Dans les dernières semaines et les derniers mois, plusieurs indicateurs et événements particuliers indiquent que nous sommes présentement à une époque charnière de l’histoire du web. Cette histoire est jalonnée de nouveaux venus et de disparus (pensons à Netscape par exemple). Soulignons que Apple a vu sa valeur dépasser celle de Microsoft, que Facebook a eu plus de visiteurs uniques que Google (à ce propos, relisez mon billet Facebook versus Google dans le contexte de l’achat de Friendfeed) et qu’une guerre de tranchées se dessine afin de savoir quel sera le prochain logiciel de navigation du nouveau web qui sera décidément mobile. Est-ce que ce sera celui d’Apple (iPhone) ou celui de Google (Androïd)? Cette dernière confrontation en est une de taille parce qu’elle déterminera qui aura la propriété de la nouvelle passerelle que sera le Web mobile. Pour différentes raisons (dont celle que je n’aime pas Apple), je pense qu’à moyen terme, ça risque d’être Androïd qui l’emporte. Ça me rappelle d’ailleurs une ancienne confrontation, celle de Betacam versus VHS. Bétacam était de beaucoup supérieur au format VHS. Mais tout comme iPhone, c’était un standard fermé (appartenant à Sony), il n’était pas possible pour les autres manufacturiers de l’utiliser et à court terme, Sony fit un paquet de fric avec son innovation. Mais à moyen et à long terme, le standard VHS qui était partagé par tous les autres joueurs, même s’il était moins performant (comme pour l’Androïd qui au moment d’écrire ces lignes ne jouit pas des milliers d’applications qui sont présentement disponibles dans l’App store), conquit la planète parce que c’était un standard ouvert et que l’ensemble des autres fabricants l’adopta et rendirent disponibles des appareils qui étaient moins dispendieux que ceux en Bétacam. Vous connaissez la suite de l’histoire…
Les prochains mois nous permettront de mieux saisir les incidences des jeux de pouvoir qui se font au moment d’écrire ces lignes mais il est maintenant clair que le Web, va encore changer de face…
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Termine une liste de blogueurs et twittereurs qui seront invités par Zoofest. Si vous recevez une invitation soyez pas surpris…
Tout d’abord, vous devez identifier la niche à laquelle vous vous attaquez. Supposons que ce soit la niche marketing internet. Identifiez qui sont les gros joueurs que vous connaissez déjà (c’est votre niche après tout) ou encore utilisez des listages de blogueurs par catégorie comme Toutlemondeenblogue ou Wikio. Le premier blogueur sur cette liste aura très probablement un défileur (ou encore une liste d’amis aussi apellé “blogroll”). Ce seront des gens à considérer. Vous pouvez aussi faire une recherche dans Google ou googleblog, avec les mots-clés que vous jugez opportun et vous suivez les blogueurs de défileur en défileur. Vous devriez idéalement avoir aussi une idée de l’auditoire de ces blogueurs. Les listages comme Wikio ou Toutlemondeenblogue vous donnent déjà une bonne idée de ça. Mais vous pourriez aussi vous servir de sites comme Alexa ou Wookank pour valider qu’ils aient un certain auditoire. Comme vous devriez déjà avoir une idée de votre propre trafic, en comparant les résultats de votre site à ceux des blogueurs, vous devriez avoir un ordre de grandeur adéquat. Quoi que si vous travaillez pour une firme de communication traditionnelle et que votre site est fait en Flash, cette comparaison pourra être très désavantageuse tel que je l’ai déjà démontré dans mes billets the proof is in the pudding I et II. Assurez-vous aussi que ces blogueurs sont dans votre zone géographique ou encore qu’ils pourront ou voudrons se déplacer pour entendre ce que vous pourriez avoir à leur dire. J’ai déjà « bitchez » après ces relationnistes de Paris qui ne cessent de m’emmerder avec leurs lancements, alors que je suis à Montréal. N’oubliez pas non plus, dans votre communiqué de presse, d’agir tel que je le suggérais dans mon billet Communiqués de presse optimisés et
Afin d’être réellement efficace dans vos communications aux blogueurs, vous devriez écrire un courriel personnalisé à chacun d’eux. Au préalable, prenez le temps de lire leurs billets précédents pour trouver l’angle communicationnel que vous leur présenterez. N’incluez pas votre communiqué à ce courriel, mais indiquez l’hyperlien ou le blogueur pourra le trouver.
