Les marques et organisations doivent-elles être neutres sur le Web et dans les médias?

Il y a de ça 6 ans, dans mon billet Politique éditoriale et tabous j’écrivais :

Lorsque j’étais au Collège Militaire Royal de St-Jean, lors de ma formation d’officier, nous avions des cours de bienséances visant à nous préparer aux « Mess Diner ». Ce sont en fait de grands diners de gala extrêmement protocolaires. L’une des choses qu’on nous apprenait et qu’il était proscrit de discuter de trois sujets lors de ces soupers, mais aussi lorsque nous étions dans le mess d’officier. Nous ne devions pas parler de RELIGION, POLITIQUE ou de SEXE. Étrangement, je suis restée avec ces tabous et je crois que dans une politique éditoriale médias sociaux d’entreprise, ce sont des tabous qu’il est certainement préférable d’observer.

À cette époque, je parlais tout de même de ma transition, mais je ne parlais pas vraiment de religion, politique et de sexe. Mais depuis, mon point de vue a passablement évolué. Les organisations tout comme les marques, sont des « personnes morales ». Or, les choix moraux qu’elles feront ou pas, seront un actif ou un boulet avec lequel elles devront composer. Nous avons tous en tête que Volkswagen et IBM ont collaboré avec les nazis. Par contre, la plupart des gens ont oublié que Coca-Cola, Hugo Boss, Ford ou plusieurs autres l’ont fait aussi. D’Ailleurs, les choix moraux des entreprises, comme ceux des individus, pourront avoir un impact à court, moyen ou long termes. Par ailleurs, la neutralité est sans doute plus sécurisante, mais elle n’aura jamais d’impact publicitaire ou sociétal et comme je le disais aussi en conclusion d’un récent billet:

Les places les plus chaudes en enfer sont réservées à ceux qui lors des grandes crises morales maintiennent leur neutralité.
de Dante

Ces derniers jours, trois articles traitent du sujet de la prise de position des marques et organisations face aux enjeux politiques, sociaux et moraux. Ils s’agit de What brands need to understand about controversial content, The radical future of branding et LA HAINE ET L’ARGENT. Nous avons aussi eu lors du dernier Superbowl, plusieurs entreprises qui ont pris position contre la directive de Donald Trump qui refuse l’accès des États-Unis aux ressortissants de sept pays. D’ailleurs, le procès contre cette directive est supporté publiquement par plusieurs des grandes entreprises technos.

Plus localement, nous avons eu de petits commerçants qui sont montés au front contre les travaux interminables sur les artères de Montréal, contre l’homophobie, contre l’islamophobie ou contre tout autre enjeu qui peut avoir un impact négatif sur leurs ventes, leurs ressources ou leurs valeurs. La neutralité a ses avantages, mais même la neutralité est une prise de position en temps de crise politique ou morale.

Comme il est mentionné dans l’article de LaPresse qui cite Chris Baillargeon

« Une question me turlupine depuis quelques jours », écrit la directrice de création chez Cossette, qui précise toutefois que le billet a été écrit à titre personnel. « Sommes-nous les bailleurs de fonds de la haine ? »

« Vous me direz, poursuit-elle : “Avons-nous vraiment le droit d’influencer les médias ? N’avons-nous pas, comme obligation, d’être impartiaux ?”

« Oui et non. Certes, nous ne sommes pas des éditorialistes et nous ne sommes pas garants de la qualité des médias dans lesquels nous réalisons nos placements. La presse doit être libre. Nous sommes, par contre, responsables de leur santé financière. »

Mais avant de prendre quelque décision éditoriale que ce soit, il est bon de garder en tête les trois recommandations de ThenextWeb

So how can you make controversy work for your brand? To get big results, your content needs to get people talking. Keep in mind, though, that adding a contentious angle also opens the door for people to question – and even criticize – your content, so here are some ways to minimize any risks.

Understand there are different forms of controversy and stick to what’s appropriate for your brand

(…)Realizing that are different forms of controversy is crucial when outlining an idea that will get your campaign noticed and not dragged through the mud. Different types of controversy include presenting something shocking and unexpected, igniting a debate, or taking a strong opinion – the latter being the most difficult to execute. Regardless of which option you choose, though, understand that your content should be tasteful and grounded in respect.

(…) Ensure credibility with a quality data source

Another thing any controversial campaign should be rooted in? Reliability. In order to limit any kind of backlash from publishers and their audiences, your content should rely on a credible and trustworthy data source.

(…)Connect your content back to your brand’s mission or services

(…)Shocking an audience simply to shock won’t deliver the results you’re looking for if the content doesn’t tie back to your brand and its core messages.

Quant à elle, Fastcodesign prédit que les marques se radicaliseront.

Conventional wisdom has it that brands shouldn’t talk politics. Why risk alienating potential customers? That was before Donald Trump.

