Conférencière Web 2.0, médias sociaux, Santé 2.0 et relations publiques 2.0

Cette semaine est particulièrement chargée pour mes services de conférencière. Je vous ai écrit ce billet du cégep de Jonquière puisqu’avant-hier après-midi, je passais quelques heures avec les étudiants du fameux programme ATM (Art et Technologie des médias – Techniques de communication dans les médias et Techniques de production et de postproduction télévisuelles –pour les candidats en journalisme, en radio, en publicité ou en télévision sont invités à visiter les installations), pour une période de questions-réponse à propos des médias sociaux et de leurs risques et opportunités pour ces jeunes qui justement se spécialisent en journalisme et production télévisuelle. Hier, je donnais une conférence à Chicoutimi, pour les futurs patrons de ces étudiants, qui se regroupent à la conférence des professionnels de la communication Saguenay Lac St-Jean, pour leur congrès Devenez Cybercommunicateur –Joignez le réseau. Comme c’est mon habitude, ma présentation Les médias sociaux : comment les intégrer efficacement dans une stratégie de communication? est déjà en ligne sur Slideshare.

Aujourd’hui, je suis de retour à Montréal pour donner une conférence sur le thème de la Santé 2.0 à l’Association Québécoise d’établissements de santé et de services sociaux, pour le Colloque des communications 2010, Malades de com 2.0 : pour des interventions stratégiques. Ma présentation est évidemment disponible aussi.

 

Finalement, demain je m’adresse aux étudiants membres de la Société Québécoise des professionnels en relations publiques. J’y donnerais une conférence somme toute semblable à celle que j’ai donné aux étudiants du 2 e cycle de l’Université Sherbrooke et qui est disponible dan mon billet Conférencière : Les médias sociaux, une perspective socio-démo-marketing.

Conférencière : Les médias sociaux, une perspective socio-démo-marketing

Hier soir j’étais à l’université de Sherbrooke (campus Longueuil) à titre de conférencière pour le cours de 2e cycle Communication et commerce électronique de Simon Rivard. Simon est en ancien client et un ami et je lui en dois une couple de faveurs étant donné sa grande gentillesse et plusieurs services qu’il m’a rendus. C’est donc avec grand plaisir et étonnement que j’ai rencontré son groupe d’élèves. Ils étaient d’une sagesse et d’une attention qui m’impressionne encore. C’est que j’ai encore en souvenir d’avoir été sur les bancs d’écoles lors de mon bac à l’Université Laval et d’avoir été très turbulente. Je me souviens aussi de mon passage à HEC Montréal/Université de Montréal lors de ma M.Sc. commerce électronique et de ce cours du jeudi soir qui avait lieu juste après le 5 à 7 assez bien arrosé. Les temps changent et contrairement à ce que peuvent dire bien des gens, les nouveaux étudiants sont sages, curieux, intéressés et participatifs. Voici donc la présentation PowerPoint que j’y ai faite…

De l’importance du pâté chinois dans une stratégie médias sociaux

Le pâté chinois c’est magique (pour les potes d’outre-Atlantique c’est la version québécoise du hachis parmentier). J’ai déjà parlé de l’importance de Savoir déconner et j’ai aussi expliqué, Mais que peut bien venir faire une recette dans un blogue marketing Internet?
Les gens s’identifient à ce qui est universel, ils aiment déconner de temps à autre et ils veulent donner leur opinion lorsqu’ils le peuvent. J’ai donc fait un petit test hier soir et ce matin sur mes profils Twitter et Facebook et inscrivant les statuts suivants:

Bibitte dit que c’est un sacrilège mis moi mon pâté chinois je le mange avec du ketchup et épicé à part ça et je l’assume pleinement. http://twitter.com/MichelleBlanc/status/10193716671
Pour se venger, Bibitte dit qu’elle va maintenant mettre du ketchup dans ma soupe boeuf et orge que j’ai fait hier soir = hehehe http://twitter.com/MichelleBlanc/status/10197701699
Nouvelle polémique: Le pâté chinois avec du maïs en crème ou en grain? http://twitter.com/MichelleBlanc/status/10224900841

La réponse a été surprenante. Quelques centaines de réactions dont celles de la très respectée journaliste Marie-France Bazzo après que j’eu répondu à un twitt d’une autre journaliste, Thérèse Parisien.

De madame Parisien

@MichelleBlanc Alors il faut absolument que tu mettes la main sur la recette de pâté chinois très épicé d’Ethnée De Vienne.!

Ma réponse

@thereseparisien elle avait d’ailleurs déjà essayé la recette Paté chinois tex-mex de @MFBazzo http://bit.ly/4ompZs  c’était très bien http://twitter.com/MichelleBlanc/status/10196433832

Quelques-unes des réponse de Madame Bazzo :

@MichelleBlanc Est super épicé-chiplote,etc-, sqash,patates douces+ normales,haricots rouges et viande.(Je peux pas croire ce que j’écris!)
http://twitter.com/MFBazzo/statuses/10199909320
@thereseparisien @michelleblanc @ElaineElle Éh les filles, je prépare entrevue avec mon idole Robert Lepage,et là, je perd tte crédibilité!
http://twitter.com/MFBazzo/statuses/10202325926

