Les affaires sont les affaires, sauf que…

Lorsque je voulais faire de la pizza avec une pâte cuite à la perfection, j’ai trouvé L’INVENTION révolutionnaire qui a finalement réussi à la cuire comme je le voulais. Il s’agit de la Baking Steel. J’ai trouvé ce site sur Google avec je ne me souviens plus quelle requête. Depuis, je ne jure que par elle et chaque fois que je fais une pizza, je suis fière d’en parler à mes convives et à mes amis.

J’expérimente et je raffine tranquillement mon art de pizzawoman et je partage avec fierté mes créations.

Pizza avec tomates herbes roquette de mon jardin et mozzarella frais sopressata et champignons marinés

Cette photo de l’une de mes pizzas que j’ai partagée sur mes présences médias sociaux a eu des résultats d’interaction au-dessus de la moyenne. Comme les gens veulent savoir comment je l’ai réussi, je partage ma trouvaille de la Baking Steel et même dans ce billet, vous trouvez un hyperlien vers leur site web. Je ne connais personne chez cette entreprise, Ils ne me connaissent pas (encore) et pourtant, je leur fais une pub du tonnerre, simplement parce que j’aime beaucoup leur produit. De plus, leur site est affublé d’un blogue avec des recettes intéressantes. Ça aide à garder le contact et à sortir comme une balle dans Google, disons.

Cette semaine, je reçois le téléphone d’une cliente que j’apprécie beaucoup. Elle m’informe qu’elle quitte son emploi actuel pour une très grosse organisation dans un autre secteur d’activité. Elle me dit aussi qu’une fois bien installé, comme cette organisation est plutôt débutante en médias sociaux, elle se fera un plaisir de m’engager comme consultante pour effectuer le virage média social nécessaire chez son nouvel employeur. Comme mon mandat avec son organisation précédente continuera malgré son départ, ça me fera un nouveau client d’envergure pour qui travailler.

D’autres très hauts dirigeants avec qui j’ai travaillé et avec qui je travaille encore, m’ont parlé de leur mort prochaine, de la maladie ou de la mort de l’un de leurs proches, de problèmes psychologiques de leur enfant, de l’inefficacité de certains des membres de leur personnel ou de tout autre enjeux ou drames qui n’ont absolument rien à voir avec ma pratique. Je les écoute, les conseille, je partage mes réflexions et je suis attentive à leurs confidences.

Tous les exemples dont je vous parle dans ce billet sont des exemples de business qui dans le fond ont peu à voir avec la business et énormément à voir avec l’humain. Que ce soit pour un produit ou un service, l’humain et l’émotion arrivent rapidement dans le portrait. C’est aussi souvent ce qui fait la différence dans les choix futurs d’achat ou de renouvèlement ou d’octroi de mandat. C’est de l’intangible. Ça se mesure très difficilement. Ça va bien au-delà de ce qui est demandé ou de ce qui est requis et c’est pourtant l’un des ingrédients essentiels de la réussite en affaire. Ces mêmes dirigeants (dont je vous parle plus haut) blaguent souvent avec moi (j’ADORE taquiner), me demandent des nouvelles de ma chienne Charlotte, de mes rénos ou de tout autre sujet qui n’ont strictement rien à voir avec la business. Je fais exactement la même chose avec eux. Ça s’appelle « de la relation humaine » et ça fait aussi partie intégrante des mes lignes éditoriales médias sociaux. Quelqu’un qui est tout le temps sérieux est plate et quelqu’un qui déconne tout le temps est con. La conversation est un savant mélange d’infos pratiques, pertinentes et de déconnage et d’humanité. (Encore une petite mise au point ici pour les ignares qui disent « Michelle Blanc dit n’importe quoi sur les médias sociaux, elle parle même de son chien », ce à quoi l’un de mes nouveaux collaborateurs répondit, alors tu sais qu’elle a un chien, donc tu la suis, donc sa stratégie doit être un petit peu efficace pour que tu m’en parles aujourd’hui? :-) )

D’ailleurs cette intangibilité se traduit simplement par la « conversation ». C’est aussi cette conversation que l’on retrouve sur les médias sociaux. C’est souvent la conversation qui fait qu’on écoute quelqu’un ou que simplement on change d’endroit pour écouter quelqu’un d’autre dans un cocktail. Dans ce même cocktail, ce n’est pas parce qu’on écoute une conversation qu’on va nécessairement donner un mandat ou acheter quelque chose de quelqu’un. Ça prend d’abord de toute évidence un besoin. Par contre, si la conversation a été plaisante, enrichissante ou divertissante, lorsqu’un besoin se présentera, c’est probablement à celui qui tenait la conversation qu’on songera.

Les affaires sont les affaires et le resteront sans doute toujours. Mais dans les affaires (comme sur les médias sociaux), la dimension humaine est fondamentale, intangible et difficilement mesurable, mais elle fera très souvent la différence entre un succès et un échec…

Par ailleurs, parlant de pertinence et de déconnage

Hier j’ai été sur le cul d’apprendre que la prestigieuse revue américaine Search Engine Journal, a choisi mon humble blogue comme l’un des 10 meilleurs blogues marketing au Canada. Disons que ça a fait ma journée, que ça me touche beaucoup et que ce n’est pas l’un de ces concours dont on présente soi-même sa candidature et pour lesquels les juges sont nos chums des autres agences. Je n’avais AUCUNE idée de ces SEOlympics.