Now that a sneering, orange man-child is sinking his tiny fingers into every aspect of American life, experts believe activism will become nearly as ubiquitous in the brand world as it is on college campuses. « As a reflection of the changing political tides, many brands will evolve from ‘mission-driven’ to ‘activist,’ encouraging consumers to go beyond simply subscribing to a set of core values and driving them to participate in actions to defend them, » says Geoff Cook, partner at the branding agency Base Design. « In choosing sides, brands will alienate certain consumers, yes, but will galvanize an impassioned constituency in the process. »

To Melanie McShane, head of strategy at Wolff Olins in New York, activism isn’t just about tapping into the zeitgeist; it’s a business imperative. « With the rise of political authoritarianism, brands will face fundamental choices, » she says. « About whether to take a stand on issues that offend them and their users, risking the wrath of politicians and their acolytes. Or stay quiet and seem complicit. »

Pour ma part, j’ai déjà pris parti. Ma ligne éditoriale fait une part importante au militantisme LGBT et plus spécifiquement trans. Je milite depuis des années pour un Plan numérique pour le Québec et le Canada et pour une infrastructure numérique décente à des prix raisonnables, j’ai milité avec les Janettes pour la laïcité et j’ai été résolument anti-Harper. J’ai donc déjà choisi mes camps et je l’ai fait (humblement) dans un esprit altruiste d’améliorer ma société et pour le bien être de mes concitoyens.

Et vous, resterez-vous sur les banquettes des spectateurs?

 

Conférencière : Comprendre comment utiliser le web et les médias sociaux à son avantage et celui de son entreprise

C’est vendredi le 21 octobre que je serai à Edmonton pour l’évènement Le rendez-vous d’affaires du Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA) (commandité par Le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDEE)) pour présenter ma conférence Comprendre comment utiliser le web et les médias sociaux à son avantage et celui de son entreprise. Comme c’est mon habitude, vous trouverez plus bas le PPT de ma présentation. Par ailleurs, les 20 premières minutes de ma présentation seront diffusées en ligne à 19 h (heure de l’Alberta) sur la page Facebook de Radio-Canada Ici-Alberta.


Conférence : Comment les milléniaux modifient le commerce en ligne, une présentation de SAS Canada

C’est grâce à l’appui financier de SAS Canada, que j’aurais le plaisir de présenter la conférence Comment les milléniaux modifient le commerce en ligne au Palais des Congrès de Montréal, dans le cadre de l’événement « eCommerce-Québec 2016 » du Conseil Québécois du Commerce de Détail (CQCD).

Depuis des années, SAS Canada est l’un de mes très bons clients. Ils ont la sagesse de m’engager pour faire du transfert de connaissance aux évènements qu’ils produisent ou auxquels ils sont associés, plutôt que de faire le « traditionnel pitch de vente déguisé en conférence » que trop d’organisations mettent de l’avant. C’est aussi ce que l’on nomme judicieusement, du marketing de contenu.

Comme je le fais souvent, lorsque cela est possible, voici donc le PowerPoint de la présentation que je ferai. Bonne lecture :-)


Combien investir dans les médias sociaux ?

Comme je le dis souvent, ce qui coute cher d’une présence web, ce n’est pas les couts technologiques mais bien les couts de main-d’œuvre pour faire vivre vos présences. Et cela est encore plus vrai pour les médias sociaux, qui sont, pour la plupart, totalement gratuits (hormis la publicité en ligne que vous pourriez aussi acheter), mais qui contrairement la pub, prend du jus de bras pour fonctionner.

Mais comment déterminer un budget médias sociaux?

Le budget alloué aux médias sociaux dépendra de toute évidence du ou des objectifs d’affaires qui seront déterminés dès le départ. Il dépendra aussi du budget marketing de l’organisation et de sa vision de l’utilité de ces dits « média-sociaux » dans son mix-marketing. Il est généralement convenu qu’une entreprise devrait dépenser 10% de son budget en marketing. Ces chiffres nous viennent des États-Unis et je suis tout à fait consciente que nos pratiques sont loin d’être celles de nos voisins américains. Mais ça fait déjà un départ de discussion disons. J’entends déjà des critiques me dire « oui mais c’est certainement dans un contexte B2C ». Je suis désolée de désouffler votre baloune, mais non, c’est une moyenne tout contexte confondu. Voici d’ailleurs les chiffres apparaissant chez thenextweb.com, How to determine your social media marketing budget :

This has led to 10 percent being enshrined as the “magic number.” But a more granular examination reveals the existence of other variables when it comes to the percentage of revenue businesses dedicate to marketing:

B2B product businesses spend 10.6 percent.
B2B service businesses spend 10.1 percent.
B2C product businesses spend 16.3 percent.
B2C service businesses spend 10.9 percent.
This data suggests that, with the exception of B2C product businesses, 10 percent of total annual revenue — or something close to it — is the most commonly encountered marketing budget, if not the magic number.

