Ça fait longtemps que le cybersquatting existe pour les célébrités et pour les grandes marques. Ne prenez donc pas de chance et sécurisez donc vos noms de marque sur tous les médias sociaux (même si vous ne vous servez pas de ces comptes pour l’instant). Commencez aussi à monitorer vos marques sur les médias sociaux afin de vérifier ce qui se dit et la médisance à propos de vous et de votre marque. Si vous laissez le champ libre à n’importe qui de prendre votre place, il y a de fortes chances que cela arrive et c’est toujours plus facile d’agir que de réagir…
Or ce week-end, ma conjointe dont je parle souvent ici et dans mes comptes Twitter et Facebook,sous le nom de Bibitte, (elle a même une chronique musicale annuelle) a été victime d’une usurpation d’identité. J’utilise depuis des années le sobriquet d’amour que je lui donne, Bibitte ou encore Bibitte électrique, pour parler d’elle. J’utilise ce subterfuge littéraire parce qu’elle exerce un métier, qui pour qu’elle soit efficace, se doit de conserver le plus possible son anonymat. Nous en avons maintes fois discuté et sommes arrivés à la conclusion que d’utiliser « Bibitte » est une manière positive de parler d’elle, sans pour autant compromettre son identité ou encore m’empêcher de parler de celle qui est la personne la plus importante de ma vie. Or des connards se servent de son image littéraire pour me faire chier et pour faire de l’humour de bas étage (voire de sous-sol). J’ai une bonne idée de qui il s’agit, mais je n’ai vraiment pas de temps à perdre pour me battre avec des imbéciles de cette espèce. J’ai donc pris les grands moyens et combattu le feu par le feu. Ces connards avaient ouvert un compte twitter du nom de BibitteBlanc et ils lui faisaient dire des conneries telles que :
J’ai donc ouvert à Bibitte un compte Twitter de même qu’un profil Facebook. Je suis ravie de constater qu’après une journée d’activité, la vraie BibitteElectric a déjà 10 fois plus de Followers Twitter que le subterfuge de bas étage dont elle a été victime. Je vous demande donc d’être indulgent avec elle si elle ne vous répond pas rapidement puisqu’elle ne twittera et facebookera que le Week-end, et avec mon aide. C’est qu’elle ne tape que difficilement encore sur son nouveau Laptop et qu’elle n’a son premier compte courriel que depuis quelques mois. Le Web ce n’est vraiment pas son truc. Elle ce qui la branche (à part moi) c’est la musique alternative (et moi je m’en fou).
Morale de cette histoire :
Même des images littéraires et des représentations d’êtres qui vous sont chers peuvent être usurpées par de petits esprits mesquins, jaloux et vils. La meilleure défense sur les médias sociaux est de prendre ou de reprendre sa place et d’exposer ouvertement son authenticité, soit-elle littéraire ou pseudonymique. Les internautes savent être fair-play et reconnaître la vérité du mensonge et les blagues de mauvais goût auront toujours un auditoire, mais il sera de beaucoup moindre que celui de la délicatesse élémentaire…
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Hier soir j’étais à l’université de Sherbrooke (campus Longueuil) à titre de conférencière pour le cours de 2e cycle Communication et commerce électronique de Simon Rivard. Simon est en ancien client et un ami et je lui en dois une couple de faveurs étant donné sa grande gentillesse et plusieurs services qu’il m’a rendus. C’est donc avec grand plaisir et étonnement que j’ai rencontré son groupe d’élèves. Ils étaient d’une sagesse et d’une attention qui m’impressionne encore. C’est que j’ai encore en souvenir d’avoir été sur les bancs d’écoles lors de mon bac à l’Université Laval et d’avoir été très turbulente. Je me souviens aussi de mon passage à HEC Montréal/Université de Montréal lors de ma M.Sc. commerce électronique et de ce cours du jeudi soir qui avait lieu juste après le 5 à 7 assez bien arrosé. Les temps changent et contrairement à ce que peuvent dire bien des gens, les nouveaux étudiants sont sages, curieux, intéressés et participatifs. Voici donc la présentation PowerPoint que j’y ai faite…
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Je termine une discussion avec Guy A. Lepage à propos de sa présence médias sociaux et d’un épisode d’usurpation d’identité Twitter dont il a été victime. C’est que quelqu’un utilisant le compte twitter @Guy_A_Lepage se faisait passer pour lui. Monsieur Lepage a désormais son propre compte Twitter @GuyALepage. Mais le problème reste entier. Il est très possible d’être victime d’usurpation d’identité sur les médias sociaux, lorsqu’on est une célébrité ou une grande marque. Il existait aussi une page d’admirateurs de Joannie Rochette sur Facebook, servant soi-disant à la soutenir face au décès de sa mère, qui n’était pas approuvée par la principale intéressée et qui ne servait qu’à mousser d’autres pages n’ayant aucun rapport. On peut, dans ce cas, se plaindre et demander à avoir un compte vérifié (comme dans Twitter par exemple). Il ne faut cependant pas confondre page d’admirateurs, caricature (ou parodie) et usurpation d’identité. À titre d’exemple, il existe aussi un compte Clothaire Rapaille sur Twitter et Facebook, qui est de toute évidence une parodie du célèbre personnage. D’ailleurs, il est tout à fait légal et approuvé entre autres par Twitter, de faire de la parodie. Twitter fait donc une différence entre l’usurpation (name squating) et la parodie.