Pour Twitter, c’est un peu le même processus de butinage de Twittereur à twittereur et cela se fait entre autres à partir des listes dont plusieurs twittereurs font parties et qui sont souvent classées par catégorie descriptives. Vous pouvez encore utiliser des outils comme Twitter.grader, Twopcharts ou une panoplie d’autres outils twitteriens et vous en avez une liste assez impressionnante chez Twitdom. Vous ne devriez sans doute pas négligé non plus un outil comme l’engin de recherche interne de twitter, puisque sous l’onglet « avancé » vous pourrez chercher des twittereurs par mots-clés et par distance en kilomètres d’un lieu géographique. Vous devrez valider dans tout les cas, que ces gens peuvent avoir un intérêt pour votre événement de RP, vous devrez les rejoindre par messagerie directe interne de Twitter (ce qui implique qu’ils doivent vous suivre) ou par l’adresse de courriel du site Web qu’ils mettent dans leur description ou encore par message public en dernier recours. P.-S.Mon Némésis Simon Jodoin, juste après que j’eu envoyé le twitt qui est mentionné plus haut, lança sur Twitter :
Marcher=marcheur. Parler=parleur. Mentir=menteur. Danser=danseur. Skier=Skieur. Patiner=patineur. Fait que : Tweeter=tweeteur. #RéveilleBon
Je répondrais à ça que j’utilise Twittereur parce que le mot twitteur est trop proche de twitter pour qu’on voie réellement la différence, parce que la beauté avec les nouvelles expressions issues des nouvelles technologies est qu’elles permettent justement une certaine fantaisie et parce que moi ça me tente de dire twittereur et que de toute manière, l’Office de la langue française quant à elle, préfère microblogueur…
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Cette semaine j’étais en Abitibi-Témiscamingue pour parler de tourisme en ligne. Je fus très surprise et déçue de m’apercevoir que mon iPhone ne fonctionnait pas. C’est que le 3G n’est pas encore chez Télébec (et on parle déjà de 4G), le fournisseur majeur de téléphonie cellulaire de la région. Ceux qui sont avec Rogers dans ce coin de pays, ont accès au 3G, mais les autres, rien. C’est très dommage parce que les touristes qui vont en Abitibi-Témiscamingue (et les vedettes et il y en a beaucoup à cause du festival international du film Abitibi-Témiscamingue et du Festival de musique émergente en Abitibi, entre autres) n’ont pas la possibilité de partager au reste du monde l’expérience inoubliable de gentillesse des gens de l’Abitibi-Témiscamingue. Je fis donc une montée de lait lors de ma conférence. Les élus qui étaient dans la salle acquiescèrent à mes récriminations et deux jours après ma sortie, Telébec fait savoir que le 3G sera disponible d’ici l’automne. Mais cette sortie fit réagir bien des gens d’autres régions qui dirent qu’eux aussi, n’avaient pas d’infrastructure cellulaire ou Internet adéquate. Moi je trouve ça scandaleux. On parle d’infrastructures permettant d’aider l’économie du Québec et il me semble que le Web et la mobilité sont des outils de développement permettant justement l’épanouissement des communautés éloignées. Que font le gouvernement du Québec et l’Union des municipalités dans ce dossier? À eux de répondre.
J’eu aussi le plaisir de rencontrer et de jaser avec M. Raymond Lesage, sous-ministre adjoint à l’accueil et à l’hébergement touristique au ministère du Tourisme. Je lui ai demandé pourquoi Tourisme-Québec n’offrait-il pas le Wi-Fi gratuit aux aéroports du Québec? Il me semble que c’est le lieu privilégié pour faire la promotion de BonjourQuébec, que d’offrir le Wi-Fi avec une page d’accueil personnalisé, permettrait de pousser encore plus l’offre touristique régionale et surtout de suivre les pérégrinations web mobiles des touristes arrivant chez nous? Comme outil d’étude de marché en temps réel, ce serait difficile de faire miteux. Monsieur Lesage écouta ma proposition qu’il trouva fort pertinente et il va sans doute en discuter avec ses collègues du ministère. (Petite note à moi-même, je n’ai même pas facturé cette bonne idée grrr).
