, de l’inefficacité de certains des membres de leur pelrsonnel ou de tout autre enjeux ou drames qui n’ont absolument rien à voir avec ma pratique. Je les écoute, les conseille, je partage mes réflexions et je suis attentive à leurs confidences.

Tous les exemples dont je vous parle dans ce billet sont des exemples de business qui dans le fond ont peu à voir avec la business et énormément à voir avec l’humain. Que ce soit pour un produit ou un service, l’humain et l’émotion arrivent rapidement dans le portrait. C’est aussi souvent ce qui fait la différence dans les choix futurs d’achat ou de renouvèlement ou d’octroi de mandat. C’est de l’intangible. Ça se mesure très difficilement. Ça va bien au-delà de ce qui est demandé ou de ce qui est requis et c’est pourtant l’un des ingrédients essentiels de la réussite en affaire. Ces mêmes dirigeants (dont je vous parle plus haut) blaguent souvent avec moi (j’ADORE taquiner), me demandent des nouvelles de ma chienne Charlotte, de mes rénos ou de tout autre sujet qui n’ont strictement rien à voir avec la business. Je fais exactement la même chose avec eux. Ça s’appelle « de la relation humaine » et ça fait aussi partie intégrante des mes lignes éditoriales médias sociaux. Quelqu’un qui est tout le temps sérieux est plate et quelqu’un qui déconne tout le temps est con. La conversation est un savant mélange d’infos pratiques, pertinentes et de déconnage et d’humanité. (Encore une petite mise au point ici pour les ignares qui disent « Michelle Blanc dit n’importe quoi sur les médias sociaux, elle parle même de son chien », ce à quoi l’un de mes nouveaux collaborateurs répondit, alors tu sais qu’elle a un chien, donc tu la suis, donc sa stratégie doit être un petit peu efficace pour que tu m’en parles aujourd’hui? :-) )

D’ailleurs cette intangibilité se traduit simplement par la « conversation ». C’est aussi cette conversation que l’on retrouve sur les médias sociaux. C’est souvent la conversation qui fait qu’on écoute quelqu’un ou que simplement on change d’endroit pour écouter quelqu’un d’autre dans un cocktail. Dans ce même cocktail, ce n’est pas parce qu’on écoute une conversation qu’on va nécessairement donner un mandat ou acheter quelque chose de quelqu’un. Ça prend d’abord de toute évidence un besoin. Par contre, si la conversation a été plaisante, enrichissante ou divertissante, lorsqu’un besoin se présentera, c’est probablement à celui qui tenait la conversation qu’on songera.

Les affaires sont les affaires et le resteront sans doute toujours. Mais dans les affaires (comme sur les médias sociaux), la dimension humaine est fondamentale, intangible et difficilement mesurable, mais elle fera très souvent la différence entre un succès et un échec…

Par ailleurs, parlant de pertinence et de déconnage

Hier j’ai été sur le cul d’apprendre que la prestigieuse revue américaine Search Engine Journal, a choisi mon humble blogue comme l’un des 10 meilleurs blogues marketing au Canada. Disons que ça a fait ma journée, que ça me touche beaucoup et que ce n’est pas l’un de ces concours dont on présente soi-même sa candidature et pour lesquels les juges sont nos chums des autres agences. Je n’avais AUCUNE idée de ces SEOlympics.

De plus, ça devrait fermer la gueule à une couple de mes détracteurs pour une couple d’heures :-)

Le côté hautement pratique des médias sociaux et du Web, même perdu dans le bois

Depuis plus d’un an, je vis à 60 % de mon temps sur un demi-hectare, près d’un lac et d’une rivière dans le bois à Chertsey dans la région de Lanaudière. J’ai l’internet (qu’on appelle honteusement la haute vitesse, mais ce n’est pas le propos de mon billet) et j’y travaille et j’y socialise avec mes potes virtuels comme si j’étais en plein cœur de Montréal (juste pas mal moins rapide pour beaucoup plus cher).