Vos revenus étant déterminés et votre budget marketing aussi, vient la question des médias sociaux. L’université Duke dans son The CMO Survey, révèle que du budget marketing déterminé, les patrons marketing américains dépensaient 9.4% de cette somme en 2014 et que cela devrait atteindre 21.4% du budget marketing 5 ans plus tard. Une croissance de 128%. Je précise par contre que ces chiffres sont pour les États-Unis et qu’ici, et les budgets marketing et les budgets médias sociaux sont généralement beaucoup plus anémiques.

Le branding culturel sur les médias sociaux, la forme la plus efficace de marketing de contenu

Le branding culturel n’est pas le branding de la culture (dans le sens généralement admis), c’est plutôt la forme la plus efficace de marketing de contenu. C’est le constat particulièrement bien documenté qui était présenté dans l’article Branding in the Age of Social Media du Harvard Business Review. En fait l’auteur, Douglas Holt, présente que les plus grands succès des marques sur les médias sociaux, ont en commun d’avoir su capitaliser sur des sous-cultures émergentes qu’il nomme « crowdculture » (qui est en fait une contre-culture du moment). Ces sous-cultures ont la particularité d’avoir des adeptes particulièrement dédiés à ses symboles et iconographies et d’être efficaces à amplifier les messages auxquels ils s’identifient, donnant une visibilité particulièrement efficace aux marques qui s’y accolent.

L’auteur donne de nombreux exemples éloquents comme la chaîne Chipotle (préscandale de E. coli) qui s’est positionnée comme étant une chaîne contre l’alimentation industrielle.

Pour comprendre la démarche de positionnement « crowdculture », Holt propose cinq étapes en utilisant l’exemple de Chipotle (adaptée librement ici).

Identifier l’orthodoxie de la culture dominante

Le branding culturel est en fait la promotion d’une idéologie contre-culturelle qui se détache des conventions généralement établies (orthodoxie) de sa catégorie. Par exemple, le XXe siècle a engendré l’idéologie de la production et restauration industrielle tels ceux du fast-food.

Identifier l’opportunité culturelle

À l’opposée de l’orthodoxie du fast-food, naît un mouvement slow-food, la valorisation du « fait maison », de l’anti-OGM, des poules en libertés, et de l’antichimique dans l’alimentation. Ce mouvement qui semblait très élitiste et restreint au départ a été propulsé entre autres grâce aux médias sociaux.

Cibler les tenants d’une contre-culture

Les tenants d’une idéologie de consommation responsable, verte, d’une alimentation organique, paléolithique, des fermiers de villes et autres sous-cultures de consommations ont longtemps été considérés comme des marginaux et n’avaient que peu d’impact sur la société. Mais les médias sociaux ont changé tout ça et ont permis à ces contre-cultures de se propager à vitesse grand V. C’est ces sous-cultures, ses valeurs et son idéologie que Chipotle a valorisées et à laquelle sa marque s’est identifiée.

Diffuser la bonne nouvelle

En 2011, Chipotle a fait un premier film qui faisait la promotion de la nourriture préindustrielle. Ce petit bijou, Back to the start, sera le premier d’une série de vidéos YouTube qui capitalisent sur l’idéologie contre-culturelle identifiée. Ces vidéos seront un succès éloquent. Voici d’ailleurs le premier de la série. Ça me donne presque le goût de pleurer… L’ironie de cette stratégie est que Chipotle elle-même est une chaîne de fast-food qui s’insurge contre la production alimentaire industrielle effrénée. Cela a autant plus d’impact sur les internautes et les consommateurs… qui deviendront éventuellement clients.

Innover continuellement en utilisant des images contre-culturelles (ou sous-culturelles) fortes.

L’auteur souligne qu’à cet égard, Chipotle n’a pas eu que des succès puisque le discours se doit d’avoir une adéquation parfaite avec les actions de l’entreprise. Or même si Chipotle se targue par exemple d’être anti-OGM, elle ne peut garantir que ses propres fournisseurs le sont.

Par contre, de nombreux autres exemples d’entreprises ont réussi complètement ce modèle. Pensons à Ben & Jerry’s qui se positionne comme le champion de la philosophie d’entreprise durable ( et antinucléaire, contre les coupes à blanc, pro légalisation de la marijuana). Citons aussi Axe qui se positionne sur les contenus « fantaisies sexuelles extrêmes politiquement incorrectes », Dove avec sa campagne « For real beauty » qui se positionne comme la championne de la diversité corporelle des femmes ou Old Spice, marque qui était jugée ringarde, qui se repositionne avec la tendance des hipsters.

En bonus, l’auteur donne l’exemple de Jack Daniels qui a su devenir une marque iconique en allant justement à contre-courant. Alors qu’ils étaient sur le bord de la banqueroute et que le whiskey se vendait comme un élément de luxe pour une classe de consommateur sophistiquée, citadine et classique, Jack Daniels fit valoir ses racines profondes du Tennessee, rurale, tough et poussiéreuse. C’était l’image parfaite (contre-culturelle) de la dernière frontière, du cow-boy, du bootlegers, de l’authenticité et de la masculinité exacerbée. Depuis, Jack Daniels est la marque qui se vend le plus aux États-Unis et est achetée par les citadins

Iconic brands are cultural innovators: They leapfrog the conventions of their categories to champion new ideologies that are meaningful to customers.