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Aujourd’hui a été mis à jour un rapport SHADOWS IN THE CLOUD: Investigating Cyber Espionage 2.0, un rapport conjoint de Information Warfare Monitor et Shadowserver Foundation. Ce rapport met à jour les tactiques d’espionnages à l’ère du Web 2.0. Il est capital et il illustre clairement le besoin d’éducation et de mise sur pied de politiques de sécurité informatiques. Leur conclusion est d’ailleurs éclairante quant aux besoins d’établir des politiques et des pratiques de sécurités claires et efficaces :
Finally, a major implication of the findings of Shadows in the Cloud relates to the evolution towards cloud computing, social networking and peer-to-peer networking technologies that characterize much of the global networked society today. These new modes of information storage and communication carry with them many conveniences and so now are fully integrated into personal life, business, government and social organization. But as shown in the Shadow investigation, these new platforms are also being used as vectors of malware propagation and command and control (Office of Privacy Commissioner of Canada 2010).
It is often said that dark clouds carry with them silver linings, but in this case the clouds contain within them a dark hidden core. As we document above, blog hosting sites, social networking forums and mail groups were turned into support structures and command and control systems for a malignant enterprise. The very same characteristics of those social networking and cloud platforms which make them so attractive to the legitimate user — reliability, distribution, redundancy and so forth — were what attracted our attackers to them in setting up their network. Clouds provide criminals and espionage networks with convenient cover, tiered defences, redundancy, cheap hosting and conveniently distributed command and control architectures. They also provide a stealthy and very powerful mode of infiltrating targets who have become accustomed to clicking on links and opening PDFs and other documents as naturally as opening an office door. What is required now is a much greater reflection on what it will take, in terms of personal computing, corporate responsibility and government policy, to acculturate a greater sensibility around cloud security.
Am I the only person — well, besides Glenn Greenwald and Kevin Poulson — who thinks the “cyber-warfare” business may be overblown? It’s clear the U.S. national security establishment is paying a lot more attention to the issue, and colleagues of mine — including some pretty serious and level-headed people — are increasingly worried by the danger of some sort of “cyber-Katrina.” I don’t dismiss it entirely, but this sure looks to me like a classic opportunity for threat-inflation.
Mind you, I’m not saying that there aren’t a lot of shenanigans going on in cyber-space, or that various forms of cyber-warfare don’t have military potential. So I’m not arguing for complete head-in-the-sand complacency. But here’s what makes me worry that the threat is being overstated.
Toute nouvelle technologie devient une porte d’entrée possible des cyberespions. La porte la plus facile à utiliser a toujours été et restera celle de l’humain et non pas celle des machines. Ce sont les usagers eux-mêmes qui représentent le plus grand risque. C’est vieux comme le monde et ça le restera pour les temps à venir. Ayant travaillé à Bell Canada, je suis au fait des risques d’intrusions que posaient les systèmes téléphoniques modernes. Ayant aussi fait une formation d’officier lors de mon passage au Collège Militaire Royal de St-Jean, lors de nos cours de géostratégie et d’histoire militaire, nous parlions du concept d’épée et de boucliers. Ce concept dit en gros que pour chaque épée qu’on développe, un bouclier peut être développé pour la contrer et vice-versa. Cette lutte épée vs bouclier est donc incessante depuis la nuit des temps et risque fortement de continuer. Comprenez bien que le débat sécuritaire est capital, mais il a aussi tendance à facilement dégénérer et à créer de fausses peurs qui justement servent à faire vivre l’industrie de la sécurité et de la paranoïa, nommément, celle de l’ISIQ dont j’ai maintes fois parlées ici et celle du Web 2.0 bashing et de la baloune du vol d’identité. Les derniers chiffres de Phonbuster parle d’une baisse constante du vol d’identité au canada et comme je l’ai maintes fois répété, le vol d’identité n’est pas un problème Web puisque 70% de ceux-ci se font dans votre récupération, vos déchets, par téléphone et dans votre boîte aux lettres.