Morale de cette histoire?
Il est difficile pour des internautes non-spécialistes de commenter et d’interagir sur des twitt ou statuts Facebook qui sont spécifiquement dans ma niche professionnelle et très spécialisée. Ils peuvent cependant se sentir interpellés par un élément universel sur lequel n’importe qui a une opinion. Ces éléments universels qui sont publiés de temps à autre, humanisent votre brand et permettent une interaction. Le nombre d’interactions sur un élément sans rapport avec votre ligne éditoriale permettra à vos contenus spécifiques et à votre présence médias sociaux d’être encore plus fort et d’encore mieux sortir dans les engins de recherches. Tout comme le ketchup dans le pâté chinois, il ne faut pas en abuser, mais ça assaisonne positivement le tout…

En prime: La recette de pâté chinois tex-mex de Marie-France Bazzo et celle déniché par Thérèse Parisien et venant d’Ethnée De Vienne, se trouvant toutes les deux sur le site de madame DiStasio

Et vous, votre pâté chinois vous le prenez avec ou sans ketchup? Et il est fait de maïs en grain, en crème ou une mélange des deux?

Retour sur le webothon Haiti

Ce billet est une reproduction intégrale de Retour sur le webothon Haïti publié chez Fontaine de pierres par Sacha Declomesnil et il est republié ici avec la permission de l’auteur que je remercie pour sa pespicacité.

Le dimanche 21 février se tenait le webothon Haiti, un évènement organisé par Michelle Blancen vue de venir en aide à Haiti et de parler de médias sociaux dans la sphère humanitaire.

Le résumé de l’opération, les capsules vidéo et le programme complet se trouvent ici.

Le webothon était une première à plusieurs niveaux et une innovation remarquable dans le domaine de la philanthropie 2.0. J’ai donc voulu en savoir plus sur les attentes et les résultats des principaux intéressés. J’ai interrogé certains des participant que je connaissais. Leurs réponses m’incitent à penser que nous verrons avant longtemps d’autres webothon pour d’autres causes.
D’abord et avant tout, contrairement à ce que le nom de webothon avait pu me laisser penser, il ne s’agissait absolument pas d’un téléthon sur le web. Comme me le précisait Michelle au téléphone, l’idée n’était pas de se péter les bretelles sur les montants donnés, ni de jouer à battre des records de donations… ce que j’ai effectivement toujours trouvé assez malsain à la télé. Par ailleurs, le webothon était entièrement bénévole, aucun participant n’a été rémunéré, et aucun argent n’a transité par eux: les dons étaient directement redirigés vers les via http://haiti.guignoleeduweb.org/ aux organismes choisis:

Le webothon jouait sur la force du web, soit la création d’hyperliens. Or, si on cherche aujourd’hui webothon sur google, on tombe sur plus de 28 000 résultats. Pour un mot qui n’existait pas le mois dernier, c’est un premier joli succés…

Par ailleurs, Marisa Curcio d’Oxfam Québec m’a bien précisé que l’objectif premier de sa participation n’était pas forcément le montants des dons au cours de la journée mais plutôt de sensibiliser les ONG aux médias sociaux et surtout de venir faire partager l’expérience en nouveaux médias d’Oxfam. Le webothon n’aura certes eu que peu d’impact sur la fréquentation du site d’Oxfam, par contre, il est difficile de mesurer l’influence de la journée puisque tout le contenu est encore consultable - et consulté - sur Ustream (ce qui est un autre avantage par rapport au traditionnel téléthon télévisé).

C’est dans cette optique qu’il faut comprendre la philosophie de Michelle Blanc quand elle dit que « Donnez un poisson et vous nourrissez quelqu’un pour un jour, montrez-lui à pêcher et vous le nourrissez pour la vie ».

Le webothon se voulait donc avant tout une tribune pour parler d’Haiti et faire en sorte que les médias sociaux soient utilisés plus fréquemment et de manière plus pertinente en période de crise par les organismes caritatifs.

Par ailleurs, d’un point de vue plus technologique, Philippe Martin     me faisait remarquer qu’une chaine de télé faisait ainsi pour la première fois l’expérience de la diffusion sur le web. En effet si l’évènement se tenait dans les bureaux de la chaine de télé Vox, sa diffusion avait lieu exclusivement sur Ustream, en utilisant également Skype afin de réunir des intervenants issus de plusieurs continents. Je retiens que mettre les moyens de la télé pour diffuser sur le web est une avenue que l’on commence à peine à explorer et je trouve passionnant de constater que c’est la philanthropie qui permets d’ouvrir cette voix.

Je me suis également demandé, et je m’en suis ouvert en toute transparence à Michelle, si au delà de la pertinence de l’opération, on ne parlait pas seulement à un groupe d’initiés: les afficionados des médias sociaux, qui sont déjà des convaincus.
Il est difficile de prévoir l’impact du webothon sur le traitement des prochaines crises par les ONG et impossible de mesurer son impact sur le taux de pénétration des médias sociaux au sein des ONG au cours de la prochaine année. Toutefois, je crois que Michelle a raison d’être optimiste à ce sujet puisqu’elle me signalait que la Vice-consul d’haiti l’avait contactée dés le lendemain du webothon pour un colloque, ce qui illustrait bien que l’on était déjà sorti du cercle des initiés.