Twitter users are allowed to create parody, commentary, or fan accounts. Twitter provides a platform for its users to share and receive a wide range of ideas and content, and we greatly value and respect our users’ expression. Because of these principles, we do not actively monitor users’ content and will not edit or remove user content, except in cases of violations of our Terms of Service.
Guidelines for Parody, Commentary and Fan accounts
In order to avoid impersonation, an account’s profile information should make it clear that the creator of the account is not actually the same person or entity as the subject of the parody/commentary. Here are some suggestions for marking your account:
• Username: The username should not be the exact name of the subject of the parody, commentary, or fandom; to make it clearer, you should distinguish the account with a qualifier such as “not,” “fake,” or “fan.”
• Name: The profile name should not list the exact name of the subject without some other distinguishing word, such as “not,” “fake,” or “fan.”
• Bio: The bio should include a statement to distinguish it from the real identity, such as “This is a parody,” “This is a fan page,” “Parody Account,” “Fan Account,” or “This is not affiliated with…”
• Communication with other users: The account should not, through private or public communication with other users, try to deceive or mislead others about your identity. For example, if operating a fan account, do not direct message other users implying you are the actual subject (i.e., person, band, sports team, etc.) of the fan account.
Selon cette politique, le cas spécifique de @Crapaille apparaît donc (ceci n’est pas un avis légal) légitime, tandis que celui qui se faisait passer pour Guy A. Lepage, carrément frauduleux.
Ça fait longtemps que le cybersquatting existe pour les célébrités et pour les grandes marques. Ne prenez donc pas de chance et sécurisez donc vos noms de marque sur tous les médias sociaux (même si vous ne vous servez pas de ces comptes pour l’instant). Commencez aussi à monitorer vos marques sur les médias sociaux afin de vérifier ce qui se dit et la médisance à propos de vous et de votre marque. Si vous laissez le champ libre à n’importe qui de prendre votre place, il y a de fortes chances que cela arrive et c’est toujours plus facile d’agir que de réagir…
Copie d’écran de l’ancien faux compte Twitter de Guy A Lepage
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Le pâté chinois c’est magique (pour les potes d’outre-Atlantique c’est la version québécoise du hachis parmentier). J’ai déjà parlé de l’importance de Savoir déconner et j’ai aussi expliqué, Mais que peut bien venir faire une recette dans un blogue marketing Internet? Les gens s’identifient à ce qui est universel, ils aiment déconner de temps à autre et ils veulent donner leur opinion lorsqu’ils le peuvent. J’ai donc fait un petit test hier soir et ce matin sur mes profils Twitter et Facebook et inscrivant les statuts suivants:
La réponse a été surprenante. Quelques centaines de réactions dont celles de la très respectée journaliste Marie-France Bazzo après que j’eu répondu à un twitt d’une autre journaliste, Thérèse Parisien.
De madame Parisien
@MichelleBlanc Alors il faut absolument que tu mettes la main sur la recette de pâté chinois très épicé d’Ethnée De Vienne.!
Morale de cette histoire?