De plus, ça devrait fermer la gueule à une couple de mes détracteurs pour une couple d’heures :-)

Les ratés de la personnalisation en ligne et la faiblesse de l’approche algorithmique

C’est en lisant Why Websites Still Can’t Predict Exactly What You Want de Harvard Business Review que ça m’a frappé. Les entreprises numériques ont encore bien des croûtes à manger avant d’avoir une personnalisation en ligne, digne de ce nom. Je vous en avais déjà parlé dans mon billet Certains ratés de la personnalisation numérique.

Toujours est-il que dans l’article de HBR, l’auteur met le doigt sur une possible explication de ces lacunes de personnalisation.

All that data and still an underwhelming result. What’s happening here? It seems that it’s a matter of how the companies position personalization. They regard it as a tool for upselling–they want to push us out of our comfort zone, to buy new things, and to buy more things. To achieve that goal, the companies can’t just look at one’s historical browsing or purchase patterns. Instead, data scientists look for traits in similar customers. When you position personalization this way, you build algorithms that are based on finding variables.

En effet, depuis l’avènement de « la filtration collaborative » d’Amazon, (c’est-à-dire ceux qui ont aimé ce produit ont aussi aimé tel, tel et tel autre produit, ce qui représente tout de même plus de 50% des ventes d’Amazon) les entreprises se sont confinés à l’analyse prédictive. Il s’agit donc d’une tentative d’upselling (concrétiser la 2e vente). Par contre, très peu, voire aucun effort n’est encore mis sur l’historique de consommation, ce que l’on nomme les données invariables. Comme l’auteur le mentionne, sur Amazon, si ça fait déjà quelques achats que je fais pour acquérir des souliers de grandeur 13WW, il y a de fortes chances que si je magasine encore des chaussures sur Amazon, ce le sera pour la même grandeur de chaussure. Pourtant, cette simple donnée invariable, qui améliorerait très sensiblement mon expérience usager en ligne, n’est toujours pas utilisée.

Pourquoi faire simple lorsqu’on peut faire compliqué?

C’est un peu la conclusion de l’auteur de l’article. Ce n’est pas sexy de travailler sans algorithme et il n’y a pas de valorisation pour les geeks qui les développe. Ça faciliterait par contre grandement la vie des clients internautes et les fidéliserait aussi sans doute à la marque

In short, these kinds of easy wins aren’t sexy enough for data scientists. And maybe they fear their effort would go unnoticed if we can get better personalization without teams of PhD’s spending three years to create hundreds of algorithms.
Data scientists are vital to the future economy and advanced algorithms are an extremely important part of their work. But from a market-facing perspective, simplicity and quick wins should be part of the data science toolbox.

Les effets positifs de la narration personnelle dans un contexte d’affaires

Depuis mes études de maîtrise, et la lecture de Out of The Box: Strategies for Achieving Profits Today and Growth Tomorrow Through Web Services, j’ai appris à apprécier John Hagel III qui est devenu l’un de mes mentors intellectuel virtuel. Par ailleurs, ça fait un bon moment que j’écris ici à propos de développer un « storyline » de la puissance du blogue comme outil de catharsis, et que j’expérimente différentes formes de contenus sur mes présences médias sociaux. Aussi, dans cette expérimentation, il m’arrive de me sentir coupable de « trop partager » ou devrais-je plutôt dire, de partager des contenus qui me semble trop personnels. C’était un peu mon impression à la suite de ma très forte pulsion d’écrire mon dernier billet Victime de cyberharcèlement, les impacts psychologiques (une autocatharsis). Or, ce matin, je lis deux billets de mon mentor virtuel qui au contraire, me confirme l’importance fondamentale de cette humanité dans une stratégie de contenu. Dans ses billets Personal Narratives: Insight and Impact et Personal Narratives (The Sequel) – Unpacking and Tapping Into Potential, il parle entre autres de sa mère acariâtre, de son père absent et de comment le fait de se faire crier continuellement après, lui a permis de développer ses capacités intellectuelles et son besoin constant de vouloir aider les autres. Il y définit ce qu’est la narration personnelle.

There are social narratives and institutional narratives, but we each have a personal narrative as well. At the end of the day, that’s the narrative that really counts. It defines how we connect with the world and where and how we can have impact.

The elements of a personal narrative

So, what’s a personal narrative? Like all narratives, it ultimately answers three questions:

Why am I here?
What can I accomplish?
What can you do to help me accomplish that?
The key is that final question – it defines how you will connect with people and represents a call to action for them.