As a result, they enjoy intense customer loyalty and superior sales and profits, and garner loads of free media coverage. In business, few achievements are more prized than creating an iconic brand.

Dialogue en ligne, ce n’est pas donné à tous

C’est en lisant le billet de Fabien Loszach, Dialogue en ligne : la fin d’une utopie ? du blogue du Fond des médias du Canada (client), que je réalise qu’on peut prendre des faits, qui sans perspective historique ou analyse approfondie, nous font faire des constats qui ne sont peut-être pas les bons. Ainsi, on peut y lire :

Interaction en baisse entre les internautes et les marques, difficulté pour ces dernières à engager une conversation en ligne, fermeture des espaces de commentaires sur les sites de nouvelles… En 2016, l’utopie conversationnelle que promettait le Web social a de plus en plus de mal à répondre à ses promesses.

(…)

Au tournant des années 2010, les gourous du marketing social piochent aux sources de l’utopie numérique pour annoncer la révolution communicationnelle 2.0 — une révolution devant permettre de ne plus seulement envoyer un message (la vieille publicité verticale), mais d’interagir plus intimement avec le consommateur.

Cette utopie s’est matérialisée dans une sémantique propre qui nous paraît aujourd’hui bien désuète (communication 2.0, consom’acteurs, tribus numériques, etc.).

(…)

Selon EdgeRank Checker, la portée moyenne d’une publication non commanditée sur Facebook est passée de 16 % en 2012 à 6,5 % en 2014. Selon la firme Locowise, cette portée n’était plus que de 2,27 % en mars 2015 pour les marques ayant plus de un million de fans. Une marque disposant d’une base de un million d’abonnés ne rejoindra que 22 700 personnes à chacune de ses publications…

Alors, allons-y pour ma perspective « utopique ». Le problème des marques avec le dialogue est justement que trop souvent, ils ne font pas de dialogue. Trop de marques débarquent sur Facebook, Twitter et autre en faisant de la réclame. Leur ligne éditoriale se résume à « mon entreprise, mon produit, mon rabais, mon concours ». C’est l’antithèse du marketing de contenu. C’est facile. Ça ne demande que très peu d’effort. Avec le « mon concours ou mon rabais » ça permet d’aller chercher de nombreux fans sur Facebook qui ne vous aimerons qu’une fois. En outre, vous paierez pour que de moins en moins d’usagers voient vos contenus naturels dans leur accueil puisque le Edgerank est un ratio du nombre de fans sur le nombre d’interactions. Donc si vous montez artificiellement le nombre de fans, votre Edgerank diminue. À contrario, si vous développez un contenu riche, informatif, rigolo, touchant ou pertinent en parlant de « votre sujet » au lieu de « votre marque », ce sera plus long à monter vos chiffres de fans, mais l’interaction sera incroyable et pérenne. Vous pouvez relire le cas de Lululemon dont j’ai maintes fois discuté. D’ailleurs, nombre de marques se sont fait piéger par Facebook. Ils ont massivement fait de la publicité disant « venez nous voir sur notre page Facebook » et une fois que Facebook a pris son envol grâce à cette publicité gratuite valant plusieurs centaines de millions de dollars, ils ont remercié toutes ces marques en installant leur algorithme Edgerank et en réduisant constamment leur visibilité naturelle. Tout le contraire de YouTube par exemple, qui fait tout en son possible pour aider l’usager à aller chercher le plus de « vue » possible.

Les commentaires sur les médias ont toujours été à la dérive et l’explication en est bien simple. Les médias, voulant profité gratuitement des contenus générés par les internautes (à la suite de la popularité des blogues autour de 2005), ont tous ouvert des espaces commentaires. Mais la plupart d’entre eux n’ont jamais développé une politique éditoriale des commentaires et n’ont jamais payé de gestionnaire de communauté pour modérer les discussions. Ils veulent le beurre et l’Argent du beurre. Or, une discussion sans balise et sans mécanisme de modération est une discussion dans le vide. En fait, ce n’est pas une discussion et ça ne l’a jamais été. C’est un défouloir à connards et à trolls. Je connais de nombreux chroniqueurs qui ne lisent JAMAIS les commentaires de leurs lecteurs. Ça aussi ce n’est pas des plus productif pour développer une communauté.

Finalement, le problème des discussions est dans la majorité des cas beaucoup plus structurel qu’autre chose. Ce n’est pas payant pour les agences de pub de susciter les discussions et de les gérer. Ce l’est beaucoup plus de faire du push pour les marques. Si on devait pointer du doigt des coupables, ce serait sans doute d,abord les agences et les gestionnaires de marque qui les écoutent plutôt que les « gourous » qui diraient n’importe quoi. D’ailleurs, à la fin de son article, monsieur Loszach offre des contre-exemples appuyant mes dires.