Toujours est-il que je suis curieuse, que je découvre mon nouvel environnement, que je m’y adapte. Depuis quelques semaines, j’observe une étrange fougère qui s’est installée juste à côté de bleuetiers que j’ai plantés. Il s’avère que c’est un endroit peu propice au gazon, car le sol y est très acide et il est sous de grands pins centenaires. Par ailleurs sur Facebook, on parle de la Berce du Caucase, plante hautement toxique et dangereuse, qui se répand au Québec. Je vois rapidement que ma nouvelle fougère n’est pas cette Berce qui peut causer des brulures au 2e degré. Mais ça pique ma curiosité néanmoins et ce que l’on nomme les mauvaises herbes, sont souvent des plantes pour lesquelles nous n’avons pas d’utilité (petite citation de l’un de mes cours d’anthropologie : on ne nomme que ce que l’on considère utile, ou nuisible). Je partage donc la photo que je prends avec mon iPhone sur mes différentes présences médias sociaux.

Achillée milles-feuilles, herbe à dinde, herbe du soldat
https://twitter.com/MichelleBlanc/status/486281232221601792

Très rapidement on m’informe que c’est de l’herbe à dinde, connu aussi sous le nom de l’achillée milles-feuilles. Puis je vérifie sur Wikipédia et je découvre que c’est l’une des plus vieilles plantes médicinales. Elle était connue de l’homme de Néandertal, des Chinois, des Grecs et que durant la Première Guerre mondiale, elle faisait partie du kit de première urgence porté par chaque soldat qui, faute de médicaments, pouvait soigner des blessures légères avec cette plante. Je découvre aussi qu’elle est vendue comme couvre-sol alternatif au gazon (et ça fait vraiment mon affaire), qu’elle sert aussi une fois séché à donner une bonne odeur à la maison et qu’elle peut être utilisée à d’innombrables usages médicinaux (grâce au site Passeport Santé). Tout d’un coup, grâce aux médias sociaux et au web, ma mauvaise herbe devient une plante quasi miraculée.

C’est ça aussi l’un des avantages des médias sociaux et du web, même perdu dans le bois, on se couche moins niaiseuses et on évite (par ignorance) d’arracher une partie de l’histoire de l’humanité qui s’est adonnée à pousser sur son terrain … :-)

MAJ
Afin d’en savoir plus sur la flore de mon coin de pays, je viens Je viens d’acheter le grand classique de botanique, Flore laurentienne, 3e édition du Frère Marie-Victorin https://cheneliere.ca/4069-livre-flore-laurentienne-3e-edition.html

Des fois, l’information la plus pertinente et condensée n’est pas toujours en ligne…

MAJ2
Afin d’éviter d’être exposé à la plante extrêmement dangereuse qu’est la berce du Caucase, Santé et Services Sociaux du Québec recommande d’être capable de l’identifier. http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/environnement/index.php?berce-du-caucase

La berce du Caucase : un envahisseur toxique(PDF)

MAJ3
Pour revenir à l’achillée millesfeuilles, selon Floramedicina.com (PDF)

Son nom fait référence au dieu Achille, car on dit que sa mère l’a trempé dans un bain d’achillée millefeuille pour le rendre invincible. Comme elle le tenait par son talon, cette partie de son corps n’a pas pu devenir invincible.
Tout comme Achille avait fait avec ses soldats après la guerre de Troie, les soldats du temps de l’Empire Romain et ceux de la deuxième guerre mondiale étanchaient leurs plaies avec de l’achillée, ce qui arrêtait les saignements et stimulait la guérison.
En Chine, on utilisait la tige sèche d’achillée pour tirer le I-Ching.
L’achillée était utilisée dans les oreillers pour enlever la mélancolie.

Comment accroitre son branding sur le Web

Il existe plusieurs manières d’augmenter la notoriété de son branding. Vous pouvez acheter de la publicité et/ou faire des relations publiques traditionnelles d’images. Vous pouvez aussi utiliser le Web. Sur le Web (en plus de faire de la publicité de type bannière ou de créer une campagne qui deviendra peut-être virale) il y a aussi deux manières performantes et assez directes d’augmenter son branding sur le Web. Par un positionnement naturel ou par l’achat de mots-clés sur les moteurs de recherche. Le positionnement naturel sur les moteurs de recherches est une stratégie à moyen terme (de trois à six mois, disons) tandis que l’achat de mots-clés est à court terme et votre positionnement ne durera que le temps que vous payiez la campagne.