Alors finalement le webothon, un succés?
- Au regard de l’importance de la discussion sur le web, assurément, rendu là, on peut même parler de buzz.
- En terme de levée de fonds, pas terrible certes, mais si on considère que ce qui a été accompli est un travail d’éducation, et que les ONG seront désormais mieux outillées pour lever des fonds sur le web, il y a lieu d’être optimiste et de ne pas attacher trop d’importance à ce critère, du moins à court terme.
- Enfin, troisième point, qui dépasse de loin le seul cadre de la philanthropie, si le webothon a permis de faciliter la diffusion par des chaines TV de contenu sur le web, c’est un pas en avant non négligeable pour toute l’industrie.

Bilan des courses: un succés oui, et une innovation qui dépasse largement le cadre de la philanthropie. Je ne serai pas étonné d’assister à d’autres webothons dans un avenir rapproché. Peut-être même, on peut bien réver, un webothon multi-causes, qui parviendra à ressouder les pots cassés lors de la polémique du téléthon…

Les rebondissements du taux de rebonds

Dans ma pratique de consultation stratégique Web, il y a des clients qui sont ravis que je mentionne ce que je fais pour eux et d’autres qui préfèrent que je ne mentionne pas qu’ils retiennent mes services. Comme je fais dans la stratégie et que la stratégie est souvent affaire d’avantage compétitif, je comprends très bien ces réticences et les respecte scrupuleusement. Ainsi, même chez les clients qui sont très ouverts pour que je parle de ce que l’on fait ensemble, certains aspects de ma démarche et de leurs actions se doivent de demeurer confidentiels et c’est très bien ainsi. À titre d’exemple, l’un de mes clients très médiatisé et très généreux de sa vision d’affaire web, Yves Carignan, a déjà partagé qu’il avait eu une croissance de son chiffre d’affaires web de 25% dans un marché en décroissance, ce qui est très révélateur. Mais il n’a jamais dit et ne diras jamais quel est son chiffre d’affaires puisque ces données sont d’ordre confidentiel. Ainsi, un autre de mes clients, André Nolet, Directeur général de Tourisme Mauricie, a fait un billet très flatteur à mon endroit Le virage Web 2.0 de Tourisme Mauricie: Coûts, résultats et l’effet Michelle Blanc. Ce billet a été critiqué entre autres par Steph Guérin dans son billet Bon nombre de visites, mauvaise conclusion.

D’accord, le nombre de visites a doublé en 1 an. Personne n’ira se plaindre que ses visites doublent. Par contre, il faut faire attention avant de qualifier de succès un site qui double ses visites. Pourquoi? Simplement parce que si vous décuplez l’achalandage de votre magasin, mais que personne n’achète, à quoi ça sert?
(…)
En gros, on défini les objectifs, on trouve les données pour mesurer le rendement, on regroupe et structure puis on analyse. On adapte et on recommence. Fastoche! Un objectif n’a pas besoin d’être une vente. Ça peut être aussi banal que de regarder une vidéo.
Bref, j’aurais aimé en savoir plus sur leur succès. Ultimement, est-ce que le site Web a attiré des touristes? Des visites c’est bien. Des visites qui se transforment en clients, c’est mieux.

Voici donc la réponse plus que pertinente de monsieur Nollet

M. Guérin,
Bon texte et bons commentaires qui amènent effectivement un complément pertinent à mon billet. Mais d’affirmer «Mauvaise conclusion», je ne crois pas.
À mon avis, sur une majorité de points, vous avez raison. Notre consultante Michelle Blanc nous le dit et le répète d’ailleurs depuis le 1er jour. S’alignant très bien avec les objectifs que nous avions déjà pour les prochains mois, nous prenons donc bonne note de votre intervention.
Il faut toutefois mettre les choses en perspective. Nous avons d’abord et avant tout un site de consultation, d’information qui ne propose pas d’achats en ligne ou de booking. L’évaluation des conversions est donc plus difficile. Cette situation est généralisée à l’ensemble de l’industrie touristique, d’ailleurs.
Néanmoins, plusieurs retombées réelles, sonnantes et trébuchantes sont d’ores et déjà bien quantifiables tous les jours à l’association touristique (outre les retombées médiatiques liées à l’innovation dont Michelle Blanc parlait récemment sur son blogue).
http://www.michelleblanc.com/2010/01/27/premiere-retombee-innovation-est-exposition-mediatique/
Dans un contexte de développement durable, notons la réduction des copies de nos publications papier de 20% en 24 mois. C’est pour nous un rendement certain (moins d’impression, d’envois postaux, etc.) sur notre investissement Web, et cela a aussi un impact écologique non négligeable.
D’un point de vue Web analytique justement, certaines données sont quant à nous sans équivoque. Par exemple, une fois enlevé le nombre de visiteurs n’ayant visité qu’une seule de nos pages, cela nous laisse tout de même une augmentation du nombre de visites «qualifiées», ce qui constitue une performance plus que probante à nos yeux.
Comment j’en arrive à cette conclusion? Très simplement !
Moyenne mensuelle de visiteurs en 2008/09 : 10,705 visiteurs Taux de rebond : 38,55%
Moyenne mensuelle de visiteurs en 2009/10 : 21,134 visiteurs Taux de rebond : 49,12%
Donc la croissance des visiteurs a atteint 97%, alors que le taux de rebond n’a augmenté que de 27%. J’en conclus que le site a connu une croissance nette, réelle et « intéressée » de 70%.
Pour poursuivre la réflexion, j’ai aussi pris connaissance de votre récent billet : http://www.stephguerin.com/archives/le_taux_de_rebond_est_votre_ami/
Au paragraphe intitulé «Le contexte, toujours le contexte!» , on retrouvera l’analyse suivante :
« C’est là qu’un analyste Web aidera. Il analysera le taux de rebond dans son contexte et dira si c’est bon ou non. Pour un site d’aide en ligne, il est préférable d’avoir un taux de rebond élevé. En effet, le visiteur cherche sur Google, arrive, consomme et quitte. Droit au but! Sur un site de vente en ligne où le processus d’achat comporte 5 étapes, un taux de rebond faible est préférable. »
Disons que c’est en relisant à nouveau ce billet que j’ai probablement mal compris votre billet et votre conclusion sur notre virage Web 2.0. Soyez rassuré : oui, nous considérons que ce virage doit toujours être en évolution et, par conséquent, laisse place à l’amélioration. C’est d’ailleurs dans cet esprit que le terme «Virage 2.0» ne prétend pas pour nous signifier un fait accompli, mais plutôt un cap vers lequel nous orientons nos activités jour après jour. Et c’est avec certitude que nous croyons aller dans la bonne direction.
http://www.michelleblanc.com/2009/04/14/tourisme-mauricie-a-ere-web-20/
Nous espérons avoir su apporter notre éclairage sur l’affaire et avoir contribué à cette intéressante discussion.
Bien à vous,
André Nollet
Directeur général, Tourisme Mauricie
http://dgtourismemauricie.com

