De bonnes nouvelles pour les médias sociaux

Dans un récent article d’eMarketer What Ad Agency Clients Think, on apprend que :

Almost one-third of clients increased their commitment to search engine optimization, while 56% and 28% did the same for social media and online display, respectively.
“If you don’t have a good grasp of new media, you had better get on it,” recommended RSW analysts in the report.
The main reasons clients left agencies were lack of fresh ideas (73%) and the need to cut costs (44%).
The report recommended that agencies ask themselves: “What insights, ideas, creative solutions can you bring to the client’s table that others can’t?”

Les recommandations d’eMarketer paraissent concorder avec celles que j’ai faites dans mon billet The proof is in the pudding :

Si j’étais une entreprise qui veut faire de l’acquisition de clients sur le Web, je songerais peut-être à une approche médias sociaux et blogue plutôt que site Flash…

Je vous suggère de regarder le tableau suivant, faisant état des changements de dépenses des gestionnaires marketing américains. Disons que, sans doute d’ici quelques années, cette tendance apparaîtra aussi ici pour les entreprises moins innovantes. Mais déjà, celles qui le sont un peu plus, commencent sérieusement à réfléchir aux questions qu’apportent les médias sociaux.

D’ailleurs, dans CIOZone, l’article Social Media Mania tente justement de répondre aux « peurs » qu’évoquent souvent les CTO afin de restreindre l’accès de leurs employés à ces fameux réseaux.

Studies show that many companies have been hesitant to allow their workers to engage in social media because of security and legal concerns, fear of embarrassing or brand-damaging remarks leaking out, or simply seeing little value in social media.
However, if social media proponents are correct, CIOs who ignore or fight against the rise of social media will hurt their organizations, causing them to fall behind the curve, miss crucial opportunities, fail to shape and defend their brands, and suffer the competitive consequences. (…)
“For companies, resistance to social media is futile. Millions of people are creating content for the social Web. Your competitors are already there. Your customers have been there for a long time. If your business isn’t putting itself out there, it ought to be.”

Pour ne rien faire, outre le manque de connaissance des médias sociaux (mais il y a de très bons consultants spécialisés là-dedans comme moi, par exemple), vous pouvez toujours invoquer la crise économique qui restreint le pouvoir de dépenser des organisations. À ce propos, le document  The Coming Change in Social Media Business Applications , separating the Biz from the Buzz (PDF), argumente qu’au contraire, c’est justement le meilleur moment de plonger :

As organizations invest in social media programs, incorporating this shift into the plans should be considered a high priority.
Skeptics might say that a more customer-centric approach is natural in a recession when business is scarce. But a recession is not just a time of slow sales. More significantly, it is also a time when the pace of change accelerates, and the competitive landscape of industries is reshaped.

The proof is in the pudding

Aujourd’hui j’étais chez un client qui avait réuni une des plus belles brochettes de consultants de ce que toutes les sphères du marketing peuvent apporter à une organisation de classe mondiale. Lorsque vint le temps de me présenter il fut très éloquent et flatteur à mon propos et conclut sa présentation par : Madame Blanc est lue à la grandeur de la planète, elle est passée maître de Twitter, Facebook et elle connaît le pull marketing « the proof is in the pudding ». J’ai trouvé ça très gentil de sa part et ça me fit songer que c’est vrai que je suis seule et que depuis plus de deux ans je n’appelle personne puisque ce sont les clients qui me téléphonent. De plus, je n’écris pas d’offres de service et je ne fais pas de « pitch ». Ma business ne vient que du Web. Je ne suis pas dans les pages jaunes et mon adresse n’est écrite nulle part. La preuve, du concept d’acquisition client par le Web, est donc facilement démontrée. En outre, je suis un petit peu baveuse et même vantarde. Ça fait longtemps que j’écris à propos de la puissance des médias sociaux et du blogue en particulier. Question de prouver une fois de plus mes dires, j’ai fait un petit comparatif du « reach » de mon blogue (à l’aide d’Alexa) versus celui des sites Web d’agences Web de classe internationale qui sont basées à Montréal soit : Sidlee.com, Nurun.com, Fjordinteractif.com et Marketel.com (je viens même de leur faire cadeau d’un hyperlien externe, ce que je suis gentille tout de même). Ces agences ont plusieurs centaines d’employés, elles travaillent avec certaines des plus grandes marques de la planète mais, ironiquement sur le Web, leur « reach » est plus faible que celui d’une seule personne (en l’occurrence bibi).