Et il conclut

Personal narratives and personal brands

I can’t resist. Let me also take a minute to differentiate personal narrative from one of the business buzzwords of the day – personal brand (which I’ve written about here). Personal brand is all about communicating your accomplishments and strengths, packaging them in a powerful way so that we can influence others. Personal narrative, in sharp contrast, shifts the focus from what you have done to what you want to do, but have not yet done. It also highlights your need for help from others. In many respects, it’s the opposite of the notion of a personal brand, but ultimately far more powerful and satisfying.

Bottom line

Personal narratives shape our lives in powerful, yet often unseen, ways. We rarely take the effort to make these narratives explicit, much less reflect on them. We owe it to ourselves (and to others) to do this. Try answering the four questions that I offered at the end of my last post. You might be surprised by what you discover.

Ainsi, la narration personnelle, expose vos faiblesses, mais devient un catalyseur de ce que pourrait être vos forces, participe de ce qu’est « la passion en ligne » et surtout, elle permet de développer et surtout de solidifier la confiance entre le lecteur et l’auteur, élément capital d’une saine relation d’affaires…

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Comment accroitre son branding sur le Web

Il existe plusieurs manières d’augmenter la notoriété de son branding. Vous pouvez acheter de la publicité et/ou faire des relations publiques traditionnelles d’images. Vous pouvez aussi utiliser le Web. Sur le Web (en plus de faire de la publicité de type bannière ou de créer une campagne qui deviendra peut-être virale) il y a aussi deux manières performantes et assez directes d’augmenter son branding sur le Web. Par un positionnement naturel ou par l’achat de mots-clés sur les moteurs de recherche. Le positionnement naturel sur les moteurs de recherches est une stratégie à moyen terme (de trois à six mois, disons) tandis que l’achat de mots-clés est à court terme et votre positionnement ne durera que le temps que vous payiez la campagne.

Une campagne d’achat de mots-clés pour son brand est généralement peu couteuse puisqu’en principe, sa marque est déposée et qu’on devrait être le seul à pouvoir l’acheter comme « mot-clé ». Cependant, votre marque de commerce peut tout de même être utilisée par vos compétiteurs comme mot-clé dans certains cas. Mais l’envoi d’un courriel pour rappeler à votre compétiteur qu’il s’agit de votre marque et que vous pourriez à votre tour acheter la sienne, règle généralement le cas (Les règles spécifiques de Google Adwords pour les marques déposées sont ici). Par contre, d’associer sa marque à un mot-clé descriptif de son secteur d’activité (par exemple d’acheter le mot-clé « espadrille » et l’associé à Nike) est tributaire de la compétitivité du secteur d’activité puisque les mots-clés sont vendus par enchère. Par ailleurs, la zone géographique à couvrir sera aussi un autre élément ayant un impact majeur sur le cout d’une campagne. Plus cette zone sera grande, plus le cout du branding dans les moteurs de recherches sera élevé. Finalement, lors d’achat des mots-clés, on peut décider de se positionner strictement sur les moteurs de recherches (ce qui est généralement associé à de l’acquisition de client) ou à la fois sur les moteurs de recherches et sur les sites associés à chaque moteur (par exemple dans les comptes GMAIL des usagers de Google) ce qui est beaucoup plus dispendieux (et généralement associé à un effort de branding).

Pour le positionnement naturel, encore une fois la compétitivité du secteur pour des mots-clés précis (qui ne sont pas sa marque déposée), dans une zone géographique précise, aura un impact sur la charge de travail qui sera nécessaire afin de se positionner sur la première page des moteurs de recherches, en fonction des mots-clés reliés au secteur d’activité pour lequel on se positionne.

Un blogue (en sous-domaine dans le cas de l’achat d’une marque compétitive) pourra grandement aider à se positionner sur certains mots-clés précis. Il permettra aussi d’aller chercher des hyperliens externes (fondamental comme critère de pertinence pour les engins de recherches) lorsque le gestionnaire du blogue ira commenter sur d’autres blogues à l’externe de son site. Par ailleurs, les médias sociaux (Facebook, Twitter, Google +, YouTube, LinkedIn, Slideshare et autre) permettront aussi de garnir la page de résultats des moteurs de recherches avec son « propre brand » et démultipliant positivement la présence de sa marque sur cette page de résultats. De surcroit, en conjonction avec une stratégie de contenu diversifiée et intéressante, cela permettra de se créer une communauté et d’accroitre plus encore le nombre d’hyperliens externes et de visiteurs.

Donc les étapes

-Déterminer si on veut se positionner dans le court ou moyen terme, ou les deux
-Évaluer la compétitivité de votre secteur pour certains mots-clés spécifiques
-mettre en place une stratégie de contenus et/ou d’achat de mots-clés pour se positionner sur ceux-ci

Sites internationaux, de commerce en ligne ou touristique et contenus dupliqués

Comme vous le savez sans doute déjà les engins de recherches et Google en particulier, n’aiment pas les contenus dupliqués qui sont associés aux polluposteurs et content scraper (copieurs de contenus web). Leurs algorithmes punissent donc sévèrement les sites qui sont perçus à tort, ou à raison, comme étant de vils copieurs de contenus.