Ma conclusion :
Je parle constamment de retour sur investissement à mes clients, d’atteinte d’objectifs d’affaires, de passion, de mesure et de bien d’autres choses. Cependant, vous ne voyez ici que 20% de ce que je peux dire et écrire. 80% de ce que je fais se doit de rester confidentiel et c’est bien ainsi. Donc avant de critiquer le 80% que vous ne voyez pas, prenez la peine de vous poser des questions, de m’en poser et si j’ai la liberté de vous répondre, je le ferais avec grand plaisir. Sinon, je vous demande de comprendre que dans mon métier il est essentiel de maintenir un « flou artistique » qui n’est pas nécessairement synonyme de n’importe quoi, d’inefficacité et de fuite vers l’avant…

Le Webothon-Haïti L’intégrale et retour sur l’expérience

Hier après-midi, le dimanche 21 février 2010, des studios de VOXTV à Montréal, avait lieu le Webothon-Haiti. Cette expérience télévisuelle/Web/médias sociaux a permis de faire interagir sur le même plateau des invités qui dialoguaient avec nous, des quatre coins de la planète et des internautes qui réagissaient via les médias sociaux. Le contenu de ce dialogue international sur les médias sociaux, s’il avait été payant, aurait sans doute coûté plusieurs centaines de dollars par auditeurs. Il vous est rendu disponible gratuitement via des outils Web et les gens qui ont fourni leur expertise et leur temps, l’on fait gracieusement afin de permettre une levée de fonds pour venir en aide à Haïti. Si vous aimez ce contenu et qu’il vous apprend quelque chose, n’hésitez pas à visiter http://haiti.guignoleeduweb.org/  et à cliquer sur l’un des nombreux hyperliens menant vers les pages transactionnelles d’organismes aidant Haïti et qui se trouvent dans la barre latérale de droite de ce blogue.
Mon analyse du Webothon-Haiti
Je suis de toute évidence très biaisée pour analyser le Webothon-Haiti étant donné que j’en suis l’instigatrice. Je peux cependant vous partager mon grand bonheur d’avoir participé et mis sur pied cette folie expérimentale et très fière et des nombreux collaborateurs qui ont participé à cet effort. Déjà ce matin, madame Junia Barreau, la vice-consule d’Haïti qui était aussi de notre Webothon, m’écrivait pour me dire qu’elle a l’intention de se servir des médias sociaux pour diffuser à la diaspora haïtienne, un colloque sur Haïti qui se tiendra prochainement à Montréal. J’ai aussi reçu de nombreux témoignages d’auditeurs de ce Webothon qui étaient enchantés de la qualité des interventions de nos différents panellistes et qui se sont empressés de faire un don à l’un des organismes que nous parrainons avec cette initiative. Je sais que cette première expérience d’un amalgame télévision / Web fera des petits dans plusieurs médias traditionnels et je sais aussi que les nombreux apprentissages tirés de ce riche contenu qu’est le Webothon, aidera aussi plusieurs organisations à enfin entreprendre un virage médias sociaux. J’ose espérer qu’ils auront aussi une pensée pour Haïti et qu’ils participeront activement à sa reconstruction et au partage des savoirs et informations permettant aux Haïtiens de reprendre une vie productive, heureuse et normale le plus rapidement possible. Encore une fois UN GROS MERCI à tous ceux ayant rendu cette folie possible.

Comme le disait sur le plateau du Webothon-Haiti, notre invité Martin Lessard :

Les réseaux sociaux permettent de revenir en arrière et d’apprendre”

Dans cet esprit de trace numérique et de pérennité des données que permet le web, voici donc l’intégrale de l’expérience télévision/Web/médias sociaux.