Il est difficile pour des internautes non-spécialistes de commenter et d’interagir sur des twitt ou statuts Facebook qui sont spécifiquement dans ma niche professionnelle et très spécialisée. Ils peuvent cependant se sentir interpellés par un élément universel sur lequel n’importe qui a une opinion. Ces éléments universels qui sont publiés de temps à autre, humanisent votre brand et permettent une interaction. Le nombre d’interactions sur un élément sans rapport avec votre ligne éditoriale permettra à vos contenus spécifiques et à votre présence médias sociaux d’être encore plus fort et d’encore mieux sortir dans les engins de recherches. Tout comme le ketchup dans le pâté chinois, il ne faut pas en abuser, mais ça assaisonne positivement le tout…
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Le dimanche 21 février se tenait le webothon Haiti, un évènement organisé par Michelle Blancen vue de venir en aide à Haiti et de parler de médias sociaux dans la sphère humanitaire.
Le résumé de l’opération, les capsules vidéo et le programme complet se trouvent ici.
Le webothon était une première à plusieurs niveaux et une innovation remarquable dans le domaine de la philanthropie 2.0. J’ai donc voulu en savoir plus sur les attentes et les résultats des principaux intéressés. J’ai interrogé certains des participant que je connaissais. Leurs réponses m’incitent à penser que nous verrons avant longtemps d’autres webothon pour d’autres causes. D’abord et avant tout, contrairement à ce que le nom de webothon avait pu me laisser penser, il ne s’agissait absolument pas d’un téléthon sur le web. Comme me le précisait Michelle au téléphone, l’idée n’était pas de se péter les bretelles sur les montants donnés, ni de jouer à battre des records de donations… ce que j’ai effectivement toujours trouvé assez malsain à la télé. Par ailleurs, le webothon était entièrement bénévole, aucun participant n’a été rémunéré, et aucun argent n’a transité par eux: les dons étaient directement redirigés vers les via http://haiti.guignoleeduweb.org/ aux organismes choisis:
Le webothon jouait sur la force du web, soit la création d’hyperliens. Or, si on cherche aujourd’hui webothon sur google, on tombe sur plus de 28 000 résultats. Pour un mot qui n’existait pas le mois dernier, c’est un premier joli succés…
Par ailleurs, Marisa Curcio d’Oxfam Québec m’a bien précisé que l’objectif premier de sa participation n’était pas forcément le montants des dons au cours de la journée mais plutôt de sensibiliser les ONG aux médias sociaux et surtout de venir faire partager l’expérience en nouveaux médias d’Oxfam. Le webothon n’aura certes eu que peu d’impact sur la fréquentation du site d’Oxfam, par contre, il est difficile de mesurer l’influence de la journée puisque tout le contenu est encore consultable - et consulté - sur Ustream (ce qui est un autre avantage par rapport au traditionnel téléthon télévisé).
C’est dans cette optique qu’il faut comprendre la philosophie de Michelle Blanc quand elle dit que « Donnez un poisson et vous nourrissez quelqu’un pour un jour, montrez-lui à pêcher et vous le nourrissez pour la vie ».
Le webothon se voulait donc avant tout une tribune pour parler d’Haiti et faire en sorte que les médias sociaux soient utilisés plus fréquemment et de manière plus pertinente en période de crise par les organismes caritatifs.
Par ailleurs, d’un point de vue plus technologique, Philippe Martin me faisait remarquer qu’une chaine de télé faisait ainsi pour la première fois l’expérience de la diffusion sur le web. En effet si l’évènement se tenait dans les bureaux de la chaine de télé Vox, sa diffusion avait lieu exclusivement sur Ustream, en utilisant également Skype afin de réunir des intervenants issus de plusieurs continents. Je retiens que mettre les moyens de la télé pour diffuser sur le web est une avenue que l’on commence à peine à explorer et je trouve passionnant de constater que c’est la philanthropie qui permets d’ouvrir cette voix.
Je me suis également demandé, et je m’en suis ouvert en toute transparence à Michelle, si au delà de la pertinence de l’opération, on ne parlait pas seulement à un groupe d’initiés: les afficionados des médias sociaux, qui sont déjà des convaincus.
Il est difficile de prévoir l’impact du webothon sur le traitement des prochaines crises par les ONG et impossible de mesurer son impact sur le taux de pénétration des médias sociaux au sein des ONG au cours de la prochaine année. Toutefois, je crois que Michelle a raison d’être optimiste à ce sujet puisqu’elle me signalait que la Vice-consul d’haiti l’avait contactée dés le lendemain du webothon pour un colloque, ce qui illustrait bien que l’on était déjà sorti du cercle des initiés.