Comparatif Michelleblanc.com vs Sidlee.com vs Nurun.com vs Fjordintractif.com vs Marketel.com

Comparatif du reach de Michelleblanc.com vs Sidlee.com vs Nurun.com vs Fjordintractif.com vs Marketel.com

La morale de cette histoire :
Si j’étais une entreprise, qui veut faire de l’acquisition de clients sur le Web, je songerais peut-être à une approche médias sociaux et blogue plutôt que site Flash…

MAJ
Question de vérifier d’autres critères voici un tableau des hyperliens externes tels que colligés avec l’outil Marketleap.

Comparatif des hyperliens externes de Michelleblanc.com vs Sidlee.com vs Nurun.com vs Fjordintractif.com vs Marketel.com

Awak’it Lille : Les conférences des cousins québécois

Pour les potes qui sont curieux des conférences que Philippe Martin, Claude Malaison et moi-même avons données à Lille, vous pouvez enfin voir nos prestations en vidéo. Dans le billet, Lettre publique à trois experts du 2.0, notre hôte Jérome Moles rend disponible les vidéos de l’événement de même que les Power Point que nous y avons présentés.

Techtoc.tv: Entreprise et marketing 2.0 état des lieux entre le Québec et la France (partie 1)

Lors de mon récent voyage en Europe j’ai participé à un plateau Web TV soit celui de Techtoc.tv. ClaudeMalaison, Vincent Berthelot et moi-même avons discuté avec l’animateur Frederic Buscanana des problématiques d’implantation du Web 2.0 à l’interne et à l’externe de l’entreprise. Bonne écoute…

Les médias sociaux vont-ils remplacer Google?

Les médias sociaux vont-ils remplacer Google? C’est une question qui devient de plus en plus FONDAMENTALE pour les stratèges internet et surtout, leurs clients. Déjà, il y a quelques temps de ça, j’observais ce changement de paradigme dans mes billets :
Twitter et Facebook, de bons générateurs de trafic
De l’importance d’une saine présence Web incluant les médias sociaux
Pourquoi ça va vous prendre un gestionnaire des médias sociaux

Les blogues ont de l’influence et les médias sociaux de la portée

Que les médias sociaux deviennent une source majeure de trafic Web et surtout de trafic qualifié! C’est en gros ce que viennent aussi confirmer des bonzes du Web. Ainsi, chez Fathom SEO, Google Search Options or MS Bing, Blended Search is the Next Big Thing on peut lire :

Interesting, of course. But the real reason to pay attention to these developments is the way they both make it obvious that to be most visible on either engine, you will need to create content in many different media and distribute it.

Both engines allow searchers to ‘slice and dice’ or refine their queries by video, images, timeliness or medium. Google Search Options specifically calls out videos, images, forums and review sites as ways to sort. Bing lists images, videos, shopping, news, maps and travel as areas to explore.

Ce qu’il entend par Blended search = être sur différents médias = utiliser les médias sociaux.
Puis Darren Barefoot fait une petite expérience qu’il explique dans son billet What is the average clickthrough rate on twitter? Son analyse finale révèle que :

To get the average clickthrough rate, I just divide the total number of clicks reported (1656) by the total number of followers reported (46973). That gives us a rate of 3.5%. This means that, on average, a link shared on Twitter will be clicked by 3.5% of your followers.

Un CTR de 3.5% est un peu supérieur à une campagne Adwords de Google que l’on considère généralement correcte à 3% et de beaucoup supérieure à une campagne bannière qui elle tourne autour de 0.25%. C’est donc un maudit bon score. La cerise sur le sundae nous vient de baekdal.com, Is Social Taking over Google? et des deux tableaux qui suivent et que je peux confirmer moi-même dans mes propres stats.