  • Animation: Michelle Blanc et Philippe Fehmiu
  • Collaborateurs: Carla Beauvais, Claude Malaison
  • Production et réalisation: VOXTV
  • Webdiffusion et animation Web: Christian Aubry
  • Première heure: mise en contexte et théorie des média sociaux

    Avec: Fred Cavazza, Cyrille De Lasteyrie et Martin Lessard.

    Deuxième heure Médias sociaux et ONG  et gouvernement,

    Avec Denis Coderre, Junia Barreau, Marisa Curcio, Jon Husband, Claude Malaison et Myriam Fehmiu.

    Troisième heure Médias sociaux et journalisme

    Avec Bruno Guglielminetti, Damien Van Achter, Clothilde Le Coz et Carla Beauvais.

    4e heure Comment faire les médias sociaux

    Avec Stéphane d’Amours, Pierre Côté, Philippe Martin et Christian Aubry.

    Modification des stratégies et dépenses des détaillants en ligne américains en prévision des dépenses des fêtes

    C’est en lisant la dernière infolettre de eMarketer Evaluating E-Tailer Holiday Strategy, et en mettant ça en relation avec mon dernier billet Les sites web des entreprises québécoises sont d’une désuétude… , que je peux, avec tristesse, mesurer le fossé qui sépare nos entreprises des détaillants américains (gros soupir). D’un autre côté, je me dis que je vais encore avoir de l’emploi pour bien des années à venir.
    Nos entreprises sont donc « poche » pour ce qui est du Web 1.0. Les détaillants en ligne américains quant à eux, expérimentent déjà avec le Web 2.0 comme le montre allègrement le graphique ci-joint. Ils sont cependant encore frileux (récession oblige) et dépendent encore massivement des infolettres commerciales. eMarketer révèle aussi que plusieurs n’ont pas encore compris que les internautes n’arrivent plus à la page principale, mais plutôt sur des pages plus profondes d’un site Web, étant donné qu’ils arrivent des moteurs de recherches. Les détaillants doivent donc considérer chaque page comme étant potentiellement une page d’accueil.

    (…)Shop.org found that 100% of online retailers surveyed planned e-mail marketing efforts to house lists this holiday season, and nearly 97% would do paid and organic search marketing activities. Social media usage was increasing at a higher rate, but from a smaller base.
    (…)Kevin Ertell, vice president, retail strategy of ForeSee Results, warned eMarketer about such problems.
    “Less and less people go to the homepages,” Mr. Ertell explained in an interview. “They’re going deeper into the site, because they started their shopping experience at Google and not at JCPenney or Sears. They’re letting Google lead them to what they’re looking for.”
    That means retailers should design those landing pages with appropriate, campaign-related copy—and make sure important marketing messages appear on every page of an e-commerce site, not just the homepage.

    Changement dans l’utilisation de tactiques marketings spécifiques des détaillants en ligne américains, pour la période des fêtes, sept oct 2009 (% des répondants)

    Changement dans l’utilisation de tactiques marketings spécifiques des détaillants en ligne américains, pour la période des fêtes, sept oct 2009 (% des répondants)

    Conférencière : Entreprise touristique et réseaux sociaux

    La semaine dernière, dans le cadre de l’événement les 24 heures du tourisme de Tourisme Mauricie, j’étais conférencière sur le sujet Entreprise touristique et réseaux sociaux – Le cas de Tourisme Mauricie. Voici la présentation que j’y ai faite.

    Conférencière Web social - outils, tendances et culture

    Mercredi prochain je serai conférencière à la Journée de l’informatique du Québec, du réseau Action TI (chapitre de Québec). Je sais, d’ores et déjà, que ma conférence de mercredi sera l’une des plus délicates de ma carrière. C’est que je suis informée que le programme de ce que je me propose de dire ne fait pas l’affaire de certains intervenants TI. On me suggère d’éviter des sujets, de formuler différemment, d’être dans « la tournure positive », de motiver les gens. Voici donc ce que je me propose de dire, tel que c’est déjà affiché sur le site d’Action TI :

    Lors de sa présentation, Madame Blanc explique que les marchés sont désormais des conversations auxquelles il faut prendre part. Elle explique aussi que les jeunes générations sont déjà dans la mouvance de cette communication bidirectionnelle asymétrique. D’ailleurs, le phénomène n’est pas nouveau. Il a juste plus d’ampleur. Déjà, en 1993, un grand manufacturier de solutions de télécommunications faisait le pari de la transparence sur ce qu’on appelait à l’époque les e-communautés (sur les forums) qui sont en fait les ancêtres des médias sociaux d’aujourd’hui. Cette transparence rapporta gros à ce manufacturier.

    Les médias sociaux sont une foule d’éléments fonctionnels différents et ils ont un impact qui varie en fonction de critères géographiques, sociodémographiques, de niches, d’utilités et/ou de fonctionnalités diverses. Pour interagir sur ceux-ci, la US Air Force s’est dressé un tableau du processus d’intervention de son organisation, en fonction des types de contenus possibles qu’ils peuvent y trouver.