Bien des conneries ont été dites aujourd’hui par rapport à Twitter et aux autres technologies Web 2.0 cités dans ce rapport. J’aimerais juste ici répété ce qui est écrit noir sur blanc dans ce même rapport :
The attackers’ command and control infrastructure consists of three interrelated components. The first component consists of intermediaries that simply contain links, which can be updated, to command and control servers. During our investigation we found that such intermediaries included Twitter, Google Groups, Blogspot, Baidu Blogs, and blog.com. The attackers also used Yahoo! Mail accounts as a command and control component in order to send new malicious binaries to compromised computers. On at least one occasion the attackers also used Google Pages to host malware. To be clear, the attackers were misusing these systems, not exploiting any vulnerability in these platforms. In total, we found three Twitter accounts, five Yahoo! Mail accounts, twelve Google Groups, eight Blogspot blogs, nine Baidu blogs, one Google Sites and sixteen blogs on blog.com that were being used as part of the attacker’s infrastructure. The attackers simply created accounts on these services and used them as a mechanism to update compromised computers with new command and control server information. Even a vigilant network administrator looking for rogue connections exiting the network may overlook such connections as they are routine and generally considered to be safe web sites. The use of social networking platforms, blogs and other services offered by trusted companies allows the attackers to maintain control of compromised computers even if direct connections to the command and control servers are blocked at the firewall level. The compromised computers can simply be updated through these unblocked intermediaries to point to a new, as yet unknown, control server.
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Pour ma vingt-et-unième chronique à l’émission LeLab, je discute avec Philippe Fehmiu de Barack géolocalisation, médias sociaux et le phénomène « Foursquare ».: La voici donc :
Géolocalisation, médias sociaux et le phénomène « Foursquare »
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Pour ma dix-huitième chronique à l’émission LeLab, je discute avec Philippe Fehmiu de l’exo-déluge ou l’engorgement du web: La voici donc : L’exo-déluge ou l’engorgement du web
Je vous invite aussi à revoir et à relire mes billets : Le P2P, Bit Torrent et la polémique
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Hier soir j’ai mis en ligne le billet De la connerie d’un usager Twitter et de la police qui nous protège. Ce billet a beaucoup de réactions allant de « moi je savais que c’était une blague » à « vous avez bien fait d’alerter la police ». Outre l’histoire de Stéphane E Roy qui s’amuse à crier au loup, ma morale de l’histoire ne semble pas faire réagir tellement. C’est pourtant le point le plus troublant de toute l’affaire. Je l’ai même écrit en gras :
Mais le plus inquiétant de cette histoire est la réaction des gens du service 911 qui n’ont pas le droit d’aller sur Twitter, qui ont des serveurs qui ne peuvent recevoir de gros fichiers et qui semblent complètement déconnectés des réalités du Web.
Supposons que le tueur de Dawson, Kimveer Gill, ait utilisé Twitter, de Tremblant, pour annoncer qu’il s’en allait tirer du monde sur la pente de ski ? Que se serait-il passé ? Que les policiers en région, n’ai pas la formation pour monitorer le Web est une chose. Qu’ils n’aient pas la possibilité d’aller sur le Web vérifier les faits rapportés par un citoyen en est une autre. C’est cela qui m’inquiète et qui je croyais, ferait réagir mes lecteurs. Et là je ne parle même pas d’utilisation des médias sociaux dans des cas de mesures d’urgences et d’alertes à la population.
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Hier après-midi, le dimanche 21 février 2010, des studios de VOXTV à Montréal, avait lieu le Webothon-Haiti. Cette expérience télévisuelle/Web/médias sociaux a permis de faire interagir sur le même plateau des invités qui dialoguaient avec nous, des quatre coins de la planète et des internautes qui réagissaient via les médias sociaux. Le contenu de ce dialogue international sur les médias sociaux, s’il avait été payant, aurait sans doute coûté plusieurs centaines de dollars par auditeurs. Il vous est rendu disponible gratuitement via des outils Web et les gens qui ont fourni leur expertise et leur temps, l’on fait gracieusement afin de permettre une levée de fonds pour venir en aide à Haïti. Si vous aimez ce contenu et qu’il vous apprend quelque chose, n’hésitez pas à visiter http://haiti.guignoleeduweb.org/ et à cliquer sur l’un des nombreux hyperliens menant vers les pages transactionnelles d’organismes aidant Haïti et qui se trouvent dans la barre latérale de droite de ce blogue. Mon analyse du Webothon-Haiti
Je suis de toute évidence très biaisée pour analyser le Webothon-Haiti étant donné que j’en suis l’instigatrice. Je peux cependant vous partager mon grand bonheur d’avoir participé et mis sur pied cette folie expérimentale et très fière et des nombreux collaborateurs qui ont participé à cet effort. Déjà ce matin, madame Junia Barreau, la vice-consule d’Haïti qui était aussi de notre Webothon, m’écrivait pour me dire qu’elle a l’intention de se servir des médias sociaux pour diffuser à la diaspora haïtienne, un colloque sur Haïti qui se tiendra prochainement à Montréal. J’ai aussi reçu de nombreux témoignages d’auditeurs de ce Webothon qui étaient enchantés de la qualité des interventions de nos différents panellistes et qui se sont empressés de faire un don à l’un des organismes que nous parrainons avec cette initiative. Je sais que cette première expérience d’un amalgame télévision / Web fera des petits dans plusieurs médias traditionnels et je sais aussi que les nombreux apprentissages tirés de ce riche contenu qu’est le Webothon, aidera aussi plusieurs organisations à enfin entreprendre un virage médias sociaux. J’ose espérer qu’ils auront aussi une pensée pour Haïti et qu’ils participeront activement à sa reconstruction et au partage des savoirs et informations permettant aux Haïtiens de reprendre une vie productive, heureuse et normale le plus rapidement possible. Encore une fois UN GROS MERCI à tous ceux ayant rendu cette folie possible.