J’ai un client particulier qui fait du commerce en ligne à la grandeur de l’Amérique et pour qui je devais rédiger un appel d’offres. J’ai aussi un autre client dont l’architecture particulière permet de présenter son offre selon différentes requêtes possibles. Ses pages se présenteront donc selon différentes URL des requêtes des engins de recherches du site.

Mon client qui fait du commerce en ligne aura un site francophone avec un TLD .ca, un site anglophone dédié au Canada avec un TLD .com et un site américain dédié aux États-Unis avec un TLD .US. Le contenu de chacun de ces sites sera le même, avec une version francophone pour le Québec et quelques particularités de paiements et de géolocalisation différentes pour les États-Unis. Mais pour le reste, les contenus seront identiques. J’ai aussi un client touristique qui aura un site avec différentes manières de présenter son même contenu. On pourra voir par exemple les hôtels par étoiles, par zone géographique ou par prix. Chacun des hôtels aura sa page propre avec son propre contenu. Mais en fonction des requêtes, une URL spécifique sera créée pour, disons les hôtels 3 étoiles, mais ces nouvelles pages présenteront le même contenu que chacune des pages spécifiques de chaque hôtel.

Comment donc résoudre les problématiques de contenus dupliqués sans être pénalisés par les engins de recherche?

Pour les sites internationaux, Google comprends qu’il est pratiquement inévitable que le contenu soir dupliqué. Mais les machines (les robots) n’ont pas toujours le réflexe de comprendre les aléas d’une présence internationale. De le spécifier dans l’outil Webmaster tool, va assurer qu’il n’y a pas de quiproquo technologique disons.

Aspects techniques
Vous devrez utiliser l’élément « rel=“canonical” link » dans l’outil pour webmestre de Google et sur les différents sites. Dans l’exemple de mon client international cité plus haut, l’URL canonique sera celle du Canada avec le .com les autres URL seront donc les URL alternatives.

Il faudra aussi coder le rel= »alternate » hreflang= »x » tel qu’expliqué dans la notice aux webmestres de Google https://support.google.com/webmasters/answer/189077 afin d’indiquer quelle est la langue spécifique de chacune des URL. Dans mon exemple, nous dirions que pour l’URL .com, les versions dans les langues alternativesseraient: fr-ca et en-us

De plus, il faut cibler la bonne géolocalisation pour chaque URL dans le webmaster tools: https://support.google.com/webmasters/answer/62399

Finalement, d’héberger chacun des sites localement, augmentera sensiblement sa visibilité dans les résultats des engins de recherches, pour les recherches locales.

Pour mon autre client touristique qui a des pages dynamiques résultantes d’une requête de l’engin de recherche ou de la duplication possible des contenus à cause de catégorisations différentes de ces mêmes contenus, il faudra suivre les indications et suggestions présentées par econsultancy dans l’article How to avoid duplicate content issues in ecommerce. Comme cet article est assez technique et tout à fait complet, je vous suggère fortement de le lire et de le mettre en application :-)

MAJ

Ce billet a été rendu possible grâce à l’aide et l’expertise des spécialistes de l’analytique et du référencement de WAO Marketing et d’Orénoque. Un merci particulier à jacques Warren et Louis Durocher.

La ridicule visibilité naturelle des contenus sur Facebook

Ça fait déjà plusieurs fois que je le répète, mais il n’est jamais inutile de remettre les points sur les i de temps à autre. Je vous mettrai encore en garde sur le fait que la portée extrêmement minime qu’offre Facebook aux pages organisationnelles, n’est pas en soi un argument pour ne pas y être. C’est plutôt un argument pour relativiser grandement son efficacité marketing, l’importance des investissements qu’on y fait et pour neutraliser le rose des lunettes de plusieurs décideurs marketing.

Ce matin encore LExpress titre Les fantômes de Facebook, ces amis dont on ne reçoit plus les messages. On peut y lire :

Cette nouvelle donne fait qu’un utilisateur avec lequel on n’échange pas ou peu a tendance à disparaître de son journal au fil du temps. Phénomène qui inquiète énormément les marques, furieuses d’atteindre de moins en moins de fans -d’autant plus qu’elles ont souvent payé pour les attirer.
Une étude du groupe Ogilvy publiée le 6 mars dernier montre ainsi que le reach, c’est-à-dire le nombre de personnes qu’une page Facebook arrive à toucher avec ses posts, a diminué de moitié ces six derniers mois. « Ce serait juste une question de temps avant que les pages aient perdu toute visibilité naturelle » (comprenez gratuite), s’inquiète le site spécialisé Blog du modérateur.

D’ailleurs cette étude d’Ogilvy dont parle Lexpress, présente un graphique de la baisse de visibilité naturelle des pages, assez dramatique.

La visibilité naturelle des contenus sur Facebook

En plus de rappeler qu’il n’est peut-être pas très sage de n’investir que sur une seule plate-forme médias sociaux, de focaliser sur le comportement de nos clients afin de sélectionner la meilleure plate-forme pour un contenu spécifique (en fonction de nos objectifs d’affaires et à l’aide entre autres d’un CRM), Ogilvy propose aussi quelques recommandations très pertinentes afin de maximiser l’impact d’une présence organisationnelle sur Facebook, pour le quelques pour cent d’abonnés à nos pages qui peuvent encore être exposés à nos contenus…

Specific Action Recommendations for Facebook Activity

• Convene a workshop with your community managers, editorial leaders, content team and brand leaders to determine how Facebook Zero affects your social strategy. Needless to say, Social@Ogilvy would be happy to help.