    L’adoption par les organisations des médias sociaux ou même du Web efficace est plus une question de philosophie communicationnelle ou d’ouverture de contexte technologique. Le contexte socio-économique récent du développement des TI et des communications marketing au Québec n’a d’ailleurs pas aidé les entreprises et organisations à y recourir de façon positive et active. Finalement, la crainte des enjeux de sécurité est un faux problème dont on se sert pour épouvanter inutilement les gestionnaires. La compréhension de ces divers enjeux, problèmes et opportunités pourrait permettre d’ouvrir la voie du gouvernement et de l’entreprise de demain…

    À ce que vous pouvez lire, il me semble qu’il n’y a rien de bien méchant. Mais les susceptibilités TI sont grandes, la peur du changement et les enjeux réels de ces changements aussi. Je ne suis pas reconnue pour faire dans la dentelle (j’aime beaucoup mieux la porter) et j’ai déjà admis ne pas être diplomate (comme dans mon billet intitulé à juste titre, Je ne suis pas diplomate). Je suis cependant rassurée par l’appréciation que l’on fait généralement de mes conférences dont ce témoignage, du 30 octobre dernier, de monsieur Ghislain Carré, directeur groupe conseil et planificateur stratégique chez Cossette Communication-Marketing (Québec) et président (intérim) de la Socom.

    La conférence de Michelle dans le cadre des petits déjeuners « Grands conférenciers » de la Société des communicateurs (Québec) a été fortement appréciée des participants. Madame Blanc est une conférencière hors pair que les communicateurs en agence ou en entreprise auraient tous fortement intérêt à entendre. Le monde du Web 2.0 est une révolution de la communication; un grand dérangement qui remet en question les façons de faire traditionnelles des entreprises et des acteurs de la communication.

    C’est avec passion et conviction que Madame Blanc nous amène à prendre conscience et à nous remettre en question.

    Voici donc ma présentation et advienne que pourra…

    MAJ
    Vous apprécierez aussi sans doute de prendre connaissance de la présentation de Jennifer Bell, directrice à Visiblegovernment.ca qui s’intitule Benefits of Open Government Data

    Le Lab VOXtv : Chronique Dilemme des gestionnaires marketing et les avenues qui s’offrent à eux dans un environnement changeant

    Pour ma septième chronique à l’émission LeLab, je discute avec Philippe Fehmiu du : Dilemme des gestionnaires marketing et les avenues qui s’offrent à eux dans un environnement changeant.

    J’ai couvert le sujet de cette chronique dans mes billets :
    Le dilemme des gestionnaires en marketing

    Vivement le « mix marketing » incluant le « mix media » et la « convergence marketing »

    Steve Rubel, mon entrevue lors de MIXX-Canada

    De l’impact des médias sociaux en régions éloignées

    La semaine dernière j’étais à Rimouski pour donner une conférence. La veille de celle-ci, j’ai été reçue comme une reine par ma cliente, Sylvie Roy du Groupe Vagabond, qui vint me chercher à l’aéroport, m’accompagna à l’hôtel puis m’invita au resto Bistro L’Ardoise. J’y fus si bien reçue et l’assiette était d’un tel délice et d’un montage artistique si raffiné que je m’empressai de twitter et de facebooker :

    ai mange un succulent jarret d’agneau risotto chanterelle au Bistro l’Ardoise de Rimouski et jase avec le chef Alexandre Bouffard

    Le lendemain, lors de ma présentation, je parlai aussi de l’importance de la passion et du fait que si on peut mettre sa passion en ligne, ça coûte moins cher de marketing (thème que j’ai déjà couvert dans mon billet La passion et les coûts marketing). À ce moment-là, je parlai de nouveau du resto Bistro l’Ardoise. Or un peu plus tard, on me posa la question : mais en région, pour ceux qui n’ont pas le Web ou qui n’ont que la basse vitesse, que pouvons-nous faire? (Comme cela a été mentionné dans les billets de gens présents à Rimouski Pourquoi j’ai payé pour voir Michelle Blanc et Le Web en région), je répondis pas une boutade du genre : il existe toujours les signaux de fumées ou le télégramme. Il est vrai que si quelqu’un n’a pas accès à l’infrastructure Internet, ce n’est pas évident de faire du marketing avec ça. Il est aussi de plus en plus clair que les gouvernements se doivent d’offrir des services Internet et cellulaires à la grandeur du pays et à des coûts raisonnables et que ça va avoir un impact majeur sur le reste de l’économie en général et de l’innovation en particulier comme j’en ai discuté justement dans mon billet Le Lab VOXtv Chronique Pourquoi nos entreprises sont en retard sur le Web ?
    N’empêche que même sans Internet pour tous, et même en région, les gens qui ont accès au Web peuvent créer un impact significatif sur un petit commerce. D’ailleurs, même les gens hors de la région peuvent aussi s’intéresser à ce qui se passe ailleurs (parce qu’ils voyagent) et augmenter potentiellement le chiffre d’affaires d’une petite entreprise régionale comme le démontre ce prochain Twitt, écrit de l’autre bout de la province, Gatineau :

    @MichelleBlanc Je suis à Rimouski du 15 au 18 Oct, on se manque de pas trop. Je suis censé d’aller justement à l’Ardoise, c’est comment?