Comme le disait sur le plateau du Webothon-Haiti, notre invité Martin Lessard :
Les réseaux sociaux permettent de revenir en arrière et d’apprendre”
Dans cet esprit de trace numérique et de pérennité des données que permet le web, voici donc l’intégrale de l’expérience télévision/Web/médias sociaux.
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Dans mon billet Webothon médias sociaux pour aider Haïti, je parlais d’un show live, via et utilisant les médias sociaux, pour venir en aide à Haïti et pour discuter
de comment les médias sociaux peuvent venir en aide aux ONG et aux gouvernements en temps de crises et de catastrophes majeures. On parlera de comment le travail journalistique est maintenant transformé par l’apport des médias sociaux et de comment les médias sociaux sont maintenant une nouvelle donne, dans l’univers médiatique, philanthropique et organisationnel de nos sociétés.
Je sors à peine de réunion avec le directeur général de Vox TV, Éric Fournier, et toute l’équipe de production et de gestion de l’une des stations de télévision les plus innovantes du Québec. Nous avons reçu un feu vert plus qu’enthousiaste pour ce projet de Webothon.
À la liste des prestigieux intervenants déjà mentionnés dans mon précédent billet, se joindront aussi à nous:
• Madame Junia Barreau, Vice-consule d’Haïti à Montréal
• Guillaume Brunet Directeur nouvelles initiatives et médias sociaux Groupe Transcontinental
D’ici quelques jours un site Web sera en ligne pour donner tous les détails sur les dons que vous pouvez faire en ligne, sur les bannières que vous pouvez diffuser sur vos propriétés Web pour accroitre les dons en ligne pour aider Haïti et sur le programme de ce webothon Haïti. Nous présenterons aussi les différentes URL vous permettant de capter l’événement sur le Web, d’interagir avec nous et de pousser plus loin la réflexion et l’interaction avec les différents intervenants et entre vous-mêmes.
Ce Webothon sera aussi une expérimentation en direct, de ce que sera la convergence télévision/Web de demain. Nous discuterons de comment vous pourrez, de votre garage, refaire vous aussi cette expérimentation à partir de votre laptop, iPhone ou autres instruments informatiques de base. Ce sera donc un événement philanthropique, didactique, expérimental, conversationnel et Web 2.0 comme le fait déjà notre muse Pierre Côté avec son RealTime/Realité…
Pour vous mettre un peu l’eau à la bouche, voici le premier reportage sur cet événement, fait à partir d’un iPhone, et uploadé sur YouTube par celui qui sera mon coanimateur pour les 4 heures que durera le Webothon, Philippe Fehmiu. Fin du meeting de production dans les locaux de Vox TV / Vidéotron
MAJ
Les URL préliminaires de l’opération Webothon Haiti seront http://haiti.guignoleeduweb.org pour la page servant à rediriger les dons vers les pages d’organisations caritatives de même que pour la page où seront les bannières pour faire la promotion des dons pour Haiti sur les médias sociaux. Pour ce qui est de l’événement Webothon Haïti du dimanche le 21 Février 2010 de 12 :00 à 16 :00hr (Montréal) et de 16 :00 à 20 :00hr (Paris et Bruxelles) et le canal Ustream qui servira à diffuser le Webothon sera www.ustream.tv/channel/webothon-haiti .