Alors finalement le webothon, un succés?
- Au regard de l’importance de la discussion sur le web, assurément, rendu là, on peut même parler de buzz.
- En terme de levée de fonds, pas terrible certes, mais si on considère que ce qui a été accompli est un travail d’éducation, et que les ONG seront désormais mieux outillées pour lever des fonds sur le web, il y a lieu d’être optimiste et de ne pas attacher trop d’importance à ce critère, du moins à court terme.
- Enfin, troisième point, qui dépasse de loin le seul cadre de la philanthropie, si le webothon a permis de faciliter la diffusion par des chaines TV de contenu sur le web, c’est un pas en avant non négligeable pour toute l’industrie.
Bilan des courses: un succés oui, et une innovation qui dépasse largement le cadre de la philanthropie. Je ne serai pas étonné d’assister à d’autres webothons dans un avenir rapproché. Peut-être même, on peut bien réver, un webothon multi-causes, qui parviendra à ressouder les pots cassés lors de la polémique du téléthon…
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Autre perle à écouter, cette entrevue avec mon nouvel antihéros Stephane E. Roy, dans laquelle il fait preuve de dons de clairvoyances puisque comme il le verbalise lui-même « Surtout que c’était mauvais ce que j’écrivais »
En prime, voici la description (non, non, non je n’exagère même pas) de cette entrevue (à partir de 02 :40)
P.-S. Avant de commenter, prenez vraiment la peine d’écouter l’entrevue de madame Maréchal. Vos commentaires seront d’autant plus pertinents et ils mettront sans doute en lumière pourquoi il croit qu’il n’y a rien là de faire à croire qu’il est en danger de mort sur Twitter…
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Pour ma seizième chronique à l’émission LeLab, je discute avec Philippe Fehmiu de ma : Réflexion à propos du Huis clos sur le net: La voici donc : Réflexion à propos du Huis clos sur le net
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Hier après-midi, le dimanche 21 février 2010, des studios de VOXTV à Montréal, avait lieu le Webothon-Haiti. Cette expérience télévisuelle/Web/médias sociaux a permis de faire interagir sur le même plateau des invités qui dialoguaient avec nous, des quatre coins de la planète et des internautes qui réagissaient via les médias sociaux. Le contenu de ce dialogue international sur les médias sociaux, s’il avait été payant, aurait sans doute coûté plusieurs centaines de dollars par auditeurs. Il vous est rendu disponible gratuitement via des outils Web et les gens qui ont fourni leur expertise et leur temps, l’on fait gracieusement afin de permettre une levée de fonds pour venir en aide à Haïti. Si vous aimez ce contenu et qu’il vous apprend quelque chose, n’hésitez pas à visiter http://haiti.guignoleeduweb.org/ et à cliquer sur l’un des nombreux hyperliens menant vers les pages transactionnelles d’organismes aidant Haïti et qui se trouvent dans la barre latérale de droite de ce blogue. Mon analyse du Webothon-Haiti
Je suis de toute évidence très biaisée pour analyser le Webothon-Haiti étant donné que j’en suis l’instigatrice. Je peux cependant vous partager mon grand bonheur d’avoir participé et mis sur pied cette folie expérimentale et très fière et des nombreux collaborateurs qui ont participé à cet effort. Déjà ce matin, madame Junia Barreau, la vice-consule d’Haïti qui était aussi de notre Webothon, m’écrivait pour me dire qu’elle a l’intention de se servir des médias sociaux pour diffuser à la diaspora haïtienne, un colloque sur Haïti qui se tiendra prochainement à Montréal. J’ai aussi reçu de nombreux témoignages d’auditeurs de ce Webothon qui étaient enchantés de la qualité des interventions de nos différents panellistes et qui se sont empressés de faire un don à l’un des organismes que nous parrainons avec cette initiative. Je sais que cette première expérience d’un amalgame télévision / Web fera des petits dans plusieurs médias traditionnels et je sais aussi que les nombreux apprentissages tirés de ce riche contenu qu’est le Webothon, aidera aussi plusieurs organisations à enfin entreprendre un virage médias sociaux. J’ose espérer qu’ils auront aussi une pensée pour Haïti et qu’ils participeront activement à sa reconstruction et au partage des savoirs et informations permettant aux Haïtiens de reprendre une vie productive, heureuse et normale le plus rapidement possible. Encore une fois UN GROS MERCI à tous ceux ayant rendu cette folie possible.