• Put aside a flexible pot of paid media budget to spend in small increments in order to ensure content reaches advocates and, when appropriate, your whole fan base.

• Develop a paid strategy to subdivide your existing community and more effectively target content at advocates and fans who are genuinely interested in it.

• Get used to making harder choices about what to publish. Be prepared to publish less frequently. Review, revise and rededicate yourself to your key storytelling themes. Ensure the themes deliver against your business objectives. Be assertive about refusing to publish content that’s off-theme, irrelevant or boring.

• Re-evaluate your day-parting strategy. Publishing less, better targeted content may require that you experiment with different publishing times.

• Consider publishing content multiple times in different day-parts with variances in headline, image, and copy. Depending on your audience and their consumption habits, you may be able to use this technique as an imperfect but useful form of A/B testing to select which form of creative to boost with paid.

Bloguer fort ou dépenser beaucoup d’argent, quelle est votre stratégie?

Ça fait déjà des années que je dis que le blogue est le roi des médias sociaux. Or, ce matin, plusieurs articles viennent encore ajouter de l’eau à ce moulin. Tout d’abord, Gary Vaynerchuk dans un article sur LinkedIn The Number One Way to Develop Context dit en substance que vous devez travailler très fort et être passionné.

All of this is why business is so much fun. More so than anything else, you don’t have to be “discovered.” If you’re talented, and you’re smart, and you work your ass off, you have the very real option of breaking through.

Il y a aussi un article de SocialMediaToday 21 Benefits of Business Blogging and 22 Tips [INFOGRAPHIC] qui en rajoute une couche. Une très grosse couche d’ailleurs. Les bénéfices du blogue d’affaires sont nombreux et contrairement à la pub, ils sont un actif à long terme. Une fois votre blogue établi (disons un gros six mois de travail à une heure par jour), vous pourriez cesser de bloguer et votre positionnement aura une certaine pérennité. Le moment que vous arrêtez de payer la pub, vous disparaissez. Par ailleurs, vous n’avez pas de contact direct avec le client via la pub, contrairement au blogue. Songez aussi que la pub se paye avec de l’argent, que cet argent se traduit aussi en « temps » qu’il faut pour la gagner. Songez aussi que de jouer au golf une journée avec 3 autres personnes (à des fins marketing) est aussi de l’argent. D’aller passer des soirées à une chambre de commerce est aussi de l’argent. Alors lorsqu’on me dit « je n’ai pas le temps, je préfère dépenser de l’argent » je suis un peu perplexe.

Mais c’est vrai que de bloguer semble difficile. Les gens croient souvent à tord, n’avoir rien à dire. Pourtant, lorsqu’on gratte juste un peu, on se rend compte que la majorité des entreprises, petites ou grandes, produisent déjà une somme impressionnante de contenus. Ils ne savent souvent malheureusement pas que ce contenu a une grande valeur « dans un contexte de blogue » et ils gardent ce contenu à dormir dans leur serveur, sans s’en servir adéquatement pour l’externe de l’entreprise. Par exemple, bien des entreprises payent une fortune à créer des infolettres ou des journaux d’entreprise et une fois ces contenus diffusés, ils disparaissent de la carte. Pourtant, simplement de les mettre en ligne serait déjà une abondante source d’archives pertinente.

Par ailleurs, les changements successifs de l’algorithme de Google rendent maintenant extrêmement difficiles les pratiques de référencement. Ainsi, les articles SEO Reporting: It’s Time We Get Away From Minutia & Focus On What Matters et SEO in the Age of Penguin 2.0 and Hummingbird: You’re Doing It Wrong illustrent comment c’est maintenant le contenu et les hyperliens de qualité qui feront une différence. Nous n’avons pratiquement plus accès à la fréquence de recherche des mots-clés, la géopersonalisation est de plus en plus importante et l’outil webmaster tool de Google est de mois en moins pertinent. D’ailleurs, les fameux « métatags » sont aussi de moins en moins importants. Donc la conclusion de SEO in the Age of Penguin 2.0 and Hummingbird ?

The Bottom Line

So what does all this add up to?

If you don’t want to spend your time following Matt Cutts around like a lost puppy, then here’s what it boils down to: DO create great content for real people and DON’T try to trick them. OK?

Et celle de SocialMediaToday?

Business blogs are a major challenge.
Blogs are the hardest channel for business to keep updated—and to really nail.