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Cette semaine j’étais assise sur la banquette des Twittereurs blogueurs, pour le dévoilement des prédictions TMT 2010 de Deloitte. Avant de vous les présenter et de vous faire mes propres prédictions, je vous ferais remarquer que les prédictions de Deloitte ont une importance capitale, pas tant du fait de leur justesse, de leur vision avant-gardiste ou de leur spécificité, mais surtout parce qu’elles s’adressent à un public de décideurs et que lorsque Deloitte parle, les CEO, CFO, CTO et COO du Canada écoute, et peuvent prendre acte des recommandations que la grande firme comptable fait. Dans ce sens, ces prévisions conservatrices peuvent ouvrir une porte à l’innovation (relative) et piquer la curiosité des chefs d’entreprises suffisamment pour qu’une brèche soit faite dans leur vision souvent réfractaire, aux bienfaits des technos pour eux.
Cela étant dit, il y a tout de même des choses importantes dans la liste des dix points que soulève Deloitte. Le fichier des Prédictions (PDF) Le communiqué de presse
Les grands points :
Les Prédictions TMT canadiennes mettent en évidence que les consommateurs et les entreprises désirent avoir accès aux données partout, en tout temps et sur n’importe quel écran — sans avoir à payer plus. Tandis que le monde sort de la récession, les particuliers comme les entreprises veulent avoir un accès à des données illimitées et à la mobilité, mais leurs budgets sont limités. « C’est cette situation qui pousse le secteur des TMT à opter pour des solutions qui peuvent sembler imparfaites mais qui suffiront », souligne Duncan Stewart, directeur de la recherche de Deloitte Canada. (…)
Les liseuses (eReaders) comblent un créneau, mais on s’arrache (virtuellement) les livres électroniques (eBooks)
Plus petites qu’un netbook (miniportatif), et plus grandes qu’un téléphone intelligent : les ordinateurs tablettes (la question qui a été postée sur Twitter est de savoir s’ils vont entrer dans une poche???) Le secteur de l’édition réagit : abonnements en ligne (pay walls) et micropaiements
Le retour des technologies propres. Mais le solaire reste dans l’ombre
C’est le monde à l’envers pour les services des achats des TI
Les neuf ne règnent plus en maître : la fiabilité est redéfinie et réévaluée
Le cloud computing : plus qu’une mode mais sans exagération
Payer pour ce que l’on consomme : les exploitants changent de position sur la tarification des données pour le plus grand bonheur des organismes de réglementation
Dégager l’étranglement : la technologie des télécommunications aide à décongestionner le réseau mobile
La mutation vers la publicité en ligne : plus sélective mais la tendance se poursuit
Voici donc maintenant mes propres prévisions 2010
Cet enregistrement a été fait sur la plateforme Ustream et je vous invite à vous abonner à mon canal Ustream, étant donné que je vais maintenant commencer à diffuser et à interagir avec les gens qui y sont présents, à différents moments dans le mois. J’aviserais de ma présence « live » sur Ustream via mes comptes Twitter et Facebook. Je m’excuse aussi si cet enregistrement s’est terminé abruptement étant donné que mon branchement internet est devenu erratique. C’était d’ailleurs l’une des prédictions de Deloitte: la fiabilité est redéfinie et réévaluée.
MAJ
Voici une entrevue que j’ai donné à Katheline Jean-Pierre de chez Deloitte, tout de suite après la conférence de monsieur Duncan Stewart.
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Encore mes états d’âme pour te dire comment le petit kayak est maintenant devenu un grand train de solidarité pour maintenir Internet en Haiti.
Comme je t’expliquais hier, Internet est actuellement aussi vital que l’eau et l’électricité en Haiti.
Le posting que tu as fais sur ton blogue hier a fait réagir Mathieu Turbide du Journal de Montréal, qui a fait réagir la plus haute direction de Québécor / Videotron qui aide actuellement Reporters Sans Frontière et qui fait que Multilink aidera le centre de presse de Reporters sans Frontière …
Autre résultats dans toutes cette chaîne fractale: Pierre Coté (Real-Time Réalité) avec l’aide de PBS Frontline World ont fait réagir la plus haute direction de Google et Youtube qui aide actuellement Multilink Haiti à trouver des volontaires ingénieurs de réseaux et de les transporter en Haiti.