Comme le disait sur le plateau du Webothon-Haiti, notre invité Martin Lessard :
Les réseaux sociaux permettent de revenir en arrière et d’apprendre”
Dans cet esprit de trace numérique et de pérennité des données que permet le web, voici donc l’intégrale de l’expérience télévision/Web/médias sociaux.
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Pour ma quinzième chronique à l’émission LeLab, je discute avec Philippe Fehmiu de : la médisance envers les médias sociaux: La voici donc : Coup de gueule contre la médisance envers les médias sociaux
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Je serai conférencière pour mon premier Webinaire, demain, jeudi le 11 février pour LesAffaires.com. De parler en direct de mon bureau, à un auditoire Web, sera une expérience nouvelle pour moi. J’ai déjà fait une conférence via Skype pour un public qui était à Varsovie (c’était d’ailleurs étrange de parler en anglais et d’être traduit en polonais) ou encore participé (toujours via Skype) à plusieurs plateaux de télévision pour Techtoc.tv à Paris (ici et ici), mais j’avais le loisir de voir les gens dans la salle et de recevoir leur question via les micros et l’animateur qui était dans la salle. De faire ça sous format Webinaire, ce sera une première. (Ce sera donc une belle pratique pour le Webothon Haiti de dimanche le 21 février)Vous pouvez encore réserver des billets sur le site de Les Affaires. Pour la conférence Les grandes tendances du WEB 2.0, je partagerais la vedette avec les potes Martin Lessard et Guillaume Brunet. Comme cela est maintenant une habitude, vous pouvez déjà consulter notre présentation commune Les meilleures astuces pour conquérir les médias sociaux.
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J’ai contacté plusieurs personnes pour mettre sur pied un Webothon Médias sociaux, dans le but de lever des fonds pour venir en aide à Haïti. Mais ce webothon se veut aussi une expérience médias sociaux et éducative. Ça devrait avoir lieu le dimanche 21 février de 12 :00 à 16 :00 heure de Montréal et de 18 :00 à 22 :00 heure de Paris et de Bruxelles. Ça se fera sur une plateforme dans le genre de celle de Ustream, à une URL à être déterminé. On y discutera entre autres de comment les médias sociaux peuvent venir en aide aux ONG et au gouvernements en temps de crises et de catastrophes majeures. On parlera de comment le travail journalistique est maintenant transformé par l’apport des médias sociaux et de comment les médias sociaux sont maintenant une nouvelle donne, dans l’univers médiatique, philanthropique et organisationnel de nos sociétés. Les copains Bruno Guglielminetti (Radio-Canada), Damien Van Achter (RTBF), Philippe Martin (Fabrique de blogue), Claude Malaison, Martin Lessard, Philippe Fehmiu (CECI, LeLab Voxtv, Radio-Canada) et Pierre Côté (RealtimeRealite)ont déjà accepté d’y participer et je vous invite ici à me faire vos suggestions de sujets, de collaboration ou de technologies pour que cet événement Web permette d’amasser le plus de fric possible pour les Haitiens, tout en servant de lieu de partage Web2.0, de ce que les médias sociaux peuvent maintenant faire pour nos sociétés.
MAJ
Ont accepté de participer aussi Mateusz Kukulka (attaché de presse et ancien journaliste Belgique) et Jon Husband (Wirearchy, Vancouver).
MAJ2 Loïc Le Meur (Paris, San Francisco), Multilink (Service internet en Haïti) et Carla Beauvais (InsideDisaster.com) seront aussi des nôtres. Christian Aubry accepte volontiers d’être le geek en chef de l’événement.
MAJ3
Le copain FredCavazza (Paris) confirme aussi sa participation comme intervenant. Je suis aussi en discussion avec d’autres joueurs avisés d’importances. Le projet avance dans une très très bonne direction. Wouhouhou
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Le compte Twitter d’InternetHaïti (la boîte de service Internet encore en fonctionnement à Port-au-Prince dont je vous ai parlé ici et ici) sert principalement à diffuser des messages de détresses d’Haïtiens encore sous les décombres, ou encore en manque de médicaments, d’eau ou autre nécessitée, en temps réels, comme en fait foi ces quelques exemples :
InternetHaiti RT @karljeanjeune: People alive Carribean Market plzz tweet @cnnbrk or email as much as we can so they can activate… http://bit.ly/7on4sx
Ce phénomène d’entraide est assez répandu sur Twitter, Facebook et autres médias sociaux en ce moment. Mais donne-t-il des résultats? Selon un courriel que je viens de recevoir de Rachelle Houde (son compte twitter), il semble que ce soit le cas.