    En conclusion, voici le courriel que je reçois de l’épouse du proprio du resto :

    Bonjour Madame Blanc

    Votre passage dans notre vie, en une journée, à déjà eu beaucoup plus d’impact que notre contrat annuel chez Astral Média. Cela semble peut être anodin pour vous, mais pour des gens pour qui la passion première n’est pas la pub mais recevoir des gens, bénéficier d’un tel appui médiatique, de la part d’une personne que nous respectons autant, vaut de l’or pour nous. De plus, nous avons dû remettre du jarret à braiser cette nuit à cause de vous…

    Votre conversation avec Alex (qui je crois, m’a été répété intégralement) nous a ouvert les yeux et donné un bon coup de pied. Pas que nous ne comprenions rien au marketing,c’est un sujet qui m’intéresse vraiment (j’ai même un dec en commerce de mode) notre prochaine étape en pub(que nous retardons depuis toujours) c’est le web. Le problème c’est que notre ordinateur me réveille la nuit pour me faire peur. Mais, le seul fait que vous nous ayez dit que nous n’utiliserions pas vos conseils sous prétexte qu’ils étaient gratuits, nous pousse à les suivre, par respect pour vous et en signe de gratitude.

    Ce fut un honneur et un privilège de vous recevoir chez nous. Merci pour tout.

    Dévoilement : Alexandre Bouffard m’a donné un pot de cerise au kirsch qui vieillit depuis un an dans son sous-sol.
    Re-dévoilement : J’aime partager mes expériences qui sortent de l’ordinaire de manière très positive ou négative. Je ne parle jamais de l’entre-deux. Je le fais gratuitement parce que ça fait partie de ma philosophie médias sociaux.

    Steve Rubel, mon entrevue lors de MIXX-Canada

    Ce matin j’avais la chance d’être invitée à l’événement MIXX-Canada organisé par IABC et d’interviewer le célèbre Steve Rubel, bien connu dans le monde de la techno et des relations publiques innovantes. Monsieur Rubel est senior vice-président de l’agence Edelman et l’auteur du non moins célèbre blogue Micropersuasion, que j’ai eu l’honneur de citer à de nombreuses reprises dans ce blogue. Le rencontrer était donc pour moi un privilège et un honneur et j’en remercie IABC pour ça. Aussi, cet entretien s’est déroulé en anglais et j’y prenais des notes en français. N’étant pas sténographe ou journaliste, mes notes sont un aide-mémoire m’aidant à me souvenir de notre conversation et elles ne reflètent certainement pas le verbatim exact de monsieur Rubel.

    Moi

    Vous aviez l’un des blogues les plus influents de la planète (micropersuasion) et vous l’avez laissé tomber pour utiliser la plate-forme Posterous, sous votre nom, Steve Rubel. Pourquoi avez-vous fait cela?

    Steve Rubel

    Vous devez comprendre qu’avec la prolifération des médias sociaux et des outils Web ça devient de plus en plus difficile à gérer tout ça. En plus, je suis continuellement sur la route maintenant. J’aime aussi partager des images, des fichiers audio et vidéos et je n’écris plus de longs billets comme avant. J’aime utiliser mon I-phone pour être en contact avec le monde et mes textes sont maintenant plus courts. Aussi, j’aime la possibilité de syndiquer mon contenu sur le média social que je trouve le ou les plus appropriés. Des fois je vais envoyer vers Twitter et Facebook, d’autres fois ce sera vers Flickr et Twitter et ainsi de suite. Avec Posterous, je peux facilement choisir les destinations à partir de mes courriels. Aussi c’est le meilleur des deux mondes entre un texte beaucoup plus long d’un blogue et celui beaucoup plus court d’un twitter.

    Moi

    Oui, mais Friendfeed était déjà un Hub, non?

    Steve Rubel

    Oui, mais Friendfeed est un hub de destination, pas d’expédition vers d’autres endroits : ce qu’offre Posterous. De plus, avec l’achat récent de Friendfeed par Facebook, on a un peu perdu l’intérêt. Friendfeed risque fortement d’être intégré à Facebook. D’ailleurs, je suis curieux de savoir ce qui va se passer avec Facebook. Est-ce que ça va devenir un autre AOL? Mon expérience me dit qu’un média social vit difficilement plus de trois ans. Alors, on verra.

    Moi

    Mais vous aviez l’un des blogues les plus influents de la planète. Croyez-vous qu’en terme de référencement ça va être une perte pour vous? Il est certain que vous avez un brand fort et que si on vous cherche on va vous trouver. Mais si on cherche votre contenu est-ce que ça va sortir aussi fort avec Posterous qu’avec votre blogue? Suggéreriez-vous ça à un de vos clients?

    Steve Rubel

    J’avais un blogue avec un PageRank de 7 mais, comme je vous l’ai expliqué, c’est maintenant plus commode pour moi d’être avec Posterous parce que je suis énormément sur la route. Oui je le conseillerais à un client. Je ne pense pas que mon référencement sera affecté par mon utilisation de Posterous. Toutes les archives de mon blogue sont d’ailleurs encore en ligne.