Merci d’ailleurs aux twittereurs @mrboo, @TechCrunch, @robinwauters,@Yashou et @martinlessard qui m’ont mise sur ces pistes et non, ce n’est pas Google, qui m’a aidée à trouver ces contenus fabuleux. Et vous, vous attendez quoi encore avant de comprendre le « shift » fondamental que nous vivons?

http://www.baekdal.com/articles/Management/google-social-shift/

http://www.baekdal.com/articles/Management/google-social-shift/

http://www.baekdal.com/articles/Management/google-social-shift/

Encore une nouvelle carte mondiale des médias sociaux

La cartographie des médias sociaux est en constante évolution et des joueurs deviennent majeurs et d’autres perdent des plumes. On peut d’ailleurs observer cette évolution en relisant mes billets Cartographie des réseaux sociaux dans le monde et Nouvelle cartographie des médias sociaux dans le monde et en les comparant à la nouvelle donne (dans le graphique plus bas) tiré du billet World Map of Social Networks (via un twitt de Karine Miron).
Le 2e tableau qui présente les 2e et 3e médias sociaux en importance par pays, permet en outre de raffiner et de Planifier une stratégie médias sociaux. On y note notamment la montée spectaculaire de Facebook et la baisse de popularité de MySpace.

Cartographie des médias sociaux de juin 2009

Cartographie des médias sociaux de juin 2009

Le top 3 des médias sociaux par pays

Le top 3 des médias sociaux par pays

Conférence : Médias sociaux et l’entreprise

C’est avec grand plaisir que ce soir je m’envole pour Paris et que je vais prendre le TGV pour la première fois, en direction de Lille, afin d’y donner une conférence Médias sociaux et l’entreprise sous l’égide d’Euratchenologies organisée par Awak’it. Ma présentation Médias sociaux et l’entreprise (PDF) est comme à l’habitude, dispo. à l’avance.

Le pote Claude Malaison, qui y est déjà, a aimablement mis en ligne notre horaire très chargé. Ainsi, en plus de cette conférence, nous participerons à un Yulbiz-Lille/blog en nord, puis nous nous retrouverons sur le plateau de Techtoc.TV (à Paris) pour une entrevue sur le sujet : Entreprise et marketing 2.0 état des lieux entre le Québec et la France. Gros programme en perspective qui sera pimenté de plusieurs autres rencontres avec des passionnés du Web 2.0 et des affaires français.

Planifier une stratégie médias sociaux

Le roi des médias sociaux est, et reste toujours, le blogue. Une présence média social requiert cependant que vous soyez aussi sur ces autres faire valoir et créateurs de conversations et de trafic que sont Facebook, Twitter, YouTube (ou Dailymotion pour les copains français), Flickr, LinkedIn (ou Viadeo), MySpace et les nombreux autres médias sociaux qui correspondent à vos publics cibles (au niveau technologique, géographique ou socio-démographique). Mais comment planifier votre entrée dans cet univers aux multiples facettes et en constante évolution? C’est le propos d’un intéressant billet de Jacop Morgan, Rolling Out a Social Media Strategy (que j’adapte ici librement pour vous).

Phase 1 : Écoute et monitorage
Dressez un portrait de votre situation statistique Web actuelle (afin de mesurer votre progression par la suite) et créez-vous un lecteur de fils RSS afin de monitorer les conversations qui se font à propos de vous et dans votre champ d’activité.

Phase 2 : Création de ses profils et de son image de marque
Sécurisez vos marques sur les différentes plates-formes média social (afin de ne pas être victime de cybersquattage) et garnissez vos profils des informations pertinentes vous concernant.