Bonjour Michelle,
Mon témoignage ne cherche pas à être une tappe sur le dos ou une recherche de validation, mais plutôt une preuve que nous, les Geeks et amateurs de médias sociaux passifs POUVONS CONCRÈTEMENT AGIR POUR L’AMÉLIORATION DE LA CONDITION EN HAITI. C’est un appel à l’aide de tous mes confrères et consoeurs qui voient passer tous ces cris, et croient que tous ces cris sont suivis et ne font que les voir défiler, centaines par centaines.
Malheureusement, ce n’est pas le cas. Les ONG et les n’ont pas facilement les moyens communications afin d’obtenir les informations des endroits où les urgences se trouvent, sauf ceux-ci: Twitter, Facebook et SMS, et le site haiti.ushahidi.com
J’ai eu l’opportunité de parler de vive-voix, par échange courriel et sur GoogleWave avec des représentants de plusieurs différentes organismes aux ÉU (je ne vois pas d’activité des ONGs et OBNLs québécois et canadiens sur Twitter, pourtant j’y suis activement depuis mardi soir!). Je constate les plus gros problèmes.
1 - Les organismes ne recoivent pas tous les appels et rapports d’urgence puisque les lignes téléphoniques terrestres et cellulaires, comme nous savons, sont endommagées et inutilisables. Pas tout le monde a accès à des ordinateurs et
2 - Les appels qui sont reçus, via Ushahidi (qui n’est pas connue et accessible par tous les organismes), via Twitter, Facebook et SMS ne sont pas rapportés. Par manque de temps, de resources ou resources humaines, il n’y a pas de système protocolé pour centraliser l’information des réponses d’urgences. Jusqu’à maintenant. Quelque chose de bien intéressant se produit!
Hier, je me suis finalement écoeurée d’être stressée et angoissé par tous ces appels et le sentiment d’incapacité. J’ai donc opté de faire un suivi moi-même. (Je n’ai jamais fait une telle chose - j’ai toujours cru laisser aux professionels leurs expertises et de me mêler de mes oignons, mais cette fois-ci j’avais un mauvais présentiment.)
J’ai communiqué avec un orphelinat qui avait un bureau au Colorado qui semblait avoir 170 enfants et un manque sévère d’eau. Quand j’ai parlé à la madame, elle m’avait dit qu’une seule autre personne avait appelé pour faire un suivi mais qu’elle était en contact via Yahoo Messenger avec l’orphelinat. Elle a pu répondre à toutes mes questions sur leur état.
Via Twitter à nouveau, j’ai pu tracer deux organismes et en faisant une simple recherche Google, j’ai obtenu leurs numéros et courriels et leur ont envoyé un rapport d’urgence au nom de l’orphelinat. À l’intérieur d’une heure, j’ai eu des messages des deux organismes. Voià que moins de 24 heures plus tard, j’ai eu les confirmations directes, par les orphelinats, les parents adoptifs des enfants et des organismes eux-même que l’appel avait été suivi.
J’ai même eu l’honneur de parler au Dr. Kevin Fussell du World Water Relief de vive voix en direct de Port-au-Prince avec la nouvelle qu’il se trouvait à côté d’un camion en direction à ce premier orphelinat rempli de bouteilles d’eau. Assez pour durer deux-trois jours, le temps que le WWR recoive leurs systèmes de purification à énergie solaire et aillent en installer un à l’orphelinat.
Michelle, je ne sais pas comment faire comprendre aux gens que oui, même d’un apartement à Montréal, nous pouvons faire bouger le monde. Oui, les haïtiens ont toujours besoin de notre aide.
J’invite ceux qui veulent aider à me suivre sur Twitter.com/rachellehoude ou Pierre Côté à www.ustream.tv/channel/pierrecote ou twitter.com/pierrecote
Merci à toi de porter attention sur ce nouveau phénomène du reportage dans les médias sociaux. Notre petit Twitter, engin égoique par excellence vient de se faire donner une âme.
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Encore mes états d’âme pour te dire comment le petit kayak est maintenant devenu un grand train de solidarité pour maintenir Internet en Haiti.