Ces constats sont d’autant plus intéressants que tous ne sont pas perdants devant les dernières mises à jour de l’algorithme de Facebook.

Selon EdgeRank Checker (un site consacré au marketing sur Facebook), certains domaines d’activité comme ceux touchant les médias, les magazines, les radios, les podcasts, les artistes et les producteurs de film disposent sur Facebook d’une portée organique bien supérieure aux bannières de vente au détail, d’alimentation, d’habillement, de services financiers ou encore d’assurance.

Ce constat est aussi corroboré dans un autre récent article TRUCS DU MÉTIER : COMMENT UTILISER LES MÉDIAS SOCIAUX EN 2016 du magazine de la SOCAN.

Professeure de communications à l’Université du Kansas pendant 15 ans et actuellement chercheure principale pour Microsoft Research, Nancy Baym a publié des recherches et commenté in extenso les communications sociales, les nouveaux médias et le phénomène du « fandom ».

Lorsqu’il est question de l’utilisation des médias sociaux par les artistes du domaine de la musique, Mme Baym favorise une approche globale plutôt que des conseils pratiques du genre « Top 10 » ou une approche axée sur une plateforme en particulier. Tout est une question pratique : « J’aimerais que 2016 soit l’année où les gens retrouvent un peu de gros bon sens en ce qui a trait à ce que les médias sociaux peuvent et ne peuvent pas faire pour eux, qu’ils comprennent que c’est un outil pour bâtir des relations, pas un mode de diffusion », dit-elle.
(…)

« Imaginez que c’est comme vous rendre à une fête », dit Mme Baym. « Quelqu’un arrive à cette fête et tout ce qu’il fait, c’est de parler, parler, parler. Votre intérêt envers cette personne ne sera pas de très longue durée. Nous sommes naturellement plus attirés vers des personnes qui s’intéressent à nous. Il est important, idéalement, et tout particulièrement pour les gens qui ne sont pas déjà à l’avant-scène, d’approcher les réseaux sociaux comme un outil pour écouter, apprendre et trouver des gens avec qui vous pourrez avoir une véritable connexion plutôt que d’essayer de simplement gonfler vos chiffres. »

Ateliers Michelle Blanc à Lac-Mégantic, Coaticook et Sherbrooke

C’est à l’initiative du CÉGEP de Sherbrooke et grâce à la participation financière d’Emploi-Québec qu’une fois encore je rencontrerai les entrepreneurs de l’Estrie pour leur partager ma passion et mes connaissances du commerce en ligne, du web et des médias sociaux.

J’y présenterai les ateliers

Les médias sociaux pour les affaires
Profil sociodémographique, mythes et types et usages des médias sociaux

Rédiger pour les médias sociaux de façon stratégique
La rédaction Web, storyline et les diverses politiques éditoriales

Médias sociaux et relations publiques

Les médias sociaux : la recette parfaite!
Les étapes d’une mise en place d’une présence médias sociaux

Ça débute cette semaine et j’ai bien hâte de vous rencontrer tous. Les PowerPoint de mes présentations sont disponibles en cliquant sur les hyperliens ci-haut. À tout de suite :-)

Il reste encore quelques billets et pour vous inscrire, c‘est ici.

Mon bilan médias sociaux et numérique 2015

Non je ne vous parlerai pas de #JesuisCharlie, de @Caitlyn_Jenner ou de ces autres hashtags ou comptes médias sociaux qui ont déjà fait ad nauseam la manchette. Je ne vous parlerai pas non plus des réseaux sociaux. Le réseau c’est l’ensemble d’un groupe, tandis que le média, c’est l’outil. Déjà trop de médias, journalistes ou « spécialistes médias sociaux » disent n’importe quoi et revisitent les lieux communs que même ma conjointe qui est pourtant une « ordinausore » connait déjà. Alors, allons-y.


Facebook

Après l’échec majeur de Facebook Commerce en 2012, Facebook tente une nouvelle fois de se réinventer en plate-forme commerciale avec son Buy Button. Étant donné que Facebook détient une part de lion dans le web mobile, il croit miser sur cet aspect pour faire finalement lever les ventes sur leur plate-forme. Pour le Québec, on s’entend que le web mobile est encore une utopie puisqu’à 50km des grands centres, l’internet ou les ondes cellulaires c’est de la merde. On remarque aussi que comme c’était le cas en 2012, si on va sur Facebook ce n’est pas nécessairement pour se faire imposer un pitch et les entreprises elle-même, surtout celles qui ont massivement investi dans Facebook et qui ont observé le déclin alarmant de la portée naturelle de leurs contenus (j’an ai parlé dans Facebook zero) n’ont sans doute par intérêt à se faire lessiver de nouveau. Par ailleurs, pour la première fois, on a observé un déclin substantiel du partage de contenu par les usagers eux-mêmes sur Facebook (ce qui a été démenti par les principaux intéressés). N’empêche que Facebook demeure le média social numéro un de la planète.

