Toujours est-il que la crème des entrepreneurs technos de la planète (avec entre autres, pour ne nommer que celui-là, Eric Schmidt, le «executive chairman» de Google en personne), des « ventures capitalist » les plus importants, des agences de presse et médias de la planète les plus influents, convergent vers Paris pour trois jours de délibérations, présentations, concours de start-up, ateliers et rencontres exceptionnelles. Pendant ce temps, le gouvernement du Québec avance son idée du siècle, Le Plan Nord, nos médias ( comme le note à juste titre Claude Malaison) reprennent les textes des agences de presse plutôt que de profiter de la dizaine de Québécois qui y sont et aucun représentant gouvernemental tant du Québec que du Canada, n’y fait acte de présence.
Je rappelle que lorsqu’on discute du Plan nord, on parle surtout de dilapider nos ressources naturelles non renouvelables et que pendant ce temps, la Finlande, l’Irlande et l’Islande accueilleront de nouveaux centres de données de Google et Microsoft parce que là-bas, il paraît qu’il fait assez froid pour refroidir la chaleur des centres de données et que l’électricité et la géothermie y sont peu dispendieuse. Nous pourrons sans doute leur envoyer nos chanteurs pour qu’ils se divertissent un peu, et nos matières premières pour qu’ils construisent leur avenir…
Oui, mais vous me direz, LeWeb est en France, c’est un peu normal! Je répondrais ha bon ! C’est quand la dernière fois que la mairie de Montréal a ouvert ses portes pour les congressistes d’un événement techno à Montréal (disons le Webcom) ? Je demanderais c’est quand la dernière fois qu’un premier ministre du Québec ou du Canada a reçu en grande pompe la galerie « geek » pour que leur « venture capitalist » viennent s’installer ici ?
Je noterai aussi que la Suisse, petit pays sans doute comparable au Canada, est à LeWeb depuis des années avec l’initiative MorethanChocolate, qu’elle donne du chocolat en main propre à plusieurs congressistes, tout en prenant la peine de leur présenter les start-up qui les accompagne.
À quand notre initiative Morethanpoutine ?
Entre-temps, la dizaine d’autres passionnés québécois et moi-même continuerons d’aller à LeWeb à nos frais, et nous tâcherons d’agir comme ambassadeurs de la geekitude québécoise…
Entretemps, on va subventionner des entreprises pour qu’elles viennent extraire nos richesses naturelles et les envoyer se faire transformer ailleurs. On appelle ça de la subvention à la création d’emplois. C’est fou comme nous avons de bonnes idées économiques…
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Mais la démagogie est forte et quelques twits sur 37 463 (au moment d’écrire ces lignes) serviront sans doute encore longtemps d’exemples à mes détracteurs, pour prouver que mes contenus, ce n’est pas de l’information pertinente…
Conclusion
Chers détracteurs
24 714 abonnés Twitter
5 000 abonnés à mon profil Facebook (dont 598 demandes en attentes et 404 abonnés)
3 186 fans de ma page Facebook
5 385 abonnés Google+
et des dizaines de milliers de lecteurs de mes blogues et de mes livres trouvent sans doute que ma diversité éditoriale est rafraichissante et que votre opinion sur la non-pertinence des mes propos, ils s’en “tabarnakent” aussi …
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Hier ce n’était pas ma journée. Ça arrive comme on dit. Tout d’abord, par étourderie, j’ai oublié mon portefeuille en changeant de sacoche. J’étais l’invitée de SAS Canada à prendre place à leur table pour la conférence de Chriss Hughes de la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain qui avait lieu au Palais des Congrès de Montréal. Toujours est-il qu’une fois l’événement terminé (avec une sonorisation qui ne me permis pas d’entendre les ¾ de cette allocution qu’on dit très intéressante) je retourne au stationnement chercher ma voiture. Je me rends rapidement compte que je n’ai pas mon portefeuille. J’arrive à la guérite de péage et j’explique calmement que par étourderie j’ai oublié mon portefeuille mais que je me propose de retourner chez-moi et de revenir payer mon dû en fin de journée. Le préposée me dit qu’en 20 ans de service ce n’est jamais arrivé, que je suis une imbécile et que je dois me tasser et attendre que tous les gens sortent avant qu’il ne se penche sur mon problème. Je recule ma voiture et patiente 15 minutes. Je sais que Monsieur Hughes est en train de répondre aux questions et que dans trente minutes ce sera le capharnaüm pour sortir du stationnement. Je reprends donc ma place dans la file pour arriver à la station de péage. Le préposé est toujours aussi air-bête, m’invective et je lu fais remarquer qu’il n’a qu’à prendre mon numéro de plaque et que je reviendrai à la fin de la journée pour payer. Il me fait valoir qu’il sera coupé de sa paie du montant de $18 (ce qui est faux et qui m’a été confirmé par l’autre préposé à qui j’ai payé ma place à 17h15), que je suis une imbécile, que si lui fait une gaffe qu’il assume. Hors il se décide de venir prendre mon numéro de plaque en bardassant tout sur son passage et en refermant la porte de son guichet derrière lui. Il est maintenant embarré hors de son bureau. Son superviseur arrive, débarre son guichet et ouvre la guérite.
Puis hier soir, après le Yulbiz, je suggère qu’on aille souper sur une terrasse de la rue Duluth. J’y arrive accompagnée de ma chienne Charlotte qui a passé la soirée au yulbiz (sur la terrasse du Laika et elle a un blogue après tout). En entrant dans le restaurant, je me fais apostropher par le proprio
« mais qu’est-ce que vous faites ici, il n’y a pas de chien admis, c’est un restaurant vous savez »
« Je rétorque, oui je suis désolée, je comprends mais nous allons sur la terrasse »
« Non c’est un restaurant ici, pas de chien sont admis »
Je ressors donc avec Charlotte, la laisse en compagnie d’autres personnes et entre saluer mes amis de Yulbiz et m’excuse de ne pas pouvoir être avec eux.