    Moi

    (Ici je suis en désaccord avec monsieur Rubel (son Pagerank de Micropersuasion était de 7 et celui de son Posterous est maintenant de 3, étant donné sa prestance sur Twitter et sa renommée mondiale, ça ne fait pas une grosse différence sur son lectorat et éventuellement Google va augmenter sa cote, mais pour quelqu’un qui débute ou pour quelqu’un qui n’est pas une vedette internationale, je continue de croire qu’un blogue reste « la panacée » des médias sociaux et qu’un outil comme Posterous peut-être un faire-valoir et un « spoke » d’importance (rayon) (l’expression qu’il aime bien) mais que le blogue devrait être le hub (moyeu) d’une présence Web efficace).
    Avec tous les changements que vivent maintenant les agences de relations publiques qui poussent les communiqués de presses que personne ne lit, quel changement voyez-vous poindre à l’horizon.

    Steve Rubel

    Mais le monde de la finance est encore très friand de communiqués. Les conseillers financiers les lisent encore.

    Moi

    Dernièrement, Boston Consulting Group mettait en ligne le rapport The CMO’s Dilemna. En gros, on se rend compte que le mass marketing ne fonctionne plus vraiment et que le marketing de niche ne rejoint pas la masse. Que pensez-vous de ça?

    Steve Rubel

    Je n’ai pas lu ce rapport. Vous pouvez me l’envoyer? (Ce qui fut fait après notre entretien). Mais comme vous savez, la communication de masse est tributaire de l’économie de marché de masse. Cette économie a souffert et il est normal que la communication qui en est issue souffre aussi.

    Moi

    Avec ces changements et avec les médias sociaux qui, croyez-vous, va être à même de gérer ça?

    Steve Rubel

    Je crois que d’ici 5 à 10 ans ce sera les gens de PR qui vont contrôler le marketing. Les consommateurs n’ont plus confiance à la publicité, ils ont besoin qu’on s’adresse à eux et les gens de PR ont l’habitude et les habiletés pour ça. Les technos offrent de plus en plus d’opportunités d’entrer en communication directe avec le consommateur et il y a aussi toute la question de la collaboration qui s’installe avec eux. Ce sont définitivement des champs d’expertise de relations publiques.

    Moi

    Dites-vous ça souvent aux gens de marketing?

    Steve Rubel

    Jamais, à moins qu’ils ne me posent la question :-)

    Moi

    Je vois de plus en plus le Web comme une fonction d’affaires égale à celle traditionnelle de la finance, des communications, du marketing, de la production, et cetera. Êtes-vous d’accord avec ça?

    Steve Rubel

    C’est intéressant, je n’y ai jamais vraiment songé. Mais je dirais que ça va dépendre du secteur d’activité et que ça pourrait changer grandement d’un secteur à l’autre. Mais ça mérite réflexion…

    Vivement le « mix marketing » incluant le « mix media » et la « convergence marketing »

    Petite mise au point. Je suis décidément pro marketing Internet et pro médias sociaux. Ça ne veut cependant pas dire que je sois anti-pub traditionnelle et anti-relations publiques. Ces secteurs d’activités traditionnels sont en crise certes, mais ils sont toujours une pertinence (j’en parlais dans mon billet Le dilemme des gestionnaires en marketing). D’ailleurs, ils en auront toujours une. La différence sera dans le poids qu’ils auront dans le « mix media » qui demeurera indispensable. Plus le temps va avancer, plus le pourcentage des dépenses accordées à chaque média va varier, en fonction des objectifs d’affaires qui sous-tendent une opération marketing ou de relations publiques. Je suis aussi une promotrice de la convergence médiatique et de son corolaire, la convergence marketing. Plus les canaux de communications (marketing ou médiatiques) sont intégrés et plus on se sert de l’un pour pousser vers l’autre et que l’on mesure ce que l’on fait, plus les résultats seront pertinents. Nous devrons aussi utiliser le levier des médias sociaux pour augmenter et monitorer ces résultats…

    Mix media (via définitions-marketing.com)

    Optimisation du choix des médias utilisés pour une campagne publicitaire. Le choix se fait à partir des caractéristiques des médias (puissance, coûts, capacité de ciblage, efficacité publicitaire, cadre juridique…) et de leur capacité à répondre au meilleur coût aux objectifs de la campagne. Un mix media joue également sur les complémentarités et synergies qui existent entre différents médias.

    Mix-marketing (via Wikipedia)

    Le marketing-mix étendu
    Même si le modèle “4P” est une répartition arbitraire de l’analyse marketing, certains auteurs ajoutent d’autres dimensions comme le Client ou encore plus récemment le “P” de participation issus des techniques du Web 2.0 et plus particulièrement du Marketing 2.0. Des critiques sont aussi émises par d’autres experts qui considèrent que certains points de ce modèle ne concernent que les produits et services pour particuliers. (…)

    La convergence des médias (pour comprendre ce que sera la convergence marketing)
    Chez The Economist

    Je vous invite à relire Le futur du marketing et de la pub

    LeLab VOXtv, chronique Pourquoi les artistes sont « poches » en ligne

    Pour ma troisième chronique, à l’émission LeLab, je jase avec Philippe Fehmiu de : pourquoi les artistes ne comprennent pas le Web et comment ils peuvent faire pour y être plus efficaces?

    J’ai d’ailleurs déjà amplement couvert ce sujet dans mon billet : Le problème des artistes avec le Web (comme quoi moi aussi j’ai besoin de mettre du “textuel”)…