Par contre, il faut noter que les jeunes quittent Facebook en masse. Ce n’est plus cool d’être sur la même plate-forme que sa mère et sa grand-mère. Ils préfèrent aller sur Snapchat, la Canadienne Kik (qui concurrence sérieusement la Chinoise Wechat), Instagram (pour entre autres faire des selfies et voir les photos de Taylor Swift) et Twitter, pour avoir l’impression d’être branchés avec leurs « boyz band » favoris et partager des hashtags insignifiants de leurs idoles (la moitié des retweets les plus populaires de Twitter sont associés au groupe One Direction). D’ailleurs, les médias sociaux les plus populaires auprès des jeunes, dans l’ordre, sont : Snapchat, Kik, WeChat, Tumblr et Instagram.


L’année Émoticon

Le dictionnaire Oxford fait entrer l’émoticon « larmes de joie » (Face with tears of joy emoji en anglais) dans son célèbre répertoire de mots et d’expression. À noter que certains des autres mots qui étaient en compétition pour ce palmarès (qui nous donne une bonne idée des sujets chauds de l’année) sont :
Économie du partage (sharing economy)
Bloqueur de publicité (ad Blocker)
Et Web profond (dark web).


MCommerce

Le commerce mobile prend son envol partout, sauf au Québec. 8 usagers internet sur 10 ont un téléphone intelligent et on entend de plus en plus parler des termes webrooming et showrooming. Le premier étant le magasinage en ligne qui évolue par la suite à un achat en magasin, tandis que le second est le magasinage en magasin qui résulte en un achat en ligne. Pourquoi ces tendances ne sont pas encore très fortes au Québec? Pour les mêmes raisons citées plus haut. Nos services cellulaires, particulièrement en région, sont d’une « pochitude » A_BER_RAN_TE. On se souviendra aussi d’applications mobiles tels que Foursquare qui faisait un tabac dans les grandes villes américaines et européennes et qui n’a jamais levé au Québec.

Recrutement ISIS sur les médias sociaux

L’actualité nous a permis de constater que même ici, au Québec, nos jeunes se font recruter sur les médias sociaux pour aller combattre avec ISIS en Syrie. C’est un problème mondial et c’est cette année qu’on a pu mesurer l’ampleur de l’expertise d’ISIS en recrutement en ligne, bien qu’ils y soient déjà très actifs depuis quelques années. Les entreprises médias sociaux tels que Facebook ou Twitter, ont bien modifié leurs politiques aux usagers pour bannir les « menaces indirectes de violences » et Anonymous s’est engagé à troller ISIS dans tous les recoins du web, mais force est de constater que la tâche est énorme et que c’est toujours ISIS qui a le haut du pavé.

Le web au Québec et au Canada

En septembre 2014, Philippe Couillard lors de son propre Forum des idées, s’engageait à définir une stratégie numérique pour le Québec. Le Ministère de la Culture et des Communications du Québec a bien déposé sa stratégie culturelle numérique du Québec et le Ministère de l’Économie, Innovation et Exportation du Québec a mis sur pied un « groupe conseil » qui devra accompagner:

« le Ministère dans l’élaboration de la Feuille de route en économie numérique. Regroupant une dizaine de membres, le groupe conseil contribuera à établir un diagnostic de l’économie numérique au Québec, à déterminer les priorités d’action et à définir les grandes lignes de force où le Québec devrait investir afin de prendre une place enviable dans ce domaine.»

On s’entend qu’on est encore très loin d’une « stratégie numérique pour le Québec », qui idéalement serait transversale et toucherait tous les aspects de l’économie, tous les ministères et toutes les activités humaines, comme le numérique le fait déjà. À la place, on semble avoir une vision à la pièce, que pour quelques pans de l’économie.

Au fédéral, notre premier ministre a promis d’investir plusieurs milliards dans les infrastructures. Malheureusement, à ce que je sache, aucune discussion quant aux infrastructures numériques n’a encore été mentionnée.

En résumé, nous sommes donc et risquons d’être encore en retard pour un bout, sur les grands mouvements numériques de la planète…

MAJ

J’ai oublié de vous souligner que les médias journalistiques qui sont sur Facebook et qui comptent sur le média social pour se faire du trafic ont pris une méchante débarque cette année. Ainsi, selon Fortune

While some publishers saw an increase in traffic from Facebook—including Vice Media and Refinery29—the majority saw it fall. And to compound the problem, the more reliant a media outlet was on the social network, the more they saw their traffic from Facebook drop this year. The Huffington Post saw a decline of more than 60%, and BuzzFeed saw its Facebook referrals fall by more than 40%.