Aparté
L’avant-veille, j’étais à la terrasse avant du chic et trendy restaurant Burgundy Lion. Le gérant discute avec des gens sur la rue qui se demandent s’ils doivent venir y souper, mais ils sont avec leur gros molosse de 100 livres. Le gérant les rassure en disant pas de problèmes avec les chiens, tant qu’ils ne mangent pas le monde et fait des blagues à propos des chiens. Il suggère même au client de traverser le restaurant pour aller sur l’autre terrasse qui est à l’arrière du restaurant.
Conclusion
Dans le cas du parking du Palais des congrès de Montréal, je suis revenue payer, ils ont des caméras de surveillance qui de toute manière avait déjà saisi ma plaque d’immatriculation et il eut été plus rapide et efficace de me demander mon numéro de plaque, mon téléphone et mon nom et me permettre de revenir quelques heures plus tard sans en faire une affaire catastrophique.
Pour ce qui est du resto, le proprio aurait pu simplement me signifier que les chiens ne sont pas admis dans son établissement sans me faire passer pour une sauvage qui ne réalise pas qu’elle est dans un resto et qui ne sait pas vivre.
Dans les 2 cas, je ferai désormais des détours pour éviter ses lieux et je ne conseillerai certainement plus jamais à mes clients ou à mes convives de Yulbiz de retourner en ces lieux.
Des gaffes, des erreurs et des conneries ça arrive. C’est dans la manière de les gérer qu’on évalue réellement la qualité du service-client…
MAJ
Je reçois à l’instant une lettre de réaction du chef de service de Palais des Congrès de Montréal avec un ton qui me satisfait pleinement. Si cette lettre avait été numérisée je vous en ferais part avec plaisir. Elle était accompagné d’un cadeau, un stylo de bois de l’artiste Richard Dupuis. Une attention qui sait charmer la cliente et mettre un baume sur une expérience négative. BRAVO et merci
Article publié le Mercredi, 28 septembre 2011 sous la rubrique Edito sans question.
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Au Québec, nous aimons faire les choses différemment. Très souvent cela est à notre grand avantage. D’autres fois, on se couvre simplement de ridicule. C’est le cas avec le Rapport du Groupe de travail sur le journalisme et l’état de l’info au Québec, qui est entériné par la Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (et ancienne journaliste) Christine St-Pierre, qui va de l’avant avec une consultation publique sur les recommandations de madame Dominique Payette (auteure du rapport).
Ces travaux ont permis de dégager les orientations proposées dans les champs de responsabilité relevant de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, pour donner suite aux recommandations du rapport de Mme Payette.
Les orientations retenues sont les suivantes :
la mise en place d’un nouveau modèle de régulation des médias québécois :
en s’appuyant sur l’adoption d’un statut de journaliste professionnel ;
en consolidant le Conseil de presse du Québec (CPQ) qui a pour mandat, à titre de tribunal d’honneur, de promouvoir le respect de normes éthiques en matière de droits et responsabilités des médias.
le soutien à la diversité des voix :
en confiant à Télé-Québec le mandat d’examiner la faisabilité d’un projet de réseautage de l’information régionale sur Internet avec l’appui des médias communautaires, coopératifs et indépendants ;
en actualisant le soutien de l’État aux médias communautaires présents dans les différentes régions du Québec.
Le hic
Comme le mentionne un de mes contacts Facebook sur mon profil perso :
Réglementer va créer un monopole qu’il sera plus facile de contrôler. Après le monopole des médias, maintenant des journalistes (dernier rempart contre les abus du pouvoir), il ne restera plus que le monopole de ma pensée à réglementer sur Facebook. Pauvre démocratie des oligarchies.
(…) Do you like the way that journalists “serve the public interest”… and then there are “amateur Bloggers” (who don’t)? Bloggers and journalists no longer have a symbiotic relationship. Even those days are over. Blogging is journalism and journalism includes Blogging. Pushing this further: journalists simply can’t do their jobs without Bloggers anymore.
(…)Instead of putting an effort on who is and who isn’t a journalist, why not focus on where the audience is, how diverse the perspectives are and how to get the information more effectively disseminated to everyone? Especially when it sounds like taxpayers are footing the bill for this type of legislation (hard to believe, isn’t it?). If we want to get really raw here…
Why don’t we let the public decide what is credible media instead of letting those who are trying to control the message or those who are trying to hold on to their legacy instead of evolving?
Embarras international
Ce n’est déjà pas assez que la guéguerre journaliste vs blogueurs se fasse ici 6 ans en retard sur le reste de la planète, maintenant il nous faut faire la démonstration à la face des autres nations que nous ne comprenons pas les changements profonds que vit le journalisme (lire à ce propos mon billet La FPJQ et les fabricants de fouets, même combat). D’ailleurs le réputé Knight center for journalism in the Americas (The university of Texas at Austin) dans son article Quebec pushing forward with controversial proposal to define “professional” journalists observe :
Noting that the intention of the law would be to “distinguish those dedicated to ’serving the public interest’ from ‘amateur bloggers,’” a column in the National Post called the proposal “alarming,” saying that citizen journalists should be “encouraged, not chilled.” Further, the article pointed out that the phrase “serving the public interest” was in itself disturbing, potentially deterring journalists from being critical.
Another column in the National Post explained that the proposed regulation is based off a report from former journalist Dominique Payette who recommended that “professional” journalists be awarded certain access and privileges “in exchange for respecting certain yet-to-be-determined criteria.
The column concluded that “Canadian media and journalists should be in full-scale revolt against this state of affairs.”
Nous risquons donc d’être l’un des premiers états à avoir des journalistes « chiens de poche » à la solde du gouvernement qui leur donne l’os de certains privilèges d’accès à l’information. Certains états embrassent les changements et valorisent l’innovation, ici il semble que nous valorisions plutôt le statu quo et le retour en arrière. Les nostalgiques de la Pravda applaudiront certainement l’audace avec laquelle « nous savons dresser ces vaillants journalistes »…
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L’industrie touristique représente 2,5% du PIB du Québec. L’année dernière, elle a rapporté des revenus de 10,4 milliards et fourni 134 600 emplois directs.