Phase 3 : Création de contenus
Débutez la création et la dissémination de vos contenus sur les différentes plates-formes et prenez en considération que plusieurs de celles-ci sont des lieux de conversation. Ayez une valeur ajoutée et discutez réellement. Ne faites pas que parler de vous ou ne faire que de l’auto-promotion, ça emmerde les gens. Développez une ligne éditoriale des contenus, des commentaires et des réactions et partagez celle-ci avec votre équipe afin que chacun soit sur la même ligne de pensée.

Phase 4 : Distribution des contenus et promotion de ceux-ci
La récupération intelligente des contenus est une chose légitime et la promotion de ceux-ci entre les différentes plates-formes, souhaitable. Vous pouvez, par exemple, écrire sur un sujet dans votre blogue, mettre les photos qui s’y rattachent sur Flickr, faire une allocution filmée distribuée sur YouTube et inciter les gens à voir ces contenus sur Facebook et Twitter (il va de soi que plusieurs types de combinaisons sont possibles).

Phase 5 : Création d’une communauté
Cette activité doit évidemment se faire tout au long du processus. J’ai déjà d’ailleurs écrit que pour chaque billet publié sur un blogue, vous devriez aller faire au moins 2 commentaires ailleurs. Mais maintenant que vous commencez à avoir une certaine autorité et qu’un début de communauté se crée, vous pouvez interagir plus directement avec elle en la questionnant, en faisant un concours, en l’invitant à venir vous rejoindre dans le monde physique lors d’un événement que vous organisez, etc.

Phase 6 : Mesurez, analysez et ajustez le tir
C’est maintenant le moment de regarder en arrière et d’évaluer si vos objectifs d’affaires initiaux ont été réalisés et d’évaluer ce que vous pourriez modifier et faire encore mieux. Vous devriez aussi comprendre quels types de contenus et, ou, de médias sociaux suscitent de fortes réactions et lesquels ont le moins d’impact.

Vous devez aussi comprendre que les médias sociaux sont d’abord et avant tout des lieux d’échanges basés sur la valeur de vos contenus et le respect. Une stratégie média social ne se met pas en place et ne s’exécute pas en quelques semaines ou quelques mois. C’est un investissement sur plusieurs mois qui donnera aussi des résultats sur plusieurs mois. Les retombées d’affaires ne peuvent pas  être instantanées mais elles seront durables et pourraient très certainement vous surprendre et accroître plusieurs bénéfices d’affaires dont celui de l’augmentation de vos ventes.

Je vous invite aussi à relire mon billet : Médias sociaux et paramètres d’affaires

7 raisons pour lesquelles les gestionnaires de produits se doivent d’être sur Twitter

C’est sur Webproductblog que l’article 7 Reasons Why Good Product Managers Must Be On Twitter, fait état des 7 raisons pour lesquelles les gestionnaires de produits se doivent d’être sur Twitter. Je partage cet enthousiasme et vous les traduit librement ici.

• Entrer en relation avec d’autres gestionnaires de produits
• Entrer en relation avec des clients potentiels
• Recueillir les commentaires et suggestions de la clientèle
• Localiser les experts de votre domaine
• Partager de l’information pertinente
• Augmenter votre réputation en ligne
• Faire connaître vos produits