Pour en finir avec les coachs et la bullshit

Lors de mes conférences à propos des médias sociaux, il y a toujours quelqu’un dans la salle qui veut que je l’aide à faire sa mise en marché de « coach ». Ça me fait toujours rire puis je tente de spécifier un peu de quel type de coach il s’agit. Pour tout vous dire, les coachs, c’est comme les mini-putts à une certaine époque. Il en pleut et chaque domaine a maintenant son coach. Dans l’article La dérive des coachs de vie de LaPresse on dit :

«Le titre de «coach» n’est pas protégé, malheureusement, alors n’importe qui peut s’improviser coach, souligne JoAnne Duquette, directrice générale de la Fédération internationale des coachs du Québec (FICQ). Chaque client a la responsabilité de vérifier les qualifications de la personne qu’il consulte.»
(…)

Chose certaine, une multitude de coachs qui ne sont reconnus par aucun de ces organismes s’affichent dans le web, avec des qualifications qui relèvent parfois plus de l’ésotérisme que de la science. L’une affirme qu’elle a des dons, et remet à ses élèves une attestation de l’École de la sagesse intérieure. Une autre cite des extraits de La prophétie des anges. Certains pratiquent le reiki, l’hypnose, les soins énergétiques, l’analyse des rêves, le toucher thérapeutique, le décodage biologique, se réclament de l’«amour divin nouveau» ou utilisent une hutte de sudation, du même type que celle où est morte «cuite» une femme de 35 ans, l’été dernier, au cours d’un séminaire de croissance personnelle à Durham-Sud. Un autre, enfin, se décrivant comme «coach en succès», affirme sans ambages qu’il n’a pas de formation et n’en a pas besoin. «Je connais le succès et tout ce que je touche se transforme en succès», assure-t-il.

Pour en revenir à la question qui surgit dans mes conférences, dernièrement une dame avec une maîtrise en orientation voulait se positionner comme « coach »et une autre, lors du même événement, voulait elle savoir comment faire la promotion de sa pratique de coach de « yoga du rire ».

Il me semble qu’avec une maitrise en orientation, je tenterais d’intégrer l’ordre des conseillers en orientation du Québec, plutôt que de me positionner comme coach. Pour ce qui est du yoga du rire, j’essaierais sans doute de me vendre à titre de formatrice de yoga du rire.

Tout ça pour dire que plusieurs coachs sont peut-être extrêmement performants dans leur pratique, mais que de très nombreux autres font aussi du gros n’importe quoi. Si moi-même je devais me positionner comme « coach de quelque chose » (ce que je suis dans les faits), je ferais des détours d’imagination pour ne pas m’affubler de cette épithète qui de plus en plus est synonyme de «bullshit». Sans oublier le fait que strictement en français, sur Google il y a déjà plus de 686 000 000 résultats pour la requête coach.

Pour rire un peu, lisez ce billet intitulé The Life Coach: The Idiot’s Therapist ou découvrez aussi (ou regardez de nouveau) cet excellent clip de Saturday night life du coach de vie Matt Folley (alias feu Chris Farley)

Et comme le temps des fêtes approche, Matt Folley le coach de vie de Noël

MAJ

Comme on me le dit sur LinkedIn, le plus ironique est qu’avec ce billet je risque de me positionner pour la requête « coach médias sociaux  » :-)

Les partis fédéraux sont-ils réellement sur Pinterest, Vine, Livestream et SnapChat ?

La question mérite d’être posée puisque c’est l’affirmation qu’on peut lire dans l’article Une stratégie 2.0, Les partis politiques tentent de gagner les électeurs par les réseaux sociaux du Journal de Montréal, sous la plume de la journaliste Dominique La Haye.

Dans l’article on dit :

La guerre que se livrent les partis politiques pour récolter des votes se joue maintenant en format 2.0, et 2015 sera la première véritable campagne électorale fédérale sur les médias sociaux.
«On a parlé de 2005-2006 comme étant la campagne Facebook, ensuite on a parlé de 2008 comme étant la première campagne Twitter […] Mais là, en 2015, j’ai l’impression qu’on est vraiment en présence de l’approche multiplateforme, où tous les partis sont présents et y sont très engagés», indique le professeur de communication politique de l’Université Laval, Thierry Giasson.

«Les partis fédéraux ont eu quatre années pour se familiariser (avec les) médias sociaux. Là on va voir l’innovation», poursuit l’expert.

Aux largement répandus réseaux Facebook, Twitter et YouTube s’entremêlent des comptes Instagram, Pinterest, Flickr, Vine, Livestream et SnapChat dont s’arment les partis politiques. L’objectif recherché? Mettre en valeur l’image des chefs et leurs politiques à coups de clichés léchés, d’infographies et de montages vidéo tournés dans des décors ne laissant rien au hasard. C’est aussi sur ces plateformes que les stratèges politiques ne ratent pas une occasion de mitrailler du bout des doigts leurs adversaires. Le tout échappant au filtre journalistique présent dans les médias traditionnels.

Intéressant plaidoyer qui contredit carrément mon dernier billet L’évaluation des présences sociales des chefs et des partis politiques fédéraux. J’y disais que :

Sauf qu’ici, on s’entend que l’étendue et la complexité des présences web de nos chefs, sont d’une pauvreté effarante, comparativement à ce qui se fait ailleurs. Nos politiciens ne semblent toujours pas avoir compris la nature bidirectionnelle des médias sociaux et se servent de ceux-ci principalement comme canal de broadcast. Ils ont massivement investi Facebook et ils semblent croire que c’est le bouton à quatre trous qui leur fera gagner une élection. Ils ne sont sans doute pas au courant que l’algorithme de Facebook (le Edgerank) confortera leurs fans sur la justesse de leur choix, mais que les indécis ne verront pratiquement jamais leurs contenus.