Le secteur des TIC est un moteur de l’économie du Québec, puisqu’il génère des ventes de plus de 25 milliards de dollars. Ce secteur, qui compte quelque 5 000 entreprises dans la province, emploie approximativement 140 000 personnes. La production des TIC est en grande partie exportée (surtout vers les États-Unis) et représente 35 % de la production totale du Canada dans ce secteur.
Si je récapitule ces chiffres, l’industrie du tourisme génère 10,4 milliards et fournit 134 600 emplois et celle des TIC 25 milliards et 140 000 emplois. Or, au gouvernement du Québec, on a un ministère du tourisme, des assises du tourisme, de nombreux ATR qui sont financés à même nos taxes et divers groupes de pression. Quelques groupes d’intérêts des industries numériques réclament une politique du numérique, un plan numérique pour le Québec (j’ai moi-même été un élément catalyseur d’un tel projet) et nous n’osons même pas espérer un jour voir apparaître un ministère du numérique . Je pose la question.
Le tourisme a certainement besoin de l’aide des gouvernements. Cette aide, comme je l’explique dans mon billet précédent n’est peut-être pas celle que personnellement je souhaiterais, mais elle est tout de même là. Qu’attend le gouvernement pour se réveiller et réaliser qu’ici, au Québec, en plus des beaux décors qu’on veut vendre sur la scène internationale, il y a peut-être aussi cette industrie numérique qui a besoin de son appui?
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Il y a près de 10 ans maintenant, je faisais mon mémoire de maîtrise et celui-ci était publié au CIRANO (Centre Universitaire en Analyse des Organisations) sous forme d’un Rapport Bourgogne LES WEB SERVICES ET LEUR IMPACT SUR LE COMMERCE B2B (PDF), puis j’étais invité au Council on e-business innovation du Conference Board of Canada pour le présenter.
Pour rendre une histoire longue et compliquée accessible à tous, je vous dirai ceci. Les fuck-up TI sont peut-être associés sans doute à du graissage de patte éhonté, mais aussi à une approche d’intégration qui rend les projets impossible à livrer et créent une spirale inflationniste ingérable. Voici donc l’explication.
Supposons que vous vouliez relier entre elle cinq applications d’affaires différentes. Dans un processus d’intégration classique, vous avez besoin du carré du nombre de connexions, en termes de branchement à la nouvelle application commune que vous créerez. Les employés de chacun des départements devront suivre de nombreuses formations pour comprendre comment le nouveau système créé fonctionne. Aussi, si l’une de ses applications change, vous devrez refaire chacune des connexions à cette application et modifiez la majeure partie de votre système et recommencez la formation (qui inclut, il va de soi ce qu’on appelle aussi la gestion du changement). Comme l’univers organisationnel est de facto un univers en changement permanent, la spirale des coûts et des recommencements successifs explose assez rapidement. Dans une approche Web Services, on se fou des applications et on ne touche pas du tout à son intégrité. Tout ce qu’on fait est de se questionner sur les informations ou les processus d’affaires qui ont une valeur à être partagé et grâce à une série de standards permettant l’interopérabilité universelle, on ne développe que des connexions qui ne touchent pas à l’intégrité des applications. En quelques mois et à faibles coûts, on a déjà des applications diverses qui se parlent, les employés n’ont pas besoin d’apprendre de nouvelles applications et une fois un certain nombre d’informations ou de processus d’affaires partagé par tous et évalué en terme de bénéfices directs, on décide quels autres informations ou processus valent la peine d’être intégré. Voilà.
Il y a plusieurs années je mangeais avec un gros VP d’une firme d’intégration à trois lettres et je lui demandais
Mais pourquoi ne faites-vous pas de Web Services aux différentes instances gouvernementales? Vous connaissez les standards, vous savez qu’ils fonctionnent alors pourquoi ne sont-ils pas utilisés?
Il me répondit
Nous sommes en affaire pour faire du fric, pas de l’éducation. Le gouvernement veut de l’intégration, on lui en vend.
On parle de scandale de la construction. Cependant en supposant qu’il y ait malversations dans cette industrie, au moins sur un projet d’autoroute qui coûte 500 millions et dont des entrepreneurs se graissent largement la patte, au bout il y a tout de même une autoroute. En TI, au bout il n’y a strictement rien. Ou plutôt si, il y a de nombreux rapports…
Je vous rappelle aussi que les appels d’offres du gouvernement excluent de facto, les petites organisations de TI qui ont l’habitude de développer des applications et de l’intégration pour des multinationales reconnues mondialement (notamment avec des Web Services ou en développement avec la méthode agile) mais qu’ils ne peuvent jamais travailler pour nos gouvernements parce qu’ils n’ont pas des chiffres d’affaires de plusieurs centaines de millions de dollars, parce qu’ils ne sont pas ISO ou tout simplement parce qu’ils ne font pas parti de la clique très fermée du « Boys club » des décisionnels des TI gouvernementaux.
Une autre problématique à laquelle font face les entreprises se tournant vers Internet est le nombre croissant de partenaires potentiels. Cette croissance est souvent liée à une augmentation des coûts liés à l’élaboration et le déploiement des interfaces entre les systèmes d’information de ces partenaires. En particulier, trois défis se posent :
• Distribution des centres de contrôles : Les entreprises peuvent dicter l’utilisation d’une plate-forme homogène à l’intérieur de leurs frontières. Ils peuvent même obliger certains de leurs fournisseurs à s’adapter à cette plateforme s’ils ont une position dominante déterminante. Cependant, lorsque le nombre et la diversité des partenaires augmentent, il devient difficile de maintenir un seul centre de contrôle;
• Diversité des plates-formes technologiques : Sans un centre de contrôle unique, les entreprises se battent continuellement avec la diversité croissante des plates-formes qu’ils ont à brancher. Ces branchements se doivent aussi d’être abordables et réalisables pour les PME qui doivent aussi supporter les coûts de ses branchements;
• L’environnement dynamique : Dans un monde économique en mouvance perpétuelle, les entreprises se doivent d’être capable d’intégrer les nouveaux partenaires à leurs systèmes informatiques et ce, de façon efficace, rapide et économique. Ils doivent aussi avoir la flexibilité d’abandonner certaines alliances d’affaires sans avoir à radier de leurs bilans des dépenses et investissements technologiques.