Passle, makers of a blogging shortcut service of sorts, recently studied 525 businesses and reviewed their performance across blogs, company news pages, Twitter and Facebook. Their study, “The State of Business Blogging 2013,” reported:

75% of companies don’t update their websites in any way.
Only 20% have a blog and over one-third of them are inactive.
1 in 8 companies have an active blog.
Ouch. Please understand…

Business blogs should/can/will grow your business.
57% of companies with a blog have acquired a customer from their blog.
61% of U.S. online consumers have made a purchase based on recommendations from a blog.
Blogs attract repeat visitors who continue to come back to the website for fresh content.
­Blogging allows you to team up with people who already have an audience, which is an instantaneous way to attract readers.
The figures above are conservative. Blogging gets more important everyday. Start now.

Il y a quelques semaines, une cliente potentielle, pour la deuxième fois, prit rendez-vous et annula la rencontre (les noms ont été effacés pour respecter la confidentialité).

Chère Michelle,

Premièrement, je tiens à te remercier pour le temps que tu as consacrer à m’expliquer les différents investissements requis en argent et en temps en vue de faire une promotion adéquate de mon institut sur le web. Tes explications m’on fait réaliser qu’en tant que propriétaire de « PPE », il me serait difficile voir impossible d’entretenir adéquatement un tel investissement sur le web et que, par le fait même, je ne pourrais en récolter le rendement espérer ou plutôt requis.

Comme tu me l’as mentionné, le fait que ma clientèle soit dans un marché géographique restreint allié à la très grande concurrence de mon secteur d’activité, rends ce projet difficile pour une PPE comme la mienne. Mon investissement en temps de ma part pourrait même avoir un impact négatif sur mes activités actuelles.

Actuellement, en tant que propriétaire de « PPE », je dois accomplir toutes les tâches administratives tels les achats et la comptabilité en plus de devoir « accomplir » mon travail d’esthéticienne en cabine de 8 à 10 heures par jour! Donc, je ne vois pas de temps disponible de ma part pour m’occuper adéquatement d’un fan page sur Facebook, d’un blog et quoi d’autre encore qui me demanderait du temps…que je n’ai absolument pas.

Donc, tout compte fait, je préfère m’en tenir, encore, aux médias traditionnels de quartier et au bouche à oreille pour le moment. Michelle, encore merci pour les quelques conseils que tu m’as transmise.

Et pourtant, elle avait lu mon billet À propos des médias sociaux et des petits. Alors la question se pose encore : Bloguer fort ou dépenser beaucoup d’argent, quelle est votre stratégie?

Infographie l'économie du blogue

MAJ

Un autre article à propos d’Hummingbird vient renchérir la donne. Il s’agit de Google Hummingbird Search Algorithm: Challenge Accepted.

How should I adapt my content marketing strategy?

The short answer is, you probably don’t need to do much of anything. That is, if you were doing the things you should have been in the first place. There have been no changes to Google’s official quality guidelines since the release of the search algorithm, so it behooves content marketing professionals to continue focusing on originality, quality, depth, and providing value. However, if you’ve been engaged in keyword stuffing, cloaking, or purchasing links, there’s a good chance you’ll be stung by Google Hummingbird. There’s no question it’s incredibly smart.

(…)

Stop the Silos, and Start Thinking Inbound

If there’s a single overarching lesson to draw from the introduction of Google Hummingbird, it’s the importance of a comprehensive inbound marketing strategy. There’s no longer much benefit in thinking about your web presence in freestanding silos of SEO, content, mobile, and social media marketing. The search algorithm draws from all of these factors to provide answers to questions – social signals affect perceived authority of content, and it’s become pretty hard to do effective SEO without Facebook or a blog. Perhaps most importantly, Google Hummingbird’s clear focus on mobile search should send a resounding message to marketers that you can’t wait to cater to smartphone and tablet users. The time is now to mobile-optimize your website and email outreach efforts. Mobile is no longer a type of user experience – in many cases, it is the user experience.

Pour mes lecteurs non anglos :

Il n’y a plus d’avantages à considérer utiliser un site web statique avec du référencement traditionnel, du contenu, de la mobilité et du marketing média social. Le nouvel algorithme utilisera toutes ces dimensions afin de fournir des réponses aux questions des usagers. Les partages médias sociaux permettront d’identifier l’autorité d’un contenu et il sera maintenant pratiquement impossible d’être dans les résultats de recherches sans avoir aussi une présence Facebook Twitter ou un blogue.

De l’inégalité des chances sur le web

Toutes les entreprises n’ont pas la même chance sur le web. Certaines sont des secteurs extrêmement congestionnés et la bataille pour un positionnement naturel sera de longue haleine, tandis que d’autres ont la voie complètement libre et pourront se positionner sur des mots-clés de choix avec une facilité déconcertante. C’est que chaque entreprise a son contexte qui inclut de nombreux paramètres et que dans ces paramètres, l’encombrement et l’acuité « web » des compétiteurs peut-être très forte ou pratiquement inexistante.

J’ai certains clients pour qui d’avoir fait un blogue avec des textes optimisés pour le web, disons une vingtaine de billets, les fait sortir comme une balle pour toute les requêtes associées à leur secteur d’activité. Je ne nommerai pas ces clients puisqu’ils ont l’énorme chance d’avoir des compétiteurs complètement réfractaires au Web et que je ne veux certainement pas les réveiller au détriment de mes clients. Ils peuvent aussi oeuvrer dans une zone géographique déterminée, avec le champ complètement libre.