@+
Stef
Morale de cette histoire :
Vous pouvez aider Haïti de l’endroit où vous êtes déjà. Il n’est pas nécessairement obligatoire de s’y rendre et d’engorger le petit aéroport qui a bien plus besoin d’être utilisé pour accueillir les médecins, ressources spécialisées et équipement nécessaires aux opérations urgentes de support à la population. Vous pouvez aussi faire des reportages sur Haïti via l’extérieur, avec l’aide des ressources locale déjà présente, sans engorger inutilement le théâtre des opérations. Réflexion média 2.0
Au lieu d’envoyer des centaines, voire des milliers de journalistes de différents médias sur les lieux, pourquoi ne pas développer une coopération intermédia (voire transmédia) et limiter au maximum le nombre de journalistes sur les lieux et partager ceux qui y sont déjà entre différents médias (dans l’esprit de collaboration des médias sociaux notamment)?
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Voici le courriel que je viens de recevoir du directeur marketing de Multilink :
Multilink est une société à 100% haitienne. Multilink est le fournisseurs #1 de services Internet aux grandes institutions, gouvernement et corporation depuis 10 ans. Seul canadien dans l’entreprise, je dirige les comms et le mkt. Haiti est mon pays d’adoption depuis près de 25 ans.
Les observations de Stéphane sont d’une importance capitale pour comprendre comment le web peut et pourras (dans le futur) venir en aide aux populations aux prises avec une situation catastrophique. L’armée, les ONG et les gouvernements pourraient s’inspirer de cette histoire pour préparer les mesures d’urgences. Multilink transmets via des ondes radio internet.
Michelle,
Tel que discuté, je t’envoie les grandes lignes de l’expérience que je veux partager avec toi. C’est plus un état d’âme envoyé sur le vif.
Mardi, au moment du séisme, je suis en ligne avec mon équipe à PaP. Comme nous le faisons 24/24. Je travaille la plupart du temps en remote. Notre collaboration est continuelle, mais virtuelle. Comme si je suis dans le même bureau. Très vite la confusion s’est installé. Mais nous sommes demeuré connecté via Skype.
Les lignes téléphoniques nationales étaient déjà over saturées. La panique s’installait dans le pays. Plus rien ne passait autre que via les médias Internet.
Mon équipe est demeuré connectée pratiquement tout le temps depuis mardi via Skype essentiellement, chacun là où nous étions.
Twitter, Skype, Facebook allaient ouvrir une page de l’histoire. Les nouveaux médias jouent actuellement un rôle comme jamais dans une catastrophe de l’ampleur du Tsunami en Asie du Sud-Est ou du 911: assurer la mobilisation la plus rapide possible, faire circuler l’information, mais aussi consoler, rassurer les millions d’Haitiens et d’amis d’Haiti désespérés qui recherchent les leurs, optimiser la collaboration. Bref garder le pont ouvert entre Haiti et le reste du monde!
La première réaction est venue des Haitiens qui recherchaient leurs proches. Ils voulaient savoir ce qui se passait, être rassurer, partager leur inquiétude.
La deuxième réaction fut les médias traditionnels, qui voulait des sources d’informations lives devenues non disponibles selon leurs moyens habituels .
Leurs recherchistes ont été lancés à la chasse aux contacts “interviewables” via Internet. Ils ont sollicité tout ce qui bougeait!
Ensuite, un vaste mouvement de collaboration s’est installé, intuitivement, surtout via Facebook, Twitter et Skype, entre Haitiens et amis d’Haiti. Mais, il y avait et il y a toujours tant de confusion, que la priorité était de les réconforter, de les amener à croire aux bonnes nouvelles. À demeurer positifs.
Les haitiens en Haiti Twittent via cell phone (en quelques années, Haiti est passé de zero à 3.2 millions d’usagers cellulaires). Pratiquement tous les Haitiens ont un cell dans les mains. Des amis à moi, inquiets de leurs parents, sans nouvelles, réusissent à rejoindre les bonnes de leurs parents qui ont un cellulaire pour être rassurer sur la santé de leurs parents. La plupart des sources Twitter sur le terrain, comme @CarelPedre, @RamHaiti, @Melindayiti, @FredoDupoux, etc… opèrent grâce à leur cellulaire sur Internet GSM low bandwidth approx 128/256k. Sur le terrain, avec leur téléphone, il ont photographié, filmé la tragédie que vie Haiti pour la transmettre via Twitter, Flickr et YouTube.