Une campagne d’achat de mots-clés pour son brand est généralement peu couteuse puisqu’en principe, sa marque est déposée et qu’on devrait être le seul à pouvoir l’acheter comme « mot-clé ». Cependant, votre marque de commerce peut tout de même être utilisée par vos compétiteurs comme mot-clé dans certains cas. Mais l’envoi d’un courriel pour rappeler à votre compétiteur qu’il s’agit de votre marque et que vous pourriez à votre tour acheter la sienne, règle généralement le cas (Les règles spécifiques de Google Adwords pour les marques déposées sont ici). Par contre, d’associer sa marque à un mot-clé descriptif de son secteur d’activité (par exemple d’acheter le mot-clé « espadrille » et l’associé à Nike) est tributaire de la compétitivité du secteur d’activité puisque les mots-clés sont vendus par enchère. Par ailleurs, la zone géographique à couvrir sera aussi un autre élément ayant un impact majeur sur le cout d’une campagne. Plus cette zone sera grande, plus le cout du branding dans les moteurs de recherches sera élevé. Finalement, lors d’achat des mots-clés, on peut décider de se positionner strictement sur les moteurs de recherches (ce qui est généralement associé à de l’acquisition de client) ou à la fois sur les moteurs de recherches et sur les sites associés à chaque moteur (par exemple dans les comptes GMAIL des usagers de Google) ce qui est beaucoup plus dispendieux (et généralement associé à un effort de branding).

Pour le positionnement naturel, encore une fois la compétitivité du secteur pour des mots-clés précis (qui ne sont pas sa marque déposée), dans une zone géographique précise, aura un impact sur la charge de travail qui sera nécessaire afin de se positionner sur la première page des moteurs de recherches, en fonction des mots-clés reliés au secteur d’activité pour lequel on se positionne.

Un blogue (en sous-domaine dans le cas de l’achat d’une marque compétitive) pourra grandement aider à se positionner sur certains mots-clés précis. Il permettra aussi d’aller chercher des hyperliens externes (fondamental comme critère de pertinence pour les engins de recherches) lorsque le gestionnaire du blogue ira commenter sur d’autres blogues à l’externe de son site. Par ailleurs, les médias sociaux (Facebook, Twitter, Google +, YouTube, LinkedIn, Slideshare et autre) permettront aussi de garnir la page de résultats des moteurs de recherches avec son « propre brand » et démultipliant positivement la présence de sa marque sur cette page de résultats. De surcroit, en conjonction avec une stratégie de contenu diversifiée et intéressante, cela permettra de se créer une communauté et d’accroitre plus encore le nombre d’hyperliens externes et de visiteurs.

Donc les étapes

-Déterminer si on veut se positionner dans le court ou moyen terme, ou les deux
-Évaluer la compétitivité de votre secteur pour certains mots-clés spécifiques
-mettre en place une stratégie de contenus et/ou d’achat de mots-clés pour se positionner sur ceux-ci

Les partis politiques et les chefs de partis sur le Web durant la campagne provinciale 2014

Comme c’est mon habitude, j’aime bien vérifier les métriques des sites et de la présence des partis et de leur chef sur le Web et les médias sociaux, durant les campagnes électorales. Comme les outils changent fréquemment et question de ne pas « accessoirement » favoriser les stratèges web de ceux-ci (quoi que comme pour les lignes ouvertes on s’entend qu’il y a bien des bénévoles et des militants qui en font beaucoup, voire trop), je change de moyens d’analyses.

Voici donc pour débuter les tendances de recherches pour les 30 derniers jours sur Google pour le nom des partis. On remarque que le Parti Libéral du Québec et Coalition Avenir Québec n’y sont absolument pas. C’est sans doute que les internautes cherchent plutôt par les initiales du parti.

Avec les requêtes par initiales du parti, la CAQ apparait, de même que le Parti Libéral du Québec et on observe que pour le mardi 18 mars, c’est la CAQ qui a momentanément le haut du pavé. Dans ce graphique on observe aussi que QS et PLQ jouissent de recherches très minimes.

Finalement pour la recherche avec les noms des chefs, c’est Françoise David qui disparait complètement du tableau. Par contre on observe aussi que Philippe Couillard est juste un peu plus recherché que François Legault, mais qu’ils sont tous les deux près de la moitié de madame Marois.

 

Pour ce qui est des sites Web, j’ai tenté l’exercice d’analyse avec Alexa, mais ils ont si peu de trafic qu’aucune données n’est disponible. Cependant, avec OpenSiteExplorer de Moz nous apprend que le site avec le plus d’autorité est le PQ, suivi de Québec Solidaire. On a aussi une idée du trafic comparatif grâce à SEMRush qui nous indique que le PQ a plus de deux fois le trafic de ses concurrents.