Pour d’autres clients, la zone géographique à couvrir ou les spécificités du produit ou du service, font qu’un positionnement web sera un travail de moine et demandera une dédicacions et un travail colossal.

À titre d’exemple, j’avais une cliente qui voulait s’ouvrir une boutique de vente de brassière sur le web. Lors de notre première rencontre, je lui demande « quelle sorte de brassière voulez-vous vendre? Haut de gamme, bas de gamme, sportive, gros sein petit sein, massectomisé? Quelle est votre niche? Elle me répondit je les vends toutes. C’est alors que je ui dit, je ne peux malheureusement pas faire grand-chose pour vous. Cherchez le mot « bra » sur le web, vous aurez 309 000 000 résultats dont les plus gros manufacturier et détaillant de brassières de la planète. Quel est votre budget marketing web déjà? Par contre avec une niche, comme « big breasted underwire bra » vous venez de tomber à 148 000 résultats. Il y aura sans doute quelque chose à faire avec ça en termes de positionnement naturel dans les engins de recherche. Pour le positionnement par achat de mots clés (Adwords), ce sera la même chose. Certains mots-clés se vendront plusieurs dizaines de dollars par mots clés, tandis que d’autres ne seront que quelques sous puisque les mots-clés se vendent pas principe d’enchère et que la congestion web ou que la demande de certains secteurs, feront exploser les prix.

Tout ça pour vous dire qu’il n’existe pas de recettes magiques qui s’applique à tous et que les promoteurs web qui vendent du « faite votre site pas cher avec notre technologie web » sans analyse préalable de l’environnement dans lequel ce site évoluera, ne sont souvent que des arnaques mises sur pied par des crosseurs qui veulent faire une piastre rapide avec des entrepreneurs qui n’ont aucune idée dans quoi ils s’embarquent.

Il n’y a pas de magie et de recette miracle, mais il est vrai que pour certains entrepreneurs en particulier, la pâte lèvera plus facilement que d’autres…

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L’éternel débat : un CMS à code source ouvert ou codé en dur?

Hier j’ai partagé le statut suivant sur les médias sociaux :

Passer la journée à interviewer des fournisseurs web suite à un appel d’offres avec un client = On a de la belle expertise au Québec

Or, dans ma messagerie Facebook, une connaissance qui s’adonne à être développeur, me fit parvenir ce message et une discussion s’en suivit :

Interlocuteur

Il me semble que tu as discuté de l’avantage des CMS par rapport à des sites codés entièrement à la main…
Je ne sais pas si j’ai contribué à ce sujet, ni tes conclusions. Mais j’ai quelques remarques à ce sujet, rafraichies par une expérience que j’ai vécu ajourd’hui, est-ce que ça t’intéresse ?

Moi

Oui pourquoi pas

Interlocuteur

Désolé pour la longueur, c’est pour ça que j’ai demandé avant
Aujourd’hui, j’ai un autre exemple sous la main: les sites avec CMS se font hacker comme c’est pas permis.
Je dois bien avoir programmé et/ou supervise pas loin d’une centaine de sites web, dont une vingtaine qui sont sur des CMS, particulièrement Joomla, mais aussi Drupal, WordPress et SPIP.
Jusqu’à présent, à ma connaissance, aucun des sites programmés entièrement à la main n’a été hacké. Versus _tous_ les sites sur CMS, dont certains plusieurs fois.
Je crois que c’est dû à différents facteurs :
- c’est plus facile de trouver des failles dans le code des CMS, que dans le code d’un site fait « à la main », car le code des CMS est accesible publiquement et gratuitement, pas celui développé juste pour un site.
- comme pour les virus pour Mac vs Windows, plus une plateforme est répandue, plus c’est plus « payant » soit en « bragging rights », soit en dollars, selon les intentions du hacker de trouver des failles exploitables. Si un hacker trouve une faille dans un de mes sites « fait main », ce sera dommage pour moi, mais aussi pour lui, car il n’aura trouvé la « clé sous le paillasson » pour un seul site. Alors que s’il trouve une faille dans un CMS, c’est « bonjour la visite! ».
- les CMS utilisent des plugins et des « Templates » qui sont parfois de provenance douteuse. Il est très difficile de tout vérifier ce code pour des « backdoors » et autres failles exploitables même si en théorie la « communauté » veille au grain, il en passe toujours entre les mailles du filet. Pas simple non plus de le garder à jour ces plugins, surtout qu’il y a une forte rotation, chez les auteurs de ces plugins, extensions, modules, templates, alouette! Récemment, je travaillais avec un programmeur de plugin Vietnamien, qui m’a demandé les paramètres d’accès FTP, pour le compte sur lesquel est un de mes sites!
- finalement, il n’est pas toujours simple de faire migrer un site vers une version à date du CMS. Ce qui fait que plusieurs webmestres et clients retardent les mises à jour. Et comme ces mises à jour concernent souvent des améliorations au niveau de la sécurité, avec chaque jour qui passe qu’un système n’est pas mis à jour, ses chances qu’un hacker lui trouve une faille augmentent…