En réponse à ces défis, les Web Services offrent les solutions suivantes :
• La simplicité : Les Web Services réduisent la complexité des branchements tout en rendant la tâche plus facile aux nouveaux participants. Cela se fait en ne créant la fonctionnalité qu’une seule fois plutôt qu’en obligeants tous les participants à reproduire la fonctionnalité à chacun des bouts (comme avec l’architecture client/serveur);
• Composante logicielle légèrement couplée : L’architecture modulaire des Web Services, combinée au faible couplage des interfaces associées, permet l’utilisation et la réutilisation de services qui peuvent facilement être recombinées à différents autres modules;
• Hétérogénéité : Les Web Services permettent d’ignorer l’hétérogénéité entre les différentes applications et modules. En effet, ils décrivent comment transmettre un message (standardisé) entre deux applications, sans imposant comment construire ce message;
• Ouverture : Les Web Services permettent de réduire les inquiétudes liées aux différents «lock-in» que les entreprises subissent des fournisseurs informatiques. Ils permettent aussi de tirer une valeur économique supplémentaire des infrastructures informatiques existantes et des plates formes ouvertes tel que l’Internet
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Immanquablement, lorsque j’ai un nouveau client, je peux facilement jauger sa connaissance (ou méconnaissance) du Web et l’emprise que les « agences de pub, comm., graphique, etceatera) ont sur lieu par l’insistance qu’il met dans la question « Je veux un bôôôôôôôôô site web ». Il ne me demande pas je veux un site web efficace, je veux des retombés d’affaires, comment faire pour acquérir des clients sur le Web, non l’insistance du questionnement se fait surtout sur « mon site va-t-il être beau? ».
C’est une question tellement répétitive et classique que ça me fait souvent sourire. Je réponds souvent par la boutade, si vous devez choisir entre un restaurant qui est beau et un restaurant qui est bon lequel préférez-vous? Ils me répondent inévitablement le restaurant qui est bon. Le Web c’est la même chose. Idéalement on veut manger dans un restaurant qui est bon ET qui est beau, mais si on doit choisir, le bon l’emportera haut la main. Mais avec bien des clients, avant qu‘on n’entre dans le pourquoi du comment, c’est plutôt le beau qui les fascine, qui les enthousiasme, qui les fait triper.
J’ai un client qui fait affaire avec une grosse agence de communication américaine. Il me montre le document de 40 pages que l’agence a préparé pour le nouveau site Web de mon client. Du blabla bien intéressant, du beau en « veux-tu en vla », on y parle même du « concept du site Web ». Cependant, à aucun endroit on ne parle de technologie utilisée!!! Aucune ligne sur le langage de programmation, le type de base de données, d’interface d’administration, de retombées d’affaires, d’objectifs d’affaires, de propriété du code source ou autres formalités “qui donnent mal à la tête”.
Parlant de restaurant, ça me fait penser à l’un de mes clients qui a déjà eu l’obsession du beau, mais qui a finalement compris que son investissement se devait d’être pas mal plus que juste ça. Son site est en ligne depuis quelques semaines et vous savez quoi, il est particulièrement beau aussi. Il s’agit de LaPiazzetta.ca et bien que la mise en place complète de la stratégie en ligne ne sera complétée que dans plusieurs mois encore, déjà je suis fière de ce site parce que oui il est beau, mais surtout, parce qu’il sera d’une efficacité redoutable (réalisé par La Fabrique de blogue).
D’autres réalisations récentes, de certains de mes clients, qui sont aussi d’abord efficaces et dont l’aspect esthétique répond à leurs besoins :
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Attristez-vous vous aussi de ce morne constat et si vous avez des entrées gouvernementales, n’hésitez pas à botter le cul de nos élus pour qu’ils se diguidinent un tant soit peu…
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Deep Throat a fait tomber Nixon, oui la dénonciation peut être bénéfique. La Stasi, l’Iran et plusieurs régimes totalitaires fonctionnent ou fonctionnaient aussi à la dénonciation. Les collabos durant l’occupation française lors de la 2e guerre mondiale, étaient aussi des dénonciateurs. Wikileaks et plusieurs médias partout dans le monde, fonctionnent à la dénonciation. Même ici au Québec, nous sommes à une époque ou tout le monde dénonce « la magouille » qui se trouve aux échelons politiques et économiques. Si l’information, pour des raisons historiques, fait notre affaire, le dénonciateur est un héros. Si l’histoire n’est pas de notre côté, c’est un couillon. Oui la ligne est souvent bien mince et oui les fraudeurs, crosseurs, usurpateurs et autres vicieux méritent de tomber, mais oui les moyens utilisés pour les faire tomber me donnent souvent mal au cœur.
Wikileaks n’est en fait qu’un autre instrument de valorisation du dénonciateur… Sera-t-il un héros ou un couillon? Ça dépendra toujours du vainqueur de l’histoire qui va s’écrire plus tard, mais ça reste à mes yeux, d’abord et avant tout un couillon…
Le triste de ces histoires est que le couillon entraîne dans les sociétés un sentiment de suspicion généralisé et que cette suspicion généralisée peut freiner les individus de s’impliquer de peur d’être un jour victime (à tord) du couillon héroïque…
Article publié le Mardi, 30 novembre 2010 sous la rubrique Edito sans question.