Finalement, sur Twitter, c’est peut-être le PQ qui a la portée, mais c’est définitivement Québec Solidaire qui a l’engagement des internautes. Tous les tableaux de Engagmenetlabs sont plus bas et je vous invite à faire vos propres conclusions des différentes métriques qui vous sont présentées ici.

Réflexion prédictive

Les sondages donnent présentement le PLQ gagnant, mais si l’histoire se répète, le Web donne plutôt le PQ gagnant (ne disions-nous pas que Google est le catalogue des intentions). C’est d’ailleurs ce qui s’était passé avec le NPD lors de récentes élections fédérales…

Sites internationaux, de commerce en ligne ou touristique et contenus dupliqués

Comme vous le savez sans doute déjà les engins de recherches et Google en particulier, n’aiment pas les contenus dupliqués qui sont associés aux polluposteurs et content scraper (copieurs de contenus web). Leurs algorithmes punissent donc sévèrement les sites qui sont perçus à tort, ou à raison, comme étant de vils copieurs de contenus.

J’ai un client particulier qui fait du commerce en ligne à la grandeur de l’Amérique et pour qui je devais rédiger un appel d’offres. J’ai aussi un autre client dont l’architecture particulière permet de présenter son offre selon différentes requêtes possibles. Ses pages se présenteront donc selon différentes URL des requêtes des engins de recherches du site.

Mon client qui fait du commerce en ligne aura un site francophone avec un TLD .ca, un site anglophone dédié au Canada avec un TLD .com et un site américain dédié aux États-Unis avec un TLD .US. Le contenu de chacun de ces sites sera le même, avec une version francophone pour le Québec et quelques particularités de paiements et de géolocalisation différentes pour les États-Unis. Mais pour le reste, les contenus seront identiques. J’ai aussi un client touristique qui aura un site avec différentes manières de présenter son même contenu. On pourra voir par exemple les hôtels par étoiles, par zone géographique ou par prix. Chacun des hôtels aura sa page propre avec son propre contenu. Mais en fonction des requêtes, une URL spécifique sera créée pour, disons les hôtels 3 étoiles, mais ces nouvelles pages présenteront le même contenu que chacune des pages spécifiques de chaque hôtel.

Comment donc résoudre les problématiques de contenus dupliqués sans être pénalisés par les engins de recherche?

Pour les sites internationaux, Google comprends qu’il est pratiquement inévitable que le contenu soir dupliqué. Mais les machines (les robots) n’ont pas toujours le réflexe de comprendre les aléas d’une présence internationale. De le spécifier dans l’outil Webmaster tool, va assurer qu’il n’y a pas de quiproquo technologique disons.

Aspects techniques
Vous devrez utiliser l’élément « rel=“canonical” link » dans l’outil pour webmestre de Google et sur les différents sites. Dans l’exemple de mon client international cité plus haut, l’URL canonique sera celle du Canada avec le .com les autres URL seront donc les URL alternatives.

Il faudra aussi coder le rel= »alternate » hreflang= »x » tel qu’expliqué dans la notice aux webmestres de Google https://support.google.com/webmasters/answer/189077 afin d’indiquer quelle est la langue spécifique de chacune des URL. Dans mon exemple, nous dirions que pour l’URL .com, les versions dans les langues alternativesseraient: fr-ca et en-us

De plus, il faut cibler la bonne géolocalisation pour chaque URL dans le webmaster tools: https://support.google.com/webmasters/answer/62399

Finalement, d’héberger chacun des sites localement, augmentera sensiblement sa visibilité dans les résultats des engins de recherches, pour les recherches locales.

Pour mon autre client touristique qui a des pages dynamiques résultantes d’une requête de l’engin de recherche ou de la duplication possible des contenus à cause de catégorisations différentes de ces mêmes contenus, il faudra suivre les indications et suggestions présentées par econsultancy dans l’article How to avoid duplicate content issues in ecommerce. Comme cet article est assez technique et tout à fait complet, je vous suggère fortement de le lire et de le mettre en application :-)

MAJ

Ce billet a été rendu possible grâce à l’aide et l’expertise des spécialistes de l’analytique et du référencement de WAO Marketing et d’Orénoque. Un merci particulier à jacques Warren et Louis Durocher.