Comme je t’expliquais hier, Internet est actuellement aussi vital que l’eau et l’électricité en Haiti.
Le posting que tu as fais sur ton blogue hier a fait réagir Mathieu Turbide du Journal de Montréal, qui a fait réagir la plus haute direction de Québécor / Videotron qui aide actuellement Reporters Sans Frontière et qui fait que Multilink aidera le centre de presse de Reporters sans Frontière …
Autre résultats dans toutes cette chaîne fractale: Pierre Coté (Real-Time Réalité) avec l’aide de PBS Frontline World ont fait réagir la plus haute direction de Google et Youtube qui aide actuellement Multilink Haiti à trouver des volontaires ingénieurs de réseaux et de les transporter en Haiti.
@+
Stef
Morale de cette histoire :
Vous pouvez aider Haïti de l’endroit où vous êtes déjà. Il n’est pas nécessairement obligatoire de s’y rendre et d’engorger le petit aéroport qui a bien plus besoin d’être utilisé pour accueillir les médecins, ressources spécialisées et équipement nécessaires aux opérations urgentes de support à la population. Vous pouvez aussi faire des reportages sur Haïti via l’extérieur, avec l’aide des ressources locale déjà présente, sans engorger inutilement le théâtre des opérations. Réflexion média 2.0
Au lieu d’envoyer des centaines, voire des milliers de journalistes de différents médias sur les lieux, pourquoi ne pas développer une coopération intermédia (voire transmédia) et limiter au maximum le nombre de journalistes sur les lieux et partager ceux qui y sont déjà entre différents médias (dans l’esprit de collaboration des médias sociaux notamment)?
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Voici le courriel que je viens de recevoir du directeur marketing de Multilink :
Multilink est une société à 100% haitienne. Multilink est le fournisseurs #1 de services Internet aux grandes institutions, gouvernement et corporation depuis 10 ans. Seul canadien dans l’entreprise, je dirige les comms et le mkt. Haiti est mon pays d’adoption depuis près de 25 ans.
Les observations de Stéphane sont d’une importance capitale pour comprendre comment le web peut et pourras (dans le futur) venir en aide aux populations aux prises avec une situation catastrophique. L’armée, les ONG et les gouvernements pourraient s’inspirer de cette histoire pour préparer les mesures d’urgences. Multilink transmets via des ondes radio internet.
Michelle,
Tel que discuté, je t’envoie les grandes lignes de l’expérience que je veux partager avec toi. C’est plus un état d’âme envoyé sur le vif.
Mardi, au moment du séisme, je suis en ligne avec mon équipe à PaP. Comme nous le faisons 24/24. Je travaille la plupart du temps en remote. Notre collaboration est continuelle, mais virtuelle. Comme si je suis dans le même bureau. Très vite la confusion s’est installé. Mais nous sommes demeuré connecté via Skype.
Les lignes téléphoniques nationales étaient déjà over saturées. La panique s’installait dans le pays. Plus rien ne passait autre que via les médias Internet.
Mon équipe est demeuré connectée pratiquement tout le temps depuis mardi via Skype essentiellement, chacun là où nous étions.
Twitter, Skype, Facebook allaient ouvrir une page de l’histoire. Les nouveaux médias jouent actuellement un rôle comme jamais dans une catastrophe de l’ampleur du Tsunami en Asie du Sud-Est ou du 911: assurer la mobilisation la plus rapide possible, faire circuler l’information, mais aussi consoler, rassurer les millions d’Haitiens et d’amis d’Haiti désespérés qui recherchent les leurs, optimiser la collaboration. Bref garder le pont ouvert entre Haiti et le reste du monde!
La première réaction est venue des Haitiens qui recherchaient leurs proches. Ils voulaient savoir ce qui se passait, être rassurer, partager leur inquiétude.
La deuxième réaction fut les médias traditionnels, qui voulait des sources d’informations lives devenues non disponibles selon leurs moyens habituels .
Leurs recherchistes ont été lancés à la chasse aux contacts “interviewables” via Internet. Ils ont sollicité tout ce qui bougeait!
Ensuite, un vaste mouvement de collaboration s’est installé, intuitivement, surtout via Facebook, Twitter et Skype, entre Haitiens et amis d’Haiti. Mais, il y avait et il y a toujours tant de confusion, que la priorité était de les réconforter, de les amener à croire aux bonnes nouvelles. À demeurer positifs.