Les services Internet de Multilink sont demeurés opérationnel tout le temps, sauf quelques ruptures corrigées avec diligence. Notamment deux fusibles à remplacer. Notre siège social sis à Delmas 18 est un bunker solide comme le rock. C’est l’ancien building de l’ambassade du Canada en Haiti. Il n’a pas bougé. Des tuiles du plafond sont tombées. De la poussière s’est levée. Aussi, comme par hasard, la semaine dernière, avant le tremblement de terre, nous devenions le premier fournisseur de services Internet à disposer d’une deuxième connection internationale, en back-up, pour accroître la sécurité de nos services.
La mission de Multilink dans ce drame que subit Haiti est simple: assurer la viabilité de nos services Internet, utiliser les médias Internet pour rassurer la population et le monde extérieur, informer, consoler, mobiliser, renforcer la collaboration locale et externe sur le déploiement des mesures d’urgence, maintenir le flow des communications.
Nous considérons que l’Internet, comme l’eau et l’électricité est vital. Nous faisons notre modeste part dans ce que nous savons bien faire. Internet.
Comme anecdote à citer: Multilink (à travers @InternetHaiti sur Twitter) a entre autre permis la diffusion des premières images en live video streaming avec mon directeur général, Paolo Chilosi, et Carel Pedre animateur de TV et radio. Cette diffusion c’est faite via Pierre Coté, qui avait une solution disponible immédiatement pour diffuser une émission vidéo collaborative via Skype, Twitter et Ustream. Non, seulement nous diffusions, mais nous établissions aussi une collaboration video et chat entre les différents viewers qui étaient aux 4 coins de la planète (jusqu’à 2000 simultanément en période de pointe) en temps réel entre Haiti et le reste du monde.
Les médias québécois autant que mondiaux, ne savaient que faire avec Skype. (notamment (… et …) qui demandaient des interviews live; ils pataugeaient totalement car Skype n’était ou pas installé chez eux ou ils n’en maitrisaient pas le fonctionnement.). Des compagnie mondiales comme (…) nous contactaient, inquiètes pour des employés/consultants disparus, nous avouaient que leurs politiques interne interdisent l’utilisation de Twitter)
Conclusion:
1) jamais il n’y a eu une telle mobilisation à travers les nouveaux médias pour une catastrophe d’ampleur mondiale;
2) la mobilisation à travers les nouveaux médias fut essentiellement l’oeuvre d’initiatives individuelles, comme au bon vieux temps du CB ou de la radio amateur. Il n’y avait pas de gestion réelle de ces médias par les gouvernements et organisation locales et internationales. On éteignait le feu avec des chaudières d’eau comme on dit, à qui mieux mieux. Ce sont les Haitiens et leurs amis qui se sont mobilisés sur Twitter, Skype et Facebook!
2) le gouvernement Haitien, autant que les organisations internationales n’utilisent pas les nouveaux médias à leur plein potentiel; ils devraient déjà disposer de plateforme collaborative transmedia fonctionnant en temps réel, ultra rapides à déployer/voire instantanées, pour intervenir en temps de crise sur low bandwidth, en situation de rupture critique des communications traditionnelles. Ceci afin de rapidement rétablir/optimiser la collaboration entre les coordonateurs des mesures d’urgence et la population et leurs proches.
Internet aura été le kayak d’Haiti!
On en parle de vive vox quand tu veux. Je n’ai fait qu’essayer de t’écrire comme tu me le demandais, les grandes lignes de l’expérience… en état d’âme.
Je te remercie de ta sensibilité à Haiti en ce moment,
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Un espace a été également réservé aux applications pour iPhones.
«Apple ne nous a pas permis d’utiliser son AppStore, alors nous avons conçu notre propre boutique» d’applications, a expliqué Steve August, le co-propriétaire de la société HotTrix, connue pour ses jeux iBeer, iMunchies, et iBug. «Nous avons un moyen de fournir des programmes pour adultes sur l’iPhone sans aucunement pirater votre iPhone», assure M. August.
Ses applications permettant d’accéder à des clips ou des photos déshabillées ont déjà été téléchargées à 2 millions de reprise, selon lui.
L’industrie pornographique est réellement l’industrie la plus innovante du Web…
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