Michelle chez les Chtis et considérations culturelles des médias sociaux

Hé oui, je me prépare à traverser l’Atlantique pour aller donner une conférence à l’invitation d’Awak’it , Euratechnologies et de Digiport en territoire Chti. J’ai bien sûr regardé le film Bienvenue chez les Chtis et, l’image qu’on en fait est franchement rigolote. Ça me donne donc très envie de rencontrer ces gens qu’on présente de façon si charmante. Mais comme les lecteurs assidus de ce blogue, de mon autre blogue plus spécialisé sur ma condition, de mes twits et de mes statuts Facebook le savent, je parle souvent de Bibitte, qui est la femme de ma vie et qui est devenue, au fil du temps, un personnage virtuel dont plusieurs d’entre vous me parlez souvent. Il appert, qu’en France, le mot Bibitte soit l’équivalent de « bite molle » plutôt que celui « d’un gentil insecte ». Or, des copains Français me font la remarque que je parle peut-être trop de Bibitte et que comme chez eux ça a une signification particulière, peut-être que je vais nuire à l’avancement de ma carrière là-bas. À cet effet, je rappellerai que le mot « gosse » signifie là-bas « un gamin », tandis qu’ici, ce sont plutôt « des testicules ». La matière à quiproquo est donc abondante d’un côté de l’Atlantique comme de l’autre. Cependant, les copains français sont beaucoup plus « axés business » que moi (je généralise ici, il va sans dire). Ils ne parlent presque jamais de leur épouse/époux ou de leurs enfants. Ils font des billets/statuts/twits très proprets et orientés « résultats d’affaires » et « informations pertinentes ». Or, pour moi, les médias sociaux sont des conversations qui se doivent d’être « business » mais qui doivent aussi inclure ce qui existerait dans une conversation normale, c’est-à-dire des choses anodines, des humeurs, des partages, des conneries, des réponses, des informations de premier ordre et de la promotion ou de l’autopromotion que j’appelle affectueusement « des liches ou de l’autoliche » (terme qui fait aussi hausser les épaules là-bas). De plus, je tiens à marquer mon territoire linguistique québécois et je n’hésite jamais à inclure dans mes textes nos expressions pittoresques. Ça fait partie de ma nature et de mon giron culturel dont je suis fière. D’ailleurs, les potes français qui viennent ici sont toujours contents de nous pousser « un tabarnak » qu’ils ont pris le soin d’apprendre avant d’atterrir ici. Dans les médias sociaux, ça devrait donc être la même chose quant à moi.

À titre expérimental et comme je vais parler de médias sociaux là-bas ce matin, sur Twitter et Facebook, j’ai fait la demande qu’on m’envoie des liens à propos de sites expliquant le lexique Chti. La réponse a été extraordinaire. Elle venait de gens d’ici bien certainement, mais aussi de Chtis qui semblaient très fiers que je m’intéresse à leur sphère culturelle. Voici donc ces hyperliens.

Le dictionnaire Ch’timi
Tiot diqchionnaire Chti, à l’usage des chtis du monde entier (PDF)
Le Picard (Wikipedia)
Dictionnaire picard
(collection de liens)
Le blog Chti
Chti.org
Le Chtimi de Poche ; Guide de conversation
(Chez Amazon)
La cerise sur le sundea, vous pouvez même lire mon blogue en Chti en cliquant sur ce lien

Conclusion
Je vais continuer fièrement de parler de Bibitte lorsque cela me plait et j’ose croire que les potes français s’adapteront. Sinon, ce sera tout simplement dommage. Bibitte est très fière de son sobriquet d’amour et que je parle d’elle avec tant de passion. J’encourage les francophones de la diaspora mondiale à, eux aussi, nous faire partager leurs colorées expressions et à nous faire grandir de ces richesses linguistiques. J’encourage aussi les francophones à ne pas avoir honte de twitter en français et à se décoincer un peu et, j’anticipe le plaisir d’être parmi les Chtis et de franchement rigoler avec eux…

Twitter pour les entreprises sans buts lucratifs

Comme suite à mon billet GE innove avec un Tweet Squad, madame Gyslaine Desrosiers (qui incidemment est présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et ma cliente) me pose la question en commentaire :

Personnellement, je n’arrive pas encore à comprendre ce que Twitter peut apporter à une entreprise sans but lucratif. De plus, je m’interroge sur l’investissement de temps que requiert cet outil du web 2.0

Voici donc, une tentative de réponse.
Tout d’abord, même les entreprises à but non lucratif ont des objectifs d’affaires à atteindre. Ces objectifs peuvent être :
-de recruter de nouveaux membres
-d’inciter les membres à appuyer une action ou une position sociale ou politique
-de faire une campagne de financement
-d’identifier les influenceurs qui parlent de vos enjeux ou de votre organisation et d’entrer en dialogue avec eux
-de faire la promotion d’un message, une idée, d’une position, d’une cause, etc.
Twitter peut devenir un outil très performant pour tout type d’organisations, qu’elles soient à but lucratif ou non. Je vous invite d’ailleurs à relire mes nombreux billets de la catégorie Twitter ou le microblogging pour vous rendre compte que Twitter peut être utile en terme de monitorage, marketing, relations publiques, branding, référencement et création de trafic et de bien d’autres manières encore. Mais pour être vraiment spécifique quant à la question d’utiliser Twitter pour des OSBL, Chriss Brogan en fait un bon résumé :