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La semaine dernière j’étais invitée à donner un cours dans le cadre de la Maîtrise ès Sciences (M.Sc.) en commerce électronique. Je devais y parler de médias sociaux. Mais la discussion avec les étudiants a vite débouché sur des questions plutôt éthiques et philosophiques du praticien web. C’est qu’un étudiant me demandait ce que je pensais de l’idée de créer un script spécialisé ayant pour but de créer de multiples faux avis utilisateurs, favorisant un marchand sur eBay. Il me dit que c’est le genre de travail qu’on lui demande de faire souvent et il voulait savoir ce que j’en pensais. Il justifia sa question par le fait que les temps sont difficiles pour un étudiant et que ça permet d’arrondir les fins de mois.
Je lui répondis que je trouvais ça non éthique et que c’est justement dans les moments difficiles qu’on évalue les qualités morales d’un individu. C’est facile de refuser du travail et de choisir lorsqu’on est très demandées. C’est plus difficile de refuser un mandat lorsqu’on cherche à arrondir les fins de mois. Je demandais aussi à l’étudiant s’il accepterait de briser une vitre et de voler ce qui est dans la façade d’un marchand parce qu’il est en besoin? Il me répondit qu’il n’y avait pas de dommages à ce qu’il proposait de faire. Comme nous étions dans un cours de droit des affaires électroniques, je lui fit remarquer que les compétiteurs du marchand qu’il se proposait d’aider en manipulant le système auraient des pertes, que ces pertes pouvaient être mesurables et que j’y voyais là un motif à poursuite pour concurrence déloyale. De plus, sur eBay, il y a des politiques qui interdisent ce genre de pratiques et dans tous les cas, il m’apparaît clair que dans le sens d’une éthique des affaires, ce n’est certainement pas la chose à faire.
Article publié le Lundi, 29 novembre 2010 sous la rubrique Edito sans question.
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Ce week-end je reçois ce courriel d’une personne anonyme, qui est fâchée que son commentaire n’apparaisse pas sur le site officiel d’un grand média. Je comprends tout à fait le média de ne pas avoir accepté le commentaire, qui n’est pas très élogieux à l’encontre de leurs collaborateurs. Par respect pour ce média et parce que le courriel n’est pas signé, je le reproduis ici avec des portions caviardées, parce qu’il contient tout de même une histoire abracadabrante, très probablement vraie et qui milite pour une plus grande prudence avec la géolocalisation. Alors, lisez à vos risques et périls, et riez un bon coup….
Bonjour Michelle,
Je ne sais pas si tu as vu que (caviardé) avait mit (caviardé). Aujourd’hui, (caviardé) a rédigé un carnet sur la géolocalisation, tandis que (caviardé) à l’effet (caviardé) à un blogue techno qui, (caviardé).
J’en ai profité pour commenter son billet, qui , à mon avis, doit l’avoir traumatisé, car celui n’a pas été publié. Honnêtement, je m’y attendais, mais puisqu’il y avait pas de commentaires, je me suis dit qu’il serait moins sélectif. Bon, c’est des choses qui arrivent (fréquemment dans mon cas), mais je trouvais la situation dont je faisais état tellement cocasse que je trouvais un peu dommage qu’il n’a pas été publié.
Spécialement dans l’optique que, trop souvent sur internet des choses passent inaperçues aux yeux et aux su des internautes Québécois ou sont repris 3 semaines plus tard alors que la vague est déjà retombé. Le résultat est on se retrouve généralement avec des carnets sans grand intérêt sur le sujet, alors qu’au moment où l’événement se produit, la blogosphère est sur le point de s’enflammer. Voilà la meilleure façon à mon avis d’expliquer la popularité du phénomène Twitter. Assister, voir participer, à quelque chose au moment où il survient est éminemment plus intéressant que de réagir dix jours plus tard sur un blogue.
Le plus drôle est que je soupçonne (caviardé) d’avoir utilisé la section défilante bien en vue de leur page d’accueil, redirigeant le lien vers le blogue portant sur la géolocalisation de (caviardé), peu après avoir pris connaissance de mon commentaire, car à connaissance c’est la première fois qu’ils utilisent cette section déferlante pour publiciser un carnet qui suscitera peu de commentaires. En tout cas, ils ne l’ont jamais fait pour (caviardé).
Ce qui suit est le contenu intégral en question du commentaire non publié.
Pendants que votre voisine de (caviardé), parle de sécurité sur internet, ou plutôt de la protection de vos données personnelles, et bien j’en profite pour vous mettre au parfum, car les conséquences pourraient bien ne plus être jamais les mêmes.
Il y a deux jours, un redneck de la Virginie a eu l’idée d’allumer sa webcam pendant que madame lui faisant une pipe. En quelque minutes, des geeks ont découvert son identité, celle de sa femme, son adresse, son téléphone, et avant même que le type eut le temps d’atteindre le nirvana grâce aux faveurs de son épouse, son téléphone s’est mit à sonner pour ne plus jamais arrêter, tout cela Live. En fait, 16 heures sans interruptions devant sa webcam à répondre au téléphone aux milliers d’ados attardés de la planète, qui, pour s’amuser à ses dépends, désiraient lui poser des questions tous les unes plus stupides que les autres. Si au début, leurs intentions à son égard étaient de nature importune, après quelques heures, la horde d’idiots qui s’en prenaient à lui et sa femme, (en disséminant aussi des images compromettantes sur le web) ont réalisés qu’il esquivait admirablement bien les coups malgré tout, et qu’il s’en trouvait bien peu affecté, contrairement à son épouse, de sorte qu’il a réussi à retourner la situation à son avantage.
Deux jours plus tard, ce type reçoit des dons via son compte Paypal et il répond aux appels des gens. Semble t-il, il serait en voie de devenir un service essentiel pour un bon nombre de trolls à la recherche d’une activité sur internet.
Plusieurs de ses répliques sont en voie de devenir des mèmes. La plus persistante jusqu’à maintenant étant Hang on, I got unudder cawl. Cette phrase, répétée sans cesse au moment fort de la première soirée, alors accaparé par un débit incessant d’appel d’internautes, semble avoir capté l’attention. En fait, la scène était assez comique. Plusieurs vidéos témoignant de la scène sont également apparut sur YouTube.