Les haitiens en Haiti Twittent via cell phone (en quelques années, Haiti est passé de zero à 3.2 millions d’usagers cellulaires). Pratiquement tous les Haitiens ont un cell dans les mains. Des amis à moi, inquiets de leurs parents, sans nouvelles, réusissent à rejoindre les bonnes de leurs parents qui ont un cellulaire pour être rassurer sur la santé de leurs parents. La plupart des sources Twitter sur le terrain, comme @CarelPedre, @RamHaiti, @Melindayiti, @FredoDupoux, etc… opèrent grâce à leur cellulaire sur Internet GSM low bandwidth approx 128/256k. Sur le terrain, avec leur téléphone, il ont photographié, filmé la tragédie que vie Haiti pour la transmettre via Twitter, Flickr et YouTube.
Les services Internet de Multilink sont demeurés opérationnel tout le temps, sauf quelques ruptures corrigées avec diligence. Notamment deux fusibles à remplacer. Notre siège social sis à Delmas 18 est un bunker solide comme le rock. C’est l’ancien building de l’ambassade du Canada en Haiti. Il n’a pas bougé. Des tuiles du plafond sont tombées. De la poussière s’est levée. Aussi, comme par hasard, la semaine dernière, avant le tremblement de terre, nous devenions le premier fournisseur de services Internet à disposer d’une deuxième connection internationale, en back-up, pour accroître la sécurité de nos services.
La mission de Multilink dans ce drame que subit Haiti est simple: assurer la viabilité de nos services Internet, utiliser les médias Internet pour rassurer la population et le monde extérieur, informer, consoler, mobiliser, renforcer la collaboration locale et externe sur le déploiement des mesures d’urgence, maintenir le flow des communications.
Nous considérons que l’Internet, comme l’eau et l’électricité est vital. Nous faisons notre modeste part dans ce que nous savons bien faire. Internet.
Comme anecdote à citer: Multilink (à travers @InternetHaiti sur Twitter) a entre autre permis la diffusion des premières images en live video streaming avec mon directeur général, Paolo Chilosi, et Carel Pedre animateur de TV et radio. Cette diffusion c’est faite via Pierre Coté, qui avait une solution disponible immédiatement pour diffuser une émission vidéo collaborative via Skype, Twitter et Ustream. Non, seulement nous diffusions, mais nous établissions aussi une collaboration video et chat entre les différents viewers qui étaient aux 4 coins de la planète (jusqu’à 2000 simultanément en période de pointe) en temps réel entre Haiti et le reste du monde.
Les médias québécois autant que mondiaux, ne savaient que faire avec Skype. (notamment (… et …) qui demandaient des interviews live; ils pataugeaient totalement car Skype n’était ou pas installé chez eux ou ils n’en maitrisaient pas le fonctionnement.). Des compagnie mondiales comme (…) nous contactaient, inquiètes pour des employés/consultants disparus, nous avouaient que leurs politiques interne interdisent l’utilisation de Twitter)
Conclusion:
1) jamais il n’y a eu une telle mobilisation à travers les nouveaux médias pour une catastrophe d’ampleur mondiale;
2) la mobilisation à travers les nouveaux médias fut essentiellement l’oeuvre d’initiatives individuelles, comme au bon vieux temps du CB ou de la radio amateur. Il n’y avait pas de gestion réelle de ces médias par les gouvernements et organisation locales et internationales. On éteignait le feu avec des chaudières d’eau comme on dit, à qui mieux mieux. Ce sont les Haitiens et leurs amis qui se sont mobilisés sur Twitter, Skype et Facebook!
2) le gouvernement Haitien, autant que les organisations internationales n’utilisent pas les nouveaux médias à leur plein potentiel; ils devraient déjà disposer de plateforme collaborative transmedia fonctionnant en temps réel, ultra rapides à déployer/voire instantanées, pour intervenir en temps de crise sur low bandwidth, en situation de rupture critique des communications traditionnelles. Ceci afin de rapidement rétablir/optimiser la collaboration entre les coordonateurs des mesures d’urgence et la population et leurs proches.
Internet aura été le kayak d’Haiti!
On en parle de vive vox quand tu veux. Je n’ai fait qu’essayer de t’écrire comme tu me le demandais, les grandes lignes de l’expérience… en état d’âme.
Je te remercie de ta sensibilité à Haiti en ce moment,
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