Use Twitter for Good
• Quick Human Answers- Ask folks on your friend’s list which digital camera to buy for under $300 US, and you’ll get back a stream of responses.
• Conference / News Briefings- The last several major tech events were covered by Twitter. I heard about the Apple iPhone faster through Twitter than I would via blog surfing. Similarly, I’ve watched people in San Francisco report earthquakes that took news sources hours to confirm.
• Friendsourcing- Last Tuesday, I asked about a web designer for a project. I got back 14 emails in 10 minutes from different sources on Twitter. It’s a great place to find folks to help with things. We once helped a friend out of a bind when he got stuck at an airport, strictly by Twitter. (I write about friendsourcing on my blog).
• Micro-Attention-Sharing- Lots of us use Twitter to direct folks to blog posts we’ve written, news we find needs sharing, or entertaining things we’ve found on the web (Twitter has a built in function to use tinyurl.com to shrink URLs to keep it under 140 characters). It’s *like* using del.icio.us to share, but it’s instant, and you wouldn’t drop 100 links on someone in Twitter in a given day.
• Direct People to Good Causes- I’ve seen plenty of posts of someone doing a walk for hunger or a collection for diabetes. Twitter allows people to use their friend lists to propagate that information faster, and try to draw more direct help down to a problem.
• Bonus- As advertised, Twitter answers the question “What are you doing?” It means that you can stay in touch with others without being intrusive. Just follow their twitters.

Je suggère aussi de suivre @nonprofitorgs sur Twitter, puisque comme il présente dans sa bio :

The mission of this Twitter profile is to serve as a portal to all nonprofit organizations on Twitter [by only following nonprofit organizations].

Autres ressources
Mashable : 26 Charities and Non-Profits on Twitter
The digiactive guide to Twitter for activism
(PDF)

Autre explication du retard d’adoption des médias sociaux par les entreprises

Comme cela arrive de temps à autre, ça me fait plaisir de mettre en exergue un commentaire qui ajoute vraiment à la discussion. Il s’agit de celui de Guy Litalien qui vient commenter mon billet Pourquoi les entreprises se plantent sur les médias sociaux en général et Twitter en particulier :

Guy Litalien
À mon avis, le soi-disant retard des médias sociaux dans nos organisations repose sur deux éléments principaux :

Le premier concerne les nombreuses modes ou pratiques de communication ou de gestion. Depuis les trois dernières décennies, il y a eu de nombreuses aventures coûteuses en matière de communication et d’information qu’il est peut-être un peu normal de se poser quelques questions avant de “converser” en permanence avec ses publics internes et externes.

L’autre élément est celui de l’approche plutôt fonctionaliste de nos organisations dont le modèle de communication dominant est celui de la communication bidirectionnelle asymétrique en d’autres termes de la persuasion !

Les médias sociaux, c’est aussi de la communication bidirectionnelle mais plutôt symétrique en d’autres mots du dialogue. Et cela n’implique pas la même dynamique, ni les mêmes pratiques d’affaires, laisse le champs libre aux leaders communicationnels donc soulève un ensemble de questions fort pertinentes en matière de gestion de la réputation d’une organisation. Cela dit, il ne faut pas attendre éperdument et commencer à bloguer avec ses publics surtout les publics actifs!

Tout compte fait, les médias sociaux affectent les modèles courants de l’industrie de la communication.