Bref, si tout cela fait peur, soyez vigilant, et surtout, ne vous éparpillez pas trop sur le web, car il y a des gens qui se font une spécialité d’emprunter les traces laissées par d’autres internautes. Ne postez jamais une photo avec la fonction de géolocalisation activée sur votre cellulaire, car il y a de forte chance que celle-ci contiendra les donnés nécessaires pour découvrir votre adresse, notamment.
Cordialement,
PS. Le type en question était là live (faut rafraichir la page quand tu es déconnecté)—> http://ww.com/hotfoot777
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Dans mon dernier billet Gourou, papesse ou reine des médias sociaux, inaccessibilité et narcissisme, je croyais naïvement avoir cloué au pilori la vision que mon blogue et Les médias sociaux 101, soient vus comme une expression narcissique. C’était sans compter sur le « fair-play » de certains journalistes, qui ont du plaisir à alimenter la guéguerre journaliste/blogueurs –twittereurs dont je suis sans doute la Jeanne d’Arc. Toujours est-il que Stéphane Baillargeon dans l’article Médias - Twitter ou ne pas twitter? de le Devoir, en rajoute une couche ce matin.
Ce qui ne règle pas le problème des comptes personnels, enfin de ceux liés à des journalistes et des patrons de presse. Devraient-ils pouvoir gazouiller sur leur média, voire comme bon leur semble et sur tous les sujets? En fait, à l’oeil, la plupart se soumettent à des règles informelles en ne publiant pas n’importe quoi. On croise bien de petites dérives ou des insignifiances ici et là, mais, franchement, il s’en trouve beaucoup moins que sur certains sites des pros des nouveaux médias.
Celui de Michelle Blanc (qui vient de publier le guide Médias sociaux 101 sur du bon vieux papier) concentre l’autopromotion et le nombrilisme au pur jus. La semaine dernière, entre quelques liens de pro, madame causait vaginite. Du très profond ego inc.
«Plutôt que d’inventer des cas d’espèce fictifs comme certains autres auteurs qui ont écrit sur le sujet l’ont fait, j’utilise un cas qui est notoirement publicisé, pour faire diverses démonstrations de l’utilité des médias sociaux et il s’avère que ce cas est moi-même», a candidement expliqué Mme Blanc sur son blogue.
Fixer une limite plus claire
Franchement, qui se plaindrait si les journalistes fixaient une limite plus claire entre le privé et le public? Quoique, justement, le chroniqueur de La Presse Patrick Lagacé a twitté cette semaine qu’il n’avait pas et n’avait jamais eu de vaginite…
Faut-il donc distinguer les gazouillis des préposés à l’opinion et ceux des préposés aux faits? Ou bien l’un devient l’autre, et tout se mélange en 140 caractères, de tous les côtés, y compris le public et les marketologues?
Comme je suis une marketologue, parlons donc des journaleux. Vous savez ceux qui s’amusent à faire une démonstration en utilisant des exemples capilotractés (tiré par les cheveux) en faisant l’apologie du pour versus du contre. C’est bien la dialectique d’opposition et de démonisation. Ça a l’avantage de ne pas réellement pousser la réflexion (ho est-ce une autre manipulation egotistique que de mettre le mot réflexion ici?) et de chier un texte subito presto pour respecter l’heure de tomber. Donc la substance de l’article (si substance il y a) est de se demander si les twitts présence Facebook et autres médias sociaux des journalistes, doit se faire sur le plan strictement professionnel ou doit-elle aussi inclure des éléments personnels? C’est une très bonne question pour laquelle habituellement on me mandate. Ma réponse est toute simple et elle a été largement documenté ici, dont par vous-même dans votre ancien article ego inc., qui a eu l’avantage de m’envoyer nombre de journalistes comme clients (je vous en remercie). Je dirais qu’idéalement, vous faites un savant mélange des deux. Le journaliste est avant tout un salarié dont le contrat n’est peut-être pas éternel avec son média et s’il perdait son emploi, son brand serait sans doute le meilleur véhicule pour en trouver un autre. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé par exemple à monsieur Franco Nuovo qui malgré le lock-out du Journal de Montréal, anime maintenant une émission à Radio-Canada, sans doute à cause de la force de son brand. Par contre, du côté de l’employeur, il semble évident que le média a avantage à restreindre le côté « personnel » de l’employé journaliste afin que celui-ci se concentre sur « la commercialisation » du média de l’employeur. Cependant, à long terme, ce genre de stratégie a le désavantage de faire perdre l’individualité (que nous pourrions aussi appeler narcissisme) du journaliste, ce qui le rend très souvent plus sympathique et humain pour les lecteurs. Dans la dialectique médias sociaux, la frontière privée/publique change grandement. Les vieux (et les patrons et élites qui sont généralement vieux) ont de la difficulté avec ça. Dans les médias sociaux on se dévoile plus. On ne dit pas tout, mais on se dévoile plus quand même. Qu’un million de personnes sachent que j’ai eu une vaginite, je crois que c’est un « statement politique » et une œuvre de vulgarisation populaire (oui une nouvelle femme a un vagin, il est fonctionnel et peut même avoir une vaginite ). Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire mon billet du blogue Femme 2.0, Vaginite 2.0 (classé l’un des 11 meilleurs blogue de langue française par la radio-télévision Allemande (re-plogue narcissique qui prouve que souvent faut être reconnue à l’extérieur du Québec avant que nos élites locales reconnaissent qu’on a peut-être déjà fait quelque chose)). Je vous signale en terminant que vous n’avez pas encore vu de photos de mon vagin ou de cette infection vaginale. Je me garde une petite gêne tout de même et cette frontière gênante est sans contredit très différente dans ma conception, que dans la vôtre. En conclusion, je vais vous citer de l’article Éloge de l’engagement, mais contrairement à vous, je vous ferai la délicatesse d’un contexte et d’hyperliens. Vous écriviez cet article en guise d’analyse d’un débat entre Joseph Facal et Jean-François Lisée par tribunes interposées et visant à déterminer la suite de l’évolution et des stratégies indépendantistes au Québec. Vous disiez :
(…) Savant, militant et bête à média, c’est donc possible ? Max Weber pensait pouvoir trancher au rasoir entre la description objective de la réalité sociale et les jugements de valeur liés à l’intervention sociopolitique. D’autres, comme Pierre Bourdieu ou Guy Rocher, ne veulent pas séparer la compétence académique et l’engagement. Pour eux, la connaissance critique peut guider l’action. Mieux, la résistance analytique doit s’affirmer contre les vulgarités béotiennes souvent charriées par les médias.