Or, selon l’article, on serait effectivement dans une élection 2.0!!! Or on y dit aussi que les partis seraient aussi sur Pinterest, Flickr, Vine, Livestream et SnapChat? Alors ils y font peut-être de la pub, mais une présence officielle? Ça m’a réellement échappé et il semble que ça a aussi échappé aux webmestres des partis eux-mêmes. En effet, les Conservateurs parlent sur leur site de leurs présences Facebook et Twitter, les Libéraux parlent de leurs présences Facebook, Twitter, Instagram et Flickr tandis que le NPD parle de Facebook, Twitter, YouTube, Instagram et Flickr. Aucun des partis ne parle de Vine, Pinterest, Livestream ou Snapchat. Ils y sont peut-être, mais disons que j’aimerais bien en avoir la preuve. En outre, l’article dit « tous les partis sont présents et y sont très engagés ». Alors monsieur Giasson et moi n’avons sans doute pas la même définition « d’engagement ». Selon Definitions-marketing.com, l’engagement est :

La notion d’engagement sur les réseaux sociaux traduit la propension des consommateurs à interagir avec une marque sur les réseaux sociaux.

À contrario, l’engagement des partis sur les médias sociaux serait donc qu’ils interagissent avec les électeurs! Ce qui clairement n’est pas le cas avec tous les outils d’analyse que j’ai pu consulter.

Donc, monsieur Giasson a peut-être été mal cité, peut-être s’est-il inspiré de l’expérience américaine pour supposer que c’était ce qui se faisait ici aussi, peut-être parle-t-il à travers son chapeau ou peut-être est-ce moi (de même que les webmestres des partis eux-mêmes) qui ne sais pas que les partis ont des présences beaucoup plus innovantes qu’ils le mentionnent eux-mêmes…

J’ai donc pris mon bâton magique (Google pour ne pas le nommer de même que les engins de recherche de certains des outils eux-mêmes) et suis parti à la recherche de ces fabuleuses présentes innovantes des candidats ou des partis fédéraux.

En fouillant un peu, j’observe que Justin Trudeau
est sur Pinterest (avec zéro photo),
sur Vine (avec un seul pitch, mais dans les deux langues :-) On note ici sa signature),
sur Livestream Justin a fait 10 événements (le compte ne suit personne et a 480 abonnés) et sur le site du parti, ça mène à une page d’erreur 404,
• qu’il est par contre très présent sur Instagram
• et finalement il semble que les Libéraux soient sur Snapchat, mais tout comme moi, d’autres usagers n’y voient aucun contenu.

Que Thomas Mulcair
est sur Storify avec 4 statuts,
• que lorsqu’on cherche NPD sur Pinterest avec Google qu’on tombe sur Narcissistic Personality Disorder (sic) et avec NDP, on trouve bien quelques élus fédéraux, mais surtout des profils NDP provinciaux. Avec la requête Thomas Mulcair Pinterest, rien n’apparaît dans Google et si on fouille dans l’engin de recherche Pinterest lui-même, ce qu’on y trouve à propos de Thomas Mulcair n’est pas des plus élogieux et il y a bien un certain compte ThomasMulcair, mais avec zéro activité.
• Qu’il est présent sur Instagram et que lorsqu’on cherche NDP Instagram sur Google, on tombe sur NDP2015 (la parade annuelle de Singapour) (re-sic), puis sur un article expliquant pourquoi le commentaire homophobe de Deborah Drever sur instagram, lui a valu d’être expulsé du parti (re-re-sic),
qu’il est sur Vine et qu’on y dénote une certaine originalité,
qu’il est sur Livestream (avec 141 abonnés et 0 abonnement),
• et qu’il ne semble pas être sur Snapchat.

Que Stephen Harper
• Ne semble pas ni lui, ni son parti être sur Pinterest,
qu’il est sur Instagram avec zéro abonnement,
• qu’il est sur Flickr et je note ici qu’il fait le gros effort de suivre 61 abonnements et que son compte est très riche en poignées de mains officielles,
qu’il est sur Vine avec zéro publication
• et que je ne trouve rien de lui ou son parti sur Livestream ou Snapchat

En conclusion, j’admets humblement m’être peut-être « fourré » et que cette démonstration de la présence des chefs de partis sur les outils 2.0 est sans doute un gros pas dans la bonne direction (ils ont tout de même ouvert certains comptes) et que oui, pour les observateurs plus optimistes que je ne le puisse être, c’est la preuve irréfutable que nous sommes maintenant à l’ère des élections 2.0 (permettez que je m’étouffe et que je racle le fond de ma gorge très profondément)…