Moi

c’est un intéressant point de vue. Mais un site codé en dur peut difficilement rivaliser en fonctionnalité/coût et en intelligence avec celui développé par une foule de passionnés. Par ailleurs, même la CIA et le NSA sont en open sources.
et on s’entend que pour un site à vocation informationnelle ce n’est pas si critique

Interlocuteur

C’est comme pour le reste dans la vie, c’est toujours utile d’avoir des bons backups
Pis pour la CIA et la NSA, ils ont tout avantage à attirer les méchants qui viennent se jeter gratis dans leur bouche et ils ne manquent pas de ressources pour « patcher » et avoir du code « custom » non plus.

Moi

et attaché un client à qu’un seul fournisseur est aussi le peinturer dans l’coin

Interlocuteur

Oh, absolument. Ça dépends vraiment du but du site, les très cheaps ne valent pas le trouble et les assez gros peuvent se payer du code in-house. Les CMS sont idéaux tout le reste qui est entre ces deux extrèmes.

Y’a quand même l’exception des sites web qui sont vraiment bien codés, avec plein de commentaires dans le code etc… quand c’est bien fait, ce n’est pas si difficile à reprendre pour un autre codeur qui a les qualifications. Les clients ne sont alors pas si mal pris que ça. Et pour ce qui est des CMS, ça arrive aussi que c’est tellement mal foutu qu’il faille tout rebâtir de zéro. En fait, les CMS ne sont pas nécessairement une garantie que ce soit facile ou même juste possible de reprendre un projet par une autre équipe.

Il faut savoir démolir pour améliorer

Au deuxième étage de mon chalet, il y a une terrasse extérieure qui a été fermée sans être isolée. Sur cette terrasse il y a un spa. Lorsque j’ai acheté le chalet, ça m’inquiétait beaucoup. Je voulais absolument sortir ce spa de là. D’ailleurs, l’inspecteur en bâtiment que j’avais engagé me révéla rapidement des problèmes d’humidité et l’impossibilité de garantir la solidité de la structure portante de ce spa puisque le plafond de la pièce d’en dessous (qui s’avère être le garage) ne permettait pas d’en identifier le nombre de poutres portantes.

Je pris possession du chalet, puis le gars des piscines et spa qui vint l’ouvrir me dit à quel point c’était une bonne idée d’avoir un spa à cet endroit. Je n’aurai pas à sortir dehors par moins 30 pour m’en servir. Je n’aurai pas à construire de toit à l’extérieur pour le protéger des feuilles et autres détritus de la nature et de la pluie. De plus, ce spa est là depuis au moins dix ans. S’il y avait à avoir un problème avec la structure, ce problème serait déjà évident. Un copain qui fait de la rénovation est aussi venu inspecter ma demeure. Il regarda derrière la tank à eau chaude et compta le nombre de poutres et leur épaisseur (ce que ne fit jamais l’inspecteur en bâtiment). Il me rassura donc quant à la solidité de la chose. Il reste tout de même le problème d’humidité qui est en partie résolu actuellement par des fenêtres qui sont laissées ouvertes à longueur d’année. On s’entend que ce n’est pas une solution idéale et à long terme.

Je fis donc des recherches et je me suis décidée à acheter un gros déshumidificateur. Le type de déshumidificateur qu’on met dans une maison pour une piscine intérieure. Mais voilà que pour l’installer je dois faire un trou de 6 pouces de diamètre dans le mur. De plus, comme le mur extérieur non isolé est composé presque exclusivement de vitres, ça ne laisse pas beaucoup de place pour faire un trou. La portion de bois qui serait potentiellement disponible pour faire ce trou est parsemée de montants et de poutres. Je ne peux donc pas faire ce trou n’importe où et idéalement, je n’ai qu’une chance pour faire le trou (si je me trompe, j’aurai un gros trou de six pouces qui traverse un montant ou une poutre et je devrai sortir de la grosse argent pour faire arranger tout ça). Un voisin avec me suggère d’acheter un détecteur de montant. Mais il me dit que ce genre d’appareil n’est pas infaillible. Par ailleurs, je n’ai aucun plan de ma maison qui a maintenant une quarantaine d’années et qui a été agrandi et trafiqué plusieurs fois.

Je n’ai toujours pas fait ce trou parce que j’ai besoin d’aide pour poser le clapet extérieur de la ventilation et que ce sera juste à côté de l’arrivée d’électricité de la maison. Tout ça pour vous dire qu’un simple trou de 6 pouces de diamètre dans un mur peut être un méchant casse-tête et que pour améliorer mon chalet, il faut savoir démolir « chirurgicalement », prendre son temps, requérir l’avis de nombreuses personnes qui ne seront pas toutes d’accord et finalement, décider de l’opération et prendre le risque, quoi qu’il advienne.

La morale de cette histoire : Faire un trou est toujours plus compliqué qu’il n’apparait de prime abord et il faut savoir démolir pour améliorer… même en affaire.