Au fond, c’est l’idée que le savant ou l’artiste ou l’écrivain demeurent des citoyens et qu’à ce noble titre partagé, ils ont parfaitement le droit et peut-être le devoir strict de participer au débat public.
(…)Ces engagements politico-médiatiques ont aussi le mérite de rappeler le retrait de l’espace public des autres intellos. Leur désaffiliation du social va souvent de pair avec l’hyperspécialisation stérile des sciences sociales. Les « fonctionnaires de l’humanité » (Bourdieu, encore), pour ne pas dire les corporatistes du particulier, s’esquivent et retraitent confortablement.
Les pros du commentaire viennent combler ce vide. Ce qui pousse à se demander quelle est la différence entre le savant-militant-commentateur (minoritaire) et le chroniqueur-journaliste (en surnombre) ?
(…)La chicane fait aussi se poser des questions sur le positionnement (ou l’engagement) des médias à l’ère de l’hypermédiatique. Quand tout le monde dit la même chose, ou presque, c’est bien de trouver et de garder sa voix distincte.
Much of what is being said about “social media” was said about blogging before, as it was said of “traditional” literature and art before that. It is ironic that in a culture that embraces, encourages and demands self-sufficiency and autonomy recent representational methods (such as social media) are being accused of propagating “the narcissism epidemic”. (Susan Sontag would have had a lot to say about the pejorative medical metaphor). As Piombino brilliantly explained,
At this moment in time, blogging, as a writing movement, is blessed with an opportunity to evolve a writing tendency that can combine self-sufficiency with empathy in a way that can be advantageous to the individual writer, and at the same time to the writing community, the local community, the nation, and the world. Blogging is quite capable of allowing individual writers quite a lot of space to take a place on the continuum of community involvement and sustain quite a lot of automonomy. This is largely because of the technological advances inherent in html linking, and the fact that, at the moment, it is being made available free of charge.
We can easily substitute “blogging” in Piombino’s writing for “social media” without betraying its message. Blogging and social media are representational methods which allow the design of “profiles” which are an online extension of ourselves. Social media and blogging do not have to be more “narcissistic” than a good resume or CV. The average professional job advert seeks extraordinary qualities that strictly speaking only pathologically narcissistic individuals would truly believe they honestly possess.
Les médias n’aiment rien de mieux que de faire étalage de la “subversion” pour faire oublier qu’ils la récupèrent.
Ma conclusion :
J’admets volontiers être subversive…
MAJ2
Je réalise aussi que la condescendance d’une certaine classe journalistique, est sans doute la forme la plus dégueulasse de narcissisme…
MAJ3
Un autre point de vue sur la question, que j’aime beaucoup (oui je suis biaisée) chez Facteur Pub, Les bornés :
(…) On se confine plutôt à des analyses de surface, à des jugements de valeurs, de Nathalie Petrowski à Stéphane Baillargeon hier dans Le Devoir (quelle sale petite attitude), on sent que Twitter agace, irrite.
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En d’autres mots, rien de plus facile que de voter sur le web, que d’y donner son opinion ou son appui, que de relayer des informations mais concrètement, politiquement, socialement et littéralement, ça ne change pas le monde. Ce qui n’enlève rien à l’utilité et à l’efficacité des réseaux sociaux quand il s’agit de se retrouver à 2000 dans la rue pour protester ou pour dîner en blanc. Mais de là à croire que les réseaux sociaux vont déclencher une réelle révolution politique, que ce sont eux qui ont fait élire Obama ou qu’un jour ces mêmes réseaux vont faire triompher la démocratie en Iran, il y a un pas que Gladwell refuse à raison de franchir. Pourquoi? Parce que les réseaux sociaux ne sont qu’un outil. Et que ça prend plus qu’un outil pour enrayer le racisme, la ségrégation ou le déficit démocratique.
Mais c’est qu’elle a enfin raison. Les médias sociaux ne sont qu’un outil. De dire qu’ils peuvent changer le monde est sans doute nettement exagéré. Par contre, Gladwell ne parle pas d’Obama et oui, c’est certainement Internet et les médias sociaux qui l’ont mis au pouvoir. Mais posons la question autrement. La télévision a t’elle changé le monde? La radio a t’elle créé des soulèvements populaires, le téléphone a t’il créé des révolutions. La réponse sera sans doute oui, mais la démonstration en sera plus compliquée. Grâce à la télévision, les esprits se sont ouverts sur une foule d’enjeux sociaux, politiques et culturels. De nombreuses études ont été rédigées sur la portée de celle-ci sur une foule d’aspects sociétaux. La radio était montrée comme principale responsable des soulèvements meurtriers du Rwanda et le téléphone permit à bien des révolutionnaires de planifier leurs attentats. Pourquoi les médias sociaux devraient-ils être plus efficaces que ces autres outils réunis? Sans doute parce que des enthousiastes ont exagéré grandement l’impact de twitter sur la crise iranienne, sur les événements au Darfour ou sur la crise de Moldavie. Les livres ont eu un impact considérable sur l’humanité. Les médias sociaux (incluant les blogues) sont le nouveau type de livre du XXI siècle (la preuve se blogue est désormais sous format livre). Laissons donc le temps aux médias sociaux de changer les choses et ne les investissons donc pas de pouvoirs « extraordinaires » trop rapidement. Mais reconnaissons tout de même qu’ils aient un potentiel et une efficacité de communication, de relations publiques, de partage de l’information et de mobilisation qui à terme, peuvent certainement être des outils efficaces qui additionnée à plusieurs autres outils et initiatives, peuvent changer les choses…
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(…) La transparence en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC) veut signifier le caractère non privé de l’information, elle sous-entend que le public y a accès très facilement.