Pourquoi les entreprises se plantent sur les médias sociaux en général et Twitter en particulier

Ce matin, deux articles attirent mon attention et ont trait aux médias sociaux. Tout d’abord, Why Big Brands Struggle With Social Media de Mashable puis, How Can a Marketer Effectively use Twitter to Generate Income? de Ginasprenkle.com. Les deux articles font état de la difficulté des entreprises à prendre une part active aux médias sociaux et mettent le doigt sur l’incapacité des entreprises à valoriser le contact humain dans un marketing de type « pull » plutôt que « push ».
selon Ginasprenkle.com :

What Makes Twitter so Effective for Marketing?

In two words “Human Contact”. Marketing online has become impersonal and disconnected. You go to a page, read and look at pictures, decide to buy and swiftly go to another page to pay – Human Contact ZERO!

Most customers are just numbers and income, unless they need customer service… then your customers become real and so does your business; unfortunately and typically for negative reasons.

Twitter has given you the opportunity to be real and leave a very positive impression in a way that accelerates the Seven Foundational Components of Building Your Business. It’s that personal touch that makes you far more attractive and believable to your prospects.

Les sept composantes dont elle parle et qui permettent de construire une relation positive en ligne sont :

1.Relationship building
2. One on one communication
3. Branding – Yourself or a Business
4. Establishing Trust
5. Recommendations by others – endorsements as ReTweets!
6. Marketing Alliances or Joint Ventures
7. Viral growth potential – Low cost “Word of Mouth” promotion

Quant à Mashable, les écueils des entreprises sur les médias sociaux sont reliés au fait que :

1. Social Media is often viewed as just another marketing channel
2. It does not fit into current structures
3. Communities and content are global
4. Social media needs a long term approach
5. No guaranteed results
6. The metrics are new

Comme le suggère Mashable, la solution mise de l’avant est :

Fundamentally, it is about putting in place the right organisational structure with a social media department, which is responsible for a company’s long term approach to open their companies up to consumers and have a permanent social media presence. They should also work with marketing and PR to make sure that advertising, product development, research and communications all fit into the social media picture and all aspects of the company and the product are socially optimised.

Ce qui milite, encore une fois, pour un département média social et Web qui soit sur le même pied d’égalité que les fonctions traditionnelles de PR, marketing, production, finance et ressource humaines et que ce nouveau département fasse profiter à chacun de ceux-ci des retombées qu’il peut générer pour chacun d’eux mais surtout, qu’il puisse avoir accès aux ressources de chacun pour dialoguer adéquatement avec les nouveaux publics cibles multiples, avec qui il dialogue.

Les blogues ont de l’influence et les médias sociaux de la portée

Les blogues ont de l’influence et les médias sociaux ont plutôt de la portée. Cette affirmation en est une que ça fait déjà un bout que je constate. Mais c’est grâce à une étude 2009 Women and Social Media Study commandité par BlogHer, iVillage et Compass Partners (PDF) que cette assertion se vérifie, pour les femmes américaines du moins. Mais mon petit doigt me dit que ces observations se transposent certainement aussi à d’autres groupes sociodémographiques. Les détails des découvertes (du tableau que je mets en ligne plus bas) vont comme suit :

Post/Publish Blogs
• Highest online frequency (80% read daily or 2-3x/week, 57%
blog daily or 2-3x/week)
• Highest penetration of all social media activities (36% also do
status updating, >80% use social networks)
• Leading edge of new trends (25% “strongly applies to me”)
• Most tech savvy segment (30% “strongly applies to me”)
• Invest time searching for new products online (40% “strongly
applies to me”)
• Smaller segment with broad reach

Post Message Boards
• Broad reach (40% participate weekly or more often)
• Online frequency (65% post daily or 2-3x/week)
• Cross usage of blog and social media activities
• Leading edge of new trends (18% “strongly applies to me”)
• Somewhat tech savvy (25% “strongly applies to me”)
• Invest time searching for new products online (40% “strongly
applies to me”)

Social Networks
• Broadest reach (75% participate weekly or more often)
• Less active across other social media activities (1/3 do no other
activities weekly or more often)
• Less likely to report on leading edge of new trends (13%
“strongly applies to me”)
• Somewhat tech savvy (22% “strongly applies to me”)
• Less time searching for new products online (30% “strongly
applies to me”)
• Motivation is more about staying up to date with friends

L’une des conclusions du communiqué de presse de l’étude valide le fait qu’il est certainement judicieux d’entretenir des relations positives (dans le sens de relations de presse efficaces) avec les blogueurs.

“Social media continues to be a growing phenomenon, and bloggers, in particular, represent a highly engaged and influential segment of social media users for brand marketers looking to connect to consumers online.” said Susan Wright, President of Compass Partners LLC. “Bloggers have a broad reach in the social media population and the survey demonstrates that women who blog are the most actively engaged social media participants — constantly seeking out new ideas and ways to share their opinions about those ideas.”

Ce sont donc encore d’autres arguments de poids pour confirmer que le blogue demeure le roi de tous les médias sociaux…

Le cas Twitter parmi les médias sociaux

Dans un récent article d’eMarketer Beware the Twitter Flitterers, Tweet today, gone tomorrow, on note le faible taux de rétention des usagers de Twitter. Selon Nielson Online, il ne serait que de 40%. Il n’en faut pas plus pour que Nicolas Carr, analyse que Twitter est dans le trouble :

The half-life of a microblog, it turns out, is even briefer than the half-life of a blog.
When MySpace and Facebook were at the stage that Twitter is at today, their retention rates were, according to Nielsen, twice as high - and they’ve now stabilized at nearly 70 percent. Twitter’s high rate of churn will, if it continues, hamstring the service’s growth, says Nielsen’s David Martin: “A retention rate of 40 percent will limit a site’s growth to about a 10 percent reach figure … There simply aren’t enough new users to make up for defecting ones after a certain point. [Twitter] will not be able to sustain its meteoric rise without establishing a higher level of user loyalty.”

Mais comme le note à juste titre Martin Lessard:

Un peu abrupt comme déclaration. Je crois plutôt que les chiffres montrent que dans un univers (relativement) libre et (à peu près) sans contrainte, où tous peuvent devenir des producteurs de contenu, ce pouvoir n’est pas à la portée de tous.

Que ce soit pour des questions de temps ou d’intérêt, nous ne voulons pas tous être des médias…

À cet effet, il est bon de rappeler que Twitter est justement utilisé par le 2e groupe le plus influent du Web après les médias traditionnels, c’est-à-dire les super geeks et les super blogueurs et que malgré les frasques d’Ashton Kushter et d’Oprah, ce ne sera peut-être jamais un média social grand public et qu’il n’y a rien de dramatique là-dedans. D’ailleurs, comme on peut le lire dans eMarketer :

“The skew towards older visitors, although perhaps initially surprising for a social media site, actually makes more sense than you might think at first,” wrote Sarah Radwanick on a comScore blog. “With so many businesses using Twitter, along with the first generations of Internet users ‘growing up’ and comfortable with technology, this is a sign that the traditional early adopter model might need to be revisited.”

Several assumptions might need to be revisited. There is no question, Twitter is not developing in the same way as its social networking predecessors, such as MySpace and Facebook.

Je rappellerai que MySpace et Facebook, qui sont des medias sociaux qui ont frappé l’imaginaire des analystes, n’ont pas le seul modèle d’affaires média social, qui puisse avoir une vie intéressante sur le Web. On n’a qu’à songer à LinkedIn ou Viadeo qui s’adressent aux gens d’affaires ou à Flickr, YouTube, Hi5, Orkut, Ning ou encore une autre pléiade d’outils Web2.0 pour se rendre compte que différents profils sociodémographiques et/ou géographiques, peuvent coexister et prospérer concurremment et avec succès….

Pour continuer la réflexion:

Profil sociodémographique des usagers de Twitter
Le phénomène Twitter à Montréal
La réalité virtuelle renforce les réseaux plutôt que de les étendre
Nouvelle cartographie des médias sociaux dans le monde
Cartographie des réseaux sociaux dans le monde

Autres perspectives sur les médias sociaux
Twitter, le nouveau fil de presse?