Le terme qui s’oppose à la transparence est celui de l’opacité : ici, au contraire, l’information est privée et reste comme imperceptible du public.
Cette idée renvoit à la perception de la couleur pour la transparence et de matière pour l’opacité. L’individu parvient aisément à comprendre la signification de l’expression. Le dictionnaire Larousse ajoute cette définition : Parfaite accessibilité de l’information dans les domaines qui regardent l’opinion publique
Nous nous arrêterons ici à l’un des sens du mot authenticité, le plus récent celui que Le petit Robert résume ainsi: «Qui exprime une vérité profonde de l’individu et non des habitudes superficielles, des conventions.» (…)
L’authenticité, c’est l’accomplissement antérieur à toute prise en charge consciente et rationnelle de soi-même. Un simple geste, unique et sûr de lui-même, peut être un signe d’authenticité. (…)
L’authenticité, c’est aussi la consonance intérieure. On dit parfois: j’ai senti qu’en posant tel ou tel geste, j’aurais forcé ma nature, rompu ma consonnance avec moi-même. La racine de l’authenticité est dans ce sentiment par lequel, le plus souvent sans le savoir, nous empêchons le geste faux de prendre forme.
C’est par un sens de la consonance analogue que l’artiste élimine les traits incompatibles avec son idéal encore implicite. Nous sommes inspirés de nous-mêmes comme l’artiste est inspiré par son idée. C’est la même faculté, flair ou sens de la musique intérieure, qui s’exerce dans chaque cas. Cette faculté est nourrie par la nature et par les oeuvres d’art dont on s’imprègne, dans la mesure ou ces dernières sont elles-mêmes authentiques. (…)
La transparence est donc une information à caractère « non privée ». En tant qu’employé, collaborateur, client ou fournisseur, il y a donc une multitude « d’informations privées », que nous ne pouvons pas communiquer librement tout en étant totalement transparents. Toute chose ne peut pas et ne doit pas être dite. Pour ce qui est de l’authenticité, on parle de « vérité profonde », de « consonance intérieure », d’idéal même. L’authenticité semble donc être le fruit du « vrai ». On peut donc être transparent, encore une fois, en ne disant pas tout et en ne réagissant pas sur tout. Je dirais même que l’authenticité et la transparence sont intimement liées au respect de soi, et de l’autre. Qu’il soit patron, collaborateur, client ou fournisseur. Tout n’est pas bon à dire et on ne peut « bitcher » impunément en se réclamant de la sacro-sainte authenticité. Je devrais dire plutôt qu’on peut, mais qu’il y a des risques à cela. Si votre entreprise vous fait signer un contrat d’embauche stipulant ce que vous pouvez ou ne pouvez pas dire et que vous enfreignez ce contrat, vous aurez beau vous vanter d’être « authentique et transparent », il y a de fortes chances que votre auditoire soit celui du bureau de chômage. De même pour les entreprises sur les médias sociaux, il y a un contrat « tacite » entre les abonnées, lecteurs, membres ou autre et celle-ci. C’en est une d’authenticité et de transparence, dans les limites permises par les lois civiles, criminelles et par les ententes contractuelles qui lient les employés à leurs entreprises. En somme, authenticité et transparence peuvent aussi être synonymes de respect…
épilogue :
J’ai de nombreux clients qui ne veulent pas nécessairement que leurs actions stratégiques se sachent, je suis sous contrat pour mon livre, il y a des sensibilités tout autour de moi dans ma vie personnelle et professionnelle que je me dois de respecter. À titre d’exemple, ma conjointe a toujours insisté pour que dans mes contenus, on ne puisse l’identifier. J’ai toujours respecté ça. Pourtant, je suis authentique et vraie comme je ne l’ai probablement jamais été dans ma vie. Mais des fois, il faut savoir fermer sa gueule. Même si ça nous démange. Même si ça fait du bien de gueuler à tous ces connards que le destin mets sur notre chemin, de répondre aux critiques, de faire la leçon publiquement à quelqu’un qui le mérite, de se vanter d’une réussite stratégique qui apporte plein de fric à un client. Des fois, par souci d’authenticité il faut prendre sa pilule et fermer sa gueule…
Près de dix mille personnes te suivent sur Twitter. C’est quand même incroyable quand on sait que la majorité de tes commentaires portent sur ta vie privée. Est-ce que tu es la même personne en ligne que dans la vraie vie?
Oui et non… Je suis toujours authentique. Les gens me disent: «Michelle, t’es tellement transparente, tu dis tout». C’est faux! Sur Twitter, j’ai une transparence relative, c’est moi qui décide de ce que je mets en ligne.
Je vois quantité d’informations à mon propos et je ne réagis probablement qu’au dixième de ce que je vois. Je vois énormément de choses à propos de mes clients et partenaires. Je n’en dis rien. J’ai d’ailleurs développé un profond respect des gens qui ont une vie publique. Je les comprends mieux maintenant. Ce n’est pas facile d’être une cible… De plus, vous ne savez que très peu de choses de ma pratique finalement. Comme je suis dans le conseil stratégique, je ne dis que ce que je peux dire et ce sont souvent plus les PME que les multinationales avec qui je travaille, qui me permettent d’en dire un peu. D’un autre côté, ça laisse aussi libres court à l’imagination débordante et débridée de certains. Des fois j’ai hâte d’être vieille pour écrire mes mémoires, juste avant de crever…
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